8

Critique de Thanos - La relativité de l'infini

par Le Doc le mar. 1 mars 2016 Staff

Rédiger une critique
Depuis 2014, Jim Starlin a de nouveau pris en main la destinée de sa plus célèbre création et écume tous les recoins cosmiques d'un univers qui lui a souvent inspiré des sagas mémorables (et d'autres qui le sont nettement moins...personne n'est parfait après tout) par le passé. La nouvelle épopée existentielle du Titan Fou prend la forme de trois "romans graphiques" (format qu'il connaît très bien puisqu'il est l'auteur du tout premier "Marvel Graphic Novel", le fantastique "La Mort de Captain Marvel" sorti en 1982), auxquels s'ajoutent trois récits compagnons, un annual et deux mini-séries.

L'annual de Thanos, publié en kiosque dans la revue "Marvel Universe", a servi d'introduction à cette série d'albums en permettant à Starlin de faire une sorte d"état des lieux" du personnage, de faire le lien entre ses victoires et échecs passés et ce que le futur lui réserve. L'autre aspect que j'ai apprécié est cette "représentation physique" de l'une des constantes psychologiques de Thanos...à savoir que son pire ennemi reste lui-même. Aussi classique qu'efficace.
Chronologiquement parlant, la deuxième partie de la grande histoire concoctée par Jim Starlin se trouve dans les pages de la mini-série "Thanos Vs Hulk"...que Panini n'a pas encore publié. Le retard sera rattrapé en juin dans la collection Marvel Graphic Novel afin d'offrir un écrin homogène à l'ensemble.

Je dois l'avouer, je n'ai pas encore lu le premier Graphic Novel, "La Révélation de l'Infini". Je me retrouve donc dans cette situation où je dois assembler les pièces du puzzle sans les avoir toutes pour le moment à disposition, ce qui n'est au final pas gênant parce que c'est une situation à laquelle s'est retrouvé confronté à un moment ou à un autre tout lecteur de bande dessinée. Et si l'histoire racontée est bonne, le plaisir de la relire dans l'ordre lorsqu'elle sera entièrement disponible n'en sera que plus grand.

La narration de Starlin aide aussi à ne pas être perdu. Ainsi, les événements précédents sont rappelés au détour de dialogues ou de flashbacks, ce qui simplifie la prise "en cours de route". Certains passages demeurent tout de même sibyllins (notamment dans les premières pages) mais ils participent au mystère ambiant (car comme Starlin aime à le rappeler dans ses interviews, tout prendra sens quand le dernier chapitre sera publié).

"La Relativité de l'Infini" rassemble de nombreux personnages. On retrouve les Gardiens de la Galaxie au grand complet, le Silver Surfer, Gladiator, Pip le Troll, Blastaar...mais au coeur de l'histoire, il y a en surtout trois qui sont mis particulièrement en avant, et ils doivent s'adapter aux importants changements récents : Thanos bien entendu, qui a repris sa place aux cotés de son seul amour, la Mort; Adam Warlock (mais est-ce bien lui?) et sa nouvelle existence (sans oublier ses nouveaux pouvoirs); et un Annihilus qui a bien évolué physiquement après ce qui est arrivé dans la mini-série "Thanos vs Hulk". Encore plus dangereux, Annihilus veut en profiter pour conquérir l'Univers Positif...et il est attiré par une nouvelle source d'énergie illimitée qui le rendrait tout puissant.

Starlin aménage une amusante fausse piste autour de cette fameuse source d'énergie, mais elle ne fait pas long feu. L'histoire monte agréablement en puissance (avec comme souvent ce petit côté grandiloquent dans les dialogues qui conserve tout son charme) et quand tous ses acteurs sont finalement rassemblés, l'action éclate et ne faiblit pas pendant les trente dernières pages. S'il n'est plus aussi assuré qu'à sa grande époque, le dessin de Starlin ne manque pas de puissance, les détails sont soignées et les mises en pages sont énergiques et d'une grande clarté.

"La Relativité de l'Infini" se termine sur un double cliffhanger particulièrement épatant. La suite et fin de cette aventure s'intitule "The Infinity Finale", dont la publication française est prévue pour le mois d'août chez Panini. Pour l'occasion, Jim Starlin laissera les crayons à son vieux complice Ron Lim. S'intercalera aussi avant ce final la mini-série "The Infinity Entity", centrée sur la nouvelle situation de Adam Warlock et dessinée par Alan Davis. Starlin/Davis, un duo de choc et de choix...à suivre !

En bref

8
Le Doc Suivre Le Doc Toutes ses critiques (535)
Qu'avez-vous pensé de cette critique ? 0 0 Commenter !
Boutique en ligne
22,00€
Boutique en ligne
22,00€
Boutique en ligne
22,00€
Boutique en ligne
22,00€
Laissez un commentaire