Sa mission : découvrir de nouvelles formes de vie et explorer de nouveaux mondes étranges...
Depuis 2022, la série télévisée Star Trek : Strange New Worlds raconte la mission de cinq ans de l'Enterprise commandée par le capitaine Christopher Pike, prédécesseur de James T. Kirk à ce poste. En 1997/98, Marvel Comics avait eu la même idée en dédiant un comic-book de sa nouvelle ligne Star Trek à cet équipage vu jusque là dans le premier pilote rejeté de la série classique. Bien entendu, le Chris Pike du comics est donc visuellement plus inspiré par son modèle Jeffrey Hunter.
Autour de lui, on retrouve Numéro Un, Spock (plus jeune et plus enclin aux émotions), le Dr Boyce et l'Enseigne Colt, déjà vus dans The Cage. Au-delà de l'épisode originel, la bande dessinée a permis de développer l'équipage de l'Enterprise, avec de nouveaux visages qui prendront de l'importance tout au long des 17 épisodes. La caractérisation est soignée, certains de ces officiers de Starfleet se révèlent même vite attachants...et pourtant il ne faut pas trop s'attacher à eux car la nature même de la série fait que tout peut arriver (à part pour ceux dont le destin était fixé d'avance par la continuité).
Les scénaristes de Early Voyages sont les britanniques Ian Edginton et Dan Abnett. Le duo a d'abord commencé par des histoires bouclées en 22 pages avant d'étendre leur narration à de courts arcs de deux ou trois parties. Des scénarios denses, riches en action, suspense, rebondissements et menaces variées...et même quand ces adversaires sont en quelque sorte classiques, Edginton et Abnett savent apporter des éléments intéressants comme le portrait du klingon Kaaj, ennemi personnel de Pike, ou de vulcains barbares qui ont rejeté la logique de leur peuple. Le rythme ne se relâche jamais...et j'avoue une préférence pour la saga en trois parties qui projette Colt dans un futur alternatif, ce qui permet d'amener les personnages emblématiques de Star Trek, de Kirk à Scotty en passant par Uhura, Chekov et Sulu (seul le Dr McCoy est absent dans ce Trek à la Et Si...?).
Graphiquement, Early Voyages se hisse facilement parmi les meilleurs comics Star Trek. Patrick Zircher a donné au titre une vraie régularité en dessinant onze épisodes sur dix-sept...et j'ai toujours beaucoup aimé son style, énergique, détaillé, s'adaptant à toutes les ambiances, super-héros, aventures, science-fiction. Et c'est de plus très agréable pour les mirettes. Mike Collins est un remplaçant doué sur quatre épisodes, Javier Pulido se chargeant des deux derniers pour un résultat qui tranche tout de même avec ce qui a précédé (j'apprécie son style mais la différence est de taille)...
Ma plus grosse déception concernant Star Trek : Early Voyages est sa fin abrupte...ou plutôt son manque de fin. Mi-1998, Marvel a en effet de nouveau perdu les droits de Star Trek, sans que les auteurs aient la possibilité de terminer les histoires en cours. Early Voyages se termine ainsi sur un cliffhanger, en plein milieu d'une aventure palpitante qui met les héros en grand danger...ce qui reste un brin rageant à la redécouverte de cette très bonne bande dessinée !








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