Les aventures du jeune Hellboy.
Mike Mignola continue de raconter la tumultueuse vie de son démon cornu en passant régulièrement d'une décennie à l'autre. Après les nombreuses mini-séries de la collection Hellboy & B.P.R.D. se déroulant dans les années 50 ou encore la virée seventies de Hellboy in love, l'auteur remonte cette fois-ci aux années 40, précisément en 1947, soit trois ans après l'arrivée de Hellboy sur Terre. Ce n'est bien entendu pas la première fois que les comics de cet univers nous offrent des flashbacks du héros enfant mais Young Hellboy : Le Pays Caché est bien la toute première mini-série consacrée à cette période.
Mike Mignola a collaboré avec Thomas Sniegoski, qui connaît bien ce monde puisqu'il a travaillé sur B.P.R.D. : Hollow Earth et qu'il en explore le futur avec Mignola et son autre compère Christopher Golden pour les comics Frankenstein : New World. Sur Young Hellboy, il a adopté un ton plus léger qui correspond parfaitement à la personnalité enjouée du petit Hellboy. Car le futur détective du paranormal voyait alors toujours ce qui l'entourait avec ses yeux et son imaginaire d'enfant nourris aux bandes dessinées et aux pulps. Un enthousiasme communicatif...qui peut le plonger à l'occasion dans les pires ennuis...
Alors qu'il s'envolait avec son père adoptif le professeur Trevor Bruttenholm vers un site de fouilles en Amérique du Sud, Hellboy est pris pour cible par un prêtre fanatique qui voit sa présence comme un danger annonciateur de l'Apocalypse. Après un bref combat, l'avion se crashe et le trio échoue sur une île peuplée de créatures étranges, en commençant par des crabes géants et un colosse simiesque. Des références très séries B des années 30 à 50...ce qui ne pouvait que me plaire dans un premier chapitre mené sur un rythme enlevé...
Mike Mignola et Tom Sniegoski déroulent avec efficacité une aventure idéalement confiée au dessinateur Craig Rousseau, au trait énergique et cartoony. Le bestiaire est excellent et varié, les morceaux d'action ne manquent pas de dynamisme et les quelques scènes d'exposition ne sont pas statiques. Le tout est rondement mené et mêle joliment héroïne de pulp, hommes-singes, dinosaures et reine vampire dans le lieu certes classique mais bien utilisé du monde perdu hors du temps.
Bref, une lecture peut-être sans surprises (c'est le seul défaut que je peux lui reconnaître...et ça ne m'a pas gêné du tout) mais très agréable...et je suis content de savoir qu'il y aura aux moins deux autres tomes par la même équipe (Assault on Castle Death et Thrilling Sky Adventures, dont la publication vient de débuter aux U.S.A.).
En bref
En bonus de fin de volume, on retrouve les galeries de couvertures régulières et variantes, le sketchbook commenté, un exemple de crayonné avant encrage et une postface par Tom Sniegoski.








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