Quand les parodies cachent un vrai sens de l’amitié
1. Roboco aux fourneaux, attention aux dégâts !
Après un premier tome qui nous faisait découvrir Bondo et son improbable assistante robotique, Shuhei Miyazaki remet le couvert avec une nouvelle salve de gags. Cette fois, Roboco décide de rivaliser avec Meico en cuisine. Le résultat ? Une succession de catastrophes qui finit par donner naissance à un curry aux effets pour le moins inattendus ! L’humour absurde reste au cœur de la recette. Roboco enchaîne les bourdes, les situations partent dans tous les sens et l’auteur s’amuse à détourner les codes de la comédie robotique. Le principe est simple, mais il permet de multiplier les situations loufoques sans se prendre au sérieux. On retrouve également de nombreuses références à la culture manga, avec des clins d’œil à Dragon Ball, Slam Dunk, Hunter × Hunter ou encore Food Wars. Les couvertures elles-mêmes rendent hommage à des séries emblématiques du Jump.
2. Une avalanche de références, parfois difficiles à suivre
La grande particularité de Me & Roboco, c’est cette manière de jouer avec les codes du manga. Shuhei Miyazaki ne se contente pas de raconter les mésaventures d’un garçon et de son robot : il détourne les habitudes du shōnen, parodie des scènes cultes et multiplie les références pour les lecteurs les plus avertis. C’est souvent drôle, surtout lorsqu’on reconnaît les œuvres auxquelles il fait allusion. Le revers de la médaille, c’est que certaines plaisanteries risquent de tomber à plat si l’on ne possède pas les références nécessaires. Les notes de traduction proposées par Mangetsu sont donc bienvenues pour éclairer certains clins d’œil et jeux de mots. Heureusement, le manga ne repose pas uniquement sur cette mécanique. Les relations entre les personnages prennent progressivement de l’importance, notamment à travers l’attachement de Roboco pour Bondo et la manière dont ce dernier la défend face à sa sœur Robomi. Ruri et Motsuo gagnent également en présence, ce qui donne davantage de relief à cette bande de personnages.
3. Derrière les gags, une bande qui s’étoffe
Ce deuxième tome conserve son format de comédie à épisodes, avec des histoires courtes qui privilégient l’efficacité et le rire. Pourtant, on sent que Shuhei Miyazaki cherche aussi à construire quelque chose sur la durée. Les liens entre les personnages évoluent, certaines relations gagnent en profondeur et le manga glisse même quelques remarques sur les conditions de travail des mangakas. Sous ses airs de divertissement déjanté, la série se permet donc quelques observations plus piquantes. Tout ne fera pas forcément mouche, notamment lorsque les références deviennent trop spécifiques ou que les gags reposent sur des codes que l’on connaît déjà. Mais l’ensemble conserve une belle énergie et trouve un équilibre intéressant entre humour, parodie et moments plus tendres. Ce tome donne surtout envie de retrouver Bondo et Roboco pour voir jusqu’où l’auteur pourra pousser ses détournements et faire évoluer sa petite bande.
En bref
Ce deuxième tome de Me & Roboco poursuit sur la lancée du premier avec un humour absurde, des parodies en cascade et une foule de références aux grands classiques du manga. Certaines blagues parleront davantage aux connaisseurs, mais les relations entre les personnages apportent une vraie profondeur à l’ensemble. Une comédie décalée qui ne se contente pas d’aligner les gags et qui commence à trouver son rythme sur la durée.







Laissez un commentaire
Commentaires (0)