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Critique de Robbie Burns Witch Hunter

par Le Doc le lun. 25 juil. 2016 Staff

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"Tam o'Shanter en fit l'expérience,
Lorsque la nuit il revint une fois
d'Ayr, la vieille Ayr, ville par excellence,
Des braves gens et des jolis minois".

Robert Burns. Fils de fermier. Libertin. Poète romantique. Parolier. Fils préféré de l'Ecosse. Il est l'auteur d'une oeuvre qui a traversé les siècles et a influencé des personnalités aussi nombreuses que diverses.
J'avoue ne pas être un très grand lecteur de poésie, mais avant la lecture de cet album, je connaissais tout de même Robert Burns de nom, notamment pour sa reprise d'une ancienne ballade écossaise qui est devenu le chant "Auld Lang Syne", que nous connaissons en France sous le titre "Ce n'est qu'un au revoir".

Pour ceux qui, comme moi, n'étaient pas familiers du travail de Robert Burns, les bonus de cette édition Glénat sont les bienvenus : on y retrouve une passionnante biographie signée Jerry Brannigan et une sélection de poèmes agrémentée des très beaux dessins de Tiernen Trevallion. L'un de ces textes est d'ailleurs l'accompagnement idéal pour la bande dessinée écrite par Gordon Rennie et Emma Beeby : "Tam o'Shanter", l'un des plus longs poèmes de Robert Burns, souligne l'attachement et la fascination de l'auteur pour le surnaturel et les vieilles légendes celtiques et narre le récit d'un homme témoin de visions étranges dans une église en ruines après une nuit passée à boire des pintes au pub.

Les scénaristes de comics (écossais eux aussi) Gordon Rennie et Emma Beeby, qui sont tous les deux passés par l'institution "2000AD", ont donc eu une idée aussi simple que savoureuse : faire de Robert Burns le héros de ses écrits aux accents surnaturels. En utilisant dans un premier temps la trame de "Tam o'Shanter" et en s'appuyant sur certains éléments biographiques, Rennie et Beeby orchestrent une série d'événements qui chambouleront le petit monde un peu trop frivole du "poète-paysan". Sa rencontre avec deux chasseurs de sorcières, dont la magnifique et redoutable Meg, lui fera découvrir un monde merveilleux autant que dangereux dont il ne soupçonnait guère l'existence (ou alors seulement dans son imagination)...

Récit classique et divertissant, mené sur un rythme alerte avec une concision qui en renforce l'efficacité, "Robbie Burns Witch Hunter" mêle aventures, humour et horreur, sans oublier d'inclure les touches romantiques et poétiques propres à l'oeuvre de Burns. L'ensemble est très joliment mis en images par le dessinateur britannique Tiernen Trevallion, que je découvre ici, autant à l'aise dans la création d'atmosphère que dans les scènes d'action peuplées de monstres en tout genre.
Bref, c'est beau, c'est bien écrit, c'est traduit avec soin...autant d'éléments qui font de ce "Robbie Burns, Witch Hunter" une lecture très agréable.

"Vous qui lirez cette sincère histoire,
Enfants de père et mère, il faut me croire :
Si vous sentez quelque penchant à boire,
Chemise courte en tête vous trotter,
Songez qu'on paie un plaisir souvent cher;
Rappelez-vous Meg de Tam o'Shanter".

En bref

"Tam o'Shanter en fit l'expérience, Lorsque la nuit il revint une fois d'Ayr, la vieille Ayr, ville par excellence, Des braves gens et des jolis minois". Robert Burns. Fils de fermier. Libertin. Poète romantique. Parolier. Fils préféré de l'Ecosse. Il est l'auteur d'une oeuvre qui a traversé les siècles et a influencé des personnalités aussi nombreuses que diverses. J'avoue ne pas être un très grand lecteur de poésie, mais avant la lecture de cet album, je connaissais tout de même Robert Burns de nom, notamment pour sa reprise d'une ancienne ballade écossaise qui est devenu le chant "Auld Lang Syne", que nous connaissons en France sous le titre "Ce n'est qu'un au revoir". Pour ceux qui, comme moi, n'étaient pas familiers du travail de Robert Burns, les bonus de cette édition Glénat sont les bienvenus : on y retrouve une passionnante biographie signée Jerry Brannigan et une sélection de poèmes agrémentée des très beaux dessins de Tiernen Trevallion. L'un de ces textes est d'ailleurs l'accompagnement idéal pour la bande dessinée écrite par Gordon Rennie et Emma Beeby : "Tam o'Shanter", l'un des plus longs poèmes de Robert Burns, souligne l'attachement et la fascination de l'auteur pour le surnaturel et les vieilles légendes celtiques et narre le récit d'un homme témoin de visions étranges dans une église en ruines après une nuit passée à boire des pintes au pub. Les scénaristes de comics (écossais eux aussi) Gordon Rennie et Emma Beeby, qui sont tous les deux passés par l'institution "2000AD", ont donc eu une idée aussi simple que savoureuse : faire de Robert Burns le héros de ses écrits aux accents surnaturels. En utilisant dans un premier temps la trame de "Tam o'Shanter" et en s'appuyant sur certains éléments biographiques, Rennie et Beeby orchestrent une série d'événements qui chambouleront le petit monde un peu trop frivole du "poète-paysan". Sa rencontre avec deux chasseurs de sorcières, dont la magnifique et redoutable Meg, lui fera découvrir un monde merveilleux autant que dangereux dont il ne soupçonnait guère l'existence (ou alors seulement dans son imagination)... Récit classique et divertissant, mené sur un rythme alerte avec une concision qui en renforce l'efficacité, "Robbie Burns Witch Hunter" mêle aventures, humour et horreur, sans oublier d'inclure les touches romantiques et poétiques propres à l'oeuvre de Burns. L'ensemble est très joliment mis en images par le dessinateur britannique Tiernen Trevallion, que je découvre ici, autant à l'aise dans la création d'atmosphère que dans les scènes d'action peuplées de monstres en tout genre. Bref, c'est beau, c'est bien écrit, c'est traduit avec soin...autant d'éléments qui font de ce "Robbie Burns, Witch Hunter" une lecture très agréable. "Vous qui lirez cette sincère histoire, Enfants de père et mère, il faut me croire : Si vous sentez quelque penchant à boire, Chemise courte en tête vous trotter, Songez qu'on paie un plaisir souvent cher; Rappelez-vous Meg de Tam o'Shanter".

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