FROM THE VAULT : ULTIMATE ADVENTURES

Artemus Dada nous fait découvrir une mini de l'univers Ultimate.

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Dans le cadre de la rubrique FROM THE VAULT : Les héros oubliés, j'aimerais vous parler de deux personnages et d'une série un peu voire totalement sortis des radars.

Il me semble que c’est au début des années 2000 et principalement sous l’impulsion de Joe Quesada (corrigez-moi si je me trompe) que la Maison des Idées va accueillir en son sein des artistes un peu moins mainstream si je puis dire, comme Jim MahfoodTed McKeever, ou encore des scénaristes en provenance du cinéma comme Bob Gale (Pour en savoir +) ou encore Kevin Smith et leur confier des super-héros populaires qui seront publiés sous les labels Marvel Knight (Pour en savoir +) ou Ultimate.
Le scénariste Ron Zimmerman fait partie de cette vague, il va notamment créer un duo qui me semble un peu oublié de nos jours, sinon des lecteurs au moins des editors puisque je n’ai pas souvenir de l’avoir revu récemment.


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Dans un article de 1955 intitulé L’Evolution du westernAndré Bazin (critique de cinéma) donne la définition de ce qu’il entend par sur-western : "un western qui aurait honte de n’être que lui-même et chercherait à justifier son existence par un intérêt supplémentaire […]"

Si la minisérie Ultimate Adventures ne ressort pas du western, en la lisant (et en la relisant pour écrire ce qui suit) elle m’apparaît ressortir d’une histoire de super-héros qui aurait honte de n’être que ça et, pour dépasser sa simple condition de récit de super-héros s’inscrirait dans ce qu’on appelle le « méta », où ce préfixe est employé pour définir toute forme de littérature réflexive.
Ultimate Adventures peut aussi être considéré comme une histoire postmoderne de super-héros. 

Le terme postmoderne doit être compris ici comme une tentative de subvertir la forme traditionnelle du récit de manière ironique tout en gardant certaines structures traditionnelles (par exemple le rôle de l’animal totémique).
C’est une création qui relève du collage, de la fragmentation et de l'hybridation. La Culture (avec un C majuscule) est ainsi envisagée comme une base de données où s'entassent de multiples fragments : personnages, accessoires, situations etc., et où il est loisible de puiser selon son inspiration.


Ainsi, Ultimate Adventures est-il un récit de bande dessinée qui prend pour objet de sa fiction le genre dont il fait partie ou, pour le dire plus simplement, c’est une histoire qui a comme objet une autre histoire (ici de super-héros).

Utimate Adventures est une réécriture (du Dynamic Duo aka Batman & Robin) qui se caractérise par un langage (la bande dessinée de super-héros) ayant pour objet son propre artifice ; autrement dit elle attire l’attention du lecteur sur le fonctionnement de la fiction en tant que telle. 


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Cela dit cette tendance que l’on appelle aussi réflexive, ne date pas d’hier.
Ainsi, lorsque DC Comics tente en 1956 de relancer le genre en déshérence depuis l’immédiat après-guerre avec un nouveau Flash (Showcase #4), l’alter ego du personnage s’inspirera d’un comic book qui met en vedette un personnage nommé Flash (et qui se révélera plus tard être le Flash de Terre 2 (Pour en savoir +)) pour choisir son pseudonyme de super-héros et de ce qu’il peut faire des facultés surhumaines qu’il vient d’acquérir. 

Toutefois dans une approche postmoderne ou dans le cadre d’un « méta-comic », ce dernier se distingue en ce que le geste réflexif devient l’enjeu d’un pacte de lecture. Le récit devient un discours sur le genre lui-même en mettant à mal l’exemplarité du super-héros (souvent) et en démontrant l’absence d’un modèle unique et absolu (toujours).

Ainsi là où en 1940 il allait de soi que Robin le Boy Wonder devienne le faire-valoir/partenaire (sidekick) de Batman dans une logique éditoriale où il s’agissait de s’adresser à un jeune lectorat.

Je rappelle que fin 1939 l’éditeur Fawcett avait commandé un sondage dont les résultats font ressortir que les lecteurs de comic books de l'époque ont entre 10 et 12 ans. Ce sondage entraînera la création de Captain Marvel personnage dont l’alter ego est un jeune adolescent et qui deviendra plus populaire que Superman
Et que quelques mois avant Batman (juin 1939), Tarzan lui-même, a hérité d’un sidekick en la personne de Boy, son fils adoptif.


Mais sous l’égide de Ron Zimmerman, le jeune Hank Kipple dans Ultimate Adventures se montre plus réticent à endosser la tenue de Woody et dès lors questionne le statut et l’exemplarité du super-héros. 
Alors que dans nombre de comic books le héros ayant subit un traumatisme (apax existentiel (Pour en savoir +)) devient une âme torturée, dans Ultimate Adventures on nous explique que « les accidents ça arrive ».


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Ron Zimmerman semble également, en introduisant les Ultimates donner son sentiment sur la tendance du moment à « para-militariser » les super-héros ou à en faire une force proactive interventionniste (The Authority par exemple).
Voire aussi la tenue débraillée de Jack Danner ou sa propension à boire de la bière qui participe à la "déconstruction" du super-héros du Silver Age.
Mais le récit postmoderne c’est aussi la citation jusqu’à parfois la saturation : on reconnaîtra ici le propos d’un film, là le thème d’une série télévisée, etc.


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Quand le commentaire s'installe aussi dans le décor



Bref Ultimate Adventures s’inscrit dans une logique où à l’entertainement pur si je puis dire, destiné à un public de masse, a laissé place à un récit postmoderne dont la nature même ajoute un intérêt supplémentaire : au plaisir naïf de se laisser raconter une histoire s’ajoute le plaisir de l’analyse.

C'est peut-être là la raison qui fait de ce duo les acteurs d'une seule minisérie ; lorsqu'il s'agit de commenter de manière réflexive le genre auquel on appartient, lorsque la citation, l'ironie ou la distanciation prennent autant de place mieux vaut faire tenir le tout dans un récit auto-contenu qui se suffit à lui-même.

Source:

Billet d'Artemus Dada auteur de l'excellent blog http://artemusdada.blogspot.fr/

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Commentaires (135)
  • soyouz
    Membre

    J'avais bien aimé aussi à l'époque (bon, je ne les ai pas achetés il y a quinze ans ... heu ... mais ça ne doit pas faire loin quand même !*). J'aurais bien aimé une suite ! * déjà ????

  • artemus dada
    Membre

    [img:24h9o5d3]http://ahp.li/6f0bbc53f933eca69ca4.jpg[/img:24h9o5d3] [color=#FFFFFF:24h9o5d3]….[/color:24h9o5d3] [b:24h9o5d3][size=150:24h9o5d3]A[/size:24h9o5d3][/b:24h9o5d3]pparue entre la fin du XXe et le début du vingt-et-unième siècle (janvier 2000/novembre 2001), la série [b:24h9o5d3]The Atomics[/b:24h9o5d3] de [b:24h9o5d3]Mike[/b:24h9o5d3] & [b:24h9o5d3]Laura Allred[/b:24h9o5d3] inscrit ses personnages dans une sorte d’âge d’or où on appelait encore un chat un chat, et où aucun d’entre eux n’avaient encore fait la connaissance d’[b:24h9o5d3]Erwin Schrödinger[/b:24h9o5d3]. [img:24h9o5d3]http://ahp.li/9014f03b8392474f199f.jpg[/img:24h9o5d3] Lire les quatre premiers numéros (/15) de la série, qui ont été publiés dans l’[b:24h9o5d3]Hexagone[/b:24h9o5d3] par [b:24h9o5d3]Organix Comics[/b:24h9o5d3] (traduction de [b:24h9o5d3]Joël Caron[/b:24h9o5d3] + Maquette et lettrage de d’[b:24h9o5d3]Elodie Ant[/b:24h9o5d3] & [b:24h9o5d3]Reed Man[/b:24h9o5d3]), c’est côtoyer des individus animés par d'éternelles passions : haine, vengeance, amour, soif de justice, dans un monde de science-fiction qui fleure bon les années 1950. Et ne pas voir dans ce groupe de [i:24h9o5d3]misfits[/i:24h9o5d3], des [i:24h9o5d3]alter ego[/i:24h9o5d3] [i:24h9o5d3]underground[/i:24h9o5d3] des [b:24h9o5d3]X-Men[/b:24h9o5d3] - créés par [b:24h9o5d3]Stan Lee[/b:24h9o5d3] & [b:24h9o5d3]Jack Kirby[/b:24h9o5d3] - me semble assez difficile ; à moins de faire preuve d’autant de candeur que les membres des [b:24h9o5d3]Atomics[/b:24h9o5d3]. [img:24h9o5d3]http://ahp.li/8c2cec76decdddacb166.jpg[/img:24h9o5d3] Réunis grâce au cliché de la menace (ou supposée telle) qui nécessite un serment digne des [b:24h9o5d3]Trois mousquetaires[/b:24h9o5d3], le groupe qui deviendra [b:24h9o5d3]The Atomics[/b:24h9o5d3] partagent aussi une inimitié commune envers [b:24h9o5d3]Madman[/b:24h9o5d3] (personnage créé à l’aube des [i:24h9o5d3]nineties[/i:24h9o5d3] par [b:24h9o5d3]Allred[/b:24h9o5d3]) qui fait pour le coup un d’[b:24h9o5d3]Artagnan[/b:24h9o5d3] tout à fait acceptable. Les péripéties s’enchaînent avec une bonne humeur communicative, dans une ambiance très bohème ; et l’histoire se décante à la lecture comme un corps inerte au réactif chimique approprié. [quote:24h9o5d3][img:24h9o5d3]http://ahp.li/4e6e262699bbfcc95b62.jpg[/img:24h9o5d3] [size=85:24h9o5d3]Une planche [i:24h9o5d3]made in[/i:24h9o5d3] [b:24h9o5d3]Allred[/b:24h9o5d3] au style toujours aussi reconnaissable [/size:24h9o5d3][/quote:24h9o5d3] [color=#FFFFFF:24h9o5d3]….[/color:24h9o5d3] [b:24h9o5d3][size=150:24h9o5d3]J[/size:24h9o5d3][/b:24h9o5d3]’avais déjà lu ces 4 numéros lors de leur parution il y a une quinzaine d’années, et les relire aujourd’hui m’a fait prendre conscience que les qualités que j’y avais trouvées y étaient encore. Mais attention ! Protégées d’un emballage métaphorique « longue conservation », [b:24h9o5d3]The Atomics[/b:24h9o5d3] pourrait aussi avoir les vertus d’une madeleine de [b:24h9o5d3]Proust[/b:24h9o5d3] sur certains lecteurs de BD américaine. [img:24h9o5d3]http://ahp.li/20ed030ede018540cc4e.jpg[/img:24h9o5d3]

  • soyouz
    Membre

    Faut croire que tu parles le vieux, finalement !

  • Blackiruah
    Membre

    [quote="soyouz":k7ocjpvu]Je ne connaissais pas "retex" ...[/quote:k7ocjpvu] De mon côté, on a toujours utilisé le RETEX

  • Jack!
    Membre

    Par contre, je connais T-rex.

  • soyouz
    Membre

    Je ne connaissais pas "retex" ...

  • Tori
    Staff

    [quote="artemus dada":1g2keejy]J'attends ton "rex" (retour d'expérience) alors, comme on dit maintenant.[/quote:1g2keejy] Retex n'était pas assez court, on est passé à rex ? O__o Moi, quand j'entends "rex", ce n'est certainement pas à ça que je pense en premier... Tori.

  • artemus dada
    Membre

    Attention les [i:3uek6249]aminches[/i:3uek6249] je précise : "les choix qu’il opère sur Soldier X pourraient être résumés ([u:3uek6249][b:3uek6249]assez maladroitement je l'admets[/b:3uek6249][/u:3uek6249]) par une addition de type : le meilleur de Gerber + le meilleur de Moore + le meilleur de Morrison = Soldier X." Il est bien entendu que le travail de ces trois scénaristes ne peut pas vraiment être aussi succinctement résumé, ni d'ailleurs celui de [b:3uek6249]Darko Macan[/b:3uek6249]. Tous ont fait des travaux très différents les uns des autres au sein de leur corpus respectif. C'est juste une indication (qui est bien ce que je ressentais en lisant ces numéros). Quant à lire dans un recueil le travail de [b:3uek6249]Macan[/b:3uek6249] & [b:3uek6249]Kordey[/b:3uek6249] sur [b:3uek6249]Soldier X[/b:3uek6249], en [b:3uek6249]France[/b:3uek6249], je n'y crois pas trop. Outre qu'il n'a pas été compilé aux [b:3uek6249]Etats-Unis[/b:3uek6249], même si maintenant on peut lire des recueils qui n'existe pas encore aux [b:3uek6249]U.S.A[/b:3uek6249], il est vraiment très atypique. [quote="Jack!":3uek6249]En ce qui me concerne, Artemus vient de me vendre la série. Ça fait un bout de temps que je la convoite du coin de l’œil, elle est maintenant devenue une priorité ![/quote:3uek6249] J'attends ton "rex" (retour d'expérience) alors, comme on dit maintenant.

  • Jack!
    Membre

    [quote="Blackiruah":b296lhsp]Eh beh dis donc, quand on lit ça : [quote="artemus dada":b296lhsp]le meilleur de [b:b296lhsp]Gerber[/b:b296lhsp] + le meilleur de [b:b296lhsp]Moore[/b:b296lhsp] + le meilleur de [b:b296lhsp]Morrison[/b:b296lhsp] = [b:b296lhsp][i:b296lhsp]Soldier X[/i:b296lhsp][/b:b296lhsp].[/quote:b296lhsp] Ça donne furieusement envie de lire ça.[/quote:b296lhsp] En ce qui me concerne, Artemus vient de me vendre la série. Ça fait un bout de temps que je la convoite du coin de l’œil, elle est maintenant devenue une priorité !

  • KabFC
    Membre

    [quote="Blackiruah":2m00nimw] Ca donne furieusement envie de lire ça. Espérons que Panini profite de la sortie de Deadpool 2 pour l'éditer... (ou avant...)[/quote:2m00nimw] Pour le ré éditer. Ca a déjà été édité. :mrgreen:

  • Blackiruah
    Membre

    Eh beh dis donc, quand on lit ça : [quote="artemus dada":1o58odmq]le meilleur de [b:1o58odmq]Gerber[/b:1o58odmq] + le meilleur de [b:1o58odmq]Moore[/b:1o58odmq] + le meilleur de [b:1o58odmq]Morrison[/b:1o58odmq] = [b:1o58odmq][i:1o58odmq]Soldier X[/i:1o58odmq][/b:1o58odmq].[/quote:1o58odmq] Ca donne furieusement envie de lire ça. Espérons que Panini profite de la sortie de Deadpool 2 pour l'éditer... (ou avant...)

  • artemus dada
    Membre

    [img:d652bopc]http://ahp.li/43fff432ad783e6798f7.jpg[/img:d652bopc] [color=#FFFFFF:d652bopc]….[/color:d652bopc] [b:d652bopc][size=150:d652bopc]C[/size:d652bopc][/b:d652bopc]e qui m’a le plus frappé, après avoir lu les huit épisodes de la courte prestation de D[b:d652bopc]arko Macan[/b:d652bopc] & d’[b:d652bopc]Igor Kordey[/b:d652bopc] sur [b:d652bopc][i:d652bopc]Soldier X[/i:d652bopc][/b:d652bopc], c’est la volonté du scénariste de proposer un cadre formel très travaillé et assez éloigné des standards que l’on rencontre habituellement dans ce type de BD. Ainsi le premier épisode contient-il 31 planches au lieu des 22 (en moyenne) habituelles, et le héros n’y apparaît qu’à la vingtième. Dès le deuxième numéro une page récapitulative ouvrira chaque histoire, pour ensuite soit s’insérer au milieu des autres pages, soit être absente ; mais une absence elle-même commentée par les personnages principaux. On est clairement dans un univers dont les personnages ont conscience d’en être. [img:d652bopc]http://ahp.li/d309de579de81ee69fd7.jpg[/img:d652bopc] [size=85:d652bopc]La page "récap" du n°3[/size:d652bopc] À la fin du [i:d652bopc]run[/i:d652bopc] – dont je soupçonne que pour [b:d652bopc]Macan[/b:d652bopc] & [b:d652bopc]Kordey[/b:d652bopc] il aurait dû être bien plus long - les deux compères à l’instar d’un [b:d652bopc]Steve Gerber[/b:d652bopc] sur [b:d652bopc][i:d652bopc]Man-Thing[/i:d652bopc][/b:d652bopc] (dans des conditions assez proches), apparaissent dans la BD pour un dernier épisode qui clôt avec élégance leur prestation. [i:d652bopc]Idem[/i:d652bopc] si je puis dire, pour le changement de titre, opéré par un des personnages de l’histoire elle-même. En outre, le duo est autant intéressé par le récit que par la grammaire (étude des éléments constitutifs) du genre dominant de la bande dessinée américaine. Un genre – celui des super-héros (et assimilés) - dont fait partie [b:d652bopc]Nathan Summers[/b:d652bopc] (alias [b:d652bopc]Soldier X[/b:d652bopc]), mais dont l’exploration telle qu’ici pratiquée l’en extrait. En effet, cette série peut très bien se lire sans connaître ni les [b:d652bopc]X-Men[/b:d652bopc], ni même ce qui a précédé ; voire par quelqu'un qui n'est pas rompu à lecture des aventures des encapées masqués (ou pas). Hormis les numéros écrits par [b:d652bopc]Tischman[/b:d652bopc] puis (surtout) ceux de [b:d652bopc]Macan[/b:d652bopc] qui, s’ils ne sont pas essentiels, apparaissent néanmoins en filigrane (et que je recommande de lire vu leurs qualités). Si le [b:d652bopc]Marvelman[/b:d652bopc] d’[b:d652bopc]Alan Moore[/b:d652bopc] sert souvent (et avec raison) de carbone 14 à l’exégèse super-héroïque en tant que substrat au récit, [b:d652bopc]Macan[/b:d652bopc] se propose d’y soumettre [b:d652bopc]Nathan Summers[/b:d652bopc], à l’instar de son illustre prédécesseur. Ici, il s’agira de convoquer l’un des plus puissants stéréotypes de la geste des surhommes, celui de l’homme providentiel (la première planche est très éloquente). Ou plutôt son duplicata à l’échelle de l’imaginaire qui l’a enfanté, à savoir, une sorte de dieu en élasthanne (que [b:d652bopc]Moore[/b:d652bopc], compte tenu des avanies rencontrées avec la parution de [b:d652bopc][i:d652bopc]Marvelman[/i:d652bopc][/b:d652bopc] avait lui aussi exploré). Mais au contraire du scénariste anglais, [b:d652bopc]Darko Macan[/b:d652bopc] utilise beaucoup plus l’humour et une approche assez proche du ton que G[b:d652bopc]rant Morrison[/b:d652bopc] avait eu sur la [b:d652bopc]Doom Patrol[/b:d652bopc]. Une sorte de réconciliation des « contraires ». [img:d652bopc]http://ahp.li/6acfd549f8f75796d76f.jpg[/img:d652bopc] Nonobstant ce que j’ai pu dire sur la fin du [i:d652bopc]run[/i:d652bopc] de la série [b:d652bopc][i:d652bopc]Cable[/i:d652bopc][/b:d652bopc] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2016/11/cable-soldier-x-tischmanmacankordey.html:d652bopc]Pour en savoir +[/url:d652bopc]), [b:d652bopc][i:d652bopc]Soldier X[/i:d652bopc][/b:d652bopc] montre donc une sensibilité très proche de celle que mettait Steve Gerber dans ses scénarios des années 1970 comme [b:d652bopc][i:d652bopc]Man-Thing[/i:d652bopc][/b:d652bopc] ou les [b:d652bopc][i:d652bopc]Défenseurs[/i:d652bopc][/b:d652bopc] ; des histoires que l’on qualifie de « relevant ». Autrement dit inscrites dans les problèmes de leur temps, quand bien même continuaient-elles de paraître dans un marché de grande consommation et de pur divertissement. (Et ce n’est pas un hasard si je cite également [b:d652bopc]Moore[/b:d652bopc] & [b:d652bopc]Morrison[/b:d652bopc] lorsqu’il est question de [b:d652bopc]Steve Gerber[/b:d652bopc]) Il n’est pas question pour moi de dire ici que [b:d652bopc]Darko Macan[/b:d652bopc] copie qui que ce soit, mais sa sensibilité et les choix qu’il opère sur [b:d652bopc][i:d652bopc]Soldier X[/i:d652bopc][/b:d652bopc] pourraient être résumés (assez maladroitement je l'admets) par une addition de type : le meilleur de [b:d652bopc]Gerber[/b:d652bopc] + le meilleur de [b:d652bopc]Moore[/b:d652bopc] + le meilleur de [b:d652bopc]Morrison[/b:d652bopc] = [b:d652bopc][i:d652bopc]Soldier X[/i:d652bopc][/b:d652bopc]. Où le résultat serait somme toute différent de la simple addition des parties censées le constituer, puisque le scénariste croate y apporte bien évidemment son propre talent. [img:d652bopc]http://ahp.li/520788cee72e8be378d2.jpg[/img:d652bopc] [color=#FFFFFF:d652bopc]….[/color:d652bopc] Je crois qu’[b:d652bopc]Igor Kordey[/b:d652bopc] n’a jamais été aussi bon que sur cette série. Je parle bien entendu de son travail chez [b:d652bopc]Marvel[/b:d652bopc], où il devait souvent rendre des planches dans des délais très courts, voire commandées au dernier moment. D’autre part, ses couvertures – magnifiques & peintes - expriment avec beaucoup d’énergie et de force, et de justesse le contenu des numéros qu’elles illustrent. L’addition des 8 couvertures donnent peu ou prou un résumé assez saisissant, parfois très fin (la #4 est à ce titre exemplaire), de l’histoire qu’on nous raconte. La palette du coloriste [b:d652bopc]Chris Chuckry[/b:d652bopc] (numéro 1 à 6) augmente la force et le dynamisme que met le dessinateur dans ses planches. [b:d652bopc]Matt Madden[/b:d652bopc] son remplaçant, se coule dans l’approche de son prédécesseur (#7), pour ensuite s’en démarquer lors du 8ème et dernier numéro, pour au moins une raison évidente. [color=#FFFFFF:d652bopc]….[/color:d652bopc] [b:d652bopc][size=150:d652bopc]S[/size:d652bopc][/b:d652bopc]i [b:d652bopc][i:d652bopc]Soldier X[/i:d652bopc][/b:d652bopc] est paru dans une collection dédié aux super-héros, son propos, ainsi qu’une approche disons originale, lui donnent des qualités qui pourront aussi plaire aux lecteurs qui ne sont pas forcément des aficionados forcenés du genre. __________ Si ce commentaire™© a été fait à partir de la lecture des numéros étasuniens de la série, pour une meilleur accessibilité je propose des pages extraites de la revue publiée par [b:d652bopc]Panini[/b:d652bopc] dans une traduction de [b:d652bopc]Laurence Belingard[/b:d652bopc], et un lettrage d'[b:d652bopc]Eric Montesinos[/b:d652bopc]. (Revue [b:d652bopc]X-Men[/b:d652bopc] du n° 81 au n° 90/2003-2004)

