7

Critique de Wonder Woman - Déesse de la Guerre #1

par Blackiruah le dim. 17 janv. 2016 Staff

Rédiger une critique
Brian Azzarello, qui a effectué un long run de 4 années sur l’amazone, a apporté un grand nombre de nouveauté à son univers. Diana est en réalité la fille de Zeus. De même, elle est devenue la nouvelle déesse de la guerre et la nouvelle reine de Themyscira. Et ce n’est pas tout puisqu’elle amène un réel changement sur l’île en autorisant la présence des hommes. Rien que ça !

Cette nouvelle série (enfin ce nouveau run) est scénarisée et dessinée par le couple Finch (Meredith au scénario et David au dessin). J’étais très sceptique avec cette nouvelle équipe. D’une part, la première n’a scénarisé que des épisodes de la franchise Grimm Fairy Tales réputés uniquement pour leur couverture suggestive ; d’autre part, David Finch avait livré une prestation très discutable sur l’event « Forever Ever ».
Forcément les voir arriver sur une série qui était magistralement gérée par Brian Azzarello peut effrayer, mais finalement, ce premier volume est encourageant.

Meredith Finch reprend la suite directe en montrant toute la difficulté de Wonder Woman à remplir à la fois les rôles de reine, déesse de la guerre et membre de la Justice League. Sa mauvaise gestion ne va pas plaire aux amazones qui ont du mal à se faire aux nouvelles règles (et donc l’arrivée des hommes sur l’île). Un groupuscule va donc monter une rébellion pendant que l’héroïne est occupée par une menace inquiétante avec la Justice League. Wonder Woman va user de son autorité et de sa force pour imposer ses idéaux à contre-courant de sa culture.
La scénariste réussit son pari de faire une histoire à la fois divertissante et intéressante sur certains points. Il y a de bonnes idées avec le retour astucieux d’une héroïne dans l’univers des new 52, bien que tout n’est pas parfait (notamment un massacre que j’ai trouvé facile et gratuit). Le fait de conserver les idées du précédent auteur apporte un vrai plus car cette accumulation de rôle implique à l’héroïne d’évoluer vers une femme plus organisée et forcément plus mature pour pouvoir faire évoluer son peuple vers une culture plus tolérante.
D’ailleurs, le sujet de la tolérance est, à mes yeux, un thème qui a un vrai potentiel pour les amazones et le chemin commence délicatement pour Wonder Woman. La route sera loin d’être facile : Intrigant.

Il en est de même pour son mari qui semble avoir retrouvé de l’envie. Sa « Wonder Woman » est très belle même si elle ressemble parfois à une Barbie. J’avais un peu peur que son style photo réaliste sur-musclé tranche trop par rapport aux traits élégants de Cliff Chiang, mais l’artiste a su épurer son trait comme le montre la couverture tout en se lâchant sur d’autres monstres et paysages donnant lieu à des planches visuellement impressionnantes. Reste que la qualité des planches s’amenuise au fur à mesure laissant un petit gout d’inachevé…

Côté bonus, ce volume n’a rien de bien intéressant si ce n’est le résumé en introduction permettant à tout lecteur de s’affranchir du run précédent. J’aurais aimé trouver des croquis de travaux du dessinateur. Peut-être une autre fois.

Conclusion, le départ de Brian Azzarello sera-t-il fatal à Wonder Woman ? Absolument pas, du moins pour l’instant. Le couple Finch réussit un premier arc passionnant tant visuellement que scénaristiquement avec cette nouvelle Diana qui doit trouver un juste milieu entre ses différents rôles, pouvant entrainer de graves conséquences en cas de mauvaises gestions. Ce tome se lit très agréablement même si certaines facilités scénaristiques restent présentes. Ce run s’annonce encourageant, espérons que la suite soit au moins du même niveau.

En bref

7
Blackiruah Suivre Blackiruah Toutes ses critiques (477)
Qu'avez-vous pensé de cette critique ? 0 0 Commenter !
Autres critiques de Wonder Woman - Déesse de la Guerre
Boutique en ligne
15,50€
Boutique en ligne
15,50€
Boutique en ligne
15,50€
Laissez un commentaire