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Critique de Batman - Enfer blanc

par Blackiruah le sam. 17 sept. 2016 Staff

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« Batman – Le culte » propose un récit déconcertant qui va complètement détruire (et c’est le mot) la stature du chevalier noir sur bien des aspects : une transformation qui laissera une trace indélébile sur le héros… mais aussi chez le lecteur.

Gotham City voit l’arrivée d’une secte dirigée par le Diacre Blackfire qui va rassembler les âmes désemparées et les sans-abris avec pour but de purger le mal de la ville. Evidemment, leur dessein n’est pas si clair, ce qui va attirer la curiosité de Batman. Malheureusement pour lui, il va se faire capturer et subir ainsi le processus de conversion qui va briser notre homme, comment va-t-il se relever ? C’est toute la question de ce récit.

Jim Starlin commence fort et ce n’est pas Batman qui dirait le contraire. Nous découvrons dès le début la descente aux enfers du héros. A vrai dire, ça va bien plus loin puisque le Diacre va carrément détruire le symbole : désormais, Batman a peur.
Ce nouveau fait est à la fois déroutant et intrigant. Le scénariste va ainsi confronter le chevalier noir face à une menace qui l’a traumatisé. C’est d’ailleurs le bon mot car Bruce sera totalement désemparé tout au long de ce récit et dans sa lutte face à cette secte. C’est original de découvrir cette détresse si rare à ce personnage. Et justement, c’est, à mon sens, ce qui rend « Le culte » important dans la mythologie de la chauve-souris, car notre héros va réussir à briser une nouvelle fois ses limites pour vaincre son ennemi : un vrai super-héros en somme (même s’il utilise des moyens « un peu » extrêmes par moment).
Comme indiqué en préface, Jim Starlin va également, à travers cette saga malsaine, critiquer l’effet pervers de la pression sociale. A la fois démagogique et populiste, le mouvement va convertir de nombreuses personnes qui ne cherchent pas à réellement comprendre les desseins du groupuscule pourtant évident… Une seconde lecture qui offre une vision tranchée que je partage allègrement.

Le choix de Bernie Wrightson pour illustrer ce récit s’avère judicieux. L’artiste brille dans la représentation de l’horreur, que ça soit dans les illustrations de massacres ou avec les fresques pleines de chairs... Le frisson est aisément transmis à travers les planches bien aidé par les couleurs stressantes. J’ai aussi beaucoup apprécié la manière d’illustrer un Batman apeuré et ses expressions faciales, c’est très surprenant de découvrir cette icone si terrorisée.

Accompagné d’une préface de Jim Starlin qui annonce une saga de qualité, « Le culte » est une véritable histoire d’horreur qui va détruire et reconstruire la figure du Batman à travers cette confrontation avec une secte envahissante. Troublante mais passionnante, le lecteur découvrira un héros traumatisé qui devra puiser dans ses réserves pour vaincre une menace originale. Cette histoire vaut le coup d’œil... A vrai dire, elle me parait même incontournable. A lire et à relire !

En bref

« Batman – Le culte » propose un récit déconcertant qui va complètement détruire (et c’est le mot) la stature du chevalier noir sur bien des aspects : une transformation qui laissera une trace indélébile sur le héros… mais aussi chez le lecteur. Gotham City voit l’arrivée d’une secte dirigée par le Diacre Blackfire qui va rassembler les âmes désemparées et les sans-abris avec pour but de purger le mal de la ville. Evidemment, leur dessein n’est pas si clair, ce qui va attirer la curiosité de Batman. Malheureusement pour lui, il va se faire capturer et subir ainsi le processus de conversion qui va briser notre homme, comment va-t-il se relever ? C’est toute la question de ce récit. Jim Starlin commence fort et ce n’est pas Batman qui dirait le contraire. Nous découvrons dès le début la descente aux enfers du héros. A vrai dire, ça va bien plus loin puisque le Diacre va carrément détruire le symbole : désormais, Batman a peur. Ce nouveau fait est à la fois déroutant et intrigant. Le scénariste va ainsi confronter le chevalier noir face à une menace qui l’a traumatisé. C’est d’ailleurs le bon mot car Bruce sera totalement désemparé tout au long de ce récit et de sa lutte face à cette secte, c’est original de découvrir cette détresse si rare à ce personnage. Et justement, c’est ce qui rend « Le culte » important dans la mythologie de la chauve-souris, car notre héros va réussir à briser une nouvelle fois ses limites pour vaincre son ennemi : un vrai super-héros en somme (même s’il utilise des moyens « un peu » extrêmes par moment). Comme indiqué en préface, Jim Starlin va également, à travers cette saga malsaine, critiquer l’effet pervers de la pression sociale. A la fois démagogique et populiste, le mouvement va convertir de nombreuses personnes qui ne cherchent pas à réellement comprendre les desseins du groupuscule pourtant évident… Une seconde lecture qui offre une vision tranchée que je partage allègrement. Le choix de Bernie Wrightson pour illustrer ce récit s’avère judicieux. L’artiste brille dans la représentation de l’horreur, que ça soit dans les illustrations de massacres ou avec les fresques pleines de chairs... Le frisson est aisément transmis à travers les planches bien aidé par les couleurs stressantes. J’ai aussi beaucoup apprécié la manière d’illustrer un Batman apeuré et ses expressions faciales, c’est très surprenant de découvrir cette icone si apeurée. Accompagné d’une préface de Jim Starlin qui annonce une saga de qualité, « Le culte » est une véritable histoire d’horreur qui va détruire et reconstruire la figure du Batman à travers cette confrontation avec une secte envahissante. Troublante mais passionnante, le lecteur découvrira un héros traumatisé qui devra puiser dans ses réserves pour vaincre une menace originale. Cette histoire vaut le coup d’œil... A vrai dire, elle me parait même incontournable. A lire et à relire !

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