  • artemus dada
    Membre

    [quote="BenWawe":1jpnav1c][....] mais l'artiste [..]était alors dégoûté de l'univers comics. [..][/quote:1jpnav1c] De la façon dont [b:1jpnav1c]Marvel[/b:1jpnav1c] l'a traité, ça se comprend [quote:1jpnav1c] Superbe billet, Artemus. Comme toujours, c'est un plaisir de te lire. ;)[/quote:1jpnav1c] Merci beaucoup.

  • BenWawe
    Membre

    Je suis un grand, grand fan de Cable/Soldier-X : comme indiqué plus haut par un camarade, j'ai commencé les comics plus ou moins à cette période, et la découverte fut un énorme choc. Très intense. J'ai eu l'occasion de bredouiller quelques mots à Kordey lors d'une dédicace pour lui indiquer l'impact que ça a eu, mais l'artiste venait pour Taras Boulba, et était alors dégoûté de l'univers comics. C'est en tout cas une sacrée rencontre, en [i:3i0w2v2f]live[/i:3i0w2v2f] ! Superbe billet, Artemus. Comme toujours, c'est un plaisir de te lire. ;)

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Photonik":360qu18s]Très intéressant. Je ne connais pas bien cette période de la vie éditoriale du personnage, alors qu'effectivement c'est une ère de grands crus tous azimuts pour les titres X. [..][/quote:360qu18s] Cette période est en effet un moment à revisiter, 15 ans après ça s'apprécie encore joliment, et surtout différemment je trouve, avec le recul. Avec [b:360qu18s]Cable[/b:360qu18s] par exemple et compte tenu de son contenu, je parle des épisodes 97 à 107, voire surtout de la période [b:360qu18s]Tischman[/b:360qu18s], c'est assez extraordinaire de constater qu'ils on été publiés. À l'époque (du moins c'est comme ça que je m'en souviens), suite aux attentats du 11 septembre, j'avais l'impression que plus jamais on ne verrait d'explosion dans un film (ni ailleurs). Il y avait une atmosphère où la représentation de la violence dans la fiction semblait avoir vécu. Alors que les images de l'attentat tournaient en boucle sur les écran de télévisions. Je me demande d'ailleurs dans quelle mesure le climat de l'époque a pu pousser [b:360qu18s]David Tischman[/b:360qu18s] dehors, si je puis dire. L'exemple du "véhicule explosif" est d'ailleurs assez représentatif de ce qui se passait alors.

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Blackiruah":2ihnd4wx]En tout cas excellent chronique qui donne envie de lire tout ça, [/quote:2ihnd4wx] Merci. [quote:2ihnd4wx]ce sont les remarques récentes sur Darko Macan qui t'on donné envie d'écrire dessus ?[/quote:2ihnd4wx] Oui sûrement, mais depuis un petit moment je fais des recherches sur le travail de [b:2ihnd4wx]Kordey[/b:2ihnd4wx] et j'en profite pour relire ce que j'en ai déjà lu. Et en relisant [b:2ihnd4wx]Cable[/b:2ihnd4wx] et [b:2ihnd4wx]Soldier X[/b:2ihnd4wx] mais ce coup-ci en V.O, je me suis dit que vu la qualité du [i:2ihnd4wx]run[/i:2ihnd4wx], ça serait bien d'en parler aujourd'hui. 15 ans après, il y a toute une frange de lecteurs qui ne l'ont certainement pas lu à l'époque et que cela pourrait peut-être intéresser. D'autant qu'en [b:2ihnd4wx]France[/b:2ihnd4wx] les épisodes de [b:2ihnd4wx]Cable[/b:2ihnd4wx] n'ont pas été repris en recueil, et ceux de [b:2ihnd4wx]Soldier X[/b:2ihnd4wx] non plus (ni aux [b:2ihnd4wx]U.S.A[/b:2ihnd4wx] non plus pour ces derniers), donc ça passe plus facilement sous les radars. :wink: Et [b:2ihnd4wx]Darko Macan [/b:2ihnd4wx] est aussi un scénariste qui m'intéresse.

  • Blackiruah
    Membre

    En tout cas excellent chronique qui donne envie de lire tout ça, ce sont les remarques récentes sur Darko Macan qui t'on donné envie d'écrire dessus ?

  • soyouz
    Membre

    De rien. ma remarque n'était faite que pour ça, apporter un poil plus de la précision à un article précis !

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Photonik":1ohqd0gq][quote="soyouz":1ohqd0gq] Après, je ne suis pas d'accord sur le fait que Cable/Soldier X démarquait plus que les X-Static/Force de Milligan ... [/quote:1ohqd0gq] Artie le précisera lui-même s'il le souhaite, mais j'imagine qu'on peut considérer que malgré l'originalité du concept et la fraîcheur du traitement, "X-Force/X-Statix" ça reste du super-héros pur jus... ce que ne semble pas être ce "Cable/Soldier X".[..][/quote:1ohqd0gq] Disons en qu'en plus d'une question de goût, [b:1ohqd0gq]Cable[/b:1ohqd0gq]/[b:1ohqd0gq]Soldier X[/b:1ohqd0gq] se démarque vraiment de ce qui se fait en matière de super-héros (et de mutants) à l'époque chez [b:1ohqd0gq]Marvel[/b:1ohqd0gq]. Beaucoup plus à mes yeux que ce que fait [b:1ohqd0gq]Milligan[/b:1ohqd0gq] avec [b:1ohqd0gq]X-Statix[/b:1ohqd0gq]. [quote="Soyouz":1ohqd0gq](donc c'était autre chose qu'une "coutume de l'époque")[/quote:1ohqd0gq] C'est vrai, j'ai mal choisi ma formulation ; je corrigerai ça lors de la publication sur mon blog de cet article. Merci [i:1ohqd0gq]amigo[/i:1ohqd0gq] pour ta relecture attentive.

  • Oncle Hermes
    Membre

    [quote="Photonik":1b713eqr]Pour l'anecdote, concernant le mois "'nuff said", Grant Morrison avait un peu triché avec le principe du truc puisqu'il y a une ou deux bulles de dialogues sur la dernière page, si je ne m'abuse (c'était l'épisode "in utero" avec Xavier et Cassandra Nova).[/quote:1b713eqr] Certes, mais quels dialogues ! :D "Le professeur Xavier a tenté de tuer sa sœur jumelle dans l'utérus. Il faut qu'on parle." Ça claque (et ça marque) !

  • soyouz
    Membre

    Celui de Jenkins sur Peter Parker: Spider-Man est pas mal aussi (et drôle !) (Oui, c'est JR² et en effet, y a un saut entre février et mai, et je ne me souviens plus pourquoi ...) [quote="Photonik":1h5k7iaq][quote="soyouz":1h5k7iaq] Après, je ne suis pas d'accord sur le fait que Cable/Soldier X démarquait plus que les X-Static/Force de Milligan ... [/quote:1h5k7iaq] Artie le précisera lui-même s'il le souhaite, mais j'imagine qu'on peut considérer que malgré l'originalité du concept et la fraîcheur du traitement, "X-Force/X-Statix" ça reste du super-héros pur jus... ce que ne semble pas être ce "Cable/Soldier X".[/quote:1h5k7iaq] Ouais, ouais, du super-héros ... du super-héros qui se démarque fortement du reste des productions de super-héros tout de même !

  • Marko
    Membre

    [quote="soyouz":3phkaywn]En revanche, je m'explique pas pourquoi le Amazing Spider-Man a tardé par rapport aux autres ...[/quote:3phkaywn] C'était un épisode de Romita Jr ? Pourtant il est connu pour être rapide, comme il le dit lui-même ("my style it's the deadline style"). Dans les épisodes "nuff said", j'avais bien aimé celui de Dillon sur le Punisher, où il montrait tout sa maîtrise sur le plan de la narration.

  • Photonik
    Membre

    [quote="soyouz":evzx57da] Après, je ne suis pas d'accord sur le fait que Cable/Soldier X démarquait plus que les X-Static/Force de Milligan ... [/quote:evzx57da] Artie le précisera lui-même s'il le souhaite, mais j'imagine qu'on peut considérer que malgré l'originalité du concept et la fraîcheur du traitement, "X-Force/X-Statix" ça reste du super-héros pur jus... ce que ne semble pas être ce "Cable/Soldier X". Pour l'anecdote, concernant le mois "'nuff said", Grant Morrison avait un peu triché avec le principe du truc puisqu'il y a une ou deux bulles de dialogues sur la dernière page, si je ne m'abuse (c'était l'épisode "in utero" avec Xavier et Cassandra Nova).

  • soyouz
    Membre

    [quote="Fred le Mallrat":358sry0u]yep la série était dans le mag xmen de memoire et c etait fou de constater l ocean qui separait ce que Kordey Faisait sur Cable (magnifique) et les planches qu il était obligé de livrer sur xmen...[/quote:358sry0u] Alors je ne sais plus sur laquelle (pas forcément sur X-Men), mais il était obligé d'être efficace, parce que justement, il avait les deux séries en même temps à faire. Et puis ce n'était peut être pas le même encreur (après, sur X-Treme X-Men, il faut aussi regarder les angles de vue qu'il faisait. Il prenait des risques dans ses compo de cases). J'ai adoré cette période du perso, et Artie en parle très bien. Après, je ne suis pas d'accord sur le fait que Cable/Soldier X démarquait plus que les X-Static/Force de Milligan ... Enfin, concernant l'épisode "Nuff'Said", il s'inscrit dans un mois à thème pour une grosse vingtaine de série spécifiquement en février 2002 qui était cette fois-ci comme le dit Artie "épisode sans paroles" (donc c'était autre chose qu'une "coutume de l'époque"), à l'instar du mois des "épisodes -1". En revanche, je m'explique pas pourquoi le Amazing Spider-Man a tardé par rapport aux autres ...

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Marko":3j8onzu6][..] je relisais les épisodes de Soldier X).[/quote:3j8onzu6] Je vais en parler dans les jours qui viennent, du moins ceux de [b:3j8onzu6]Macan[/b:3j8onzu6] & [b:3j8onzu6]Kordey[/b:3j8onzu6].

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Fred le Mallrat":sjfnv8o8]yep la série était dans le mag xmen de memoire [..][/quote:sjfnv8o8] Hum, ça, ça veut dire que tu n'as pas pris le temps de lire ce que j'écris (puisque j'ai pris soin de bien répertorier les parutions V.O et VF). Ou alors juste le titre. :wink:

  • Marti-Man
    Membre

    Voilà une série qu'il faudrait que je relise, je l'avais lu lors de sa sortie en VF à l'époque mais comme j'étais ado j'ai dû passer à côté de pas mal de choses. Je découvrais alors les comics (en ne lisant que du X-Men au début), et c'était vraiment une période incroyable pour les mutants ! En plus de New X-Men, Igor Kordey a aussi bossé sur X-Treme X-Men ensuite, et je trouve que là aussi il n'a pas réussi à insuffler dans son style ce qui faisait le charme de ses Cable/Soldier X. Bon en même temps, vu les histoires qu'on lui demandait d'illustrer...

  • yep la série était dans le mag xmen de memoire et c etait fou de constater l ocean qui separait ce que Kordey Faisait sur Cable (magnifique) et les planches qu il était obligé de livrer sur xmen...

  • Marko
    Membre

    Je n'ai jamais été spécialement fan du personnage, mais s'il y a bien une période du titre que j'apprécie c'est bien celle-là (c'est marrant le hasard, pas plus tard qu'hier, je relisais les épisodes de Soldier X).

  • Photonik
    Membre

    Très intéressant. Je ne connais pas bien cette période de la vie éditoriale du personnage, alors qu'effectivement c'est une ère de grands crus tous azimuts pour les titres X. Ce que fait Kordey a l'air magnifique en plus, quand le pauvre n'a pu que bâcler ses planches pour les "New X-Men" de Morrison, soumis à des délais intenables (15 jours pour un épisode entier, par exemple).

