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Critique de Porcelaine #1

par Le Doc le mer. 1 oct. 2014 Staff

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Il est souvent agréable de tenir entre ses mains une bande dessinée dont on ne sait absolument rien, dont on ne connait pas les auteurs et dont on s'est retenu de déflorer les surprises via quelques pages de previews. On s'interroge alors sur la signification du titre et la beauté de la couverture suscite encore plus l'intérêt. Puis, on soulève la couverture et on se demande si la magie va opérer. Ici, la réponse est clairement "oui". Un grand OUI, même !

Aux côtés de Gamine, petite voleuse des rues, je suis entré par effraction dans le manoir de cet étrange bonhomme que tout le monde prend pour un sorcier. À ses côtés, j'ai été émerveillé par les trésors que recèle cette demeure. À ses côtés, je me suis interrogé et j'ai voulu en savoir plus. Ce que Gamine ne savait pas, parce qu'à cet âge-là on ne sait pas encore grand chose (et c'est toute la beauté et l'intérêt de l'enfance), c'est que la curiosité peut parfois vraiment être un vilain défaut.

Du monde extérieur, on ne saura pas grand chose. Tout au plus devine-t-on qu'il s'agit d'un environnement victorien, du Dickens avec une touche de magie en plus. L'important dans ce premier volume est la découverte des secrets du Porcelainier par les yeux de la petite fille. La caractérisation de Gamine est parfaite : tour à tour émouvante, espiègle, curieuse et irritante, comme tout gosse qui se respecte, elle évolue, grandit au fur et à mesure d'un conte fantastique qui laisse autant de place au merveilleux qu'à l'horreur. Ces éléments sont joliment dosés par le scénariste Benjamin Read jusqu'à un final certes classique mais qui laisse la porte ouverte à des développements qui nous seront proposés dans les deux albums suivants.

La partie graphique signée Chris Wildgoose est somptueuse. Délicate, subtile dans les premiers chapitres, elle se fait plus dure, cassante lors du final, aidée en cela par une colorisation adaptée à chaque ambiance.

Oui, la magie a vraiment opéré en ce qui me concerne. Ce comics grand format, rencontre de deux solitudes à la recherche d'une famille, touche en plein coeur.

Sans trop en dévoiler, le regard du personnage principal dans la dernière case laisse soupçonner qu'elle a encore vécu énormément de choses. J'ai donc hâte de voir Gamine devenir une Femme...

En bref

Il est souvent agréable de tenir entre ses mains une bande dessinée dont on ne sait absolument rien, dont on ne connait pas les auteurs et dont on s'est retenu de déflorer les surprises via quelques pages de previews. On s'interroge alors sur la signification du titre et la beauté de la couverture suscite encore plus l'intérêt. Puis, on soulève la couverture et on se demande si la magie va opérer. Ici, la réponse est clairement "oui". Un grand OUI, même ! Aux côtés de Gamine, petite voleuse des rues, je suis entré par effraction dans le manoir de cet étrange bonhomme que tout le monde prend pour un sorcier. À ses côtés, j'ai été émerveillé par les trésors que recèle cette demeure. À ses côtés, je me suis interrogé et j'ai voulu en savoir plus. Ce que Gamine ne savait pas, parce qu'à cet âge-là on ne sait pas encore grand chose (et c'est toute la beauté et l'intérêt de l'enfance), c'est que la curiosité peut parfois vraiment être un vilain défaut. Du monde extérieur, on ne saura pas grand chose. Tout au plus devine-t-on qu'il s'agit d'un environnement victorien, du Dickens avec une touche de magie en plus. L'important dans ce premier volume est la découverte des secrets du Porcelainier par les yeux de la petite fille. La caractérisation de Gamine est parfaite : tour à tour émouvante, espiègle, curieuse et irritante, comme tout gosse qui se respecte, elle évolue, grandit au fur et à mesure d'un conte fantastique qui laisse autant de place au merveilleux qu'à l'horreur. Ces éléments sont joliment dosés par le scénariste Benjamin Read jusqu'à un final certes classique mais qui laisse la porte ouverte à des développements qui nous seront proposés dans les deux albums suivants. La partie graphique signée Chris Wildgoose est somptueuse. Délicate, subtile dans les premiers chapitres, elle se fait plus dure, cassante lors du final, aidée en cela par une colorisation adaptée à chaque ambiance. Oui, la magie a vraiment opéré en ce qui me concerne. Ce comics grand format, rencontre de deux solitudes à la recherche d'une famille, touche en plein coeur. Sans trop en dévoiler, le regard du personnage principal dans la dernière case laisse soupçonner qu'elle a encore vécu énormément de choses. J'ai donc hâte de voir Gamine devenir une Femme...

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