Quand la passion nous ronge...
Quand la passion nous ronge et nous rend fou ! Voici ce que doit affronter Torao dans ce tome en rencontre un autre ancien élève de son maître...
Titre toujours aussi percutant mais brouillon sur la passion de la musique et son pouvoir sur ses interprètes, il a la fougue de ceux-ci mais aussi leur côté volatile. Je trouve la narration trop décousue et trop performative en même temps aussi parfois. Cela manque d'intention plus profonde. On sent que l'auteur est là pour faire le show mais l'arrière-plan a du mal à suivre.
Les propos philosophiques sont pourtant là et ils le sont avec force dans ce tome. On suit un Torao qui continue de se chercher mais se trouve de plus en plus, ce qui met en danger ceux autour de lui qui pensaient être au-delà de son niveau mais réalisent que pas du tout. Ainsi Rui va exploser en plein vol malheureusement ne trouvant plus sa place ou encore Amakata, l'ancien élève de Sukeroku, s'y brûle les ailes.
Le hic, c'est que si cette recherche d'identité est intéressante sur le papier et spéculativement, dans la narration du récit, c'est moins le cas. On sent les effets de manches. On sent que tout est forcé, surjoué, exagéré. Cela rompt le pacte de crédibilité entre l'auteur et nous, rendant la lecture divertissante mais pas suffisamment profonde pour avoir un réel impact en profondeur sur nous. Dommage.
Je continue à aimer la fougue de Torao. J'adore le voir jouer et partir en live dans tous les sens comme lors de ses interprétations. On dirait un punk du classique. Sa version de la Lettre à élise décoiffe. Le morceau qu'il décide de reprendre contre toute attente en 2e phase surprend. C'est un vrai électron libre, et heureusement, car c'est lui qui anime l'histoire. Reste à voir s'il parviendra à ne pas éteindre la lumière chez tout le monde et s'il partagera au contraire son talent. Mystère.
En bref
Série tout feu tout flamme où ça passe ou ça casse. Cette fois, cela a narrativement cassé alors que pourtant l'énergie du héros m'a plu. Mais trop de passion en mode exagération casse la crédibilité, c'est dommage. Reste une belle intention de faire de la musique une langue universelle, un soin cathartique, un moyen émancipateur, et ça c'est beau !








Laissez un commentaire
Commentaires (0)