  • artemus dada
    Membre

    [b:1g4n02hq][u:1g4n02hq]X-stoire[/u:1g4n02hq][/b:1g4n02hq] [color=#FFFFFF:1g4n02hq]…. [/color:1g4n02hq][b:1g4n02hq][size=150:1g4n02hq]S[/size:1g4n02hq][/b:1g4n02hq]i on veut bien s’en souvenir, il y a un quinzaine d’années, les titres mutants de l’éditeur étasunien [b:1g4n02hq]Marvel[/b:1g4n02hq] ont connu une sorte de « [i:1g4n02hq]satori [/i:1g4n02hq]». Des auteurs connus pour leurs travaux chez la [b:1g4n02hq]D[/b:1g4n02hq]istinguée [b:1g4n02hq]C[/b:1g4n02hq]oncurrence avaient été embauchés et se voyaient attribuer des titres « X ». Et pas n’importe lesquels ! Des individus qui avaient travaillés (notamment) pour le label [b:1g4n02hq]Vertigo[/b:1g4n02hq], certainement la branche la plus littéraire de [b:1g4n02hq]DC Comics[/b:1g4n02hq], destinés à des lecteurs voulant lire autre chose que des BD de super-héros : [b:1g4n02hq]Grant Morrison[/b:1g4n02hq], [b:1g4n02hq]Peter Milligan[/b:1g4n02hq]. [b:1g4n02hq]Joe Casey[/b:1g4n02hq] se voyait aussi obtenir un titre majeur de la gamme. Bref un vent frais & novateur soufflait alors. Du moins voulait-on le croire à l’aune de ce que [b:1g4n02hq]Joe Quesada[/b:1g4n02hq] avait fait précédemment sur le label [b:1g4n02hq]Marvel Knights[/b:1g4n02hq] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2015/10/black-panther-christopher-priest.html:1g4n02hq]Pour en savoir +[/url:1g4n02hq]). De cette période - que J[b:1g4n02hq]oe Rice[/b:1g4n02hq] a appelé « [b:1g4n02hq]The Progessive X-Men Era[/b:1g4n02hq] », entendre l’ère de la transformation, de la rupture[color=#FF0000:1g4n02hq]*[/color:1g4n02hq] pour les séries « X » - allant de mai 2001 avec l’arrivée de [b:1g4n02hq]Grant Morrison[/b:1g4n02hq] sur [b:1g4n02hq]New X-Men[/b:1g4n02hq] à mars 2004 avec le dernier numéro de son [i:1g4n02hq]run[/i:1g4n02hq], on retient surtout les séries des scénaristes que j’ai cités (pour le meilleur ou pour le pire). Pourtant le titre qui se démarquait le plus alors, n’est ni [b:1g4n02hq]New X-Men[/b:1g4n02hq] (de [b:1g4n02hq]Morrison[/b:1g4n02hq]), ni [b:1g4n02hq]Uncanny X-men[/b:1g4n02hq] (de [b:1g4n02hq]Casey[/b:1g4n02hq]), pas même le [b:1g4n02hq]X-Force[/b:1g4n02hq] devenu rapidement [b:1g4n02hq]X-Statix[/b:1g4n02hq] (de [b:1g4n02hq]Milligan[/b:1g4n02hq]) mais la série [b:1g4n02hq]Cable[/b:1g4n02hq] (qui deviendra [b:1g4n02hq]Soldier X[/b:1g4n02hq]). Encore aujourd’hui, avec le recul, les numéros 97 à 107 de cette dernière, puis les numéros 1 à 8 de [b:1g4n02hq]Soldier X[/b:1g4n02hq] ne ressemblent à rien de ce que [b:1g4n02hq]Marvel[/b:1g4n02hq] a pu produire. Publié en dehors de tout label « [b:1g4n02hq]Explicit Content [/b:1g4n02hq]» mais avec un [i:1g4n02hq]Parental Guidance[/i:1g4n02hq] (PG), la reprise de [b:1g4n02hq]Cable[/b:1g4n02hq] par [b:1g4n02hq]Tischman[/b:1g4n02hq] & [b:1g4n02hq]Kordey[/b:1g4n02hq] avait pourtant de quoi surprendre n’importe quel lecteur. Voyez plutôt : [b:1g4n02hq][u:1g4n02hq]Cable #97-100 Marvel Comics/10/2001-02/2002 (X-Men n°70-73 Panini)[/u:1g4n02hq][/b:1g4n02hq] [img:1g4n02hq]http://ahp.li/64f40d094d7f346749ba.jpg[/img:1g4n02hq] [color=#FFFFFF:1g4n02hq]….[/color:1g4n02hq] [b:1g4n02hq][size=150:1g4n02hq]L[/size:1g4n02hq][/b:1g4n02hq]’arrivée du scénariste [b:1g4n02hq]David Tischman[/b:1g4n02hq] (notamment collaborateur de [b:1g4n02hq]Howard Chaykin[/b:1g4n02hq] et auteur de la mini-série [b:1g4n02hq]Greatest Hits[/b:1g4n02hq] : [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2009/10/greatest-hits.html:1g4n02hq]Pour en savoir +[/url:1g4n02hq]) et du dessinateur [b:1g4n02hq]Igor Kordey[/b:1g4n02hq] (qu’on ne présente plus) sur le titre signe réellement un nouveau départ pour le héros. Le mutant [b:1g4n02hq]Cable[/b:1g4n02hq] alias [b:1g4n02hq]Nathan Summers[/b:1g4n02hq] se retrouve en effet au [b:1g4n02hq]Pérou[/b:1g4n02hq], confronté aux agissements du [b:1g4n02hq]Sentier Lumineux[/b:1g4n02hq]. Entre lutte anti-terroriste, techno-virus et philosophie [i:1g4n02hq]New Age[/i:1g4n02hq] (plus précisément celle d’une secte du futur, les [b:1g4n02hq]Askanis[/b:1g4n02hq]), les quatre premiers numéros du duo en charge de la série rompent les ponts avec ce qui se faisait précédemment. Jusqu’à quitter le territoire nord-américain. Une attitude qui fait figure d’exception lorsqu’il s’agit de BD de super-héros, toujours très américano-centrée. Le #100 ([b:1g4n02hq]U.S.[/b:1g4n02hq]) est un numéro spécial comme il se doit - contenant en plus une histoire sans parole[color=#FF0000:1g4n02hq]**[/color:1g4n02hq]. Cet épisode dit « [i:1g4n02hq]nuff said[/i:1g4n02hq] » a été publié dans le [b:1g4n02hq]X-Men[/b:1g4n02hq] n° 73 de [b:1g4n02hq]Marvel France[/b:1g4n02hq] (division [b:1g4n02hq]Panini[/b:1g4n02hq]). [b:1g4n02hq][u:1g4n02hq]Cable #101-104 Marvel Comics/03/2002-06/2002 (X-Men n°73-76 Panini)[/u:1g4n02hq][/b:1g4n02hq] [img:1g4n02hq]http://ahp.li/7cc069cc3cba62ede63b.jpg[/img:1g4n02hq] [color=#FFFFFF:1g4n02hq]….[/color:1g4n02hq] Après le [b:1g4n02hq]Pérou[/b:1g4n02hq], [b:1g4n02hq]Cable[/b:1g4n02hq] se retrouve dans les [b:1g4n02hq]Balkans[/b:1g4n02hq]. Ce second et dernier arc de [b:1g4n02hq]David Tischman[/b:1g4n02hq], le voit partager l’écriture avec [b:1g4n02hq]Igor Kodey[/b:1g4n02hq] (qui dessine toujours par ailleurs) ; les deux auteurs opposent [b:1g4n02hq]Albanais[/b:1g4n02hq] et [b:1g4n02hq]Macédoniens[/b:1g4n02hq], avec l’OTAN en juge de paix. On y rencontre aussi des clones et des barbouzes. Et des crimes d’honneur. [b:1g4n02hq][u:1g4n02hq]Cable #105-107 Marvel Comics/06/2002-09/2002 (X-Men n°77-79 Panini)[/u:1g4n02hq][/b:1g4n02hq] [img:1g4n02hq]http://ahp.li/fcaf58e8f29ce4e861ae.jpg[/img:1g4n02hq] [color=#FFFFFF:1g4n02hq]…. [/color:1g4n02hq]Les trois derniers numéros de la série, avant qu’elle ne devienne donc [b:1g4n02hq]Soldier X[/b:1g4n02hq] sont écrits par [b:1g4n02hq]Darko Macan[/b:1g4n02hq] ; il s’agit de trois « [i:1g4n02hq]one-shot[/i:1g4n02hq] » (ou histoires complètes) où [b:1g4n02hq]Cable[/b:1g4n02hq] perd pied et la maîtrise de ses pouvoirs. [b:1g4n02hq]Igor Kordey[/b:1g4n02hq] les dessine (sauf le #106 dessiné par [b:1g4n02hq]Mike Huddleston[/b:1g4n02hq]) et en réalise toutes les couvertures, comme depuis son arrivée sur le titre. • [b:1g4n02hq]Rio[/b:1g4n02hq], [b:1g4n02hq]Cable[/b:1g4n02hq] se frotte à l’une des institutions pendant longtemps underground du Brésil, le [i:1g4n02hq]Vale Tudo[/i:1g4n02hq]. Une forme de combat à mains nues inter-styles dont la famille [b:1g4n02hq]Gracie[/b:1g4n02hq] a été pendant longtemps l’une des plus ardentes représentantes. Dans le cadre de la série il s’agit bien évidemment de combats de mutants. • [b:1g4n02hq]Kazakhstan[/b:1g4n02hq], encore un épisode au dénouement particulièrement violent et dur. • [b:1g4n02hq]Singapour[/b:1g4n02hq], un épisode peut-être un peu moins dur, mais très symbolique et, avec le recul, très méta-textuel. Si ces trois dernière histoires ont un début et une fin et peuvent donc se lire en tant que telle, elles s’insèrent avec souplesse à la suite du travail de [b:1g4n02hq]David Tischman[/b:1g4n02hq] et annonce déjà [b:1g4n02hq]Soldier X[/b:1g4n02hq], tant sur le fond que sur la forme. Mais [b:1g4n02hq]Soldier X[/b:1g4n02hq] sera du [b:1g4n02hq]Cable[/b:1g4n02hq] à la puissance 1000 ! [img:1g4n02hq]http://ahp.li/6b65d316bf6033dc9f96.jpg[/img:1g4n02hq] [color=#FFFFFF:1g4n02hq]…. [/color:1g4n02hq][b:1g4n02hq][size=150:1g4n02hq]S[/size:1g4n02hq][/b:1g4n02hq]i Cable est toujours une série de bande dessinée de divertissement, elle est depuis l’arrivée de [b:1g4n02hq]Tischman[/b:1g4n02hq] & [b:1g4n02hq]Kordey[/b:1g4n02hq], mijotée dans la marmite du [i:1g4n02hq]grim and gritty[/i:1g4n02hq] (sombre & violent), avec de vrais morceaux de réel dedans. Sans oublier une bonne dose d'humour et d'ironie. [quote:1g4n02hq]À propos des « morceaux de réel », [b:1g4n02hq]Igor Kordey[/b:1g4n02hq] a reçu à l’époque un coup de fil de [b:1g4n02hq]Joe Quesada[/b:1g4n02hq], alors [i:1g4n02hq]editor-in-chief[/i:1g4n02hq] de la [b:1g4n02hq]Maison des Idées[/b:1g4n02hq], au sujet (de la douzième planche) de l’épisode numéro 98 dans lequel on peut voir un véhicule lancé contre un bâtiment et le faire exploser. Ce numéro dont la date de couverture est décembre 2001 est parue, selon la logique de parution américaine – probablement deux mois plus tôt. [b:1g4n02hq]Joe[/b:1g4n02hq] – plutôt véhément - disait en substance que compte tenu du climat d’alors (comprendre l’attentat du 11 septembre 2001), cette case n’était pas une excellente idée. [b:1g4n02hq]Igor Kordey [/b:1g4n02hq]a dû entre autre, lui expliquer que ces planches avaient été dessinées bien avant l’attentat meurtrier contre les tours jumelles du [b:1g4n02hq]World Trade Center[/b:1g4n02hq]. [/quote:1g4n02hq] Le travail d’[b:1g4n02hq]Igor Kordey[/b:1g4n02hq] y est tout simplement époustouflant. Ses couvertures sont très réussies – elles dotent en outre la série d’une identité immédiatement identifiable - et son [i:1g4n02hq]storytelling[/i:1g4n02hq] est absolument dynamique & efficace. En un mot on peut qualifier son style artistique de ruptile, autrement dit qui explose sous la pression de sa propre énergie. L’arrivée de [b:1g4n02hq]Darko Macan[/b:1g4n02hq] est à elle seule une belle leçon. L’auteur croate poursuit sur la lancée de son prédécesseur tout en s’appropriant le personnage sans heurts ni réécriture intempestive. [color=#FFFFFF:1g4n02hq]….[/color:1g4n02hq] [b:1g4n02hq][size=150:1g4n02hq]C[/size:1g4n02hq][/b:1g4n02hq]ette très courte partie de la série [b:1g4n02hq]Cable[/b:1g4n02hq] (les numéros 97 à 107) est l’exemple même d’un [i:1g4n02hq]run[/i:1g4n02hq] « culte ». C’est-à-dire connu (ou dont le souvenir persiste auprès) d’un très petit cercle d’amateurs, et encensé par un encore plus petit cercle d’initiés. La suite, Soldier X 1 à 8, est elle encore plus « culte ». ([b:1g4n02hq][i:1g4n02hq][url=http://artemusdada.blogspot.fr/2016/11/soldier-x-darko-macan-igor-kordey.html:1g4n02hq]À suivre …[/url:1g4n02hq][/i:1g4n02hq][/b:1g4n02hq]) _______ * « The Progressive X-Men Era », fait notablement référence à une période précise de l’histoire des Etats-Unis allant de 1890 à 1920, une période de rupture et de réformes. ** Le « [i:1g4n02hq]Nuff Said Month[/i:1g4n02hq] » - qui reprend une des expressions que Stan Lee (nuff said) utilisait au même titre qu’ « [i:1g4n02hq]exelcior[/i:1g4n02hq] » par exemple, et que l’on peut traduire par « assez parlé » - imposait aux auteurs de certaines séries d’écrire une histoire sans parole. Une histoire qui reposait donc uniquement sur la science du [i:1g4n02hq]storytelling[/i:1g4n02hq] du scénariste et du dessinateur. C’est, je crois, [b:1g4n02hq]Larry Hama[/b:1g4n02hq] qui de son propre chef avait écrit un épisode de [b:1g4n02hq]G.I. Joe[/b:1g4n02hq] (le #21 en mars 1984), a été le pionnier du genre chez [b:1g4n02hq]Marvel[/b:1g4n02hq]. En décembre 2001 (date de couverture février 2002) nombre de [i:1g4n02hq]comic books[/i:1g4n02hq] [b:1g4n02hq]Marvel[/b:1g4n02hq] furent touchés par cette opération éditoriale, avec plus ou moins de bonheur.

  • Juste pour dire que si Bits est hébergé sur Arte.. l emission ne passe pas à la TV mais est un contenu numérique.

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Marko":3maz4ngf][..] La voici : [..][/quote:3maz4ngf] Merci. De ce que j'ai vu de l'émission, il s'agit de "mèmes internet" assez différent sommes toute des propos développés par [b:3maz4ngf]Jouxtel[/b:3maz4ngf], [b:3maz4ngf]Bloom[/b:3maz4ngf] ou encore [b:3maz4ngf]Blackmore[/b:3maz4ngf], et de ce que j'entends moi-même par mèmes. :wink: Même si la définition donnée (tout comme celle que j'utilise) vient - par la force des choses - de celle élaborée par [b:3maz4ngf]Richard Dawkins[/b:3maz4ngf]. Il y a d'ailleurs un épisode en 2 parties qui vient après le [i:3maz4ngf]run[/i:3maz4ngf] d'[b:3maz4ngf]Arcudi[/b:3maz4ngf] et qui utilise les mèmes comme ressort dramatique (de façon assez fine d'ailleurs, je trouve), écrit par [b:3maz4ngf]Adam Warren[/b:3maz4ngf] (paru en septembre/octobre 1999) : [img:3maz4ngf]http://ahp.li/4a98425428048978e989.jpg[/img:3maz4ngf] [size=85:3maz4ngf]Dessin : Lee Bermejo + John Nyberg[/size:3maz4ngf]

  • Marko
    Membre

    [quote="artemus dada":228tp0wn]mais je serais curieux de connaitre l’émission d'[b:228tp0wn]Arte[/b:228tp0wn] qui parle de mèmes (même si je n'ai pas la télévision).[/quote:228tp0wn] La voici : [youtube:228tp0wn]

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Marko":2u08js80][..] [quote="artemus dada":2u08js80][quote:2u08js80][color=#FF0000:2u08js80]*[/color:2u08js80]Le mème est à la civilisation ce que le gène est à l'évolution. C'est un élément de code culturel, cognitif, symbolique ou pratique, soumis à la sélection naturelle. Disons pour simplifier que le mème est une idée qui à l'instar de l’œuf de Samuel Butler utilise la poule pour se dupliquer ; le mème lui se sert de nous pour le faire.[/quote:2u08js80][/quote:2u08js80] Ne serait-ce pas la définition que l'on retrouve dans l'émission d'Arte ?[/quote:2u08js80] Je ne sais pas. C'est pour le coup, une définition que j'ai "fabriquée" à partir de mes propres lectures sur le sujet, mais je serais curieux de connaitre l’émission d'[b:2u08js80]Arte[/b:2u08js80] qui parle de mèmes (même si je n'ai pas la télévision).

  • Marko
    Membre

    Il faudra que je relise ça un de ses jours, puisque dans le cadre de cette série, j'ai gardé un meilleur souvenir des épisodes d'Adam Warren. [quote="artemus dada":1thh29jd][quote:1thh29jd][color=#FF0000:1thh29jd]*[/color:1thh29jd]Le mème est à la civilisation ce que le gène est à l'évolution. C'est un élément de code culturel, cognitif, symbolique ou pratique, soumis à la sélection naturelle. Disons pour simplifier que le mème est une idée qui à l'instar de l’œuf de Samuel Butler utilise la poule pour se dupliquer ; le mème lui se sert de nous pour le faire.[/quote:1thh29jd][/quote:1thh29jd] Ne serait-ce pas la définition que l'on retrouve dans l'émission d'Arte ?

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Jim Lainé":2jr68hcb][..] Arcudi est un scénariste formidable, complètement mésestimé, [..] Je conseille tout simplement aux gens de relire sa prestation sur [b:2jr68hcb]Gen13[/b:2jr68hcb], pour voir. Et c'est un scénariste d'une grande sensibilité, qui utilise avec une belle finesse les silences et les [i:2jr68hcb]one-liners[/i:2jr68hcb]. D'une certaine manière, pour bien faire comprendre, je le comparerais à Tomasi, avec qui il partage un certain sens de la peinture des sentiments, notamment les plus douloureux.[...][/quote:2jr68hcb] [img:2jr68hcb]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber021/Gen_13-00_zpsq4mfxf1e.jpg[/img:2jr68hcb] [b:2jr68hcb][u:2jr68hcb]X-Mème[/u:2jr68hcb][/b:2jr68hcb][color=#FF0000:2jr68hcb]*[/color:2jr68hcb] [color=#FFFFFF:2jr68hcb]….[/color:2jr68hcb] [b:2jr68hcb][size=150:2jr68hcb]T[/size:2jr68hcb][/b:2jr68hcb]rès inspirée des [b:2jr68hcb]X-Men[/b:2jr68hcb] et de la cohorte de mutants de l’éditeur [b:2jr68hcb]Marvel[/b:2jr68hcb], la série [b:2jr68hcb][i:2jr68hcb]Gen 13[/i:2jr68hcb][/b:2jr68hcb], inventée par [b:2jr68hcb]Brandon Choi[/b:2jr68hcb] et [b:2jr68hcb]Jim Lee[/b:2jr68hcb], lequel dessinait justement avant de quitter la [b:2jr68hcb]Maison des Idées[/b:2jr68hcb] une série (tout simplement) appelée [b:2jr68hcb][i:2jr68hcb]X-Men[/i:2jr68hcb][/b:2jr68hcb] (Vol2), dont le premier numéro détiendrait encore le record du [i:2jr68hcb]comic book[/i:2jr68hcb] le plus vendu de tous les temps : plus de 8 millions de numéros, or donc cette série sort en 1995 sous la bannière de [b:2jr68hcb]WildStorm[/b:2jr68hcb], la maison d’édition de [b:2jr68hcb]Jim Lee[/b:2jr68hcb] au sein du collectif [b:2jr68hcb]Image Comics[/b:2jr68hcb]. Et, point non négligeable, elle est dessinée par [b:2jr68hcb]J. Scott Campbell[/b:2jr68hcb]. De manière assez singulière [b:2jr68hcb][i:2jr68hcb]Gen 13[/i:2jr68hcb][/b:2jr68hcb] aurait dû s’appeler [b:2jr68hcb][i:2jr68hcb]Gen X[/i:2jr68hcb][/b:2jr68hcb], mais l’éditeur [b:2jr68hcb]Marvel[/b:2jr68hcb] qui avait justement une série du même nom ou presque en développement ([b:2jr68hcb][i:2jr68hcb]Generation X[/i:2jr68hcb][/b:2jr68hcb]) - et qui de toute façon, a préempté tous les personnages et séries nés sous « X », aurait fait pression sur [b:2jr68hcb]WildStorm[/b:2jr68hcb] pour qu’il en change le nom. [b:2jr68hcb][i:2jr68hcb]Gen X[/i:2jr68hcb][/b:2jr68hcb] est donc devenue [b:2jr68hcb][i:2jr68hcb]Gen 13[/i:2jr68hcb][/b:2jr68hcb], en référence dit-on, à l’essai de [b:2jr68hcb]William Strauss[/b:2jr68hcb] & [b:2jr68hcb]Neil Howe[/b:2jr68hcb] intitulé [b:2jr68hcb][i:2jr68hcb]13th Gen : Abort, Retry, Ignore, Fails?[/i:2jr68hcb][/b:2jr68hcb] qui traite de la célèbre « génération X », la treizième selon eux depuis que les [b:2jr68hcb]Etats-Unis[/b:2jr68hcb] ont été créés. [img:2jr68hcb]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber021/Gen_13-01_zpsvhumpfef.jpg[/img:2jr68hcb] [color=#FFFFFF:2jr68hcb]….[/color:2jr68hcb] En 1998, au numéro 26 c’est [b:2jr68hcb]John Arcudi[/b:2jr68hcb], qui a été dernièrement l'un des meilleurs porte-flingue de [b:2jr68hcb]Mike Mignola[/b:2jr68hcb], qui prend en charge le scénario et [b:2jr68hcb]Gary Frank[/b:2jr68hcb] les dessins. Et, me rappelant ce qu'en disais [b:2jr68hcb]Jim[/b:2jr68hcb], j'ai saisi l'occasion de lire ce qu'[b:2jr68hcb]Arcudi[/b:2jr68hcb] avait fait sur la série [i:2jr68hcb]via[/i:2jr68hcb] les éditions SEMIC. [color=#FFFFFF:2jr68hcb]....[/color:2jr68hcb] Dans le monde des super-héros, c’est-à-dire celui de la [i:2jr68hcb]fantasy[/i:2jr68hcb], on attrape des super-pouvoirs plus facilement qu’un rhume, comme vont s’en rendre compte les membres de [b:2jr68hcb]Gen 13[/b:2jr68hcb]. Mais vue par [b:2jr68hcb]John Arcudi[/b:2jr68hcb], la série va surtout faire la part belle aux pères absents, aux amours contrariés, à l’ambition et aux demi-sœurs. Le scénariste accordera plus de place à l’aspect mélodramatique (ou « [i:2jr68hcb]soap[/i:2jr68hcb] ») dans son [i:2jr68hcb]run[/i:2jr68hcb] qu’aux affrontements entre super-héros et super-vilains. Pas ou peu de suspense finalement hormis celui lié aux sentiments et aux relations des uns et des autres. Et c'est très bien fait. Tout le monde est très beau, et les jeunes femmes souvent vêtues de tenues très légères. [b:2jr68hcb]Gary Frank[/b:2jr68hcb] dessine tout cela avec un dynamisme certain lorsqu’il le faut (pas très souvent), et surtout très joliment. [img:2jr68hcb]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber021/Gen_13-03_zpsezgkueyn.jpg[/img:2jr68hcb] Et c’est peut-être là que le bât blesse. Toutes ces gravures de mode, toutes ces jeunes femmes en bikini – mais aussi toutes ces pages où il ne se passe pas grand-chose – minimisent les bonnes idées et les moments forts. [img:2jr68hcb]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber021/Gen_13-06_zpspb0x5tea.jpg[/img:2jr68hcb] Enivré à l’eau de rose, même les derniers numéros (#40 & 41 dans le [b:2jr68hcb][i:2jr68hcb]Gen 13[/i:2jr68hcb][/b:2jr68hcb] n°24 de SEMIC), où [b:2jr68hcb]John Arcudi[/b:2jr68hcb] réussi pourtant le mieux son cocktail « [i:2jr68hcb]soap[/i:2jr68hcb] + super-héros », ont eu de la peine à distiller autre chose qu’un intérêt poli. Et pourtant [b:2jr68hcb]John Arcudi[/b:2jr68hcb] ne ménage pas son [i:2jr68hcb]casting [/i:2jr68hcb]; mais en en ce qui me concerne, en pure perte. Pas désagréable, bien au contraire le [i:2jr68hcb]run[/i:2jr68hcb] d’[b:2jr68hcb]Arcudi[/b:2jr68hcb] & [b:2jr68hcb]Frank[/b:2jr68hcb] apparaît pourtant bien trop superficiel et trop « décompressé » pour impliquer sérieusement son lecteur. Ou disons plutôt qu'à trop vouloir différer, son [i:2jr68hcb]climax[/i:2jr68hcb] tombe à plat. _____________ [quote:2jr68hcb][color=#FF0000:2jr68hcb]*[/color:2jr68hcb]Le mème est à la civilisation ce que le gène est à l'évolution. C'est un élément de code culturel, cognitif, symbolique ou pratique, soumis à la sélection naturelle. Disons pour simplifier que le mème est une idée qui à l'instar de l’œuf de Samuel Butler utilise la poule pour se dupliquer ; le mème lui se sert de nous pour le faire.[/quote:2jr68hcb]

  • Photonik
    Membre

    Il faut impérativement que je me dégote ce best of Milligan/McCarthy, c'est mon genre de came, je crois... :wink: Je ne connaissais "Paradax" que de nom, merci pour ce billet. EDIT : [quote:v5f7ldjr]Pour un personnage capable de traverser les murs quoi de plus normal que de traverser le quatrième[/quote:v5f7ldjr] Excellent !!!!

