Un cycle qui commence à montrer ses limites
Résumé éditeur
Le tournoi de l’Annihil-Nation se poursuit avec un quatrième affrontement opposant la représentante du Canada, Diana Kissinger, au champion de Mongolie, Narsidurgu. Deux combattants issus de générations différentes, chacun marqué par un passé particulièrement sombre. Pendant ce temps, Hasuichi fait la rencontre de Gopher, un mystérieux garçon qui appelle Gaïa « maman » et semble agir dans l’ombre du tournoi.
1. Un nouveau combat, de nouvelles histoires
Avec ce sixième volume, Doomsday War poursuit sa grande bataille pour la survie de l’humanité. Cette fois, direction le Canada et la Mongolie pour un affrontement entre Diana Kissinger et Narsidurgu. Comme dans les précédents combats, Natsuko Uruma construit progressivement ses deux adversaires en revenant sur leur passé. Et c’est toujours aussi efficace. Derrière les pouvoirs impressionnants et les affrontements spectaculaires, on découvre des personnages profondément marqués par ce qu’ils ont vécu. C’est probablement l’une des grandes réussites de la série : même lorsque l’on arrive dans un nouveau combat en sachant qu’il faudra forcément un vainqueur et un perdant, l’auteur réussit à nous faire nous attacher aux deux participants. On peut alors se retrouver à soutenir un combattant avant de comprendre son adversaire et de remettre complètement notre jugement en question.
2. Un affrontement qui réserve encore quelques surprises
Le duel entre Diana et Narsidurgu fonctionne particulièrement bien grâce aux capacités très différentes des deux combattants. Sur le papier, la Canadienne semble disposer d’un avantage considérable, notamment grâce à son impressionnant taux de résonance. Pourtant, la Mongolie ne compte clairement pas se laisser faire. Les retournements de situation s’enchaînent et permettent au combat de conserver une vraie tension jusqu’aux dernières pages. La mise en scène reste d’ailleurs l’un des points forts du manga. Les affrontements sont lisibles, puissants et suffisamment variés pour donner à chaque champion sa propre identité. Même si la mécanique commence à être familière après plusieurs volumes, le spectacle reste au rendez-vous.
3. Et si le véritable danger se trouvait ailleurs ?
L’autre élément particulièrement intéressant de ce tome se déroule en dehors de l’arène. La rencontre entre Hasuichi et Gopher soulève énormément de questions. Ce mystérieux garçon, qui appelle Gaïa « maman », semble lié à l’intelligence artificielle qui contrôle ce tournoi. Et forcément, cette révélation change notre regard sur les véritables intentions de Gaïa. J’aurais aimé que cette partie soit davantage développée dans ce volume, car elle ouvre une piste particulièrement intrigante. Depuis le début, le manga pose la question de cette confiance absolue accordée à une IA pour décider du destin de l’humanité. Avec Gopher, on entrevoit enfin quelque chose qui pourrait remettre en cause tout le fonctionnement de l’Annihil-Nation. Pour l’instant, cette intrigue reste en arrière-plan, mais elle pourrait bien devenir le véritable moteur de la suite.
En bref
Un tome toujours aussi efficace. Doomsday War poursuit son tournoi avec un affrontement intense entre le Canada et la Mongolie, tout en offrant une nouvelle fois des personnages dont les histoires permettent de créer une vraie émotion. La formule commence toutefois à devenir familière : combat, passé tragique, révélations et nouveau duel. Heureusement, les affrontements restent spectaculaires et l’intrigue autour de Gaïa et de Gopher apporte enfin une nouvelle dimension particulièrement intrigante. Un sixième tome solide, qui donne surtout envie de voir si la série saura désormais briser son cycle pour nous surprendre davantage.








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