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Critique de Wonder Woman - Dieux et Mortels #1

par Blackiruah le lun. 3 avril 2017 Staff

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Enfin ! La parution du run de George Perez s’est faite attendre, pourtant il est désigné comme l’un des meilleurs de l’héroïne !
Pour rappel, Après « Crisis on infinite earths », l’univers de DC Comics est complètement rebootée en 1986 et les personnages forts sont confiés à des auteurs confirmés. Superman hérite donc de John Byrne, Batman sera redéfini par Frank Miller et Wonder Woman est confiée à George Perez, connu avant tout pour ses dessins de qualité.

Pourtant, l’auteur a d’excellentes idées pour Diana qu’il va mettre en scène accompagné de Lein Wein pour la gestion des dialogues. Tout sera redéfini à travers ce run où les amazones, qui sont issues d’esprits de femmes qui ont souffert, ont été traumatisées par Hercule qui voulait les asservir. Elles ont donc fini, grâce à l’aide des dieux, sur leur île coupée du monde : Themyscira. C’est dans ce contexte que naquit Diana (de la glaise comme de coutume) qui va avoir pour mission de se rendre dans notre univers pour sauver le panthéon des dieux grecques qui sont en danger.
Ce premier arc va poser toutes les bases de cette saga ambitieuse qui va redéfinir cette nouvelle Wonder Woman qui va, d’une part, découvrir notre monde empreint de modernité mais d’une culture si opposée à leur fonctionnement matriarcal. Et justement, c’est là toute la beauté du personnage, car Diana ne va pas prôner son système. Au contraire, elle va observer les hommes (et femmes) et prôner une certaine égalité tout en présentant sa culture jalonnée par les Dieux. D’ailleurs, son périple va la mener tout droit à son pire ennemi qu’elle va réussir à vaincre grâce à ses nouveaux alliés humains devenus, en quelque sorte, ses égaux l’espace d’un affrontement.

Puis, dans la seconde partie, la situation va s’inverser. Wonder Woman devra répondre au défi des dieux pour prouver la valeur des amazones, périples qui nous feront rencontrer le bestiaire toujours plus inspiré de la mythologie grecque. Ce récit fait d’ailleurs écho à cette culture et finira par montrer toute la noblesse des amazones capables, malgré tout, de pardonner l’impardonnable.

Ainsi, George Perez arrive en 2 arcs à livrer une Diana forte et guerrière, attachée à ses origines mais ouverte à découvrir d’autres contrées sans imposer sa culture mais en la partageant pour en montrer les bienfaits tout en accueillant les autres. Une telle prestance lui donne une aura noble qui la rend unique. Chapeau à l'auteur qui dépeint un personnage attachant et très charismatique.

Le scénario recèle aussi de petites trouvailles notamment dans le lien entre le Wonder Woman et Trevor ou la manière de rattacher son univers à l’univers de DC (qui arrive à mettre 2 events en moins de 15 chapitres). Bref, ça frise la perfection à quelques passages de narrations un poil trop dense à mon gout me sortant par moment de ma lecture.

Mais j’y suis vite retourné par la performance époustouflante de George Perez au dessin. Il n’y a pas grand-chose à dire, son trait est élégant et nous transporte dans un univers visuel à mi chemin entre fresque mythologique et réalisme sans fioriture. J’avoue être fan de cet artiste et quand je pense que cette œuvre date de 1986, même aujourd’hui elle ferait pâlir bien des artistes !

Au final, ce premier volume de Wonder Woman est une vraie merveille à lire. C’est de qualité, majestueux et pleins de classe. C’est même à mes yeux la meilleure lecture pour découvrir l’héroïne tant elle est sublimée par ces origines qui nous montre une femme qui va découvrir notre monde tout en faisant le lien avec une mythologie d’un ancien temps. La symbolique de Wonder Woman est tellement forte que ce volume aurait du s’appeler « Dieux et mortels »… et symboles ! Car c’est tout l’enjeu formidablement réussi pour l’instant par George Perez. Maintenant, j’attends avec impatience la suite et fin de cette saga historique.