  • Oncle Hermes
    Membre

    Ça a l'air bien... spécial en effet. :mrgreen: Et bien fun. Si jamais l'occasion se présente d'y jeter quelques yeux plus avant, je m'en souviendrai. Merci !

  • artemus dada
    Membre

    [img:t6xf0osh]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber029/Paradax-01_zpsmhdpr1ya.jpg[/img:t6xf0osh] [color=#FFFFFF:t6xf0osh]….[/color:t6xf0osh] [b:t6xf0osh][size=150:t6xf0osh]P[/size:t6xf0osh][/b:t6xf0osh]as d’accident tragique, pas de meurtre sur lequel bâtir une vengeance, [b:t6xf0osh]Al Cooper[/b:t6xf0osh] trouve dans son taxi un costume oublié par l’un de ses clients. Il l’enfile et s’aperçoit qu’il peut traverser la matière solide ; après avoir imaginé dévaliser une banque pour devenir « [i:t6xf0osh]aussi riche que Michael Jackson[/i:t6xf0osh] » il envisage plutôt de devenir un super-héros. Mais sa première sortie en ville ne se passe pas comme prévue, on le moque voire, on lui intime de passer au large des enfants !!! Heureusement sa petite amie, [b:t6xf0osh]Kopper Keen[/b:t6xf0osh], ajoute à son costume ce qui fera toute la différence : une veste (qui fera école), un jeans déchiré et une paire de baskets. Une nouvelle tenue, un manager qui négocie les droits télévisuels de ses rencontres avec des super-vilains, et le voilà prêt à devenir célèbre. Et riche ! Ce qui ne l’empêche pas de continuer à boire de la bière et fumer de l’herbe chez lui en se regardant à la télévision. [img:t6xf0osh]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber029/Paradax-02_zpsr5yfifzy.jpg[/img:t6xf0osh] [size=85:t6xf0osh]L'accroche-cœur de [b:t6xf0osh]Superman[/b:t6xf0osh] et la tenue de [b:t6xf0osh]Kid Flash[/b:t6xf0osh][/size:t6xf0osh] [color=#FFFFFF:t6xf0osh]….[/color:t6xf0osh] [b:t6xf0osh]Paradax[/b:t6xf0osh] est l’une de mes bandes dessinées préférées, j’y ai mis le meilleur de moi-même pour en faire quelque chose d’incroyable. Le format de trois fois 8 pages était excellent ; il permettait une grande variété d’atmosphères et d’idées. [b:t6xf0osh]Paradax[/b:t6xf0osh] est un jeune super-héros de la classe ouvrière, qui se fiche de sauver le monde. Ce qu’il veut c’est des minettes, de l'argent et la renommée. C’est en substance ce que dit de lui son créateur [b:t6xf0osh]Brendan McCarthy[/b:t6xf0osh]. Il s’agit d’un personnage sexy, une rafraichissante critique du trop sérieux [b:t6xf0osh]Marvelman[/b:t6xf0osh] d’[b:t6xf0osh]Alan Moore[/b:t6xf0osh]. Le premier « super-morveux » de l’âge de la télévision. [img:t6xf0osh]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber029/Paradax-03_zpsqlfe3xnd.jpg[/img:t6xf0osh] [size=85:t6xf0osh]Pour un personnage capable de traverser les murs quoi de plus normal que de traverser le quatrième[/size:t6xf0osh] [color=#FFFFFF:t6xf0osh]…. [/color:t6xf0osh]Publiée à l’origine en 1984-1985 dans les trois numéros de [b:t6xf0osh][i:t6xf0osh]Strange Days[/i:t6xf0osh][/b:t6xf0osh] par l’éditeur [b:t6xf0osh]Eclipse Comics[/b:t6xf0osh], avec l’aide du scénariste [b:t6xf0osh]Peter Milligan[/b:t6xf0osh] [b:t6xf0osh][i:t6xf0osh]Paradax ![/i:t6xf0osh][/b:t6xf0osh] est une sorte d’ovni pour l’époque, très « [i:t6xf0osh]ground level[/i:t6xf0osh] » ; [b:t6xf0osh]McCarthy[/b:t6xf0osh] & [b:t6xf0osh]Milligan[/b:t6xf0osh] n’hésitent pas à briser le « quatrième mur » et à faire montre d’un mauvaise esprit qui encore aujourd’hui fait des étincelles. Les deux hommes sont très en forme et ils le montrent. [img:t6xf0osh]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber029/Paradax-04_zpshhlbfxax.jpg[/img:t6xf0osh] [size=85:t6xf0osh]Un petit air de la [b:t6xf0osh]Doom Patrol[/b:t6xf0osh] avant l'heure ?[/size:t6xf0osh] Une aventure supplémentaire sera publiée en 1986 par l’éditeur canadien [b:t6xf0osh]Vortex[/b:t6xf0osh], dessinée par [b:t6xf0osh]Tony Riot[/b:t6xf0osh] qui partageait à l’époque un studio avec [b:t6xf0osh]Peter Milligan[/b:t6xf0osh]. Si [b:t6xf0osh]Paradax[/b:t6xf0osh] n’est pas sans évoquer le [b:t6xf0osh]Zenith[/b:t6xf0osh] de [b:t6xf0osh]Grant Morrison[/b:t6xf0osh] (et pour cause), cette aventure publiée par [b:t6xf0osh]Vortex[/b:t6xf0osh] anticipe aussi d’une certaine manière ce que sera la [b:t6xf0osh]Doom Patrol[/b:t6xf0osh] du scénariste écossais avec ses personnages bizarres et son ton psychédélique. [color=#FFFFFF:t6xf0osh]….[/color:t6xf0osh] Disponible dans le recueil [b:t6xf0osh][i:t6xf0osh]The Best of Milligan & McCarthy[/i:t6xf0osh][/b:t6xf0osh] chez [b:t6xf0osh]Dark Horse[/b:t6xf0osh] [b:t6xf0osh][i:t6xf0osh]Paradax ![/i:t6xf0osh][/b:t6xf0osh] a été pour moi un très bon moment de lecture. À la fois déstabilisant et (déjà) inoubliable (et parfois incompréhensible), et j’imagine la claque que cela a dû être au début des années 1980. Une découverte à découvrir !

  • Oncle Hermes
    Membre

    [quote="Fred le Mallrat":k4xv6owx]ca a pas duré car il y a eu des echecs (Journey Into Mystery avec Sif, Captain Marvel (carol danvers)..)[/quote:k4xv6owx] J'ai acheté les deux, le premier pour moi (je ne connaissais pas), le second pour offrir (j'avais lu la v.o.). Le volume sur Sif est quand même très très moyen, il y avait assurément mieux à choisir dans [b:k4xv6owx]Journey into Mystery[/b:k4xv6owx]. Et le numéro paru en kiosque sur Captain Marvel présente le début de la seconde moitié (et pas la plus intéressante) du run de DeConnick - un choix assez discutable mais qui s'inscrit, il est vrai, dans une riche tradition paniniesque. :roll:

  • On a eu 2 ans il ya quelques années où Panini traduisait tout... ca a pas duré car il y a eu des echecs (Journey Into Mystery avec Sif, Captain Marvel (carol danvers)..) et encore aujourd hui il y a peu d inedits en vf A l epqoue conspiracy.. on avait au moins 1/3 de la prod marvel qui finissait inedite..

  • Jim Lainé
    Membre

    [quote="Fred le Mallrat":kbawfhic]a l epoque.. ils passaient a coté de pas mal de choses :)[/quote:kbawfhic] Est-ce que ça a vraiment changé ? Jim

  • a l epoque.. ils passaient a coté de pas mal de choses :)

  • soyouz
    Membre

    Tiens, Panini est passé à côté à l'époque ... Merci Artie !

  • je l aime bien ce conspiracy.. je l avais trouvé il y a un bail dans un bac a solde.. la fin serait presque un prequel de SHIELD (de hickmann) de mémoire avec des noms du passé marvel impliqués... ou pas. J ai un moins grand souvenir de Ruins pourtant acheté bien apres..

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Marko":3fdutcv9]Merci de ce billet artie, ça fait longtemps que ce diptyque a capté mon attention, va falloir que je m'y penche d'un peu plus près...[/quote:3fdutcv9] [quote="KabFC":3fdutcv9]Je connaissais pas du tout. Merci Artie. Je vais me pencher dessus.[/quote:3fdutcv9] [quote="BenWawe":3fdutcv9]Idem, belle curiosité, merci ! J'aime beaucoup Kordey, je suis intrigué. En soi, les planches me rappellent aussi le [i:3fdutcv9]Ruins[/i:3fdutcv9] de Warren Ellis, sûrement sorti à la même époque.[/quote:3fdutcv9] Eh bien je lirai avec intérêt vos retours. [b:3fdutcv9]Ruins[/b:3fdutcv9] a été publié juste après [b:3fdutcv9]Marvels[/b:3fdutcv9] et un peu avant [b:3fdutcv9]Conspiracy[/b:3fdutcv9].

  • BenWawe
    Membre

    Idem, belle curiosité, merci ! J'aime beaucoup Kordey, je suis intrigué. En soi, les planches me rappellent aussi le [i:3a1v667y]Ruins[/i:3a1v667y] de Warren Ellis, sûrement sorti à la même époque.

  • KabFC
    Membre

    Je connaissais pas du tout. Merci Artie. Je vais me pencher dessus.

  • Marko
    Membre

    Merci de ce billet artie, ça fait longtemps que ce diptyque a capté mon attention, va falloir que je m'y penche d'un peu plus près...

  • artemus dada
    Membre

    [color=#FFFFFF:c0xtairl]....[/color:c0xtairl] [size=150:c0xtairl]E[/size:c0xtairl]n 1994 [b:c0xtairl][i:c0xtairl]Marvels[/i:c0xtairl][/b:c0xtairl] proposait de voir l’univers de l’éditeur [b:c0xtairl]Marvel[/b:c0xtairl] à « hauteur d’homme », au travers de l’objectif du reporter-photographe [b:c0xtairl]Phil Sheldon[/b:c0xtairl]. Ou du moins une partie de son histoire, ce que l’on appelle communément « l’âge de l’innocence », celui qui débute avec l’apparition de la [b:c0xtairl]Torche humaine[/b:c0xtairl], et se termine avec la mort de [b:c0xtairl]Gwen Stacy[/b:c0xtairl]. Et si cette innocence n’avait jamais existé ailleurs que dans le regard de [b:c0xtairl]Phil Sheldon[/b:c0xtairl] ? [img:c0xtairl]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber003/Conspiracy_12_zpssxjdup7p.jpg[/img:c0xtairl] [color=#FFFFFF:c0xtairl]…. [/color:c0xtairl]Quatre ans plus tard, [b:c0xtairl]Dan Abnett[/b:c0xtairl] & [b:c0xtairl]Igor Kordey[/b:c0xtairl] empruntent la même voie que [b:c0xtairl]Kurt Busiek[/b:c0xtairl] & [b:c0xtairl]Alex Ross[/b:c0xtairl] en leur temps, pour une histoire publiée en deux numéros d’une trentaine de pages chacun, entièrement peints eux aussi. [color=#FFFFFF:c0xtairl]….[/color:c0xtairl] [b:c0xtairl]Mark Ewing[/b:c0xtairl], journaliste au [b:c0xtairl]Daily Bugle[/b:c0xtairl], découvre par hasard une enveloppe dont le contenu va chambouler sa vie, et l’amener à voir l’émergence des super-héros – ceux de l’univers [b:c0xtairl]Marvel[/b:c0xtairl] – d’un autre œil. [img:c0xtairl]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber003/Conspiracy_3_zpsvfliyndu.jpg[/img:c0xtairl] [i:c0xtairl]Thriller[/i:c0xtairl] paranoïaque à l’ambiance complotiste prononcée, [b:c0xtairl][i:c0xtairl]Conspiracy[/i:c0xtairl][/b:c0xtairl] est aussi une magnifique bande dessinée, entièrement peinte par [b:c0xtairl]Igor Kordey[/b:c0xtairl]. L’artiste propose certainement, avec ces deux numéros, sa plus belle œuvre étasunienne. Des cases très détaillées, une palette de couleurs tout simplement époustouflante, des doubles-pages saisissantes ; une [i:c0xtairl]maestria[/i:c0xtairl] entièrement au service de l’histoire. Les personnages en disent autant avec les mots de [b:c0xtairl]Dan Abnett[/b:c0xtairl] qu’avec les expressions et le langage corporel que dessine [b:c0xtairl]Igor Kordey[/b:c0xtairl]. La tension est tout autant le résultat visible des situations qui découlent du scénario que des couleurs peintes par l’artiste. [img:c0xtairl]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber003/Conspiracy_4_zpsf16cvr69.jpg[/img:c0xtairl] [img:c0xtairl]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber003/Conspiracy_6_zps7ca2ceh7.jpg[/img:c0xtairl] [b:c0xtairl]Dan Abnett[/b:c0xtairl] livre aussi de mon point de vue son meilleur travail. Les fourches caudines de la théorie du complot sont impitoyables, et le ridicule est souvent la peine minimum pour qui s’y risque. Mais [b:c0xtairl]Abnett[/b:c0xtairl], avec un art consommé de la manipulation, utilise les paradoxes inhérents au genre pour faire de cette histoire un point de vue qui peut s’insérer sans problème dans la « sacro-sainte » [i:c0xtairl]continuité[/i:c0xtairl] quelque soit le bout par lequel on la prend. [img:c0xtairl]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber003/Conspiracy_5_zpswbca3hmc.jpg[/img:c0xtairl] [color=#FFFFFF:c0xtairl]….[/color:c0xtairl] Réussite esthétique, scénario très ingénieux, [b:c0xtairl][i:c0xtairl]Conspiracy[/i:c0xtairl][/b:c0xtairl] est un récit qui mériterait amplement de sortir du relatif anonymat où il repose.

  • artemus dada
    Membre

    [quote="soyouz":3ht7vkli][..] En revanche, Common Grounds, c'est de l'excellente cam' ![/quote:3ht7vkli] Oui tu as raison, et c'est quand même bien au-dessus (du moins dans mon souvenir, je vais relire ça bientôt) de [b:3ht7vkli]Freshmen[/b:3ht7vkli].

  • soyouz
    Membre

    J'avais trouvé les premiers épisodes rigolo, mais pas au point d'acheter le recueil. En revanche, Common Grounds, c'est de l'excellente cam' !

  • artemus dada
    Membre

    [img:2vhqy0l4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/fres01_zpsgg0xypj8.jpg[/img:2vhqy0l4] La bande dessinée de super-héros, genre dominant de l'industrie du [b:2vhqy0l4]9ème art[/b:2vhqy0l4] outre-Atlantique, n'a jamais cessé de décliner le genre : des super-héros à la sauce "réaliste", à la mode polar, ou encore tendance [i:2vhqy0l4]girly[/i:2vhqy0l4] (liste non exhaustive) ; avec [b:2vhqy0l4][i:2vhqy0l4]Freshmen[/i:2vhqy0l4][/b:2vhqy0l4] [b:2vhqy0l4]Hugh Sterbakov[/b:2vhqy0l4] & [b:2vhqy0l4]Seth Green[/b:2vhqy0l4] (oui celui de la série télé [b:2vhqy0l4][i:2vhqy0l4]Buffy[/i:2vhqy0l4][/b:2vhqy0l4]) accommodent le genre au milieu universitaire, envisagé ici comme une boîte de [b:2vhqy0l4]Petri [/b:2vhqy0l4] où le concept est mis en culture. [img:2vhqy0l4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/fres02_zpskayvnbwy.jpg[/img:2vhqy0l4] L'université n'est pas seulement le milieu dans lequel vont évoluer les personnages, c'est aussi d'une certaine manière l'esprit dans lequel les super-pouvoirs des protagonistes sont inventés. Si les deux auteurs ont fait preuve d'inventivité et d'un esprit potache qui cadre bien avec l'idée qu'on peut se faire de la vie sur un campus et des préoccupations et des activités de certains étudiants, il n'en demeure pas moins que l'exploitation de certaines des facultés inventées n'est pas facile voire impossible, dans le cadre d'un [i:2vhqy0l4]comic book[/i:2vhqy0l4] destiné au "grand public". [img:2vhqy0l4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/fres03_zpstiwew9pf.jpg[/img:2vhqy0l4] Cette série publiée par [b:2vhqy0l4]Top Cow[/b:2vhqy0l4] (2 X 6 numéros) aux [b:2vhqy0l4]U.S.A[/b:2vhqy0l4]. et par [b:2vhqy0l4]Delcourt[/b:2vhqy0l4] (la première minisérie seulement) en [b:2vhqy0l4]France[/b:2vhqy0l4] est plutôt sympathique même si elle n'est pas totalement "maîtrisée", notamment en terme de gestion de personnages. Je pense que [b:2vhqy0l4]Hugh Sterbakov[/b:2vhqy0l4] & [b:2vhqy0l4]Seth Green[/b:2vhqy0l4] ont vu un peu trop grand d'où des personnages peu ou pas exploités, et des pouvoirs comme je l'ai dis pas vraiment "gérables". Reste que les personnages qui occupent le devant de la scène sont crédibles et intéressants voire attachants, et que l'intrigue est disons rafraîchissante notamment grâce à l'humour qui parcoure ce recueil. [img:2vhqy0l4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/fres04_zpspabuguzu.jpg[/img:2vhqy0l4] J'aimerais aussi attirer votre attention, du moins celle des lecteurs qui ne lisaient pas encore de BD en provenance des [b:2vhqy0l4]Etats-Unis[/b:2vhqy0l4] en 2005-2006 sur le travail que faisait l'éditeur [b:2vhqy0l4]Delcourt [/b:2vhqy0l4] notamment avec son bimestriel [b:2vhqy0l4]Top Comics[/b:2vhqy0l4] dans lequel a été prépublié [b:2vhqy0l4]Freshmen[/b:2vhqy0l4] (du moins les trois premiers numéro [b:2vhqy0l4]U.S[/b:2vhqy0l4]). Et quand je dis [b:2vhqy0l4]Delcourt[/b:2vhqy0l4] je veux dire notamment [b:2vhqy0l4]Thierry Mornet[/b:2vhqy0l4]. Outre des séries en prépublication, une large part était réservée au rédactionnel, voilà par exemple ce qu'on pouvait trouver : [img:2vhqy0l4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/Top%20Comics01_zps0uowuu5x.jpg[/img:2vhqy0l4] [img:2vhqy0l4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/Top%20Comics02_zpskxm5sob7.jpg[/img:2vhqy0l4] [img:2vhqy0l4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/Top%20Comics03_zpssb8cvuv5.jpg[/img:2vhqy0l4] [img:2vhqy0l4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/Top%20Comics04_zpsh6u72e79.jpg[/img:2vhqy0l4] [img:2vhqy0l4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/Top%20Comics%2005_zpsa8rjdcjg.jpg[/img:2vhqy0l4] Une démarche que l'on pouvait déjà voir à l'oeuvre chez [b:2vhqy0l4]SEMIC[/b:2vhqy0l4], lorsqu'il y travaillait. [b:2vhqy0l4]Top Comics[/b:2vhqy0l4] n'aura connu que 8 numéros malgré d'évidentes qualités (que l'on retrouvera par ailleurs dans le magazine [b:2vhqy0l4]Star Wars[/b:2vhqy0l4] publié plus tard par [b:2vhqy0l4]Delcourt[/b:2vhqy0l4]). Ce magazine, [b:2vhqy0l4]Top Comics[/b:2vhqy0l4] donc, a notamment proposé l'excellente série [b:2vhqy0l4]Common Grounds[/b:2vhqy0l4] dont je vous parlerai bientôt. Pour en revenir à [b:2vhqy0l4]Freshmen[/b:2vhqy0l4], si vous trouvez ce recueil je vous incite à tenter l'aventure, ce n'est certes pas une série révolutionnaire mais c'en est une qui permet de passer un bon moment de lecture. Ce qui n'est déjà pas si mal. :wink:

  • BenWawe
    Membre

    Ah Trouble, c'était bien naze tiens.

