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Critique de JLA - Terre 2

par Blackiruah le lun. 30 juin 2014 Staff

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Batman, Superman, Wonder Woman, ces avatars de la paix luttent sans cesse pour assainir la Terre. Mais alors imaginez un reflet de ce monde où tout est inversé avec ces concepts de héros qui ne servent plus la justice mais le crime : difficile d’imaginer pire. C’est pourtant ce qui nous est présenté à travers « Justice League – L’autre Terre » où ces 2 équipes vont se rencontrer pas pour le meilleur mais surtout pour le pire ! Le scénario est plutôt simple, le Lex Luthor de cette fameuse dimension inversée (et donc gentil) s’immisce dans la dimension de Superman pour demander de l’aide à la Justice League. Ainsi, après un rapide débat, nos héros vont débarquer dans la dimension pervertie - appelée Terre 2 - pour ramener la justice. Mais ils vont vite être surpris par un concept propre à cet univers particulier… Grant Morrison à la baguette, ce titre est l’histoire qui clôt son run sur la série « JLA ». Accompagné d’un de ses compères privilégiés, Frank Quitely, le scénariste va aborder des concepts complètement loufoques à travers ce récit qui en ravira plus d’un. Tout d’abord, le premier aspect intéressant est les personnages fous issus de ce reflet déformé. Bien que les concepts soient repris de l’épisode Justice League of America 29 (1969) –épisode où apparaisse le Syndicat du Crime (équivalent de la Justice League) dans l’univers DC-, Grant Morrison développe le relationnel entre chacun des vilains et leur statut en les posant comme des tyrans sans états d’âmes. Ainsi Ultraman (pendant de Superman) dirige le syndicat du crime et mène, tel un dictateur, leur planète entière d’une main de fer. Super Woman et Owlman - miroirs de Wonder Woman et Batman - entretiennent une relation secrète au dos d’Ultraman, bien que ce dernier semble conscient de ce qu’il se trame. Johnny Quick (qui se drogue pour avoir la vitesse de Flash) et Power Ring (miroir de Green Lantern) rackettent les dirigeants des états pour le bien du syndicat. Bref, de vraies ordures que Grant Morrison décrit admirablement en amenant du fun, de l’ironie, surtout que le tout est fait de manière succincte et savamment bien dosé. L’affrontement est d’ailleurs assez convenu, la vraie particularité de ce titre réside dans l’importance que donne l’auteur au contexte. De peur de ne pas en dire trop, je n’en dirai pas plus mais nos héros vont vite comprendre que le syndicat du crime ne sera pas leur seul ennemi… Le scénario est donc très sympa, ça se lit tout seul et la tournure ainsi que la conclusion sont vraiment originales. Finalement le seul défaut reste la taille du récit cantonnée à 96 pages qui aurait méritée bien plus mais bon… Faut faire avec ! Au dessin, Frank Quitely réalise comme toujours de superbes illustrations avec ses figures tout en arrondi. Il arrive parfaitement à représenter des personnages iconiques mais aussi à faire des scènes drôles en donnant un aspect grotesque aux actes qui peuvent paraître plus grave. Bref, si vous aimez l’artiste, vous n’en serez que ravis. Urban Comics a eu le nez creux de proposer cette histoire qui fait intervenir la même équipe de vilains qui apparait dans la mini-série Forever Evil des New 52 (bien qu’ils ne soient pas identiques). Ils permettent donc de redécouvrir cette histoire à travers une nouvelle édition premium abordable avec un bon nombre de bonus comme des croquis du dessinateur ainsi que 12 pages du script permettant de voir Grant Morrison à l’œuvre. « Justice League – L’autre Terre » fait donc partie de ces coups de génie de Grant Morrison qui, en un court récit, parvient à livrer une histoire complète, épique à travers un concept terriblement efficace et parfaitement construit. Elle amène aussi une réflexion sur l’efficacité des héros dans un contexte pas forcément accueillant, car finalement avec un référentiel différent ces héros peuvent faire office de super vilains, non ? A noter que ce récit est abordable par les connaisseurs de DC mais aussi à tout nouveau lecteur qui souhaite découvrir les comics : à découvrir sans hésiter !