En bref

Enfin ! La réédition du run de George Perez s’est faite attendre, pourtant il est désigné comme l’un des meilleurs de l’héroïne ! Pour rappel, Après « Crisis on infinite earths », l’univers de DC Comics est complètement rebootée en 1986 et les personnages forts sont confiés à des auteurs confirmés. Superman hérite donc de John Byrne, Batman sera redéfini par Frank Miller et Wonder Woman est confiée à George Perez, connu avant tout pour ses dessins de qualité. Pourtant, l’auteur a d’excellentes idées pour Diana qu’il va mettre en scène accompagné de Lein Wein pour la gestion des dialogues. Tout sera redéfini à travers ce run où les amazones, qui sont issues d’esprits de femmes qui ont souffert, ont été traumatisées par Hercule qui voulait les asservir. Elles ont donc fini, grâce à l’aide des dieux, sur leur île coupée du monde : Themyscira. C’est dans ce contexte que naquit Diana (de la glaise comme de coutume) qui va avoir pour mission de se rendre dans notre univers pour sauver le panthéon des dieux grecques qui sont en danger. Ce premier arc va poser toutes les bases de cette saga ambitieuse qui va redéfinir cette nouvelle Wonder Woman qui va, d’une part, découvrir notre monde empreint de modernité mais d’une culture si opposée à leur fonctionnement matriarcal. Et justement, c’est là toute la beauté du personnage, car Diana ne va pas prôner son système. Au contraire, elle va observer les hommes (et femmes) et prôner une certaine égalité tout en présentant sa culture jalonnée par les Dieux. D’ailleurs, son périple va la mener tout droit à son pire ennemi qu’elle va réussir à vaincre grâce à ses nouveaux alliés humains devenus, en quelque sorte, ses égaux l’espace d’un affrontement. Puis, dans la seconde partie, la situation va s’inverser. Wonder Woman devra répondre au défi des dieux pour prouver la valeur des amazones, périples qui nous feront rencontrer le bestiaire toujours plus inspiré de la mythologie grecque. Ce récit fait d’ailleurs écho à cette culture et finira par montrer toute la noblesse des amazones capables, malgré tout, de pardonner l’impardonnable. Ainsi, George Perez arrive en 2 arcs à livrer une Diana forte et guerrière, attachée à ses origines mais ouverte à découvrir d’autres contrées sans imposer sa culture mais en la partageant pour en montrer les bienfaits tout en accueillant les autres. Une telle prestance lui donne une aura noble qui la rend unique. Chapeau à l'auteur qui dépeint un personnage attachant et très charismatique. Le scénario recèle aussi de petites trouvailles notamment dans le lien entre le Wonder Woman et Trevor ou la manière de rattacher son univers à l’univers de DC (qui arrive à mettre 2 events en moins de 15 chapitres). Bref, ça frise la perfection à quelques passages de narrations un poil trop dense à mon gout me sortant par moment de ma lecture. Mais j’y suis vite retourné par la performance époustouflante de George Perez au dessin. Il n’y a pas grand-chose à dire, son trait est élégant et nous transporte dans un univers visuel à mi chemin entre fresque mythologique et réalisme sans fioriture. J’avoue être fan de cet artiste et quand je pense que cette œuvre date de 1986, même aujourd’hui elle ferait pâlir bien des artistes ! Au final, ce premier volume de Wonder Woman est une vraie merveille à lire. C’est de qualité, majestueux et pleins de classe. C’est même à mes yeux la meilleure lecture pour découvrir l’héroïne tant elle est sublimée par ces origines qui nous montre une femme qui va découvrir notre monde tout en faisant le lien avec une mythologie d’un ancien temps. La symbolique de Wonder Woman est tellement forte que ce volume aurait du s’appeler « Dieux et mortels »… et symboles ! Car c’est tout l’enjeu formidablement réussi pour l’instant par George Perez. Maintenant, j’attends avec impatience la suite et fin de cette saga historique.

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