  • soyouz
    Membre

    [quote="KabFC":2pfggw3j][quote="soyouz":2pfggw3j]Oui, j'ai l'impression que ça bouillonnait de partout, la réussite inattendu du label Marvel Knight, on a l'impression qu'ils osaient ce qu'ils voulaient sans se préoccuper de quoi que ce soit ... et puis la saison des crossovers est arrivée ...[/quote:2pfggw3j] Le label MK c'est avant que Joe Q devienne rédac chef.[/quote:2pfggw3j] Oui, je sais bien (je connais un peu cette époque quand même) mais y avait déjà Jemas me semble-t-il ! Le bouillonnement ne date pas que de Joe Q ! [quote="KabFC":2pfggw3j]c'était donc Marville Vs Ultimate Adventure Vs Captain Marvel[/quote:2pfggw3j] Ce que je dis depuis le début ! Et confirmé par Artie depuis quelques posts déjà ! :wink:

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Photonik":3uv5mxzs]Alors ça : voilà un titre qui était passé TOTALEMENT sous mon radar personnel. [/quote:3uv5mxzs] J'y repense. On doit pouvoir trouver ce numéro pour pas trop cher chez les bouquinistes. [quote:3uv5mxzs]Merci pour ce billet instructif comme à l'accoutumée...[/quote:3uv5mxzs] Merci. [quote:3uv5mxzs]Je connais un peu les écrits de Bazin, mais cette notion de "sur-western" m'avait échappé aussi ; elle est très éclairante.[/quote:3uv5mxzs] Et là je n'utilise qu'une partie d'une phrase pour appuyer mon propre propos. :wink:

  • KabFC
    Membre

    c'était donc Marville Vs Ultimate Adventure Vs Captain Marvel

  • Le Doc
    Membre

    [quote="KabFC":186e4hqs]Ah oui Marville le truc sur la jeunesse de Tante May.[/quote:186e4hqs] Non, ça c'était [b:186e4hqs]Trouble[/b:186e4hqs] de Millar et Dodson. [img:186e4hqs]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/trouble-comics-volume-1-simple-18637.jpg[/img:186e4hqs]

  • KabFC
    Membre

    Ah oui Marville le truc sur la jeunesse de Tante May.

  • artemus dada
    Membre

    [quote="KabFC":1w2it04x] De mémoire c'était The Pulse Vs Ultimate Adventure Vs Captain Marvel et uniquement c'est 3 là. Pas de Momo dans la course.[/quote:1w2it04x] [b:1w2it04x][i:1w2it04x]Marville[/i:1w2it04x][/b:1w2it04x] de [b:1w2it04x]Jemas[/b:1w2it04x], pas [b:1w2it04x][i:1w2it04x]The Pulse[/i:1w2it04x][/b:1w2it04x] ; c'est du moins ce qui est dit dans la page que j'ai postée et qui a été publié à l'époque dans le recueil [b:1w2it04x]Marvel Adventures[/b:1w2it04x] [b:1w2it04x][i:1w2it04x]Soldat de plomb[/i:1w2it04x][/b:1w2it04x] par [b:1w2it04x]Panini[/b:1w2it04x] dont je parle.

  • KabFC
    Membre

    [quote="Jack!":3o38ysj4][quote="soyouz":3o38ysj4]J'ai beaucoup aimé cette mini-série qui ne devrait peut être en être qu'une et donc ne pas forcément y survivre, parce qu'à l'origine, c’est l'histoire d'un concours avec Jemas, Quesada et David et celui qui vendait le plus avait le droit de continuer ![/quote:3o38ysj4] Je crois que Grant Morrison et son Marvel Boy étaient aussi de la partie.[/quote:3o38ysj4] De mémoire c'était The Pulse Vs Ultimate Adventure Vs Captain Marvel et uniquement c'est 3 là. Pas de Momo dans la course.

  • KabFC
    Membre

    [quote="soyouz":2z74hfvf]Oui, j'ai l'impression que ça bouillonnait de partout, la réussite inattendu du label Marvel Knight, on a l'impression qu'ils osaient ce qu'ils voulaient sans se préoccuper de quoi que ce soit ... et puis la saison des crossovers est arrivée ...[/quote:2z74hfvf] Le label MK c'est avant que Joe Q devienne rédac chef.

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Jack!":3ss5uvis][..] Le genre Western Spaghetti est-il considéré comme un sur-western ?[/quote:3ss5uvis] Pour [b:3ss5uvis]Bazin [/b:3ss5uvis]? Non. Et je ne crois pas qu'en 1955 il y avait déjà ce qu'on appelle des "western spaghetti".

  • Photonik
    Membre

    Pas de la façon dont je le comprends perso, mais je n'ai pas lu le texte d'origine. Ceci dit, Bazin n'a pu connaître le western italien de la grande époque. Ce qui n'exclurait pas forcément que le qualificatif de sur-western ne s'y applique pas... Le western italien retourne les valeurs morales et l'esthétique "de surface" du western classique mais reste fondamentalement, dans sa structure type et ses ressorts, du pur western sur le plan cinématographique, même quand il se fait très politique (je pense à Sergio Sollima). Je pense que Bazin fait plutôt référence à certains westerns américains qui englobent d'autres genre (mélodrame, comédie ou autres), voire à certains westerns qui seraient des allégories politiques trop transparentes voire "évidentes".

  • Jack!
    Membre

    Je me trompe peut-être. Il me semblait que la rumeur qui voulait, à une époque, que Marvel Boy appartienne à l'univers Ultimate venait de là (avant que Bendis ne fasse pire donc). Mais je me demande maintenant si ça ne concernait pas la mise en chantier de [b:km0l3kxh]Marvel Boy II[/b:km0l3kxh]. J'ai un doute, je dois avouer. [size=85:km0l3kxh]Par contre, pour la petite anecdote, on peut dire que l'artiste Duncan Fegredo déteste Ultimate Adventures qu'il considère comme l'une des pires expériences de sa carrière.[/size:km0l3kxh] [quote:km0l3kxh]Dans un article de 1955 intitulé L’Évolution du western, André Bazin (critique de cinéma) donne la définition de ce qu’il entend par sur-western : "un western qui aurait honte de n’être que lui-même et chercherait à justifier son existence par un intérêt supplémentaire […]". [/quote:km0l3kxh] Le genre Western Spaghetti est-il considéré comme un sur-western ?

  • Photonik
    Membre

    Août 2000 pour "Marvel Boy", contre novembre 2002 pour "Ultimate Adventures". Après, vu le temps que mettent certains projets à se concrétiser, c'est bien possible...

  • soyouz
    Membre

    T'es sûr ? Le Marvel Boy est un peu plus vieux, quand même !

  • Jack!
    Membre

    [quote="soyouz":iayn8n48]J'ai beaucoup aimé cette mini-série qui ne devrait peut être en être qu'une et donc ne pas forcément y survivre, parce qu'à l'origine, c’est l'histoire d'un concours avec Jemas, Quesada et David et celui qui vendait le plus avait le droit de continuer ![/quote:iayn8n48] Je crois que Grant Morrison et son Marvel Boy étaient aussi de la partie.

  • BenWawe
    Membre

    En fait, ce qui est rigolo, c'est que cette saison des crossovers et, globalement, la fin de cette période de liberté, d'originalité, d'autonomie (chaque franchise vit sa propre vie, la destruction de New York par Magneto sous Morrison n'a pas d'impact chez Spider-Man...), est marquée par le départ de Jemas de son poste de grand patron en 2003, et l'arrivée de Bendis sur Avengers en 2004. Et c'est là que l'immense récit "à suivre", bien souligné par nemo tant chaque histoire/crossover n'est que la suite du précédent et le prélude au prochain, commence véritablement, avec une interdépendance des titres dès Disassembled.

  • soyouz
    Membre

    Oui, j'ai l'impression que ça bouillonnait de partout, la réussite inattendu du label Marvel Knight, on a l'impression qu'ils osaient ce qu'ils voulaient sans se préoccuper de quoi que ce soit ... et puis la saison des crossovers est arrivée ...

  • BenWawe
    Membre

    J'ai lu, et beaucoup apprécié, cette forme d'OVNI dans le paysage de la BD Marvel. Une belle époque que celle où Jemas et Quesada osaient laisser toutes les clés à des auteurs originaux, en essayant simplement de faire de bonnes choses...

  • artemus dada
    Membre

    [quote="soyouz":3ne0l19o][...] (bon, je dis tout ça de mémoire, donc il se peut que je me trompe sur des détails ...)[/quote:3ne0l19o] C'est tout à fait ça : [img:3ne0l19o]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber001/Ultimates-HS%2003%20-144_zpsb9wjkokd.jpg[/img:3ne0l19o]

  • soyouz
    Membre

    C'est sorti en France dans le magazine Ultimate HS 3 en 2004 J'ai beaucoup aimé cette mini-série qui ne devrait peut être en être qu'une et donc ne pas forcément y survivre, parce qu'à l'origine, c’est l'histoire d'un concours avec Jemas, Quesada et David et celui qui vendait le plus avait le droit de continuer ! Le titre présenté par Artie eut les faveurs de Quesada, mais fut plomber par des retards, si je me souviens bien, donc il a perdu le concours ! Jemas a scénarisé Marville (aucune idée de ce que ça a donné, mais de mémoire, c'était une blague) et David était sur Captain Marvel (Genis à l'époque). Vu qu'il ne resta que Captain Marvel, on peut avoir une idée du gagnant ... (bon, je dis tout ça de mémoire, donc il se peut que je me trompe sur des détails ...)

  • Photonik
    Membre

    Alors ça : voilà un titre qui était passé TOTALEMENT sous mon radar personnel. Merci pour ce billet instructif comme à l'accoutumée... Je connais un peu les écrits de Bazin, mais cette notion de "sur-western" m'avait échappé aussi ; elle est très éclairante.

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Photonik":2f1hqdt5]Sur ce thread, je propose que l'on se penche sur le cas de personnages et / ou de minis (voire de séries "illimitées", si un cas s'y prête...) un peu tombés dans l'oubli, un peu sortis des radars des lecteurs, à plus forte raison les plus récemment plongés dans le bain des comic books.[/quote:2f1hqdt5] [img:2f1hqdt5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber003/ua01_zpsa6dlvwah.jpg[/img:2f1hqdt5] Dans le cadre de la rubrique [b:2f1hqdt5]FROM THE VAULT : Les héros oubliés[/b:2f1hqdt5] j'aimerais vous parler de deux personnages et d'une série un peu voire totalement sortis des radars. [b:2f1hqdt5][size=150:2f1hqdt5]I[/size:2f1hqdt5][/b:2f1hqdt5]l me semble que c’est au début des années 2000 et principalement sous l’impulsion de [b:2f1hqdt5]Joe Quesada[/b:2f1hqdt5] (corrigez-moi si je me trompe) que la [b:2f1hqdt5]Maison des Idées[/b:2f1hqdt5] va accueillir en son sein des artistes un peu moins [i:2f1hqdt5]mainstream[/i:2f1hqdt5] si je puis dire, comme [b:2f1hqdt5]Jim Mahfood[/b:2f1hqdt5], [b:2f1hqdt5]Ted McKeever[/b:2f1hqdt5], ou encore des scénaristes en provenance du cinéma comme [b:2f1hqdt5]Bob Gale[/b:2f1hqdt5] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2015/09/ant-mans-big-christmas-bob-galephil.html:2f1hqdt5]Pour en savoir +[/url:2f1hqdt5]) ou encore [b:2f1hqdt5]Kevin Smith[/b:2f1hqdt5] et leur confier des super-héros populaires qui seront publiés sous les labels [b:2f1hqdt5]Marvel Knight[/b:2f1hqdt5] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2015/10/black-panther-christopher-priest.html:2f1hqdt5]Pour en savoir +[/url:2f1hqdt5]) ou [b:2f1hqdt5]Ultimate[/b:2f1hqdt5]. Le scénariste [b:2f1hqdt5]Ron Zimmerman[/b:2f1hqdt5] fait partie de cette vague, il va notamment créer un duo qui me semble un peu oublié de nos jours, sinon des lecteurs au moins des [i:2f1hqdt5]editors[/i:2f1hqdt5] puisque je n’ai pas souvenir de l’avoir revu récemment. [img:2f1hqdt5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber003/ua02_zps0ilxueua.jpg[/img:2f1hqdt5] Dans un article de 1955 intitulé [b:2f1hqdt5][i:2f1hqdt5]L’Evolution du western[/i:2f1hqdt5][/b:2f1hqdt5], [b:2f1hqdt5]André Bazin[/b:2f1hqdt5] (critique de cinéma) donne la définition de ce qu’il entend par sur-western : [i:2f1hqdt5]"un western qui aurait honte de n’être que lui-même et chercherait à justifier son existence par un intérêt supplémentaire […]"[/i:2f1hqdt5]. Si la minisérie [b:2f1hqdt5]Ultimate Adventures[/b:2f1hqdt5] ne ressort pas du western, en la lisant (et en la relisant pour écrire ce qui suit) elle m’apparaît ressortir d’une histoire de super-héros qui aurait honte de n’être que ça et, pour dépasser sa simple condition de récit de super-héros s’inscrirait dans ce qu’on appelle le « méta », où ce préfixe est employé pour définir toute forme de littérature réflexive. [b:2f1hqdt5]Ultimate Adventures[/b:2f1hqdt5] peut aussi être considéré comme une histoire postmoderne de super-héros. [quote:2f1hqdt5]Le terme postmoderne doit être compris ici comme une tentative de subvertir la forme traditionnelle du récit de manière ironique tout en gardant certaines structures traditionnelles (par exemple le rôle de l’animal totémique). C’est une création qui relève du collage, de la fragmentation et de l'hybridation. La Culture (avec un C majuscule) est ainsi envisagée comme une base de données où s'entassent de multiples fragments : personnages, accessoires, situations etc., et où il est loisible de puiser selon son inspiration.[/quote:2f1hqdt5] Ainsi, [b:2f1hqdt5]Ultimate Adventures[/b:2f1hqdt5] est-il un récit de bande dessinée qui prend pour objet de sa fiction le genre dont il fait partie ou, pour le dire plus simplement, c’est une histoire qui a comme objet une autre histoire (ici de super-héros). [b:2f1hqdt5]Utimate Adventures[/b:2f1hqdt5] est une réécriture (du [b:2f1hqdt5]Dynamic Duo[/b:2f1hqdt5] [i:2f1hqdt5]aka[/i:2f1hqdt5] [b:2f1hqdt5]Batman[/b:2f1hqdt5] & [b:2f1hqdt5]Robin[/b:2f1hqdt5]) qui se caractérise par un langage (la bande dessinée de super-héros) ayant pour objet son propre artifice ; autrement dit elle attire l’attention du lecteur sur le fonctionnement de la fiction en tant que telle. [img:2f1hqdt5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber003/ua09_zpsewkkvgr7.jpg[/img:2f1hqdt5] Cela dit cette tendance que l’on appelle aussi réflexive, ne date pas d’hier. Ainsi, lorsque [b:2f1hqdt5]DC Comics[/b:2f1hqdt5] tente en 1956 de relancer le genre en déshérence depuis l’immédiat après-guerre avec un nouveau [b:2f1hqdt5]Flash[/b:2f1hqdt5] ([b:2f1hqdt5][i:2f1hqdt5]Showcase[/i:2f1hqdt5][/b:2f1hqdt5] #4), l’[i:2f1hqdt5]alter ego[/i:2f1hqdt5] du personnage s’inspirera d’un [i:2f1hqdt5]comic book[/i:2f1hqdt5] qui met en vedette un personnage nommé [b:2f1hqdt5]Flash[/b:2f1hqdt5] (et qui se révélera plus tard être le [b:2f1hqdt5]Flash[/b:2f1hqdt5] de [b:2f1hqdt5]Terre 2[/b:2f1hqdt5] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/02/flash-des-deux-mondes.html:2f1hqdt5]Pour en savoir +[/url:2f1hqdt5])) pour choisir son pseudonyme de super-héros et de ce qu’il peut faire des facultés surhumaines qu’il vient d’acquérir. Toutefois dans une approche postmoderne ou dans le cadre d’un « méta-comic », ce dernier se distingue en ce que le geste réflexif devient l’enjeu d’un pacte de lecture. Le récit devient un discours sur le genre lui-même en mettant à mal l’exemplarité du super-héros (souvent) et en démontrant l’absence d’un modèle unique et absolu (toujours). Ainsi là où en 1940 il allait de soi que [b:2f1hqdt5]Robin[/b:2f1hqdt5] le [b:2f1hqdt5]Boy Wonder[/b:2f1hqdt5] devienne le faire-valoir/partenaire ([i:2f1hqdt5]sidekick)[/i:2f1hqdt5] de [b:2f1hqdt5]Batman[/b:2f1hqdt5] dans une logique éditoriale où il s’agissait de s’adresser à un jeune lectorat. [quote:2f1hqdt5]Je rappelle que fin 1939 l’éditeur [b:2f1hqdt5]Fawcett[/b:2f1hqdt5] avait commandé un sondage dont les résultats font ressortir que les lecteurs de [i:2f1hqdt5]comic books[/i:2f1hqdt5] de l'époque ont entre 10 et 12 ans. Ce sondage entraînera la création de [b:2f1hqdt5]Captain Marvel[/b:2f1hqdt5] personnage dont l’[i:2f1hqdt5]alter ego[/i:2f1hqdt5] est un jeune adolescent et qui deviendra plus populaire que [b:2f1hqdt5]Superman[/b:2f1hqdt5]. Et que quelques mois avant [b:2f1hqdt5]Batman[/b:2f1hqdt5] (juin 1939), [b:2f1hqdt5]Tarzan [/b:2f1hqdt5]lui-même, a hérité d’un [i:2f1hqdt5]sidekick[/i:2f1hqdt5] en la personne de [b:2f1hqdt5]Boy[/b:2f1hqdt5], son fils adoptif.[/quote:2f1hqdt5] Mais sous l’égide de Ron Zimmerman, le jeune [b:2f1hqdt5]Hank Kipple[/b:2f1hqdt5] dans [b:2f1hqdt5]Ultimate Adventures[/b:2f1hqdt5] se montre plus réticent à endosser la tenue de [b:2f1hqdt5]Woody[/b:2f1hqdt5] et dès lors questionne le statut et l’exemplarité du super-héros. Alors que dans nombre de comic books le héros ayant subit un traumatisme (apax existentiel ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2012/02/memotype-realisme-super-heroique.html:2f1hqdt5]Pour en savoir +[/url:2f1hqdt5])) devient une âme torturée, dans [b:2f1hqdt5]Ultimate Adventures[/b:2f1hqdt5] on nous explique que « les accidents ça arrive ». [img:2f1hqdt5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber003/ua03_zpsnzdcmaph.jpg[/img:2f1hqdt5] [b:2f1hqdt5]Ron Zimmerman[/b:2f1hqdt5] semble également, en introduisant les [b:2f1hqdt5]Ultimates[/b:2f1hqdt5] donner son sentiment sur la tendance du moment à « para-militariser » les super-héros ou à en faire une force proactive interventionniste ([b:2f1hqdt5]The Authority[/b:2f1hqdt5] par exemple). Voire aussi la tenue débraillée de [b:2f1hqdt5]Jack Danner[/b:2f1hqdt5] ou sa propension à boire de la bière qui participe à la "déconstruction" du super-héros du [b:2f1hqdt5]Silver Age[/b:2f1hqdt5]. Mais le récit postmoderne c’est aussi la citation jusqu’à parfois la saturation : on reconnaîtra ici le propos d’un film, là le thème d’une série télévisée, etc. [img:2f1hqdt5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber003/ua04_zpskcvnqrsa.jpg[/img:2f1hqdt5] [size=85:2f1hqdt5]Quand le commentaire s'installe aussi dans le décor[/size:2f1hqdt5] Bref [b:2f1hqdt5]Ultimate Adventures[/b:2f1hqdt5] s’inscrit dans une logique où à l’[i:2f1hqdt5]entertainement[/i:2f1hqdt5] pur si je puis dire, destiné à un public de masse, a laissé place à un récit postmoderne dont la nature même ajoute un intérêt supplémentaire : au plaisir naïf de se laisser raconter une histoire s’ajoute le plaisir de l’analyse. C'est peut-être là la raison qui fait de ce duo les acteurs d'une seule minisérie ; lorsqu'il s'agit de commenter de manière réflexive le genre auquel on appartient, lorsque la citation, l'ironie ou la distanciation prennent autant de place mieux vaut faire tenir le tout dans un récit auto-contenu qui se suffit à lui-même.

