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Critique de Overlord #1

par Végéta69 le ven. 20 janv. 2017 Staff

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Nous sommes en l’an 2138. Yggdrasil, le célèbre MMORPG à succès est sur le point de fermer. Momonga, nécromancien mort vivant de niveau 100, chef de la puissante guilde « Ainz Ooal Gown », attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga ne se déconnecte pas et les personnages non jouables se retrouvent dotés d’une conscience…

Overlord a connu un grand succès avec son animé. L’éditeur Ototo en a donc profité pour publier l’adaptation en manga dès le début de l’année 2017. Encore une énième histoire d’un joueur qui reste coincé dans un jeu vidéo me diriez-vous ? Rien n’est certain, alors ne trainons pas plus et découvrons ce que nous réserve ce premier tome !

Dès les premières pages, on nous plonge donc dans le jeu vidéo Yggdrasil qui ne va pas tarder à fermer. Momonga, nostalgique de ses heures passées sur le jeu, attend patiemment la fermeture de ce dernier. Dans un premier temps, on peut déceler dans le récit une certaine critique de la jeunesse mais surtout de l’addiction aux jeux vidéo. L’auteur nous montre à quel point une personne peut s’attacher à un jeu fictif. On lui voue presque plus d’affection qu’à sa famille (et c’est le cas dans ce manga). Notre protagoniste ne veut pas quitter le jeu car il reste un refuge pour lui, il lui a consacré beaucoup de temps. Cependant, la narration nous fait également ressentir toute la nostalgie que l’on peut avoir lorsqu’on termine un jeu. On constate tout le chemin que notre protagoniste a parcouru jusque-là. Nul doute que cela rappellera des souvenirs à tout bon gamer.

Revenons dès à présent aux faits, car Yggdrasil devait normalement fermer mais le jeu se poursuit à la plus grande stupéfaction de Momonga. Il peut encore jouer sans la moindre difficulté mais plus surprenant encore, les PNJ sont devenus vivants. Le jeu n’est pas réellement celui qu’a connu notre protagoniste, qui est pour le moment assez perturbé. Mais il va vite se ressaisir et va se lancer à la (re)découverte de Yggdrasil. L’un des atouts de ce manga, et vous vous en doutez certainement, c’est bien évidemment le personnage de Momonga. Il porte clairement le récit de par son apparence mais surtout son caractère mégalo. En effet, il souhaite imposer son autorité à tous les membres du jeu, rien que ça ! Mais après tout, quand on est niveau 100 et que l’on fait partie des meilleures guildes, on ne peut que le comprendre. Et que dire de son charisme tout simplement incroyable. Avec sa tête de squelette, son regard intimidant, sa cape de grand roi, sans oublier son sceptre, c’est sans aucun doute le héros que l’on rêvait d’avoir dans un jeu vidéo. Quel dommage que son caractère soit quelque peu entaché d’un humour pas toujours très pertinent. D’ailleurs, cela rend les PNJ parfois agaçants. Mais ne soyons pas trop médisants non plus, les personnages sont pour la plupart très bien travaillés avec un style vestimentaire soigné.

Avec ce groupe de PNJ, qui vont constituer l’équipe des gardiens, notre protagoniste explore les différents niveaux qui composent le jeu. Découverte de nouveaux objets, de nouveaux personnages, le récit est pour le moment très plaisant à suivre. D’autant plus que le contexte est paradoxal et ajoute une touche d’originalité à l’œuvre. Effectivement, Momonga part à la redécouverte du jeu comme si c’était un nouveau joueur alors qu’il possède déjà tous les pouvoirs. Le manga brise ainsi les codes du genre et parvient à le renouveler. Néanmoins, et c’est bien là le problème, notre protagoniste détient toutes les capacités pour venir à bout de n’importe qui. Résultat, il manque pour l’instant un réel antagoniste à affronter.

Outre cet aspect d’exploration, le récit nous plonge également dans la psychologie du personnage. Il doit faire face à une certaine solitude car oui, discuter avec les PNJ paraît distrayant, mais cela ne remplace pas les échanges avec un autre humain, un autre joueur. Tout au long de l’histoire, Momonga se cherche, se pose des questions, perd-il son humanité ? L’auteur nous énonce de nombreuses morales, certes pour le moment classiques, mais essentielles à notre quotidien. Enfin, le rythme de l’histoire va s’intensifier en fin de tome laissant place à des scènes d’actions jouissives qui révèlent toute l’étendue du pouvoir de notre héros.

En bref

Avec ce premier volume, Overlord a su révéler ses nombreuses qualités de par son protagoniste mégalo doté d’une véritable prestance mais surtout par son contexte qui sort des sentiers battus. On part à la découverte d’un univers dense, sublimé par un dessin immersif et une mise en scène efficace. Outre cet aspect, l’auteur ne manque pas d’établir une morale dans son œuvre et donne lieu à réflexion. Néanmoins, il faudra corriger certains défauts dans le second opus notamment l’absence de réel antagoniste et un humour pas toujours transcendant. On reste curieux de connaître la suite car plusieurs mystères persistent déjà : existe-il encore d’autres joueurs ? Quel est l’origine du beug du jeu Yggdrasil ? En somme, ce premier tome a été une bonne surprise et il ne reste plus qu’à confirmer un bon départ ! Les plus: -Protagoniste charismatique qui porte la série -Contexte assez original -Dessin immersif -Réflexion apportée par l'auteur Les moins: -manque un réel antagoniste -Humour peu efficace

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