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Critique de Cable / Deadpool #4

par Blackiruah le mer. 11 mai 2016 Staff

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Un justicier sérieux associé au fou d’action aux répliques assassines ? Non ce n’est pas « l’arme fatale » dont il est question mais bien de « Cable & Deadpool ». La série, qui associe ces 2 personnages populaires, a connu son petit succès aux Etats Unis avec une série de cinquante épisodes. Pourtant cette dernière n’avait jamais été publiée en France mais grâce aux succès que rencontrent récemment Deadpool, Panini s’est enfin décidé à nous publier la série dans un format Monster.

Nous y découvrons ainsi ce duo qui malgré leur opposition fonctionne à merveille. Durant la série, on a vu le duo réhabiliter les pouvoirs de Cable (qui les avait perdu) le permettant de diriger son île artificielle Providence afin d’en faire un paradis terrestre. Mais rapidement la saga s’est vite concentrée sur le mercenaire bavard qui ne peut s’empêcher de gâcher sa situation stable. Reste que malgré de nombreuses cassures entre les 2 héros, ils ne seront jamais loin l’un de l’autre faisant de ce run une amusante « bromance ».

Ce dernier volume finit d’ailleurs par ranger les jouets avec lesquels Fabian Nicieza a dirigé avec brio. Deadpool, qui travaille dans l’agence X (une agence de mercenaires dirigée par Alex Hayden – une sorte de clone de Deadpool-), doit aller aider Cable sur Providence attaquée par des aliens. Mais cette attaque va connaitre une issue tragique qui va séparer définitivement le duo laissant Deadpool seul face à la disparition de son ami. Par la suite, notre héros rendra hommage à son ami à travers divers team up complètement barré qui sied bien au personnage. Notons la présence de l’épisode « Cable 25 », révélant le rôle de Deadpool, durant le « complexe du messie », pas si inutile.

Au final, « Cable & Deadpool » est une lecture assez fun qui développera surtout le background du mercenaire. J’avoue que ce n’était pas pour me déplaire vu que j’adore le personnage.
Fabian Nicieza a su conserver l’essence de l’anti-héros en gardant son côté débile mais aussi noir qui en fait un héros trituré tout en se révélant pleins de bons sentiments. Les aventures sont, du coup, divertissantes, prenantes (si on s’intéresse au mercenaire) et conservent une certaine originalité de par ses idées mais aussi dans le ton. Le seul défaut reste une narration assez lourde par moment qui ralentit les scènes d’actions nombreuses dans cette série, mais ça ne m’a pas empêché de bouder mon plaisir. Loin de là.

Graphiquement, la série ne se révèle pas extraordinaire, mais les différentes prestations sont de qualité usant principalement de style super héros classique, principalement réaliste avec un soupçon de cartoony permettant des expressions plus prononcées pour Deadpool.

Vis-à-vis de l’édition, j’ai toujours été mitigé sur la collection monster : avec un format proche des Marvel Select (souple, papier glacé de qualité), le prix se révèle bien plus élevé rendant tout de même l’achat délicat. Un mystère pour ma part : la collection gagnerait à se caler sur la gamme Select (voir à être absorbée). Dommage qu’elle ne soit pas plus accessible car elle gagnerait à être lue par tous.

« Cable et Deadpool » est réellement une bonne série du mercenaire provocateur. Scénarisé tout le long par Fabian Nicieza, elle fut fun durant les 50 épisodes et approfondit intelligemment son background et le casting qui l’entoure. Une saga en 4 volumes qui s’avère incontournable pour les fans du personnage. Pour les néophytes, jetez d’abord un œil au run de Joe Kelly pour pouvoir mieux apprécier ce duo peu commun.

En bref

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