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Critique de L'Homme qui Marche

par Sciaphile le lun. 25 mai 1970

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Ce titre de Taniguchi (peut-être l’un de ses meilleurs) renoue avec les fondements du manga : une narration quasi muette et de grandes plages de dessins. Dans cet album, priorité est avant tout donné au graphisme, et celui-ci ne s’en trouve que trop magnifié : les mots s’effacent derrière les traits. Première immersion de Taniguchi dans les champs de la contemplation, son œuvre nous montre toute la subtilité et la sensibilité de son talent. Taniguchi y délaye un message quasi subliminal. Il ne s’importune pas de notre consentement, il pénètre directement au cœur de notre intimité pour y déposer, d’une manière presque télépathique, son message d’amour et de bonté. Ses secrets : une composition à la cohérence maitrisée, calculée d’où émerge une impression de plénitude sans égal. Un trait sans fioriture, simple, parfois naïf, mais toujours d’une justesse infinie. Enfin, un écrit semblable au cours d’une rivière : puissant et doux à la fois, toujours louvoyant, presque insaisissable dans ses desseins, aux mille reflets changeant. Une rivière immuable dont le cours modulaire s’adapterait aux contours de chaque cœur. N’hésitez pas, assistez à la naissance du génie !

Sciaphile

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