Critique de Bride of the Death God #1
par Tampopo24 le mar. 7 avril 2026 Staff
Se battre aux côtés du Dieu de la Mort
Surprise, le retour d'un shojo au catalogue de Kurokawa ! Bon, ils surfent à fond sur la mode de la romance x fantastique, mais ça me va très bien !
Issu du Gangan, magazine de Square Enix, Bride of the Death God est ce qu'on appelle une romance en milieu de fantasy urbaine, reprenant ces fameuses légendes urbaines que les japonais aiment tant et ici la figure du Dieu de la mort popularisé par Death Note, mais dans une vision plus dramatique et féminine.
Aïbi souffre d'une malade assez unique : des fleurs poussent sur son corps et vont peu à peu la tuer. Quand l'ange de la mort vient pour collecter son âme cependant, elle se rebelle et sa force de caractère, son immense bonté, le séduisent et sans qu'il comprenne pourquoi, il ne fait rien. Voici les débuts d'une singulière romance entre les mondes qui dure depuis 3 tomes au Japon et que nous allons découvrir à notre tour.
Les premiers chapitres sont classiques et font la part belle à une énième critique de la société japonaise et de ces parents qui ne voient leurs enfants que comme des extensions d'eux-mêmes sans se rendre compte du drame qu'ils provoquent. La mère d'Aïbi, femme au foyer effacée derrière un homme qui travaille et est la figure d'autorité du foyer, fait tout reposer sur les épaules de sa fille, quitte à la faire vriller complètement et en faire une poupée parfaite. Mais la poupée a du caractère et celui-ci se réveille en contact de notre dieu de la mort.
La suite révèle ainsi, une Aïbi plus combattive qui ne se laisse plus faire par la vie et décide de prendre les choses en main pour protéger ce qui lui est cher, à savoir sa relation improbable avec ce Dieu de la mort, qui est le seul à la voir telle qu'elle est. Changeant d'environnement, elle se met donc à combattre les esprits malins à ses côtés, après avoir également rencontré un exorciste dans son nouveau lycée. La série prend alors une autre tournure que juste le drame d'une fille qui se meurt. C'est un amour maudit à protéger et des monstres à combattre.
Le mélange a de quoi séduire. Les dessins ont une certaine joliesse avec leur inspiration très Pandora Heart. L'écriture est dynamique. Le drame est bien dosé et bien qu'on ait du mélo, c'est tout à fait supportable. On se laisse donc facilement portée par l'histoire et surtout les personnages qu'on a envie de voir évoluer. Les mystères sont nombreux également, entre la maladie d'Aïbi et la mémoire perdue de son Dieu de la mort qui a des bribes de souvenirs qui lui reviennent. Alors avec les combats de monstres en prime, on a de quoi faire.
En bref
Saluons tout d'abord le retour d'un shojo au catalogue de Kurokawa, ils se font rares. Bien que surfant sur les modes actuelles, c'est un bon divertissement, joliment calibré, avec des mystères, des personnages attachants, du drame et de l'action, porté par de jolis dessins dans l'air du temps. Une sympathique lecture à poursuivre.








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