SUPERNOVA N°2
Deuxième livraison de Supernova, la revue d'inspiration Lug pilotée par Chris Malgrain. Comme pour le précédent numéro, on peut diviser le sommaire en trois segments.
Il y a d'abord les séries super-héroïques de Malgrain. Sidéral, c'est un peu (beaucoup) son Silver Surfer, son "rouleur du cosmos"...la différence étant que de prime abord, Sidéral n'est pas un personnage très sympathique et ses nombreux monologues peuvent le rendre un brin ennuyeux (bon ça, ça pouvait être aussi le cas pour le Surfer). Mais la structure de l'histoire est aussi classique qu'efficace, une quête d'identité qui passe par des escales sur des mondes lointains. Comme je l'ai déjà mentionné dans mon billet sur le N°1, j'apprécie le style pétri de références de Chris Malgrain qui s'exprime ici notamment dans la représentation du cosmos et son bestiaire extraterrestre. Stellar est également présent pour un deuxième chapitre de neuf pages très explicatif dans sa description d'une sorte de version dévoyée et cynique de Superman...un peu trop bavard mais toujours bien dessiné (même si je m'interroge devant le rendu des pages...un effet voulu pour ce flashback ?).
Le Argon's World de Jim Arden a également droit à un deuxième chapitre de huit pages qui vaut plus pour son atmosphère et ses scènes horrifiques, le scénario étant encore un peu léger (et il aurait fallu développer un peu plus les personnages principaux avant de les projeter directement dans ce cauchemar éveillé).
En tant qu'amateur de comics vintage, l'ajout de vieilleries passées dans le domaine public va vite devenir un de mes rendez-vous préférés. Celle de ce trimestre sont très différentes. Publiée à l'origine dans le #4 de Alarming Tales chez Harvey Comics, Voyage Interdit fait partie de ces nombreuses histoires courtes que Jack Kirby usinait à la chaîne dans les années 50. Le King maîtrisait parfaitement ce format réduit pour narrer le portrait doux-amer d'un ado rêveur (qui veut voir toujours plus alors qu'il vit déjà sur un autre monde) tout en n'oubliant pas d'inclure l'une de ces scènes d'action avec monstre dont il avait le secret. Demona (Psycho #7, déjà publié en V.F. dans les années 70) était une tentative pour l'éditeur Skywald d'avoir une héroïne à la Vampirella...ce qui ne fut pas couronné de succès car la sexy Demona n'est plus jamais réapparue par la suite. Script bien ficelé de Gardner Fox (malgré l'air de déjà vu/lu) et des dessins de Steve Englehart (dans l'une de ses rares prestations graphiques, épaulé par Vince Colletta à l'encrage) qui savent instaurer l'atmosphère appropriée pour ce mélange d'horreur et d'action, malgré un trait qui manque de personnalité (certainement l'une des raisons pour lesquelles il a arrêté de dessiner) et une action un brin confuse sur la fin.
Les gros points négatifs de la revue restent son prix et l'absence d'une partie éditoriale (j'ai cherché moi-même les références pour les comics U.S.). Une nouvelle fois, quelques textes seraient les bienvenus et celà pour chaque section du sommaire.




Laissez un commentaire
Commentaires (0)