Un debut de série en demi-teinte
Dans un futur (le plus lointain possible j'espère), le System domine le monde. Il n'y a plus de citoyens, mais des utilisateurs du System. Mais, comme tout régime autoritaire, le System a besoin de chiens de garde : ce sont les Bienveillantes, corps de justicières, mais surnommées par certains les Furies.
Corbeyran connait ses classiques de la SF comme il l'expose en 1e page par ses évocations de "1984", "Fahrenheit 451" ou "Le meilleur des mondes". J'ai envie d'ajouter aussi "Juge Dredd" tellement ces Furies m'y ont fait penser ou "V pour Vendetta" pour le côté concentrationnaire omniprésent ou également "Tanatha" pour le corps de tueuses. Mais il va quand même se soucier du "facteur humain" (titre de ce 1e tome). Je vais attendre la suite pour voir s'il arrive à se détacher de ses modèles. La surprise est venue des poèmes de Shelley pour lesquels j'avoue ma méconnaissance.
J'avoue ne pas avoir totalement adhéré aux graphismes semi-réalistes de Munch colorisés par Sayago. Les personnages sont expressifs, les décors aussi sinistres que possibles, mais j'ai trouvé l'ensemble très froid avec un côté un peu figé.
J'attends la suite pour découvrir si mes reproches actuels sont à mettre aux oubliettes.
En bref
Un début de série un peu décevant pour la très vieille lectrice de SF que je suis (sous toutes ses formes). Quelques petits points mystérieux me donnent envie de découvrir la suite malgré cette déception.
Positif
graphismes semi-réalistes un peu froids mais logiques vu le contexte
scénario implacble bien que prévisible par certains côtés
Negatif
trop de réminiscences de clasiques de la SF








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