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Critique de Grant Morrison Présente Batman #6

par Blackiruah le ven. 1 nov. 2013 Staff

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Ah le perfide Grant Morrison ! Après un cinquième volume trop décousu qui ne m’avait guère plu, l’auteur m’a tout simplement hypnotisé avec ce sixième volume qui clôt toute cette première partie du run construit jusque-là. Un véritable chant du cygne.

Alors que Bruce est perdu dans les méandres du temps, Dick et Damian doutent de la mort de leur mentor et vont donc chercher des indices sur sa survie. Pendant ce temps, le docteur Hurt va revenir avec un plan qui en perturbera plus d’un.

A travers ce nouveau volume, Grant Morrison envoie du bois. Il se lâche totalement. Au rendez-vous, on a le droit au Joker, au retour de Bruce mais aussi du Pr. Pyg et l’explication sur l’identité du Dr. Hurt. Par conséquent, folies et actions à gogo sont présentes tout le long de l’arc avec des combats avec plusieurs Batman et des scènes d’anthologies avec tous les personnages. Ma préférée restera, de loin, la scène de la banane avec le Joker qui est tout simplement encrée à vie dans ma mémoire. Zéro ennui, zéro temps mort, 100% de plaisir : incontournable.

Graphiquement, Frazer Irwing m’a réellement impressionné et est au-dessus du lot (même si on trouve déjà un excellent Chris Burnham). Certes, son style est très particulier, très lisse avec des colorisations vitreuses. C’est à première vue assez étrange, mais lorsque l’on rentre dans l’histoire, ce style permet d’instaurer une ambiance glauque et dérangeante qui épouse parfaitement ce finish de haute volée. D’ailleurs, la fameuse scène de la banane reflète exactement ce constat, c’est ce qui la rend mémorable.

J’avais déploré précédemment le choix d’Urban d’avoir choisi de publier la mini-série du retour de Bruce en un volume où les références et le contenu n’était pas clair lorsque cette dernière était isolée. Mais je comprends mieux ce choix (qui reste délicat) après avoir lu ce dernier album. Il est clair que le rythme fou imposé par Grant Morrison serait moindre si cet arc serait lu en plusieurs parties. Cela dit, cette formule n’est pas la meilleure pour apprécier la mini-série : tant pis.

Brillant, voilà ce qui définit le mieux ce sixième volume du run de Grant Morrison qui clôt tout un pan du Caped Crusader et qui en ouvre une nouvelle tout aussi ambitieuse. Fini Batman, place à Batman Inc !
La collection « Grant Morrison présente Batman » confirme son statut d’incontournable que tout lecteur de comics mais aussi de bandes dessinées se doit d’avoir lu, amateur ou expérimenté du genre.

En bref

Ah le perfide Grant Morrison ! Après un cinquième volume trop décousu qui ne m’avait guère plu, l’auteur m’a tout simplement hypnotisé avec ce sixième volume qui clôt toute cette première partie du run construit jusque-là. Un véritable chant du cygne. Alors que Bruce est perdu dans les méandres du temps, Dick et Damian doutent de la mort de leur mentor et vont donc chercher des indices sur sa survie. Pendant ce temps, le docteur Hurt va revenir avec un plan qui en perturbera plus d’un. A travers ce nouveau volume, Grant Morrison envoie du bois. Il se lâche totalement. Au rendez-vous, on a le droit au Joker, au retour de Bruce mais aussi du Pr. Pyg et l’explication sur l’identité du Dr. Hurt. Par conséquent, folies et actions à gogo sont présentes tout le long de l’arc avec des combats avec plusieurs Batman et des scènes d’anthologies avec tous les personnages. Ma préférée restera, de loin, la scène de la banane avec le Joker qui est tout simplement encrée à vie dans ma mémoire. Zéro ennui, zéro temps mort, 100% de plaisir : incontournable. Graphiquement, Frazer Irwing m’a réellement impressionné et est au-dessus du lot (même si on trouve déjà un excellent Chris Burnham). Certes, son style est très particulier, très lisse avec des colorisations vitreuses. C’est à première vue assez étrange, mais lorsque l’on rentre dans l’histoire, ce style permet d’instaurer une ambiance glauque et dérangeante qui épouse parfaitement ce finish de haute volée. D’ailleurs, la fameuse scène de la banane reflète exactement ce constat, c’est ce qui la rend mémorable. J’avais déploré précédemment le choix d’Urban d’avoir choisi de publier la mini-série du retour de Bruce en un volume où les références et le contenu n’était pas clair lorsque cette dernière était isolée. Mais je comprends mieux ce choix (qui reste délicat) après avoir lu ce dernier album. Il est clair que le rythme fou imposé par Grant Morrison serait moindre si cet arc serait lu en plusieurs parties. Cela dit, cette formule n’est pas la meilleure pour apprécier la mini-série : tant pis. Brillant, voilà ce qui définit le mieux ce sixième volume du run de Grant Morrison qui clôt tout un pan du Caped Crusader et qui en ouvre une nouvelle tout aussi ambitieuse. Fini Batman, place à Batman Inc ! La collection « Grant Morrison présente Batman » confirme son statut d’incontournable que tout lecteur de comics mais aussi de bandes dessinées se doit d’avoir lu, amateur ou expérimenté du genre.

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