It's a Robot, Jim !
Les rencontres de personnages issus de différents univers sont l'une des marques de fabrique de l'éditeur IDW...et les plus improbables peuvent être les plus amusantes. Les équipages des Enterprise commandés par les capitaines Kirk et Picard avaient déjà croisé le chemin des X-Men dans deux one-shots marvelliens de la deuxième moitié des années 90...mais ce n'est qu'à l'arrivée de la franchise chez IDW que ces crossovers se sont multipliés, de la Légion des Super-Héros aux Transformers, en passant par La Planète des Singes, Green Lantern et Doctor Who.
Publiée aux Etats-Unis en 2018, la mini-série Star Trek vs Transformers est scénarisée par John Barber et Mike Johnson et dessinée par Phillip Murphy et Jack Lawrence. Et l'excellente idée qu'ont eu les auteurs pour cette rencontre au sommet a été de s'inspirer des visuels et de la continuité des séries animées Star Trek de 1973 et Transformers de 1984. Des références animées assumées jusqu'au bout puisque la représentation des personnages, leurs expressions et mouvements ont l'air tout droit tirées de ces aventures télévisuelles (avec même ce côté presque un peu "figé").
Le concept est bien tenu jusqu'au bout pour un moment de lecture savoureux (encore plus depuis que j'ai regardé l'intégralité du dessin animé Star Trek récemment, ce que je n'avais pas fait à ma première lecture). L'action démarre sur les chapeaux de roues (d'Autobots), le rythme se relâche rarement et le chevauchement des deux univers se fait naturellement, par le biais d'un flashback explicatif bien intégré (on y repère même le Zefram Cochrane campé à l'écran par l'excellent James Cromwell).
Il y a de très bonnes idées dans ce jeu d'alliances qui se font et se défont (il ne faut pas s'attendre à ce que les Decepticons et les Klingons respectent leurs paroles jusqu'au dernier moment)...et on a bien entendu droit à la vision d'un Enterprise/Autobot contrôlé par le Capitaine Kirk (mais pas un robot féminin comme on aurait pu s'y attendre car c'est un Autobot existant, Fortress Maximus, qui est reconfiguré pour prendre la forme de l'Enterprise). Les péripéties sont nombreuses tout au long de ces cinq épisodes qui mènent à un final mouvementé et à une excellente dernière page. Un très chouette divertissement !








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