8

Critique de Mille ans

par ginevra le dim. 1 nov. 2026 Staff

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Une vision plutôt optimiste du futur de la Terre après la catastrophe inévitable.

La base du scénario est originale et ouvre la porte à une avancée dans le temps sur ce millénaire promis.

Le scénario fait un peu froid dans le dos quand on pense aux déclarations actuelles (2026) de certains multimilliardaires à propos de la conquête de l'espace et dur coût des voyages dans l'espace réservés aux ultra-riches. Mais je trouve Duval très optimiste à propos de la survie de l'humanité. À ce sujet, je n'ai pas compris que les mutations (?) de la 3e histoire aient disparu ensuite! Le 2e point que je n'ai compris est le manque de métissage entre les survivants, au bout de plusieurs siècles l'humanité devrait être quasi uniforme en coloration de peau et pas uniquement blanche. Deux détails que je pense importants mais qui ne nuisent pas vraiment à la qualité de l'album.

Les dessinateurs sont tous meilleurs les uns que les autres. J'ai beaucoup aimé les petits robots Tool Bill-E qui m'ont à la rappelé ce petit Wall-E du dessin animé et les petits jardiniers de Silent Running ou plutôt devrais-je dire le robot nommé Billy qui fait partie de la majorité des histoires.

Bien sûr, j'ai préféré quelques visions graphiques plus que d'autres.

Bajram s'est chargé du prologue et de l'épilogue dans style proche de ses UW1.

Buchet a pris la suite pour la 1e relève 5 ans après. Son style graphique efficace en SF a bien collé à cette histoire.

Puis Grun au bout de 2 siècles met en scène une équipe dans une Varsovie recouverte de plantes mais où la sirène, symbole de la ville, est resté intacte. J'ai beaucoup aimé le côté poétique et triste à la fois de ces végétaux ayant envahi la ville.

Toulhoat et Guillo ont enchaîné avec une bataille en +439. C'est l'histoire que j'ai le moins aimé à part la fin.

Ricci a eu droit à un saut de 50 ans pour retrouver les personnages précédents. Une plongée dans la technologie qui a survécu au cataclysme.

Salaün a eu droit à la plus longue durée(+651 à +753) qui lui a permis de mettre en images le vieillissement progressif d'un personnage de façon saisissante.

La dernière page de celle d'Armand est une pure merveille, mais qui me fait me demander pourquoi Varsovie a résisté et qu'une belle cathédrale (celle de Nantes, à priori) est engloutie sous l'eau. Elle se déroule en +653.

Le nord canadien du futur (+976) a été superbement dessiné par Vignaux… avec une tunique rouge de la police montée!

A part les deux remarques faites plus haut, c'est un album original et bien réalisé qui fera le bonheur des amateurs et amatrices de SF classique et plutôt optimiste… ce qui nous change de nombreuses visions postapocalyptiques plus ou moins récentes.

En bref

Un bon album de SF dont la cohérence est assurée par Duval comme unique scénariste des 8 histoires proposées à 8 dessinateurs différents. À découvrir même pour les novices en SF ne serait-ce que pour un côté optimiste malgré la catastrophe.

8
Positif

scénario totalement cohérent malgré le déoupage en 8 épisodes

graphismes tous plus superbes les uns que les autres

Negatif

le manque de métissage de l'humanité renaissante sur Terre.

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