  • Photonik
    Membre

    En Espagne, ils reprennent si je ne m'abuse une bonne part des "Essentials" dont beaucoup sont centrés sur cette période. Donc, oui, le matos des années 70 est là-bas largement plus diffusé.

  • soyouz
    Membre

    Excellent article ! C'est bien dommage que les comics des années 70 ne fleurissent pas plus en nos contrées, ce qui me semblent être moins le cas en Espagne par exemple !

  • Photonik
    Membre

    Je n'aurais pas dit mieux !!

  • artemus dada
    Membre

    Et ce qui est intéressant aussi, me semble-t-il c'est que ces séries des années 70 sortent avec l'approbation de la [b:2ee19z7f]Comics Code Authority[/b:2ee19z7f] ; [b:2ee19z7f]Deathlock[/b:2ee19z7f] est quand même un zombie et une bande à la violence explicite. Sans oublier que l'histoire présente un mariage entre un militaire Blanc et une femme Noire (même si ce n'est pas le cœur de l'histoire), la scène entre [b:2ee19z7f]Vance Astro[/b:2ee19z7f] & [b:2ee19z7f]Nikki [/b:2ee19z7f]est très explicite (et a été censuré par [b:2ee19z7f]Lug[/b:2ee19z7f] - voir mon lien), le [b:2ee19z7f]Spectre[/b:2ee19z7f] ne fait pas dans la dentelle, etc. À cette époque [b:2ee19z7f]Captain America[/b:2ee19z7f] tâte de la politique contemporaine si je puis dire avec [b:2ee19z7f]The Secret Empire[/b:2ee19z7f]. [b:2ee19z7f]Marvel [/b:2ee19z7f] durant les [i:2ee19z7f]70s[/i:2ee19z7f], publie une bande avec une distribution presque uniquement faite de personnages Noirs sous les auspices de [b:2ee19z7f]Don McGreggor [/b:2ee19z7f]([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/06/panthers-rage.html:2ee19z7f]Pour en savoir +[/url:2ee19z7f]). Je dirais que vu le marasme général actuel, ce qui n'empêche pas qu'il surnage de bons scénarios de nos jours malgré tout (heureusement), tenter l'aventure des [i:2ee19z7f]comics[/i:2ee19z7f] des années 1970 est en ce qui me concerne une excellente idée que j'applique d'ailleurs depuis déjà quelque temps. Et pas forcément du côté de l'[i:2ee19z7f]underground[/i:2ee19z7f] mais bien du côté de [b:2ee19z7f]Marvel[/b:2ee19z7f] ou [b:2ee19z7f]DC[/b:2ee19z7f]. D'autant que pas mal de titres apparaissent maintenant en numérique par exemple (avec des planches au transfert impeccable) et que des titres que l'on croyait bloqués pour différentes raisons comme [b:2ee19z7f]Shang-Chi[/b:2ee19z7f] sont de retour. Pour ceux qui se lassent de ce qui se fait aujourd'hui et qui comprennent l'américain, les années 70 c'est la caverne d'[b:2ee19z7f]Ali Baba[/b:2ee19z7f]. Sésame ...... :wink:

  • Photonik
    Membre

    Oui, et là aussi on pourra remarquer que Grant Morrison a un peu louché sur la copie de son aîné avec le/la Rebis de son run sur "Doom Patrol" (fabuleux au demeurant). Décidément...

  • Marko
    Membre

    [quote="artemus dada":3n0s9tmn]il y le personnage d'[b:3n0s9tmn]Icarus[/b:3n0s9tmn], sacrément en avance sur son temps ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/07/icarus.html:3n0s9tmn]Pour en savoir +[/url:3n0s9tmn]).[/quote:3n0s9tmn] J'avais oublié ça tiens. Du coup le changement de sexe de Starhawk lors du run de DnA est tout à fait logique.

  • Marko
    Membre

    [quote="Photonik":2h0aaco0] Parmi ses apports originaux, il y a cette façon singulière d'introduire à l'occasion de larges pans de prose au sein même de ses comics ; et bien avant Morrison et son "Animal Man", Gerber était devenu un personnage de fiction lui-même...[/quote:2h0aaco0] Et aussi cet épisode de Howard the Duck, où en tant que scénariste et éditeur, celui-ci décide de faire une pause dans le récit histoire de s'adresser directement au lecteur pour expliquer les contraintes des deadlines et plus largement son rapport au médium. J'ai hésité à le mentionner plus longuement dans [url=http://www.comics-sanctuary.com/forum/le-coin-des-histoires-courtes-t75891.html:2h0aaco0][b:2h0aaco0]Le coin des histoires courtes[/b:2h0aaco0][/url:2h0aaco0] mais vu que cela fait plus figure d'aparté que de véritable histoire, mieux vaudrait l'évoquer dans une rétrospective plus détaillée de ce run.

  • artemus dada
    Membre

    Sinon sur [b:2ene37mr]Steve Gerber[/b:2ene37mr] il y le personnage d'[b:2ene37mr]Icarus[/b:2ene37mr], sacrément en avance sur son temps ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/07/icarus.html:2ene37mr]Pour en savoir +[/url:2ene37mr]). On peut lire aussi une aventure de [b:2ene37mr]Man-Thing[/b:2ene37mr] où [b:2ene37mr]Gerber[/b:2ene37mr] se met lui-même en scène. Pour quoi me direz-vous ? :) ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2012/09/steve-gerber-man-thing.html:2ene37mr]Pour en savoir +[/url:2ene37mr]). J'ai aussi un peu d'[b:2ene37mr]Omega the Unknown[/b:2ene37mr] (qui mérite d'être creusé) ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2012/10/omega-unknown.html:2ene37mr]Pour en savoir +[/url:2ene37mr]). Et bien sûr [b:2ene37mr]Les Gardiens de la galaxie[/b:2ene37mr] avec une scène assez [i:2ene37mr]hot[/i:2ene37mr] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2014/06/les-gardiens-de-la-galaxie-1969-1977.html:2ene37mr]Pour en savoir +[/url:2ene37mr]), et du [b:2ene37mr]Howard le Canard[/b:2ene37mr] en V.Q ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2015/09/howard-duck-n1-version-quebecoise.html:2ene37mr]Pour en savoir +[/url:2ene37mr]). [b:2ene37mr]Gerber[/b:2ene37mr] est un auteur qui mérite vraiment d'être découvert ou redécouvert.

  • BenWawe
    Membre

    Ah, mais vous allez me ruiner. :D

  • artemus dada
    Membre

    J'en ai parlé notamment lorsque j'ai évoqué [b:1ek6j04k]Super-Folks [/b:1ek6j04k]([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/04/super-folks-de-robert-mayer.html:1ek6j04k]Pour en savoir +[/url:1ek6j04k]). Mais aussi avec [b:1ek6j04k]Howard the Duck[/b:1ek6j04k] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2015/10/howard-duck-les-origines.html:1ek6j04k]Pour en savoir +[/url:1ek6j04k]), ou lorsque j'ai évoqué les années 70 ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/07/because-it-still-hasnt-gotten-weird.html:1ek6j04k]Pour en savoir +[/url:1ek6j04k]), voire le [b:1ek6j04k]Spectre[/b:1ek6j04k] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/05/the-wrath-of-spectre.html:1ek6j04k]Pour en savoir +[/url:1ek6j04k]). :wink:

  • BenWawe
    Membre

    Oui, je vois ça ! Bien plus que d'autres périodes que mes lectures, liées autant à mes goûts qu'aux possibilités d'accès, m'ont amené à connaître bien mieux. :)

  • artemus dada
    Membre

    [quote="BenWawe":175xqdk7]Je devrais plus me plonger dans les productions "à la marge" des années 70. C'est, finalement, une période que je connais très peu, et qui me semble très intéressante...[/quote:175xqdk7] Les années 70 sont un véritable laboratoire chez les [b:175xqdk7]Big Two[/b:175xqdk7].

  • BenWawe
    Membre

    Je devrais plus me plonger dans les productions "à la marge" des années 70. C'est, finalement, une période que je connais très peu, et qui me semble très intéressante...

  • Photonik
    Membre

    Merci, Ben !! Oui, à la lumière de ma découverte récente du gros de ses travaux des 70's ("Man-Thing", "Omega The Unknown" et "Howard The Duck" surtout, mais j'ai envie de creuser ses "Defenders" également), je dirais moi aussi que Gerber est un des auteurs fondamentaux du médium : on a bien raison de dire par exemple qu'il annonce le travail d'un Grant Morrison. Parmi ses apports originaux, il y a cette façon singulière d'introduire à l'occasion de larges pans de prose au sein même de ses comics ; et bien avant Morrison et son "Animal Man", Gerber était devenu un personnage de fiction lui-même...

  • BenWawe
    Membre

    Je connaissais de nom Foolkiller, je savais que Gerber l'avait façonné, mais ton billet est passionnant. Gerber me fait de plus en plus l'impression d'être un scénariste fondamental, génial, mais grandement méconnu par le grand public ; à tort, je n'en doute pas.

  • Photonik
    Membre

    Merci pour ton appréciation ! Un papier de Denny Colt/Yann Graf sur le sujet ? Il m'avait échappé, mais c'est alléchant. Si tu le retrouves dans tes archives, je suis preneur...et d'autres aussi, je pense.

  • Jack!
    Membre

    Je crois que c'était Denny Colt qui avait écris un papier sur le personnage à l'époque de Superpouvoir.com ? Je me demande si je n'ai pas ça quelque part. En tout cas, chouette chronique qui me rappelle que je n'ai toujours pas lu la série.

  • Photonik
    Membre

    [quote="artemus dada":163bbu1e] Très très chouette rétrospective ! Et joli choix de personnage oublié. [/quote:163bbu1e] Merci beaucoup !!! :D

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Photonik":34l0umol][b:34l0umol]FOOLKILLER Vol. 1 1-10 (Steve Gerber / J.J. Birch) [/b:34l0umol] [...] mais plus que recommandable de la bibliographie du regretté scénariste.[/quote:34l0umol] Très très chouette rétrospective ! Et joli choix de personnage oublié. [quote="Soyouz":34l0umol]Avengers Academy ressemble un peu à The Project Liberty ![/quote:34l0umol] Je ne connais pas ce titre, sinon de nom et pour en avoir lu 1 ou 2 numéros sans plus je crois ; alors je te fais confiance. :wink:

  • Photonik
    Membre

    [b:3hbyxjj8]FOOLKILLER Vol. 1 1-10 (Steve Gerber / J.J. Birch) [/b:3hbyxjj8] [img:3hbyxjj8]http://images.sequart.org/images/Foolkiller-1.jpg[/img:3hbyxjj8] En 1991, les jeunes téléspectateurs français (!!), dont l'auteur de ces lignes, eurent vent de l'existence du [b:3hbyxjj8]Foolkiller[/b:3hbyxjj8] par le biais de l'éphémère émission TV "Babylone", sur la Cinq. Le temps d'une brève, le présentateur Numa Roda-Gil y évoquait cette mini peu connue des lecteurs Marvel, la présentant comme les aventures du "tueur de crétins". Voilà qui interpelle. Le Foolkiller n'était pourtant pas né de la dernière pluie. Sorte de [b:3hbyxjj8]Punisher[/b:3hbyxjj8] du pauvre, le Foolkiller a tout du pastiche, avec sa défroque un brin ridicule quelque part entre un Mousquetaire et Zorro. Pourtant, le personnage apparaît quelques semaines à peine après le plus célèbre "vigilante" meurtrier de Marvel ; il n'est pas du tout évident que les deux créations soient liées ou que l'une soit le commentaire de l'autre. Le Foolkiller est plus "spécial" et moins terre-à-terre en fin de compte, du fait de la couleur très particulière des travaux de son créateur, l'extraordinaire et mésestimé [b:3hbyxjj8]Steve Gerber[/b:3hbyxjj8]. [img:3hbyxjj8]http://static9.comicvine.com/uploads/original/7/71975/4577217-6795977749-tumbl.jpg[/img:3hbyxjj8] Gerber est d'abord un jeune fan de comics sacrément mordu, avec une solide expérience dans le fanzinat à 14 ou 15 ans à peine. Il entretient une correspondance avec le tout aussi actif Roy Thomas, qui lui met le pied à l'étrier chez Marvel pour le sauver d'un job dans la publicité. D'abord "assistant editor", Gerber est vite promu auteur (en raison de son inefficacité notoire dans le job d'editor, selon Thomas) et on se rend vite compte que le bougre, déjà auteur de quelques nouvelles, a de la ressource et des idées fraîches. En décembre 1972, 3 comics, ses premiers travaux publiés, paraissent avec son nom sur la couverture : [b:3hbyxjj8]Shanna The She-Devil 1[/b:3hbyxjj8], [b:3hbyxjj8]Incredible Hulk 158[/b:3hbyxjj8] et surtout [b:3hbyxjj8]Adventures Into Fear 11[/b:3hbyxjj8]. C'est ce dernier titre, avant le célèbre [b:3hbyxjj8]Howard The Duck[/b:3hbyxjj8] (qui apparaîtra dans ces mêmes pages), qui marque d'abord significativement les esprits. Gerber y écrit les aventures de [b:3hbyxjj8]The Man-Thing[/b:3hbyxjj8], l'Homme-Chose en bonne VF (le [b:3hbyxjj8]Swamp Thing[/b:3hbyxjj8] de Marvel, à moins que ce ne soit l'inverse), prenant la suite de Gerry Conway et accouche d'une saga introduisant le démon [b:3hbyxjj8]Thog[/b:3hbyxjj8] dont le dénouement surviendra dans [b:3hbyxjj8]Man-Thing 1[/b:3hbyxjj8], nouvelle mouture de "...Fear". Ce titre est un must absolu des années 70, parfait mélange entre le psychédélisme hérité d'un [b:3hbyxjj8]Doctor Strange[/b:3hbyxjj8] période Ditko, et une fibre "consciente" sur le plan politique et éthique au sens large (et Gerber ne fait pas grand mystère de son orientation "gauchiste", pour le dire très grossièrement). C'est dans les pages de [b:3hbyxjj8]Man-Thing 3[/b:3hbyxjj8], le temps d'un diptyque, que le Foolkiller fait sa première apparition. Les deux épisodes en question sont typiques de la veine du Gerber de l'époque : bizarre, décalé, drôle à sa façon étrange, son travail a un parfum inimitable. Le Foolkiller est à l'origine un anonyme, fanatique religieux obsédé par l'élimination des "fools" (on reviendra sur le problème d'une traduction correcte du terme en VF...). A ses yeux, les "fools" sont les pêcheurs, les égarés sur le chemin du Royaume de Dieu, et ils ne méritent selon lui qu'un répit de 24 heures pour se repentir avant que le Foolkiller n'exerce la colère divine en les désintégrant de son pistolet-purificateur. Déçu par son mentor, un prêcheur moralisateur mais aux moeurs dissolues (qu'il assassine sans délai), l'évangéliste revêt le costume du Foolkiller, mais meurt dans [b:3hbyxjj8]Man-Thing 4[/b:3hbyxjj8] en se heurtant à Richard Rory et son allié, l'Homme-Chose. Mais le Foolkiller est un héros/vilain "dynastique" : plusieurs personnages assumeront son identité par la suite. [img:3hbyxjj8]http://i58.tinypic.com/e7b3i0.jpg[/img:3hbyxjj8] Le tout premier (rétroactivement baptisé Ross Everbest, variation sur un pseudo courant de Gerber, anagramme de son nom) fera donc des émules : Greg Salinger, un militaire instable mentalement, reprend le flambeau. Il aide involontairement le mystérieux justicier [b:3hbyxjj8]Omega l'Inconnu[/b:3hbyxjj8] (en éliminant un de ses adversaires, Blockbuster), sous la plume de Steve Gerber, avant de s'opposer aux [b:3hbyxjj8]Défenseurs[/b:3hbyxjj8]. Il réapparaît quelques temps plus tard sur un campus new-yorkais, où il fait connaissance d'un certain Peter Parker, alias [b:3hbyxjj8]Spider-Man[/b:3hbyxjj8] (sous la plume, cette fois, de Roger Stern). C'est ce dernier qui le met hors d'état de nuire. Cette mouture du Foolkiller est probablement la plus connue des lecteurs français, [b:3hbyxjj8]Amazing Spider-Man 225[/b:3hbyxjj8] (l'épisode en question) ayant été publié dans [b:3hbyxjj8]Strange[/b:3hbyxjj8] (le numéro 182, pour les complétistes) : le personnage aura même les honneurs de la couverture... Très perturbé, Salinger atterrit dans un hôpital psychiatrique où il ne fera plus parler de lui...jusqu'à la mini de 1990 signée Steve Gerber (encore lui) et J.J. Brich (pseudo du dessinateur Joseph Brozowski). [img:3hbyxjj8]http://comics-vf.the-covers.com/lug/strange/g/strange-182.jpg[/img:3hbyxjj8] C'est un nouveau personnage, Kurt Gerhardt, le troisième Foolkiller, qui est le "héros" de cette mini. Cadre moyen, celui-ci traverse une crise sans précédent quand il perd simultanément son père (agressé par des voyous), sa femme (qui le quitte) et son emploi (contexte économique oblige). Broyant du noir, au bord de la folie, il tombe un jour à la télévision sur une interview de Greg Salinger, le précédent Foolkiller, toujours interné. Celui-ci explique sa conception du monde, et ce que sont pour lui les "fools". Intrigué, Gerhardt entame avec lui une correspondance : Salinger saute sur l'occasion pour faire de lui (matériel à l'appui) son successeur. D'abord vêtu du même costume que ses prédécesseurs, Gerhardt ne tarde pas à opter pour son propre look, plus conforme à l'air du temps, et entame une croisade sanglante et aveugle... [img:3hbyxjj8]http://www.rarecomicbooks.fashionablewebs.com/Foolkiller/Foolkiller%2010.jpg[/img:3hbyxjj8] Michael Moorcock disait de sa célèbre création [b:3hbyxjj8]Jerry Cornelius [/b:3hbyxjj8]qu'il était moins un véritable personnage de fiction qu'un pur outil narratif, vecteur d'une multitude de variations possibles et d'autant de sous-textes. Toutes choses égales par ailleurs, le Foolkiller fonctionne de cette façon sous la plume de Gerber ; on pourrait aussi établir un parallèle avec la démarche de George Romero dans son grand cycle de films de zombies, où il élabore en quelques sorte une "allégorie évolutive" du zombie comme symptôme de problématiques sociales changeantes au fil des ans. Ainsi, au début, le Foolkiller est une caricature assez transparente de la part maudite de l'Amérique aux yeux de Gerber, cette "majorité silencieuse" violemment conservatrice et hostile aux mutations de la société qui s'opère à l'époque. Le Foolkiller dégomme du Hell's Angels, du Hippie, du "sataniste californien" en puissance dans un joyeux résumé des figures contre-culturelles de l'époque, c'est-à-dire tout ce qui intéresse le scénariste (il renouvelle ainsi le "supporting-cast" type des comics). Gerber est à l'opposé du spectre de son personnage, pour le dire vite. Mais lors de l'exhumation du personnage dans les années 80, sous l'alias de Greg Salinger, les choses se font beaucoup plus subtiles : les "fools" ne sont plus les mêmes. Il faut dire que le terme lui-même, "fool", est assez plastique ; il est assez délicat de le traduire en français correctement par exemple. Si on opte pour "crétin", on oblitère la part "lunatique" de l'expression (comme dans la chanson des Beatles, [b:3hbyxjj8]Fool On The Hill[/b:3hbyxjj8]). Si on opte pour "fou", c'est la part "naïve" du caractère dépeint par le terme qui disparaît un peu... Steve Gerber (relayé par Roger Stern sur [b:3hbyxjj8]Amazing Spider-Man[/b:3hbyxjj8]) profite de cette "plasticité" pour modifier la portée allégorique du personnage ; cette fois, dans les très matérialistes années 80, les "fools" sont ces individus rongés par l'absence totale de poésie, ceux qui cèdent aux sirènes du matérialisme précisément. Ce qui change tout : le personnage est toujours un zinzin homicide dans son modus operandi, mais il ne représente plus du tout la même chose. Gerber lui désigne des cibles qu'il exècre en fait lui-même. Ce changement de braquet complexifie considérablement le rapport que le lecteur entretient avec ce personnage. Dans cette série consacrée à la troisième incarnation du personnage, Gerber s'amuse en quelque sorte à combiner les approches précédentes. Il faut dire que l'auteur a de la place : les dix épisode de la mini constituent évidemment le cycle le plus long jamais consacré au personnage. Il va être difficile de condamner en bloc les actes de ce nouveau Foolkiller ; Gerber va prendre le temps de nous raconter les circonstances de sa métamorphose en fanatique illuminé. Son [b:3hbyxjj8]Foolkiller[/b:3hbyxjj8] a des airs de "Taxi Driver des comics" (même si le [b:3hbyxjj8]Daredevil : Born Again[/b:3hbyxjj8] de Miller et Mazzuchelli peut aussi prétendre au titre). [img:3hbyxjj8]http://static6.comicvine.com/uploads/scale_small/0/4/30730-4395-34198-1-foolkiller.jpg[/img:3hbyxjj8] Kurt Gerhardt rappelle un peu le Joker pas encore "né" du [b:3hbyxjj8]Killing Joke[/b:3hbyxjj8] de Moore et Bolland ; par la suite tragique de drames qui émaillent son quotidien, il prouve qu'une mauvaise journée de trop est à même de faire basculer l'esprit humain. Le procédé est cependant plus graduel chez le nouveau Foolkiller : Gerber, de façon très sournoise mais très profonde, titille le sens moral du lecteur qui voit gros comme une maison le train des événements dérailler lentement mais sûrement ; comment en vouloir à ce pauvre gars ? Evidemment, coup classique mais redoutablement efficace (et cruel d'une certaine manière), les exactions du Foolkiller deviennent de plus en plus abominables et gratuites (il en vient à dégommer des fonctionnaires qu'il juge incompétents). Pour lui, les "fools", nouvelle définition, sont tous ceux qui sont assez crétins ou fous pour rendre le monde dans lequel ils vivent pire qu'il n'est ; ce qui rend la définition, avouons-le, assez vague pour englober un paquet de macchabées potentiels. Et c'est quand on pense que le personnage est définitivement irrécupérable (quand son embryon de love-story avorte, par sa faute) que Gerber réintègre dans l'équation une figure ambigue : la cible principale du personnage est une ordure terminale, promoteur immobilier véreux d'un cynisme inhumain, qui est le principal "vilain" du titre. C'est là que les choses se compliquent : le promoteur en question a un modèle réel, Donald Trump, qui triomphe déjà à l'époque et que Gerber, cela transpire de son récit, exècre au dernier degré. Décidément, il est bien difficile de ne pas suivre le Foolkiller, tout comme de le suivre... Gerber maintient avec brio cette ambiguïté fondamentale tout au long du récit, élaborant une sorte d'allégorie à géométrie variable, où il s'agira de ne pas adhérer inconditionnellement au parcours de son "héros/anti-héros" et constamment questionner la moralité de ses réactions. En plus de cette dimension "morale" (pas moralisatrice, ce n'est pas pareil) du récit, Gerber se livre comme il a pu le faire par le passé (dans [b:3hbyxjj8]Howard The Duck[/b:3hbyxjj8] exemplairement) à un commentaire sur les évolutions de son médium, produisant un méta-discours. Ici Gerber pointe du doigt de manière évidente vers la vague grim n'gritty qui s'impose presque de façon hégémonique à ce moment-là. Son Foolkiller qui renonce à son flamboyant costume de Mousquetaire pour une toute aussi ridicule combinaison S/M avec cagoule de cuir en est l'illustration visuelle très directe. Fidèle au style qui forgea sa légende, Gerber déploie de plus des trésors d'imagination, même dans un contexte très urbain et "réaliste" comme ici, accouchant de quelques idées bien barrées comme l'entraînement très spécial du justicier, à base de châtiments corporels auto-infligés, en substance. Il y a de toute façon un humour diffus et discret très "tongue-in-cheek" qui plane sur tout le titre, qui vient redoubler l'ambiguité morale d'une ambiguité scénaristique majeure : et si le New-York affreusement glauque et misérable, violent jusqu'à l'invraisemblance, n'était que le délire intégral du personnage principal, très subtilement au moins aussi raciste que le Travis Bickle de Martin Scorcese ? Voilà qui viendrait teinter d'une drôle de couleur le final du récit, où l'auteur offre contre toute attente une sorte de "renaissance" symbolique au personnage... Dessiné dans une veine ultra-caractéristique des années 80 finissantes, rendant à merveille le parfum "naturaliste" des péripéties (jusqu'aux plus crapoteuses), le titre est un vrai plaisir de lecture. Bien plus profond que le concept débile qui semble présider à sa résurgence ne le laisse présager, [b:3hbyxjj8]Foolkiller vol. 1[/b:3hbyxjj8] est une perle discrète (au regard de son beaucoup plus impressionnant [b:3hbyxjj8]Man-Thing[/b:3hbyxjj8] ou de son étrange mais beau [b:3hbyxjj8]Omega The Unknown[/b:3hbyxjj8]) mais plus que recommandable de la bibliographie du regretté scénariste.

