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Critique de Life Zero

par Meudah le mer. 9 nov. 2016 Staff

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Derek Shako est un capitaine de l’armée qui se retrouve en prison à cause d'un règlement de compte personnel. Au même moment un mystérieux nuage passe au dessus de la ville de New Easton et tue une grande partie de la population qui renait sous forme de Zombie. L’équipe du capitaine Shako va tenter de le sortir de cette prison avec l’aide de son ex-femme Laura. Voilà, le décor est planté, rien de bien original vous allez me dire. Une histoire de survivants qui luttent contre des Zombies je dirais même que c’est devenu un classique ces dernières années. Et bien c’est pourtant le défi qu’ont voulu relever Stefano Vietti et Marco Checchetto en nous plongeant au coeur de leur version de ce genre populaire. George Romero dit en parlant des Zombies qu’ils sont le prétexte pour raconter des histoires qui n’ont en fait rien à voir avec eux. Eh bien c’est exactement ce que les deux auteurs ont appliqué à la lettre avec “Life Zero” car ce n’est pas une histoire de Zombies mais belle et bien une histoire avec des Zombies. Au fur et à mesure du récit, nous allons apprendre à connaître les personnages ainsi que les liens qui les unissent. Des liens entre frères d'armes éprouvés par les missions périlleuses et des liens familiaux entre un homme, une femme et leur enfant. La tension monte au fur et à mesure du récit et les auteurs prennent un malin plaisir à ouvrir des brèches scénaristiques basées sur les conventions du genre dans le but de nous perdre. Certaines seront sans réponse car finalement secondaires au vu de la révélation finale qui remettra tout le récit en perspective. Les dessins de Marco Checchetto, dessinateur en vogue chez Marvel, sont sublimes. Le découpage des planches façon cinéma et la magnifique colorisation de Andres Mossa vous plongent directement dans l’ambiance apocalyptique de ce comic-book. Le dessinateur, fan de jeux vidéos et des films de John Carpenter dit lui même de cette oeuvre qu’il est un hommage au réalisateur. Le personnage principal, Derek Shako, vous rappellera Frank Castle alias le Punisher que l’artiste a dessiné pendant son run avec Greg Rucka. Vous aurez du sang, de la pluie, des explosions et des zombies ultra détaillés comme nous a habitué le dessinateur sur ses dernières oeuvres Star Wars (“Ruines de l’Empire” et “Obi-Wan & Anakin”). Le seul reproche que l’on pourrait lui faire est inhérent à son travail sur ordinateur qui donne un côté trop lisse à son dessin. Marco Checchetto et Stefano Vietti nous livrent ici une oeuvre sérieuse, mature, qui ne fait pas dans la dentelle. Elle appelle à réfléchir sur nos réactions en situation désespérée. Ce moment où les plus bas instincts de l’homme se révèlent face à l’adversité et met en exergue ce célèbre questionnement qui est de savoir si l’homme n’est pas son plus grand prédateur. Ce comic-book fait parti, dans une moindre mesure, de ces oeuvres aux twists finaux qui vous donnent envie de les relire immédiatement. Malheureusement, les auteurs ne sont pas allés assez loin dans la complexité du scénario pour que la claque finale soit magistrale. Ceci dit, pour une première une oeuvre, cela reste de très bonne facture et il y a clairement la place pour une suite. Les dessins et les couleurs sont magnifiques. D’une précision sans faille, ils servent à merveille le scénario et vous feront penser que vous ne lisez pas un comic-book mais regardez un film. A lire !

En bref

Derek Shako est un capitaine de l’armée qui se retrouve en prison à cause d'un règlement de compte personnel. Au même moment un mystérieux nuage passe au dessus de la ville de New Easton et tue une grande partie de la population qui renait sous forme de Zombie. L’équipe du capitaine Shako va tenter de le sortir de cette prison avec l’aide de son ex-femme Laura. Voilà, le décor est planté, rien de bien original vous allez me dire. Une histoire de survivants qui luttent contre des Zombies je dirais même que c’est devenu un classique ces dernières années. Et bien c’est pourtant le défi qu’ont voulu relever Stefano Vietti et Marco Checchetto en nous plongeant au coeur de leur version de ce genre populaire. George Romero dit en parlant des Zombies qu’ils sont le prétexte pour raconter des histoires qui n’ont en fait rien à voir avec eux. Eh bien c’est exactement ce que les deux auteurs ont appliqué à la lettre avec “Life Zero” car ce n’est pas une histoire de Zombies mais belle et bien une histoire avec des Zombies. Au fur et à mesure du récit, nous allons apprendre à connaître les personnages ainsi que les liens qui les unissent. Des liens entre frères d'armes éprouvés par les missions périlleuses et des liens familiaux entre un homme, une femme et leur enfant. La tension monte au fur et à mesure du récit et les auteurs prennent un malin plaisir à ouvrir des brèches scénaristiques basées sur les conventions du genre dans le but de nous perdre. Certaines seront sans réponse car finalement secondaires au vu de la révélation finale qui remettra tout le récit en perspective. Les dessins de Marco Checchetto, dessinateur en vogue chez Marvel, sont sublimes. Le découpage des planches façon cinéma et la magnifique colorisation de Andres Mossa vous plongent directement dans l’ambiance apocalyptique de ce comic-book. Le dessinateur, fan de jeux vidéos et des films de John Carpenter dit lui même de cette oeuvre qu’il est un hommage au réalisateur. Le personnage principal, Derek Shako, vous rappellera Frank Castle alias le Punisher que l’artiste a dessiné pendant son run avec Greg Rucka. Vous aurez du sang, de la pluie, des explosions et des zombies ultra détaillés comme nous a habitué le dessinateur sur ses dernières oeuvres Star Wars (“Ruines de l’Empire” et “Obi-Wan & Anakin”). Le seul reproche que l’on pourrait lui faire est inhérent à son travail sur ordinateur qui donne un côté trop lisse à son dessin. Marco Checchetto et Stefano Vietti nous livrent ici une oeuvre sérieuse, mature, qui ne fait pas dans la dentelle. Elle appelle à réfléchir sur nos réactions en situation désespérée. Ce moment où les plus bas instincts de l’homme se révèlent face à l’adversité et met en exergue ce célèbre questionnement qui est de savoir si l’homme n’est pas son plus grand prédateur. Ce comic-book fait parti, dans une moindre mesure, de ces oeuvres aux twists finaux qui vous donnent envie de les relire immédiatement. Malheureusement, les auteurs ne sont pas allés assez loin dans la complexité du scénario pour que la claque finale soit magistrale. Ceci dit, pour une première une oeuvre, cela reste de très bonne facture et il y a clairement la place pour une suite. Les dessins et les couleurs sont magnifiques. D’une précision sans faille, ils servent à merveille le scénario et vous feront penser que vous ne lisez pas un comic-book mais regardez un film. A lire !

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