Histoire de famille
Le thème avait tout pour me plaire. Reconstruire un roman familial complexe et secret en profitant d'un déménagement. Qui est-ce sur cette vieille photo ? Pourquoi grand-mère gardait ce vieux tapis ? Et ce vase ? C'est là qu'elle rangeait ses cigarettes ?
Dans ce récit, tous les éléments sont là pour que la rencontre avec l'histoire familiale se fasse, se révèle avec les traumatismes enfouis, cachés, non dits...
Tout est là, et pourtant le récit ne prend pas. Et on a envie que ce déménagement se termine vite.
Le problème, et qui à mon sens est présent de façon générale dans ce genre de récit et dans beaucoup d'œuvres actuellement, réside dans une forme de nombrilisme. L'auteur parle d'elle, de sa relation avec son père, avec sa mère, avec sa grand-mère. Nous avons le droit à tous ses états d'âme, ses impressions. Résultat, dès qu'une partie du récit commence à être intéressante, et la trajectoire de cette famille est passionnante, le lecteur retrouve l'autrice comme personnage principal. Or, ce n'est pas elle qui intéresse le lecteur, c'est l'histoire de sa famille, de la façon dont se transmet la mémoire, etc.
Finalement, on ne sait plus ce que veut montrer l'ouvrage. C'est dommage.
Quant au dessin... Je n'ai pas accroché non plus. Je le trouve un peu pauvre. Mais il satisfera de nombreux lecteurs, je n'en doute pas.
En bref
Astrid se charge avec son père de vider l'appartement de sa défunte grand-mère Gisela à Friburg. Juive allemande, elle avait fuit l'Allemagne nazie pour... la Rhodésie.
Positif
Negatif
- le récit
- un dessin convenu









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