Lax n’est jamais vraiment où on l’attend.
Sous couvert d’une rétrospective du vélodrome d’Hiver (Vel d’Hiv) et du milieu cycliste qu’il a abordé au sein de deux précédents ouvrages, il nous conte en fait une histoire familiale poignante et mouvementée.
La famille se compose d’un père détruit par une addiction au jeu, d’une mère au grand cœur que son courage et le sens de la justice vont conduire à sa perte, d’un fils ainé coureur cycliste célèbre et adulé qui a du mal à trouver grâce auprès de son père.
Tout ce petit monde évolue dans les années sombres de la seconde guerre mondiale.
Personnage à part entière, le Vel d’Hiv se transforme au gré des périodes d’arène de jeux en lieu de stockage temporaire d’êtres humains avant leur aiguillage vers des camps de concentration.
Le dessin, reconnaissable, transcende les hommes et les lieux : humains et lieux deviennent symboles.
Les couleurs, assez sombres comme l’époque, disent bien les ambiances feutrés et équivoques d’une ville et d’une époque faites de compromissions.
Une salle mythique cadre d’une belle histoire humaine dans une sale période.
En bref
8
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