Un 3e tome magistral qui ose évoquer le sujet des enfants-soldats
La guerre en Angola fait partie de celles que j'avais oubliées. En pleine indépendance de l'Angola, 2 factions armées luttent pour le pouvoir et, comme toujours, c'est la population civile qui va en payer le prix : pillage de villages, viols, asservissement des adultes et enlèvements d'enfants pour en faire des soldats. Sauf qu'ici, l'un des chefs de guerre est lié à un dragon mauvais : un shetani qui dévore impitoyablement les déserteurs. Anica va apprendre à ravaler ses larmes pour survivre.
Même si c'est dans un contexte fantastique, je remercie Nicolas Jarry d'avoir osé évoqué le drame des enfants-soldats enrôlés dans des guerres ne les concernant pas directement en les mettant au service de chefs de guerres plus intéressés à faire fortune en exploitant les familles dans des mines qu'à participer à l'éclosion d'une nouvelle nation. Il a mis en scène 2 sortes de dragons : positifs pour les populations ou négatifs, à moins que ce ne soient lié aux psychismes profonds des humains avec lesquels ils sont liés.
Paolo Antiga et Arif Prianto ont fait merveille dans les paysages allant de déserts à des forêts en passant par des villes ou villages. Il y a de splendides cases nocturnes dont une merveilleuse double page avec un ciel étoilé. Avec, en plus, un combat énorme entre 2 dragons, de quoi satisfaire les amoureux de ces grosses bébêtes!
Pour moi le meilleur tome de la série pour son contexte historique trop oublié et pour la forme d'Anica, l'héroïne de l'histoire.
En bref
Un très bon tome de la série qui remet en mémoire des lecteurs et lectrices une guerre trop oubliée pour la conquête du pouvoir dans l'Angola fraichement décolonisé. Scénario et graphismes sont tous parfaits.
Positif
histoire dramatique et réaliste (à part les dragons)
dessins superbes
colorisation merveilleuse









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