Chacun a son rôle à jouer
1. Un Barça qui ne laisse aucun répit
Le duel entre l’Esperion et le FC Barcelone continue, et plus on avance dans cette rencontre, plus on comprend à quel point le moindre détail peut faire la différence. Les Espagnols imposent leur rythme et leur qualité de jeu, obligeant les Japonais à trouver des solutions pour rester dans le match. Ce que j’aime particulièrement dans ce tome, c’est cette impression que chaque action est réfléchie. L’Esperion doit parfois accepter de subir, prendre des risques et surtout continuer à croire au plan imaginé par Fukuda, même lorsque les choses tournent mal. Et forcément, lorsqu’une stratégie préparée depuis longtemps commence enfin à porter ses fruits, on comprend tout l’intérêt du travail réalisé en amont. Le football de Ao Ashi repose énormément sur cette capacité à comprendre le jeu et à anticiper ce qui va se passer. Ce tome en est une nouvelle démonstration.
2. Aoi n’est jamais seul
Aoi reste évidemment au centre du récit et il doit une nouvelle fois repousser ses limites face à un adversaire qui va lui donner du fil à retordre. Mais j’ai surtout apprécié que le manga ne repose pas uniquement sur ses exploits. Cette fois encore, l’Esperion fonctionne comme un véritable ensemble. Takasugi prend une importance considérable et doit lui aussi trouver les ressources pour répondre à son adversaire. Derrière lui, chacun apporte sa pierre à l’édifice : le pressing, les déplacements, les défenseurs, les joueurs capables de créer les décalages… C’est cette complémentarité qui rend certaines séquences particulièrement réussies. Une action peut commencer par un joueur et dépendre quelques secondes plus tard du placement de plusieurs autres. On retrouve parfaitement cette idée qui traverse toute la série : comprendre sa propre place dans le collectif permet aussi de faire progresser l’ensemble de l’équipe. Et l’intervention de Kuribayashi vient parfaitement s’intégrer à tout cela, puisqu’elle permet de mettre en mouvement une solution préparée depuis longtemps par Fukuda.
3. La dernière ligne droite se rapproche
J’ai également beaucoup aimé la place donnée à Fukuda dans ce volume. Son projet dépasse largement le simple résultat de ce match. Il cherche à construire quelque chose qui puisse survivre à sa propre carrière et transmettre aux jeunes joueurs tout ce qu’il a appris. Le voir parvenir à concrétiser une partie de ce qu’il avait imaginé donne forcément une dimension particulière à la rencontre. Ma seule inquiétude concerne désormais le rythme de la conclusion. Nous sommes déjà au tome 36 et cette confrontation avec le Barça n’a atteint que la mi-temps. Il reste quatre volumes pour terminer la série, ce qui laisse forcément planer quelques interrogations sur la manière dont Yûgo Kobayashi va gérer cette dernière partie. Le mini spin-off consacré à un joueur apprécié des fans est plutôt sympathique, même s’il ralentit forcément un peu l’avancée de l’intrigue principale. Mais pour le moment, je profite surtout du match. Ao Ashi continue de montrer qu’un affrontement de football peut être passionnant simplement en travaillant les déplacements, les stratégies et les interactions entre les joueurs.
En bref
Un tome qui confirme une nouvelle fois que la grande force d’Ao Ashi réside dans son approche du collectif. Aoi continue évidemment de progresser et de se mettre en avant, mais il fait partie d’un ensemble où chaque joueur peut devenir essentiel au bon moment. Fukuda voit son travail commencer à porter ses fruits et l’Esperion continue de tenir tête à un Barça particulièrement impressionnant. Maintenant, une question commence forcément à me trotter dans la tête : comment Kobayashi va-t-il réussir à conclure tout ce qu’il a construit en seulement quatre tomes ? J’ai confiance dans l’auteur, mais la dernière ligne droite s’annonce forcément passionnante à suivre.








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