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Critique de Dolly Kill Kill #1

par Skeet le ven. 4 nov. 2016 Staff

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Ne rien lâcher c’est sa devise


Iruma est un jeune garçon qui a l’habitude de ne jamais s’avouer vaincu. Il fait toujours preuve d’un optimisme à toute épreuve même quand la situation est désespérée. Alors qu’il vient de donner la victoire à son équipe de Baseball qui semblait se diriger inexorablement vers la défaite, il profite d’un moment de détente à la piscine de son lycée avec entre autres son meilleur ami et la fille dont il est amoureux… bref tout va bien !




DOLLY KILL KILL© 2015 YUKIAKI KURANDO /YUSUKE NOMURA /Kodansha Ltd.



C'est alors que des insectes volants font peu à peu leur apparition. Les lycéens n’y font pas trop attention au début mais ils vont vite se rendre compte que leurs piqûres occasionnent de gros dégâts sur leurs corps ! Mais ils réalisent qu’il se passe quelque chose d’anormal quand ils lèvent les yeux vers le ciel et qu’ils aperçoivent de nombreux essaims qui flottent dans les airs. Ils décident donc d’aller se mettre à l’abris dans un bâtiment pour observer, médusés, ce qui est en train de se passer : des poupées géantes à l’allure complètement psychédélique aspirent à présent tous les humains qu’elles rencontrent !


 


WTF ?!


Comment ne pas penser à la série Magical Girl of the end (sortie chez Akata) quand on débute la lecture de ce premier tome de Dolly Kill Kill ? Rien qu’avec le titre et le visuel du premier tome, on est en droit de se dire que ces séries peuvent se ressembler.


Alors est-ce ces deux séries sont à classer dans la même catégorie ? Oui et non. Les deux oeuvres jouent dans la même catégorie à la base et nous offrent une approche du manga de survie se voulant décalée, mais qui n’est pas si originale que ça si on y fait bien attention (je parle à la lecture du premier tome de chacune des séries). Mais Magical Girl of the end promet clairement plus de second degré et d'humour. Dans Dolly Kill Kill, on ne voit pas vraiment comment l'auteur pourrait intégrer du comique sans que cela fasse tâche.




DOLLY KILL KILL© 2015 YUKIAKI KURANDO /YUSUKE NOMURA /Kodansha Ltd.



Bien que l’apparence des envahisseurs soit surprenante, voire risible, ce qui se passe tout au long de ce tome est à comparer avec les mangas de zombies à la Fortress of apocalypse pour prendre un exemple de manga récent. Les protagonistes vont essayer de survivre face à cet ennemi qui semble plus ou moins invincible.


Le déroulement est relativement classique et l’originalité ne sera pas vraiment de mise surtout pour le lecteur habitué au genre. Mais cela n’empêche que le récit est bien rythmé et le trait de l’auteur dynamique. On ressent bien la rage qui se dégage de certaines cases. Ceci étant dit, les dessins sont relativement quelconques malgré quelques case percutantes mettant en avant les expressions des visages des personnages.


Par contre, on n’arrive pas vraiment à se passionner pour l’intrigue pour le moment puisqu’on est jetés dans l’action dès le début et qu’on n’en sort pas. Après, cela reste divertissant pour un premier tome et l’auteur aura sûrement le temps de développer tout cela par la suite.



Un héros plutôt intéressant mais (trop) lunatique


Pour une fois, le héros n’est pas un perdant ou un gars blasé de la vie. Non, Iruma est au contraire quelqu’un d’engageant et ultra enthousiaste. Il a des amis et mène une vie normale. Mais les évènements qui vont se produire vont mettre à mal sa motivation et sa gnaque bien connue de son entourage.


On va ainsi voir évoluer son état d’esprit tout au long de ce premier tome jusqu’à un final plutôt surprenant ce qui donne de suite une autre dimension à cette histoire. Mais cette évolution pourra également paraître perturbante pour le lecteur. En effet, on ne comprend pas forcément ces changements d’humeur très rapides… cela manque de crédibilité à ce niveau-là. L’auteur aurait peut-être mieux fait de moins se précipiter. On a l’impression qu’il est parti sur un format court genre 2 ou 3 tomes mais quand on voit qu’il en est déjà à son 7ème à l'heure où j'écris ces lignes...

En bref

Ce premier tome se positionne comme un Magical Girl of the End-like avec le côté décalé des ennemis et son déroulement dans la grande lignée des séries de zombie. L’originalité n’est donc globalement pas de mise même si la personnalité du héros et son évolution vient un peu casser la monotonie.

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