Evasion
Il aura fallu attendre dix-huit ans, pour voir ressurgir Max Fridman sous le trait précis et sensible du maître italien Vittorio Giardino. J’ai eu l’insigne honneur de pouvoir l’interviewer il y a quelques années, lors du festival BD à Angoulême. Humble malgré son immense talent, il semblait douter du fait que je connaisse et apprécie son œuvre, moi français, et nous avions pu échanger longuement. Un excellent moment dont je me souviens encore. Dans la préface, il nous indique la raison, l’urgente importance de cette BD ; Pour tous les enfants, les femmes et les hommes, tous les êtres humains que le destin, la famine ou la guerre ont mis, malgré eux, sur la route. Fuyant leur monde, leur patrie, ils entreprennent de grands voyages risqués, pour n’être au fond, à l’arrivée, au mieux des étrangers, au pire des ennemis. C’est à travers le destin d’une famille juive, cousins de Max Fridman et vivant en Autriche sous le joug nazi durant la deuxième guerre mondiale, qu’il choisit de transmettre son message. Le peuple juif est alors victime de vexations, de violences, de pogrom, mis au banc de l’humanité par des moutons veules, hurlant au loup avec la meute, encadrés par les chemises noires. L’auteur sait parfaitement, sur cette trame historique, mêler des histoires d’espionnage et des histoires d’amour ; Il multiplie les petits récits d’importance, sur la trame dramatique de la shoah. Un regret, peut-être, c’est que le format de l’ouvrage ne rende pas au mieux hommage à la qualité du dessin.
Des retrouvailles pleines de suspens avec Max Fridman, sous le trait toujours précis et élégant d’un maître de la BD.
En bref
Des retrouvailles pleines de suspens avec Max Fridman, sous le trait toujours précis et élégant d’un maître de la BD.
Positif
Un retour attendu, une histoire d'espionnage bien menée, un trait élégant et inimitable
Negatif
Un format réduit qui ne permet pas de profiter pleinement de la qualité graphique








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