ils iront au jazz
Ben parle de la rue, suintante et sombre, comme on en parle dans une chanson. Pourtant ici la parole est quasi inexistante; quand il y en a, elle est vécue comme une agression, une brutalité de plus parmi toutes celles que le monde envoie à la face de nos deux protagonistes, marginaux et mélomanes. Tout ce qu il y a d'amour reste dans le non-dit, dans le dessin construit ici comme une musique.
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