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Critique de Jessica Jones #3

par Meudah le dim. 25 nov. 2018 Staff

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Nous suivons les aventures de Jessica Jones depuis 2001, date à laquelle Brian M. Bendis et Michael Gaydos l’ont créé. Et quel succès ! En moins de 20 ans, cette série s’est hissée dans le haut du panier avec pour consécration la réalisation d’une série télévisée par Netflix. Je crois que ses créateurs ne pouvaient pas rêver mieux.
Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin comme le dit le proverbe. Bendis a quitté Marvel pour DC et écrit depuis Juin 2018 (Action Comics #1000) pour l’autre grand Big Two. Du coup, ce tome trois de Jessica Jones recueille les dernières histoires de son papa, et forcément, la lecture se retrouve imprégnée d’un sentiment de fin d’une époque. Beaucoup des plus grands succès Marvel de ces vingt dernières années sont attribués à Bendis : House of M, Secret Invasion, New Avengers et j’en passe…

Pour le dernier tome de cette série, quoi de mieux pour boucler la boucle, que de confronter de nouveau Jessica à sa némésis : Killgrave, alias l’homme pourpre.
Il s’est enfui du raft et est en cavale. Jessica va devoir fuir, se cacher, car ce qu’elle pensait derrière elle refait surface. Toutes ses peurs et ses angoisses lui explosent de nouveau en pleine figure. Elle sait que Killgrave va vouloir la retrouver et va demander de l’aide auprès de son amie de longue date, Carol Denver alias Captain Marvel. Cependant, l’équation n’est plus la même pour Jessica. Bien que mariée avec l’indestructible Luke Cage, elle a désormais une petite fille à protéger. Saura-t-elle gérer sa nouvelle confrontation avec l’homme pourpre ?

L’histoire nous replonge dans l’ambiance qui a fait le succès de cette série. Bendis et Gaydos nous régalent et si j’étais un peu médisant je pourrais dire que tout ce qui a été écrit entre Alias et ce tome trois est superflu. Bendis et Gaydos ont réussi, dans la pur tradition Marvel, à re-connecter cet univers super-héroïque à notre réalité. Les soucis psychologiques de cette jeune femme dus à la mort de sa famille, à son enlèvement par Killgrave et à ses supers pouvoirs non souhaités rendent Jessica des plus humaines. Nous le savions déjà dès la première série Alias, mais ce que nous allons découvrir dans ce dernier tome, c’est que Killgrave, lui aussi, au final, est aussi une âme tourmentée par ses propres soucis.

Concernant Gaydos, eh bien, en général quand quelqu’un ouvre un de ses comic-book et feuillète les pages, il se dit : c’est moche. Une fois que la personne a lu le livre, il se dit : c’est top ! Pour moi c’est le parfait exemple d’un duo qui fonctionne à merveille. L’ambiance de ce comic-book est unique, tout comme son personnage principal. Ses expressions faciales si humaines. Ses couleurs ternes et ses textures bruitées font que Jessica Jones c’est Bendis et Gaydos, et personne d’autre. Ceux qui prendront la relève auront un sacré boulot.

L’édition Panini 100% nous offre comme d’habitude une brève introduction. Les magnifiques couvertures de David Mack entre coupent chaque épisode. Et à la fin nous avons les couvertures variantes ainsi qu’un petit texte d’adieu de la part de Bendis.

En bref

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