  • soyouz
    Membre

    Avengers Academy ressemble un peu à The Project Liberty !

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Jack!":15ie2y1l][quote="artemus dada":15ie2y1l]D'autant que j'étais toujours intrigué par cette idée de super-police dans une dictature militaire.[/quote:15ie2y1l] Un petit coté [b:15ie2y1l]2000AD[/b:15ie2y1l] en somme ?[/quote:15ie2y1l] Oui tu as raison un petit côte [b:15ie2y1l]Judge Dredd[/b:15ie2y1l], voire [b:15ie2y1l]Escadron Suprême[/b:15ie2y1l], c'est cet aspect qui m'a intéressé.

  • Blackiruah
    Membre

    [quote="artemus dada":3p5q0kjq] Au sujet de [b:3p5q0kjq]Willignham[/b:3p5q0kjq], il s'agit des [b:3p5q0kjq]Elementals[/b:3p5q0kjq] le groupe qu'il a créé et qui croise ici la [b:3p5q0kjq]Justice Machine[/b:3p5q0kjq] [/quote:3p5q0kjq] Merci ! :D

  • Jack!
    Membre

    [quote="artemus dada":160nqe0q]D'autant que j'étais toujours intrigué par cette idée de super-police dans une dictature militaire.[/quote:160nqe0q] Un petit coté [b:160nqe0q]2000AD[/b:160nqe0q] en somme ?

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Blackiruah":mei8dsj0][quote="artemus dada":mei8dsj0][b:mei8dsj0]Justice Machine[/b:mei8dsj0] de [b:mei8dsj0]Noble Comics[/b:mei8dsj0] [...] La mini-série dont je vais parler m'a été révélée par la lecture d'[b:mei8dsj0]American Comic Book Chronicles : The 1980s[/b:mei8dsj0], dans un des chapitres l'auteur [b:mei8dsj0]Keith Dallas[/b:mei8dsj0] évoque la création de [b:mei8dsj0]Mike Gustovich[/b:mei8dsj0] intitulée [b:mei8dsj0]Justice Machine[/b:mei8dsj0] [...] L'histoire de ce groupe de super-héros inventé par [b:mei8dsj0]Bill Willingham[/b:mei8dsj0] vaut le coup d'être raconté.[/quote:mei8dsj0] Artie, petite question, vu que j'ai complété la BDD avec les justice Machine, j'ai vu que Mike Gustovich est bien crédité comme le créateur de la série, mais ton récit indique clairement que Willinghams'est inspiré d'une autre oeuvre. Est ce que tu sais si en réalité c'est juste le concept qui vient de Gustovich ou c'est au niveau des personnages ?[/quote:mei8dsj0] Au sujet de [b:mei8dsj0]Willignham[/b:mei8dsj0], il s'agit des [b:mei8dsj0]Elementals[/b:mei8dsj0] le groupe qu'il a créé et qui croise ici la [b:mei8dsj0]Justice Machine[/b:mei8dsj0] : [quote:mei8dsj0] [..] la Justice Machine dont le chemin croise ici celui des Elementals un groupe de super-héros créé par Willingham himself. L'histoire de ce groupe de super-héros inventé par Bill Willingham vaut le coup d'être raconté.[/quote:mei8dsj0]

  • Blackiruah
    Membre

    [quote="artemus dada":1zdydphr][b:1zdydphr]Justice Machine[/b:1zdydphr] de [b:1zdydphr]Noble Comics[/b:1zdydphr] [...] La mini-série dont je vais parler m'a été révélée par la lecture d'[b:1zdydphr]American Comic Book Chronicles : The 1980s[/b:1zdydphr], dans un des chapitres l'auteur [b:1zdydphr]Keith Dallas[/b:1zdydphr] évoque la création de [b:1zdydphr]Mike Gustovich[/b:1zdydphr] intitulée [b:1zdydphr]Justice Machine[/b:1zdydphr] [...] L'histoire de ce groupe de super-héros inventé par [b:1zdydphr]Bill Willingham[/b:1zdydphr] vaut le coup d'être raconté.[/quote:1zdydphr] Artie, petite question, vu que j'ai complété la BDD avec les justice Machine, j'ai vu que Mike Gustovich est bien crédité comme le créateur de la série, mais ton récit indique clairement que Willinghams'est inspiré d'une autre oeuvre. Est ce que tu sais si en réalité c'est juste le concept qui vient de Gustovich ou c'est au niveau des personnages ?

  • artemus dada
    Membre

    [img:1rwsytd0]http://ahp.li/d39b342690b3f323d255.jpg[/img:1rwsytd0] [b:1rwsytd0][size=150:1rwsytd0]L[/size:1rwsytd0][/b:1rwsytd0]orsque le gouvernement américain a besoin d'une équipe de super-héros, où pense-t-il les trouver le plus facilement ? Dans les prisons bien évidemment. Mais des super-vilains peuvent-ils s’amender en faisant le Bien, et obtenir ainsi une libération conditionnelle anticipée ? Voilà la question centrale du [b:1rwsytd0]Projet Liberté[/b:1rwsytd0]. L’idée de [b:1rwsytd0]The Liberty Project[/b:1rwsytd0] est née aux environs de 1984 ; [b:1rwsytd0]Kurt Busiek[/b:1rwsytd0] travaille alors pour [b:1rwsytd0]Marvel Comics[/b:1rwsytd0] et la rumeur du moment dans les couloirs de la [b:1rwsytd0]Maison des Idées[/b:1rwsytd0] est que la série [b:1rwsytd0]Captain America[/b:1rwsytd0] va être annulée. [b:1rwsytd0]Kurt[/b:1rwsytd0] qui aime beaucoup le personnage, discute du sujet avec son ami [b:1rwsytd0]James Fry[/b:1rwsytd0] et les deux compères se mettent à développer une idée. Toutefois il faut savoir, avant de poursuivre nos investigations, que le personnage favoris de [b:1rwsytd0]Kurt[/b:1rwsytd0] chez [b:1rwsytd0]Marvel[/b:1rwsytd0], a toujours été [b:1rwsytd0]Hawkeye[/b:1rwsytd0]. Pour la simple et bonne raison dira-t-il, que c’est un personnage qui [u:1rwsytd0]veut[/u:1rwsytd0] devenir un héros, et ce malgré les vicissitudes qui l’en empêchent. [img:1rwsytd0]http://ahp.li/6cca0cae121f28cf1e1f.jpg[/img:1rwsytd0] Ceci étant dit, revenons à nos moutons, noirs en l’occurrence les moutons. L'idée de [b:1rwsytd0]Kurt Busiek[/b:1rwsytd0] pour relancer la série est de faire de [b:1rwsytd0]Captain America[/b:1rwsytd0] le responsable d’un projet de réhabilitation en vue de donner une chance à des super-vilains adolescents à qui on permettrait de mettre leur(s) pouvoir(s) au service du Bien ou plus "prosaïquement", de la société. Nonobstant, l’idée n’eut pas l’heur de plaire aux responsables de la [b:1rwsytd0]Maison des Idées[/b:1rwsytd0] qui selon certains mettait [b:1rwsytd0]Captain America[/b:1rwsytd0] au second plan dans sa propre série. Toutefois, [b:1rwsytd0]Tom DeFalco[/b:1rwsytd0] alors en charge de la destinée de [b:1rwsytd0]Captain America[/b:1rwsytd0], encouragea [b:1rwsytd0]Kurt Busiek[/b:1rwsytd0] à développer son idée mais, sans [b:1rwsytd0]Captain America[/b:1rwsytd0]. Ce qu’il fit donc avec son ami [b:1rwsytd0]James Fry[/b:1rwsytd0]. Le résultat de leurs cogitations prit la forme d’un dossier de près de 50 pages où étaient consignés : croquis de personnages, descriptions, intrigues, etc. [img:1rwsytd0]http://ahp.li/e1cd21d19a12a6d15edf.jpg[/img:1rwsytd0] Finalement c’est [b:1rwsytd0]Eclipse Comics[/b:1rwsytd0] qui pour diverse raisons, publiera la série. [b:1rwsytd0]Marvel[/b:1rwsytd0] était entre autre, alors trop occupé avec le [b:1rwsytd0]New Universe[/b:1rwsytd0] et ses retombées. Ce qui ne sera pas une mauvaise chose puisque [b:1rwsytd0]Eclipse[/b:1rwsytd0] laissera aux deux auteurs la propriété de leurs personnages et les impliquera dans la phase publicité et communication. Publiée à l'origine en 1987 et 1988 sous la forme de 8 fascicules, cette série oubliée ou presque (?), est sortie bien avant les projets qui feront la renommée de [b:1rwsytd0]Kurt Busiek[/b:1rwsytd0] tels que [b:1rwsytd0]Marvels[/b:1rwsytd0] ou [b:1rwsytd0]Astro City[/b:1rwsytd0]. Cependant : [i:1rwsytd0]"Ce fut la première série où je suis arrivé à jouer avec un certain nombre de mes obsessions récurrentes, sur les personnages et sur la narration,"[/i:1rwsytd0] nous dit [b:1rwsytd0]Kurt Busiek[/b:1rwsytd0]. [i:1rwsytd0]« Liberté Project a été la première série à suivre que j’ai créée, et les thèmes que James Fry et moi avons explorés sont depuis apparus dans plusieurs des séries sur lesquelles j’ai travaillées par la suite »[/i:1rwsytd0]. [img:1rwsytd0]http://ahp.li/aff4daf7e1abb1866e50.jpg[/img:1rwsytd0] [i:1rwsytd0]« L'idée de super-vilains envisagés en tant que héros en devenir était le concept central de la série Thunderbolts. Et ça a été une partie de celui d’Astro City ou de Power Company, voire des Vengeurs quand je travaillai dessus. Je ne sais pas pourquoi je suis tellement intéressé au thème du rachat. »[/i:1rwsytd0] Malgré un thème grave, [b:1rwsytd0]The Project Liberty[/b:1rwsytd0] n’est pas plombé par un trop grand sérieux ni par l’injection d'une ambiance [i:1rwsytd0]grim and gritty[/i:1rwsytd0] alors que la fin des années 1980 se prêtait bien aux séries de ce genre. Au contraire, la série tente de combiner une bonne tranche d’optimisme, de l’action, le tout patiné d’une bonne dose de [i:1rwsytd0]soap-opera[/i:1rwsytd0]. Et elle y réussit. L’équipe est au départ composée de [b:1rwsytd0]Slick[/b:1rwsytd0] un jeune homme capable de rendre les surfaces glissantes, un pouvoir qui a déteint sur sa personnalité (ou peut-être est-ce l’inverse ?), de [b:1rwsytd0]Burnout[/b:1rwsytd0], une jeune adolescente un peu instable dont le pouvoir est la pyrokinésie, de [b:1rwsytd0]Crackshot[/b:1rwsytd0] un inventeur de génie et un tireur d'élite hors pair, et enfin de [b:1rwsytd0]Cimarron[/b:1rwsytd0], une jeune femme très sexy et super forte, ...... Pas d'ambiance sinistre & violente pour [b:1rwsytd0]The Liberty Project[/b:1rwsytd0] disais-je ; en effet les aventures de ce groupe de super-vilains en quête de rédemption sont placées sous l'égide de la bonne humeur et du dynamisme, voire de l'humour. Le dessins traduit assez bien cette volonté : dynamique (justement), un peu rond, voire [i:1rwsytd0]cartoony[/i:1rwsytd0], il n'est pas sans rappeler celui de [b:1rwsytd0]Mark Bagley[/b:1rwsytd0] par moment. [img:1rwsytd0]http://ahp.li/b6c85da86f67ff71da5c.jpg[/img:1rwsytd0] Les huit numéros de la série se lisent très bien et ne sont pas sans rappeler et pour cause, les aventures des [b:1rwsytd0]Thunderbolts[/b:1rwsytd0] l'équipe créée par [b:1rwsytd0]Kurt Busiek[/b:1rwsytd0] & [b:1rwsytd0]Mark Bagley[/b:1rwsytd0] chez [b:1rwsytd0]Marvel Comics[/b:1rwsytd0] dix ans plus tard. C'est en tout cas un bien chouette moment de lecture que j'ai passé avec ces héros, des héros que vous avez peut-être oubliés !?

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Photonik":35zeumcf][...] dommage que ça ne se confirme pas à la lecture, à t'en croire.[/quote:35zeumcf] Oui c'est ça, mais je ne désespère pas de trouver ces éléments dans la série régulière, on va voir. :wink:

  • Photonik
    Membre

    Je n'avais pour ma part jamais entendu parler de ces personnages... Un "pitch" très intéressant effectivement, il y aurait de quoi faire ; dommage que ça ne se confirme pas à la lecture, à t'en croire.

