Grandeurs et décadences
Cette BD est basée sur le dernier scénario de Pierre Christin (et son assistante Stella Lory), disparu le 2 octobre 2024. On y retrouve son approche un peu caustique du réel. Ici, une île paradisiaque abrite quelques richissimes personnes triées sur le volet, et locataires longue durée, pour cinquante ans, de magnifiques et hétérogènes villas. Nul n’est propriétaire de sa demeure, seul le propriétaire et bâtisseur de l’île possède tout. Tout semble aller pour le mieux, en autoproduction d’énergie renouvelable (solaire, éolien, marémoteur) et en étant alimenter en nourriture depuis les régions voisines par paquebot. De petites querelles entre riches égayent les longs jours, et virent parfois à la bataille de langoustes ; Le quotidien de l’ennui, de la jalousie, de l’envie, de l’humanité en quelque sorte. Un tsunami annoncé et déferlant, ramène tout ce beau monde de l’âge de la tech à l’animalité primitive.
Les dessins aux couleurs pastel sont sensibles et doux ; Un peu décalés vis-à-vis de la médiocrité existentielle des personnages, mais dont le trait et les couleurs donnent plus de force à une telle dichotomie.
C’est un pamphlet ou un conte qui montre que richesse et civilisation ne protègent pas des cataclysmes ; C’est à l’intérieur que certains personnages, de tous âges et de toutes extractions peuvent aller chercher un reste de civilité face aux éléments.
Dernier scénario de Pierre Christin ce récit caustique, à peine décalé, se lit comme une fable sur la déshumanisation de l’extrême richesse et la confiance aveugle à la technique et la civilisation.
En bref
Dernier scénario de Pierre Christin ce récit caustique, à peine décalé, se lit comme une fable sur la déshumanisation de l’extrême richesse et la confiance aveugle à la technique et la civilisation.
Positif
dernier hommage au maître scénariste
Une fable caustique
Negatif
Un récit un peu rapide et succint









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