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Critique de Pigalle 62.27

par vedge le mar. 9 oct. 2012 Staff

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Le titre ramène tout de suite l’opératrice, enfichant ses câbles pour mettre en relation deux interlocuteurs distants, par le numéro et non le nom, puisqu’en raison du développement du téléphone, la direction des services téléphoniques de Paris a demandé aux usagers d’annoncer désormais à l’opératrice le numéro et non plus le nom du correspondant. Dès le prologue, on est saisi par le travail de Loustal. Simplicité d’un récit épuré à l’extrême et choc de l’intensité dramatique rendue. Chaque case prise séparément raconte un acte banal, seule la succession de celles-ci donnent corps à la séquence avec un minimalisme des effets de couleur, un recentrage des cases sur l’action aussi anodine soit-elle, comme des cartes postales que l’on feuillette, sans texte, pour donner encore plus de force à l’image jusqu’à la planche finale du prologue avec son rayon de lumière obscène. La suite nous conte l’histoire d’un jeune provincial monté à Paris pour venger la mort de son père, dans le milieu interlope du Pigalle des années 50. L’illustration, d’abord dans les mêmes tons marron du prologue, prend peu à peu des tons pastel, puis vifs parfois, dans le style des années 70. La même économie d’effets, la même simplicité et épure du trait reconnaissable, donne le ton et l’ambiance du récit, le plonge dans la période, chère à l’auteur, qu’il dépeint. L’histoire est simple, ponctuée de quelques trouvailles d’arnaques dégottées par Loustal, et finit comme elle aurait pu commencer. Le texte fuit les bulles, à la mode des anciennes BDs, pour devenir support d’illustration en bas de case. Au global une histoire prenante, dans un univers de film policier noir français des années 50 bien restitué.

En bref

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