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Photonik":2m9kmebf]Sur ce thread, je propose que l'on se penche sur le cas de personnages et / ou de minis (voire de séries "illimitées", si un cas s'y prête...) un peu tombés dans l'oubli, un peu sortis des radars des lecteurs, à plus forte raison les plus récemment plongés dans le bain des comic books. Le thread est ouvert à toutes les bonnes volontés (et les bonnes idées), est-il nécessaire de le préciser..[...][/quote:2m9kmebf] [img:2m9kmebf]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber002/JMByrne0_zpsbnif7ewq.jpg[/img:2m9kmebf] [size=85:2m9kmebf]Couverture de [b:2m9kmebf]John Byrne[/b:2m9kmebf] pour la [b:2m9kmebf]Justice Machine[/b:2m9kmebf] de [b:2m9kmebf]Noble Comics[/b:2m9kmebf] [/size:2m9kmebf] La mini-série dont je vais parler m'a été révélée par la lecture d'[b:2m9kmebf]American Comic Book Chronicles : The 1980s[/b:2m9kmebf], dans un des chapitres l'auteur [b:2m9kmebf]Keith Dallas[/b:2m9kmebf] évoque la création de [b:2m9kmebf]Mike Gustovich[/b:2m9kmebf] intitulée [b:2m9kmebf]Justice Machine[/b:2m9kmebf] où un groupe de super-policiers dénommé comme il convient [b:2m9kmebf][i:2m9kmebf]Justice Machine[/i:2m9kmebf][/b:2m9kmebf] sert une dictature militaire sur une planète nommée [b:2m9kmebf]Georwell[/b:2m9kmebf], contraction vous l'aviez deviné de [b:2m9kmebf]George Orwell[/b:2m9kmebf], l'auteur notamment de [b:2m9kmebf]1984[/b:2m9kmebf] un roman dystopique. Je n'ai pas trouvé la série originale publiée par [b:2m9kmebf]Noble Comics[/b:2m9kmebf] qui date du début des années 1980 mais j'ai mis la main dernièrement sur la mini-série qui paraîtra en 1986 sous la bannière de [b:2m9kmebf]Comico The Comic company[/b:2m9kmebf] et les auspices de [b:2m9kmebf]Bill Willingham[/b:2m9kmebf], l'auteur de la série [b:2m9kmebf]Fables[/b:2m9kmebf] (entre autres choses). Le résumé des idées de [b:2m9kmebf]Justice Machine[/b:2m9kmebf] et la présence au scénario de [b:2m9kmebf]Bill Willingham[/b:2m9kmebf], ainsi que le prix m'ont décidé, et j'ai donc lu les quatre numéros qui introduisent la [b:2m9kmebf]Justice Machine[/b:2m9kmebf] dont le chemin croise ici celui des [b:2m9kmebf]Elementals[/b:2m9kmebf] un groupe de super-héros créé par [b:2m9kmebf]Willingham[/b:2m9kmebf] [i:2m9kmebf]himself[/i:2m9kmebf]. L'histoire de ce groupe de super-héros inventé par [b:2m9kmebf]Bill Willingham[/b:2m9kmebf] vaut le coup d'être raconté. Il s'agit à l'origine de pages qu'avait dessinées le créateur de [b:2m9kmebf]Fables[/b:2m9kmebf] alors qu'il voulait percer dans le milieu de la BD [b:2m9kmebf]U.S[/b:2m9kmebf], il dessinait alors, et surtout pour des jeux de rôles et voulait « désespérément » (selon ses propres mots) dessiner des [i:2m9kmebf]comic books[/i:2m9kmebf], et plutôt chez [b:2m9kmebf]Marvel Comics[/b:2m9kmebf] si on lui laissait le choix. En attendant il avait donc envoyé des pages de son travail à l'éditeur [b:2m9kmebf]Noble Comics[/b:2m9kmebf], ce qu'on appelait alors un [i:2m9kmebf]independent[/i:2m9kmebf] qui en retour lui avait proposé du travail ayant aimé son travail. Ce que [b:2m9kmebf]Willingham[/b:2m9kmebf] ne savait pas c'est qu'il allait travailler sur sa propre série, avec les personnages qu'il avait créés pour l'occasion. Cependant [b:2m9kmebf]Bill[/b:2m9kmebf] n'avait pas l'ombre d'une idée de scénario puisqu'au départ il s'agissait pour lui de montrer ce qu'il était capable de faire en tant que dessinateur. Il s'est donc inspiré de ce qu'il avait fait chez [b:2m9kmebf]Villains and Vigilantes[/b:2m9kmebf], un jeu de rôles de super-héros et il a utilisé notamment des personnages d’un module de jeux pour en faire les antagonistes de l’histoire qu’il s’est mis à écrire. Las, des aléas éditoriaux n’ont pas permis la publication de ce qui était prévu. Mais revenons en 1986 chez [b:2m9kmebf]Comico[/b:2m9kmebf]. [img:2m9kmebf]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber002/Justice%20Machine%20Feat%20the%20Elementals%2001-01_zpsh0xwucon.jpg[/img:2m9kmebf] Dans ce qui sera destiné à devenir la page du courrier des lecteurs du premier numéro de la série régulière (qui suivra la mini-série dont je vais vous parler) [b:2m9kmebf]Tony Isabella [/b:2m9kmebf](le scénariste de la série régulière donc) explique que tout ce qui précède la mini de [b:2m9kmebf]Willigham[/b:2m9kmebf] ne fait pas partie du canon de [b:2m9kmebf]Justice Machine[/b:2m9kmebf]. Ça tombe bien puisque je n’ai pas réussi a trouver ces numéros. Or donc, en mai 1986 [b:2m9kmebf]Bill Willinghan[/b:2m9kmebf] a fait du chemin et c'est lui qui écrit, et ce sont ses personnages qui sont sensés donner un coup de projecteur sur la [b:2m9kmebf][i:2m9kmebf]Justice machine[/i:2m9kmebf][/b:2m9kmebf]. Je ne vais pas vous cacher plus longtemps que cette mini-série est totalement dispensable. En plus de pas aborder le thème de la dystopie, ou alors de manière tellement sibylline que cela m'a échappé, le scénario est cousu de fil blanc. Les rebondissements sont téléphonés, la psychologie des personnages quasi absente, et comme je l'ai dit l'environnement dystopique est lui aussi absent, bref en s'ennuie ferme tout au long de ces quatre numéros. Si le dessins n'est pas mauvais rien ne le distingue du tout venant de ce qui se fait à l'époque. [img:2m9kmebf]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber002/Justice%20Machine%20Featuring%20the%20Elementals%2001-03_zpsejpk0ap7.jpg[/img:2m9kmebf] Cela étant dit, j'ai tout de même récupéré quelques numéros de la série régulière ayant appris que c'était [b:2m9kmebf]Tony Isabella[/b:2m9kmebf] l'homme derrière le concept des [b:2m9kmebf]Champion[/b:2m9kmebf] (dont je garde un bon souvenir) et le créateur de [b:2m9kmebf]Black Lightning[/b:2m9kmebf] (un super-héros que j'aimais bien) qui en était devenu le scénariste attitré. D'autant que j'étais toujours intrigué par cette idée de super-police dans une dictature militaire. À suivre donc. :wink: [img:2m9kmebf]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber002/Justice%20Machine%20Featuring%20the%20Elementals%2004-00_zpslptllf1i.jpg[/img:2m9kmebf]

  • KabFC
    Membre

    A tous : Gnia gnia gnia (copyright Jim Lainé).

  • Oui mais pas ici donc c'est bon :mrgreen:

  • soyouz
    Membre

    Faich', il n'a pas fini de râler !

  • Jack!
    Membre

    [quote="Photonik":23ngbsno]"Sorti(e) du grenier" est une bonne adaptation du titre mais ça ressemble trop à la rubrique que Kab nous met sous le nez, là. :wink:[/quote:23ngbsno] Je viens de virer Kab du forum, on est bon.

  • Jack!
    Membre

    [quote="Photonik":640h5o0l]J'imagine que tu veux dire par là qu'il y a eu des travaux récents consacrés à ces personnages, ce qui les "disqualifie", c'est ça ?[/quote:640h5o0l] Non, j'avais envie de pinailler ([size=85:640h5o0l]rire gras[/size:640h5o0l]). J'espère que Doc va faire son article. [size=85:640h5o0l]Mais la question finira par se poser d'elle-même.[/size:640h5o0l]

  • artemus dada
    Membre

    [quote="Le Doc":p7ailu5q] [img:p7ailu5q]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/the-creature-commandos-comics-volume-1-tpb-softcover-souple-239245.jpg[/img:p7ailu5q][/quote:p7ailu5q] Alors que j'ai lu la série de [b:p7ailu5q]Lemire[/b:p7ailu5q] je ne connais pas celle proposée par [b:p7ailu5q]Le Doc[/b:p7ailu5q], et j'avais complètement oublié [b:p7ailu5q]Blackwulf[/b:p7ailu5q], donc je trouve l'idée de [b:p7ailu5q]Photonik[/b:p7ailu5q], et la proposition du [b:p7ailu5q]Doc[/b:p7ailu5q] tout à fait intéressantes. Tout comme je connais [b:p7ailu5q]Strikeforce: Morituri[/b:p7ailu5q], ce qui ne m'empêche pas d'être intéressé par un article sur cette série (ou la mini [b:p7ailu5q]Electric Undertow[/b:p7ailu5q]). Le titre est plutôt bon : d'un côté une référence et de l'autre, du français qui dit clairement où on met les pieds. Pour ma part, ne changez rien.

  • soyouz
    Membre

    Bah écoute, c'est un mot que je ne connaissais pas, donc merci ! (faut que je le retienne maintenant !)

  • Photonik
    Membre

    [quote="soyouz":3g1w842g][quote="Photonik":3g1w842g] "From the Vault" fait référence à des collections de disques qui exhument quelques incunables[/quote:3g1w842g] Des comics sortis avant 1501 ? ça ne va pas être faciles à trouver, ça ... :mrgreen:[/quote:3g1w842g] :wink: Cette expression est un vieux classique des critiques rock pour désigner des raretés ; je "l'importe", mais d'autres l'ont déjà fait avant, j'imagine...

  • soyouz
    Membre

    [quote="Photonik":xvk0psm3] "Sorti(e) du grenier" est une bonne adaptation du titre mais ça ressemble trop à la rubrique que Kab nous met sous le nez, là. :wink:[/quote:xvk0psm3] En même temps, y avait un sujet du même tonneau dans feu SP et on n'a pas le monopole de ce mot (et c’est l’instigateur de la rubrique qui te dit ça). Sinon, y a la cave ou le caveau, quitte à exhumer ... :mrgreen:

  • Photonik
    Membre

    [quote="Jack!":3dgrml0k][quote="Le Doc":3dgrml0k]Ca n'en fait pas des héros très connus pour autant. [/quote:3dgrml0k] Mais ça n'en fait pas non plus des "[i:3dgrml0k]personnages et/ou de minis (voire de séries "illimitées", si un cas s'y prête...) un peu tombés dans l'oubli, un peu sortis des radars des lecteurs, à plus forte raison les plus récemment plongés dans le bain des comic books.[/i:3dgrml0k]"[/quote:3dgrml0k] Hummm, ça se discute. J'imagine que tu veux dire par là qu'il y a eu des travaux récents consacrés à ces personnages, ce qui les "disqualifie", c'est ça ? En fait, la mini citée par le Doc, en elle-même, n'est pas très connue des lecteurs, donc tombée en désuétude. Je crois que ça passe... Je suis pas spécialement un perdreau de l'année, et pour autant je ne connais pas du tout le "Commando des Monstres", perso. Donc ça m'intéresse !

  • soyouz
    Membre

    [quote="Photonik":1zw2herg] "From the Vault" fait référence à des collections de disques qui exhument quelques incunables[/quote:1zw2herg] Des comics sortis avant 1501 ? ça ne va pas être faciles à trouver, ça ... :mrgreen:

  • Photonik
    Membre

    [quote="Jack!":djfg02u7]Excellente chronique. [/quote:djfg02u7] Merci beaucoup !! [quote="Jack!":djfg02u7] Par contre, je me demande si on ne ferait pas mieux de donner un titre français au sujet. Genre "Sorti(e) du grenier" ou autre ? [/quote:djfg02u7] Je me suis posé la question... "From the Vault" fait référence à des collections de disques qui exhument quelques incunables à l'attention des spécialistes ou des nouveaux venus curieux et complétistes. Je me disais que ça collait bien à l'intention. "Sorti(e) du grenier" est une bonne adaptation du titre mais ça ressemble trop à la rubrique que Kab nous met sous le nez, là. :wink:

  • Jack!
    Membre

    [quote="Le Doc":22ygn96q]Ca n'en fait pas des héros très connus pour autant. [/quote:22ygn96q] Mais ça n'en fait pas non plus des "[i:22ygn96q]personnages et/ou de minis (voire de séries "illimitées", si un cas s'y prête...) un peu tombés dans l'oubli, un peu sortis des radars des lecteurs, à plus forte raison les plus récemment plongés dans le bain des comic books.[/i:22ygn96q]"

  • Le Doc
    Membre

    [quote="Jack!":32ufwkkr]Je pinaille un peu mais oublié dans quel sens ? Parce que j'ai souvenir d'un retour du Commando des Monstres lors de la saga Flashpoint en 2011 puis plus tard au sein du titre Frankenstein grâce à Jeff Lemire. :wink:[/quote:32ufwkkr] Ca n'en fait pas des héros très connus pour autant. Perso, je ne me rappelle absolument pas d'eux dans [b:32ufwkkr]Flashpoint[/b:32ufwkkr] et je n'ai pas lu le [b:32ufwkkr]Frankenstein[/b:32ufwkkr] de Lemire...qui est toujours inédit en VF d'ailleurs...

  • KabFC
    Membre

    repompez pas sur nous les mecs. Hein. :wink:

  • Jack!
    Membre

    Excellente chronique. Je ne connaissais absolument pas Blackwulf. Par contre, je me demande si on ne ferait pas mieux de donner un titre français au sujet. Genre "Sorti(e) du grenier" ou autre ? [quote="Le Doc":1mjoksnl]Bon, d'accord... :wink: [img:1mjoksnl]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/the-creature-commandos-comics-volume-1-tpb-softcover-souple-239245.jpg[/img:1mjoksnl][/quote:1mjoksnl] Je pinaille un peu mais oublié dans quel sens ? Parce que j'ai souvenir d'un retour du [b:1mjoksnl]Commando des Monstres[/b:1mjoksnl] lors de la saga Flashpoint en 2011 puis plus tard au sein du titre [b:1mjoksnl]Frankenstein[/b:1mjoksnl] grâce à Jeff Lemire. :wink:

  • BenWawe
    Membre

    Merci pour ce billet très instructif. J'ai aussi connu Blackwulf via quelques Titans, qui m'ont poussé après à chercher sur Wikipedia quelques résumés de cette étonnante série, [i:ovfgdt1t]underground[/i:ovfgdt1t] dans tous les sens du terme.

  • Photonik
    Membre

    Hell yeeeaaaahhh !! Voilà qui colle en effet parfaitement à l'esprit du truc... Je ne connais pas, mais ça me rappelle dans l'esprit le fameux faux trailer de Rob Zombie, "Werewolf Women of the S.S.". Hâte de te lire là-dessus.

  • Le Doc
    Membre

    [quote="Photonik":1o567djh][quote="Le Doc":1o567djh] J'ai justement acheté il y a quelque temps un TPB qui colle avec le sujet du topic. Quand je l'aurais enfin lu (ça sera pitêtre pour le mois prochain), j'en parlerai ici... :wink:[/quote:1o567djh] Allez, "tease" un peu que ça nous fasse envie... :wink:[/quote:1o567djh] Bon, d'accord... :wink: [img:1o567djh]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/the-creature-commandos-comics-volume-1-tpb-softcover-souple-239245.jpg[/img:1o567djh]

  • Photonik
    Membre

    [quote="Le Doc":32zao2vu] J'ai justement acheté il y a quelque temps un TPB qui colle avec le sujet du topic. Quand je l'aurais enfin lu (ça sera pitêtre pour le mois prochain), j'en parlerai ici... :wink:[/quote:32zao2vu] Allez, "tease" un peu que ça nous fasse envie... :wink:

  • Photonik
    Membre

    [quote="artemus dada":bu3ztj81] (Je crois que c'est [b:bu3ztj81]Glenn Herdling [/b:bu3ztj81]et pas [b:bu3ztj81]Hardling[/b:bu3ztj81]) :wink: [/quote:bu3ztj81] Non mais quelle buse !!! :oops: Et je persiste pendant toute la durée de l'article, bien sûr... :wink:

  • artemus dada
    Membre

    J'avais complètement oublié cette série, et pour ceux qui sont aussi dans mon cas voici quelques pages extraites du [b:8t2bnev2]Titans[/b:8t2bnev2] n° 194 ([b:8t2bnev2]LUG[/b:8t2bnev2]) : (Je crois que c'est [b:8t2bnev2]Glenn Herdling [/b:8t2bnev2]et pas [b:8t2bnev2]Hardling[/b:8t2bnev2]) :wink: [img:8t2bnev2]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/Titans194%2001_zpsfkwkhx03.jpg[/img:8t2bnev2] [img:8t2bnev2]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/Titans19402_zpswz6mgib4.jpg[/img:8t2bnev2] [img:8t2bnev2]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/Titans19403_zpsgk7iv5k8.jpg[/img:8t2bnev2] [img:8t2bnev2]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/Titans19404_zps8h6lgjtr.jpg[/img:8t2bnev2] [img:8t2bnev2]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/Titans19405_zpsjrtzbqzf.jpg[/img:8t2bnev2] [img:8t2bnev2]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/Titans19406_zps3ilmzb44.jpg[/img:8t2bnev2] [img:8t2bnev2]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/Titans19407_zpsst4amqgw.jpg[/img:8t2bnev2] [img:8t2bnev2]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/Titans19408_zpskrpeeafi.jpg[/img:8t2bnev2]

  • Le Doc
    Membre

    [quote:3j6kehx3]Le thread est ouvert à toutes les bonnes volontés (et les bonnes idées), est-il nécessaire de le préciser...[/quote:3j6kehx3] J'ai justement acheté il y a quelque temps un TPB qui colle avec le sujet du topic. Quand je l'aurais enfin lu (ça sera pitêtre pour le mois prochain), j'en parlerai ici... :wink:

  • artemus dada
    Membre

    Belle idée, et un premier article intéressant. À suivre donc ! :wink:

  • Photonik
    Membre

    Je le vois comme toi. Ce sont plutôt certains lecteurs américains (à en croire le net), rétrospectivement, qui s'en font cette idée. Et en "surface", il y a peut-être de quoi leur donner raison (le héros musculeux perpétuellement en colère, à moitié bestial, dans des poses outrées typiques de leur temps...) : à la lecture, cette impression s'efface totalement. On est plus près de "Clan Destine" que de "Cyberforce", en effet...

  • J'avais pris un bon kif à lire [b:2k094658][i:2k094658]Blackwulf[/i:2k094658][/b:2k094658] à l'époque même si je ne crois pas avoir lu la fin. Ca tenait surtout au dessin de [b:2k094658]Medina[/b:2k094658] dont j'étais grand fan depuis sa prestation sur [i:2k094658][b:2k094658]Warlock and the Infinity Watch[/b:2k094658][/i:2k094658] C'est marrant j'avais jamais vu cette série comme une réponse à Image. Je l'ai toujours considéré comme une sorte d'Ovni, un petit plaisir au même titre que Clan Destine.

  • soyouz
    Membre

    Bonne idée, ouais. Me rappelle bien de cette série dans Titans ...

  • Photonik
    Membre

    "Strikefore Morituri", c'est une idée qui me trottait en tête également, ouais. Je vais d'abord me fendre d'un post sur le "Foolkiller" des années 90 par Steve Gerber, donc si le coeur t'en dit pour le titre de Peter B. Gillis... :wink:

  • Marko
    Membre

    Excellente idée, avec un tel sujet de topic le choix ne manque pas (de Strikeforce: Morituri à Night Force, en passant par le New Universe, et bien d'autres).