8

Critique de Blackest Night #1

par Blackiruah le mer. 24 avril 2013 Staff

Rédiger une critique
Geoff Johns a, ces dernières années, complètement révolutionné l’univers de Green Lantern. Non seulement, il a fait revenir, avec brio, le mythique Hal Jordan mais il a aussi décliné le concept de corps des lanterns sur de nouvelles couleurs. Ainsi, on a le vert (les Green Lantern) qui représente la volonté, le jaune (Sinestro Corps) pour la peur, le rouge (Red Lanterns) pour la colère, le bleu (Blue Lanterns) pour l’espoir, le rose (Star Sapphire) pour l’amour, l’orange (Orange Lantern Corps) pour l’avarice et l’indigo (tribu Indigo) pour la compassion. Non ce n’est pas les Power Rangers, ni Captain Planet, mais bien les différents corps de lanterne décliné en couleurs de l’arc-en-ciel.
Revenons-en à Blackest Night. Ce dernier est un crossover qui va amener un genre en vogue ces dernières années : les zombies, mais pas de manière gratuite et inutile puisque le récit va justement s’appuyer sur tout le travail de Geoff Johns sur Green Lantern mais pas seulement.

Depuis le retour d’Hal Jordan, Coast City a repris de sa superbe et tout va pour le mieux. Mais, c’est un comic-book pardi ! Donc tout va sombrer dans le cauchemar suite à l’apparition de mort-vivants ressuscités par d’étranges anneaux noirs. Cerise sur le gâteau, les zombies ne sont pas des personnes quelconques mais bien les anciens héros défunts ne vont pas laisser insensible les protagonistes du récit.

Très franchement, quand j’ai abordé ce volume, j’étais assez sceptique à cause du sujet du zombie, si souvent mal utilisé. Et pourtant j’avais tort car cette saga s’avère excellente !
Geoff Johns écrit un scénario très intéressant. Cette première partie tourne principalement autour d’Hal Jordan et Flash, tous deux ressuscités depuis peu, qui vont affronter cette nouvelle menace accompagnés, d’une part, par les différents corps, d’autre part, par divers héros secondaires tels que Mera, Atom ou Firestorm.
Ce volume est vraiment passionnant, on découvre forcément impatiemment chaque nouveau zombie qui apporte son lot de surprise et d’action.
D’ailleurs, en parlant d’action, cette dernière est omniprésente et elle sert elle aussi l’histoire en instaurant un rythme de folie. G. Johns m’a rarement déçu dans ce domaine, et il montre encore une fois qu’il le maitrise.
Autre fait à préciser, le respect de la caractérisation des personnages qui apportent une vraie profondeur au récit où le passé de chacun influe sur l’histoire. Et que dire de Flash qui est vraiment attachant au point de me donner envie de lire des histoires de ce dernier… Comme quoi.

Outre le fait que visuellement, c’est dans l’ensemble très beau (même Doug Mahnke s’en tire très bien), j’ai été épaté par Ivan Reis qui est juste monstrueux. Chaque chapitre qu’il illustre est sublime et j’invite tout le monde à jeter un œil sur son Flash : un régal. La colorisation d’Alex Sinclair ajoute de sa superbe, comme tous ses précédents travaux à vrai dire. Un excellent binôme en soit.

Niveau édition, c’est au niveau du récit : présentation utile des personnages et des corps pour aborder l’évènement, papiers glacés sublimant les couleurs. On y trouve aussi la première partie du black book décrivant l’état d’âme de Black Hand, un ennemi phare du crossover et quelques pages de commentaires des différents auteurs qui s’autocongratulent (ces passages m’ont paru très superficiels et inintéressants). Seul bémol, le vilain qui apparait lors du cliffhanger final m’est complètement inconnu, ce qui a un peu gâché mon plaisir : des notes, en fin de volume, sur ce personnage auraient été bienvenues.

A ma surprise, la première partie de Blackest Night initie un excellent évènement qui a tout pour plaire : action, récit prenant, illustrations somptueuses, tout y est ! Mais il est toutefois nécessaire d’avoir une certaine culture de l’univers de DC pour l’apprécier pleinement, je conseille, au passage, d’avoir, au moins, lu Identity Crisis avant de se lancer dans ce crossover.

En bref

8
Blackiruah Suivre Blackiruah Toutes ses critiques (477)
Qu'avez-vous pensé de cette critique ? 0 0 Commenter !
Autres critiques de Blackest Night
Boutique en ligne
22,50€
Boutique en ligne
22,50€
Boutique en ligne
22,50€
Laissez un commentaire