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Critique de Lesson of the Evil

par Kamiville le mer. 14 mars 2018

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Vous recherchez un anti héros aussi pourri, narcissique, sadique, pervers, calculateur et malin que Light Yagami dans Death Note ?
Vous devez donc lire Lesson of the Evil dont l'anti-héros, Seiji Hasumi est tout aussi corrompu par le mal. C’est un professeur d’anglais charismatique enseignant dans le lycée privé Shinkô Machida, il est aussi apprécié de ses collègues que d’une très grande partie de ses élèves qui l’appellent affectueusement Hasumin. Cette popularité est due au fait qu’en tant que membre de la surveillance dans le corps enseignant, il est toujours arrivé à régler les problèmes du lycée à sa manière, quitte à manipuler ses élèves pour leur extirper des informations ou pousser les élèves perturbateurs à se faire renvoyer d’eux-même.
Si le début est un peu déroutant, surtout pour nous lecteurs occidentaux, à cause d’une présentation des différents élèves de la classe de première 4 autour de laquelle l’histoire tourne, on comprend par la suite qu’il s’agit d’une étape prérequise pour apprécier pleinement le manga.
Comme cela a été souvent dit, l’ambiance monte crescendo vers le côté sombre. On passe d’une ambiance plutôt posée bien qu’Hasumi tente de régler les problèmes avec des méthodes peu conventionnelles et loyales mais plus on avance, plus cette ambiance devient pesante avec un Hasumi qui a de moins en moins le contrôle de la situation et qui laisse de plus en plus transparaître sa vraie nature, attirant les soupçons d’un groupe d’élèves qui vont tenter d’enquêter sur son passé. Le manga n’adopte pas un point de vue prédéfini, bien qu’on ait accès aux pensées d’Hasumi mais aussi de ses élèves (notamment ceux qui le soupçonnent), on ne connaît pas grand chose du passé de notre anti-héros, c’est par l’enquête du groupe d’élèves et de ses souvenirs qu’on va apprendre plus sur l’origine du mal qui l’habite, le même mal qui fait qu’il est capable de se débarrasser sans remords des “gêneurs” dans sa quête de faire du lycée Shinkô Machida son royaume comme il le dit.

Le manga s’étale sur 9 volumes, c’est une série courte qui ne laisse quasiment pas de temps mort, vous n’aurez quasiment pas le temps de vous ennuyer. Il faut juste ne pas se laisser impressionner par le premier tome assez lourd en information qui sert de base à l’auteur pour mettre en place la situation initiale, il faut s’accrocher même s’il y a de nombreux noms, prénoms d’élèves qui apparaissent. Si vous y êtes parvenus avec le manga Battle Royale, vous n’aurez pas vraiment de mal à titre de comparaison.


Côté dessin, l’auteur adopte un trait assez fin, le dessin fait moderne, il rappelle même un peu celui de Tite Kubo (Bleach). Le style est largement adapté au grand public.


Bref, je conseille ce manga à tout le monde, enfin, peut-être pas aux plus jeunes vu l’ambiance assez sombre. Si vous voulez un vrai anti-héros qui suit le principe de “la fin justifie les moyens” dans une ambiance pesante, où le suspense est maîtrisé de bout en bout jusqu’à arriver à un dénouement explosif où on atteint un point de non-retour, ce manga est fait pour vous !

En bref

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