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Critique de The Sixth Gun #1

par Blackiruah le dim. 29 mars 2015 Staff

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Les comics de western ne sont pas légions en France. Dans l’objectif de proposer un catalogue varié, Urban Comics nous propose depuis 2014 une série qui tape en plein dans le mille : « the sixth gun ».

Tout commence après la guerre civile américaine où des mystérieux individus recherchent un révolver donnant des capacités hors du commun. Une fois trouvé, les bandits massacrent le malheureux possesseur qui n’est autre qu’un prêtre qui s’est isolé au milieu de nulle part avec sa fille. Et c’est justement cette dernière, Becky Montcrief, qui va récupérer l’arme fantastique et être sauvée in extremis par Drake Sinclair, autre cow-boy qui connait tous les mystères autour de cette arme… qui n’est pas unique ! Ils vont ainsi être poursuivis pour rassembler les six armes aux pouvoirs incommensurables.

Scénarisé par Cullen Bunn qui jouit d’un succès récent à travers des séries de qualité chez Marvel et DC (Magneto & Sinestro en tête de proue), « the sixth gun » se révèle être une série explosive.
Loin du rythme calme et confidentiel de « Magneto », l’auteur a imprégné un rythme effréné à ce premier volume qui ne laisse pas de place à l’ennui : c’est franchement fun à lire. Le background de chaque personnage n’est pas ignoré puisque des flashbacks étoffent petit à petit le récit.
La touche fantastique apporte de la grandeur grâce aux pouvoirs grandiloquents et l’apparition de monstres surprenants. Reste que le western est bien l’aspect prédominant du titre avec ses scènes de pistolets omniprésentes et nerveuses. Le récit est bien construit, doté de personnages charismatiques et un scénario qui prend des directions étonnantes. Un vrai point fort.

Graphiquement, le style épuré de Brian Hurtt apporte un charme original à la série. Eloigné du style des comics modernes de super héros (caractérisés par des encrages soutenus), le relief est amené par les couleurs donnant des airs d’œuvres franco-belges à la série. Le dessinateur parvient aussi à amener une réelle touche Western grâce aux différents tons de couleurs et décors qui touchent tous les lieux classiques du genre (saloon, désert, campement de régiments, etc.). En somme, Brian Hurtt ne fait pas une prestation renversante mais le style épouse bien le récit et amène une touche originale par rapport aux autres comics.

La série bénéficie du format classique de la collection Urban Indies. Mon seul regret réside dans le choix de la couverture qui ne présente pas la version américaine au découpage plus explosif reflétant mieux le rythme de la série… Dommage.

« The sixth gun » se révèle être une belle surprise. Proposant un récit western fantastique, le rythme nerveux procure un vrai plaisir de lecture. Le scénario intrigue et donne envie de découvrir la suite même si ce premier volume pourrait se suffire à lui-même. En tout cas, j’ai ajouté la suite de cette série prometteuse dans la shopping list de mon gestionnaire. Je vous conseille vivement de faire de même si vous aimez les sagas de cow-boys !

En bref

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