En bref

Batman, Superman, Wonder Woman, ces avatars de la paix luttent sans cesse pour assainir la Terre. Mais alors imaginez un reflet de ce monde où tout est inversé avec ces concepts de héros qui ne servent plus la justice mais le crime : difficile d’imaginer pire. C’est pourtant ce qui nous est présenté à travers « Justice League – L’autre Terre » où ces 2 équipes vont se rencontrer pas pour le meilleur mais surtout pour le pire ! Le scénario est plutôt simple, le Lex Luthor de cette fameuse dimension inversée (et donc gentil) s’immisce dans la dimension de Superman pour demander de l’aide à la Justice League. Ainsi, après un rapide débat, nos héros vont débarquer dans la dimension pervertie - appelée Terre 2 - pour ramener la justice. Mais ils vont vite être surpris par un concept propre à cet univers particulier… Grant Morrison à la baguette, ce titre est l’histoire qui clôt son run sur la série « JLA ». Accompagné d’un de ses compères privilégiés, Frank Quitely, le scénariste va aborder des concepts complètement loufoques à travers ce récit qui en ravira plus d’un. Tout d’abord, le premier aspect intéressant est les personnages fous issus de ce reflet déformé. Bien que les concepts soient repris de l’épisode Justice League of America 29 (1969) –épisode où apparaisse le Syndicat du Crime (équivalent de la Justice League) dans l’univers DC-, Grant Morrison développe le relationnel entre chacun des vilains et leur statut en les posant comme des tyrans sans états d’âmes. Ainsi Ultraman (pendant de Superman) dirige le syndicat du crime et mène, tel un dictateur, leur planète entière d’une main de fer. Super Woman et Owlman - miroirs de Wonder Woman et Batman - entretiennent une relation secrète au dos d’Ultraman, bien que ce dernier semble conscient de ce qu’il se trame. Johnny Quick (qui se drogue pour avoir la vitesse de Flash) et Power Ring (miroir de Green Lantern) rackettent les dirigeants des états pour le bien du syndicat. Bref, de vraies ordures que Grant Morrison décrit admirablement en amenant du fun, de l’ironie, surtout que le tout est fait de manière succincte et savamment bien dosé. L’affrontement est d’ailleurs assez convenu, la vraie particularité de ce titre réside dans l’importance que donne l’auteur au contexte. De peur de ne pas en dire trop, je n’en dirai pas plus mais nos héros vont vite comprendre que le syndicat du crime ne sera pas leur seul ennemi… Le scénario est donc très sympa, ça se lit tout seul et la tournure ainsi que la conclusion sont vraiment originales. Finalement le seul défaut reste la taille du récit cantonnée à 96 pages qui aurait méritée bien plus mais bon… Faut faire avec ! Au dessin, Frank Quitely réalise comme toujours de superbes illustrations avec ses figures tout en arrondi. Il arrive parfaitement à représenter des personnages iconiques mais aussi à faire des scènes drôles en donnant un aspect grotesque aux actes qui peuvent paraître plus grave. Bref, si vous aimez l’artiste, vous n’en serez que ravis. Urban Comics a eu le nez creux de proposer cette histoire qui fait intervenir la même équipe de vilains qui apparait dans la mini-série Forever Evil des New 52 (bien qu’ils ne soient pas identiques). Ils permettent donc de redécouvrir cette histoire à travers une nouvelle édition premium abordable avec un bon nombre de bonus comme des croquis du dessinateur ainsi que 12 pages du script permettant de voir Grant Morrison à l’œuvre. « Justice League – L’autre Terre » fait donc partie de ces coups de génie de Grant Morrison qui, en un court récit, parvient à livrer une histoire complète, épique à travers un concept terriblement efficace et parfaitement construit. Elle amène aussi une réflexion sur l’efficacité des héros dans un contexte pas forcément accueillant, car finalement avec un référentiel différent ces héros peuvent faire office de super vilains, non ? A noter que ce récit est abordable par les connaisseurs de DC mais aussi à tout nouveau lecteur qui souhaite découvrir les comics : à découvrir sans hésiter !

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