Folklore suisse et aventure ensorcelée
Résumé éditeur
Passionnée par les légendes et le surnaturel, Fany rejoint son grand-père dans le village suisse d’Hexendorf. Avec son ami Harig, elle se lance à la recherche du Glas, une mystérieuse cloche capable de retenir une terrible sorcière enfermée depuis des siècles. Mais certaines légendes ne demandent qu’à être réveillées…
1. Une ambiance de conte fantastique qui fonctionne immédiatement
Dès les premières pages, Les Masques d’Hexendorf plonge le lecteur dans une ambiance très particulière. Le village perdu dans les montagnes, les forêts, les anciennes légendes et les histoires de sorcières donnent immédiatement une vraie identité au récit. La BD puise dans le folklore suisse et ça apporte quelque chose de vraiment rafraîchissant dans le paysage de la BD jeunesse actuelle. On ressent constamment ce mélange entre merveilleux et inquiétant. Certaines scènes donnent presque l’impression de lire un vieux conte raconté au coin du feu.
2. Un duo de héros très attachant
Fany et Harig portent parfaitement l’aventure. Fany possède ce côté curieux et passionné par les mystères qui la pousse constamment à avancer, parfois sans réfléchir aux conséquences. Harig, lui, apporte une énergie différente, plus aventurière, avec son obsession pour les trésors et les découvertes. Leur dynamique rend le récit très vivant. Les échanges sont naturels, souvent drôles, et permettent au manga de garder un ton léger même lorsque l’ambiance devient plus sombre. On prend rapidement plaisir à suivre leurs découvertes.
3. Un univers riche en créatures et légendes
L’un des gros points forts de la BD reste tout le travail autour des créatures et du folklore. Sorcières, artefacts anciens, masques mystérieux et monstres issus des légendes locales donnent énormément de personnalité à l’univers. Le récit prend même le temps d’ajouter des explications sur certaines créatures et références en fin d’album, ce qui renforce encore l’immersion. On sent une vraie envie de transmettre cet imaginaire au lecteur et pas simplement de l’utiliser comme décor.
4. Une partie graphique pleine de charme
Le style de Kraffab participe énormément à l’identité de la BD. Le trait est extrêmement expressif, avec des personnages très vivants et des créatures particulièrement réussies. Les décors des montagnes suisses, des forêts et des ruines renforcent constamment cette sensation d’aventure et de mystère. La BD trouve un très bon équilibre entre aspect jeunesse et ambiance plus inquiétante. Certaines scènes possèdent même un petit côté frisson qui fonctionne très bien sans jamais devenir trop sombre.
5. Une aventure jeunesse très efficace
Le récit avance vite, sans temps mort. Mystères, poursuites, humour et découvertes s’enchaînent naturellement, ce qui rend la lecture extrêmement fluide. Plusieurs lecteurs parlent d’ailleurs d’une BD difficile à lâcher une fois commencée. Et surtout, l’univers donne envie d’y retourner immédiatement.
En bref
Un excellent premier tome. Les Masques d’Hexendorf propose une aventure fantastique immersive, portée par un folklore original, un duo attachant et une ambiance entre mystère, humour et petites touches de frisson. Une très belle porte d’entrée dans un univers qui possède déjà énormément de charme.









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