Bombe à retardement
Lorsque l'on cherche le scénariste Lee Loughridge dans le moteur de recherche de Delcourt Comics, on trouve Not All Robots aux côtés de Mark Russel et Mike Deodato Jr.J'aime particulièrement l'illustration de couverture. Sinon, on remarque dans la postface qu'il a rencontré assez jeune, dans une école d'art précisément, notre dessinateur Andrew Robinson. Ce ne sera qu'à la San Diego Comic-Con de 2013 que le projet Stand Still commence à se faire.
Et on peut le dire, ça démarre à cent à l'heure dès le début. Le personnage de Riker Ruel est bien croqué. J'ai souri au clin d'oeil à la politique de Trump lorsqu'il positionne la fameuse casquette "Make America Gay Again" au lieu du grandiloquent "Make America Great Again". Il est vrai que les deux sont aussi immondes l'un que l'autre, tout en amusant la galerie.
Sinon, le format panoramique est admirablement bien exploité à tous les niveaux. Je me suis arrêté plusieurs fois pour admirer l'ensemble du décor, la vitesse suggérée et même ces couleurs chatoyantes. Si le scénario est parfois redondant : une scène, une réplique bien cinglante, la bataille tout en s'amusant avec la montre à remonter le temps ; on pardonne facilement tant la bonne humeur reste présente... Même avec les lourdauds de service !
Et puis, vous me voyez venir, c'est le drame à la reprise d'Alex Riegel au milieu du quatrième épisode. Toujours dans la postface, Lee explique que l'arrivée d'une famille, le désir de perfection et de procrastination avaient eu raison du rythme de la série d'Image.
Pourtant, ce dernier intervenant a bossé sur Void Rivals ou Teenage Mutant Ninja Turtles. Ici, on voit des visages qui sont limite asymétriques. C'est un peu mieux par la suite, mais le mal est fait. Même le scénario rame et ralentit. C'est également plus qualitatif avec les monologues de l'excellent Ryker un peu plus loin. Encore une fois, le temps a fait son effet, on ressent trop que l'on finit pour ne pas laisser juste une copie blanche. Et, ce n'est pas la galerie de couvertures effectuées par les copains qui vont sauver l'inévitable.
En bref
C'est vraiment horrible quand on a de la bombe et que l'on finit en pétard mouillé. C'est un comble que c'est un comics qui s'amuse à suspendre le temps et que dans la réalité, c'est cela qui a tué l'oeuvre dans l'oeuf. La fin pourrait amener une suite, cependant, je n'y crois pas un seul instant. C'est dommage, j'adore pourtant ce type d'invention où en plus on sentait l'expérience de l'armée d'Andrew Robinson dans les scènes de guérilla. On les attend donc pour un autre projet, un jour futur.
Positif
Les cases panoramiques d'Andrew Robinson sont dynamiques
Un fourreau pour ne pas contrarier votre collection
Une histoire sans prise de tête
Negatif
Négatif :
Trop irrévérencieux à certains moments.
Alex Riegel a un style bien à lui qui ne va pas du tout avec celui d'Andrew









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