7

Critique de Drome

par ginevra le jeu. 10 sept. 2026 Staff

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Un album superbe visuellement, mais une histire à laquelle je n'ai pas totalement adhérée.

Jesse Lonergan a repris la même grille de 5x7 cases carrées comme base de ses graphismes qu'il avait déjà utilisée pour Hedra. Mais encore une fois, il fait souvent éclater sa grille pour des images en débordant ou en créant des cases de plus grandes tailles.

Cette fois-ci, il a créé la cosmogonie d'un monde avec un dieu à la silhouette noire constellée d'étoiles qui fait naître une multitude de créatures à partir d'une graine tombée dans la terre. Mais ces créatures sont agressives et ne pensent qu'à se détruire les unes les autres. Une déesse à la silhouette blanche décide de leur envoyer une autorité en le personne d'une demi-déesse sortie des eaux. Pas une sublime Vénus, mais plutôt une guerrière costaude qui va d'abord leur apprendre l'obéissance en les battant au combat. Puis elle leur apprend à construire une ville. Mais la vie ne deviendra pas si facilement douce et tranquille sur ce monde.

L'auteur a joué avec les 3 éléments de base : une demi-déesse bleue liée à l'eau, un demi-dieu rouge lié à la terre et une créature lié au feu. Mais il a aussi choisi de faire du premier homme sortie de terre un être mauvais et cruel que le dieu noir va rendre plus puissant. Un triste constat qui semble indiquer que tous les humains sont voués à disparaître à cause de leur propre folie.

Les dessins sont de toute beauté et j'ai particulièrement apprécié le taureau céleste destiné à amener la nuit et dont la mort condamne le monde à subir toujours le soleil. Les élémentaires ne sont pas vraiment beaux mais ils ont un charme certain lié à leur puissance. Mais, malgré cela, j'ai eu du mal à entrer dans cette curieuse histoire qui semble avoir emprunté ses thèmes à diverses mythologies : l'homme rouge m'a rappelé Enkidu, le compagnon de Gilgamesh; la femme bleue pourrait être une incarnation d'Ishtar; le feu dévorant est courant dans de nombreuses cosmogonies ainsi que l'homme qui ne peut pas mourir.

Un album qui m'a à la fois séduite et décontenancée.

En bref

Jesse Lonergan est le créateur d'une cosmogonie aux couleurs élémentaires : un dieu noir, une déesse blanche et 3 élémentaires bleu, rouge et jaune. Des graphismes brillants et superbes qui n'ont pas été suffisants pour que cet album me comble totalement. À chaque lecteur de se faire son opinion.

7
Positif

graphismes superbes

colorisation idéale

choix d'une grille 5x7 cases plutôt efficace

Negatif

mythologie un peu déconcertante

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