DES PUISSANTS VENGEURS DANS LE T.A.R.D.I.S. par Artemus Dada.
Après les Vengeurs de l'Initiative, Le blogueur Artemus Dada vous propose de redécouvrir le run du scénariste Dan Slott sur la série Mighty Avengers :
PARTIE 1
…. J’ai déjà mentionné lors d’un de mes commentaires ©™ précédents l’heureuse formule qu’avait eu Grant Morrison au sujet des Avengers lorsqu’il disait que cette équipe de l’écurie Marvel n’était ni plus ni moins, qu’une équipe de football (Pour en savoir +).
Aujourd’hui je dirais que le scénariste écossais avait vu « petit » ! [-_ô]
En effet, les Vengeurs c’est plutôt un immense mercato sans cesse de retour ; et les annonces de ces derniers jours : Occupy Avengers, Avengers par Mark Waid, Avengers 1.1 ... ; confirme ma nouvelle perspective.

…. Du neuf avec du vieux
…. Lorsque Dan Slott reprend The Mighty Avengers (au #21/Marvel Heroes n°24 chez Panini) il active comme il se doit un nouveau « marché des transferts ».
Astucieusement, il s’appuie pour construire sa nouvelle équipe sur une formule qui a déjà fait ses preuves par le passé, tout en y ménageant une modalité originale du plus bel effet.
Comme le dit la sagesse populaire, « rien ne se créé, rien ne se perd, tout se transforme ».
Et les trois premiers numéros du nouveau scénariste ont tout l’air d’un essai diablement bien transformé.
L’épisode #24 quant à lui redistribue les cartes et consolide la place du leader de l’épique.
Un personnage sur lequel Dan Slott s’était attardé lors de son run sur Avengers : The Initiative (Pour en savoir +).
Un homme plein de ressources - dont une foultitude de concepts S-F comme je les aime - qui sont autant de promesses d’aventures, et un caractère volcanique dont les irruptions n’en doutons pas, seront tout aussi productives en rebondissements dramatiques que ses ressources technologiques.
Le numéro suivant s’essaie à la géopolitique fiction, et s’invente dans la grande tradition du genre un ennemis.
Vous le savez si vous me lisez déjà, que l’une de mes théories sur les super-héros, veut qu’ils s’inventent des ennemis – et non pas le contraire : ce n’est pas l’apparition d’une menace qui entraîne l’apparition d’une contre-mesure positive en la personne d’un super-héros, mais au contraire l’apparition d’un super-héros qui génère des « super-menaces ».
Une manière, entre autres, de prolonger leur existence ad vitam æternam. Ou presque.
Or donc les Mighty Avengers s’inventent donc un ennemi, et pas n’importe lequel !

En cela ils sont tout à fait dans l’air du temps où, au lieu de s’opposer à des super-vilains, les super-héros d’aujourd’hui combattent plus volontiers leurs homologues.
… En tout état de cause, Dan Slott (avec une flopée d’artistes) donne un joli potentiel à son équipe, et une dynamique qui procure vraiment l’envie d’en savoir plus.
À ce propos, écrire des épisodes qui suscitent à la fois suffisamment d’intérêt tout en excitant suffisamment la curiosité pour en poursuivre la lecture sur plusieurs numéros n’est certainement pas aussi simple que cela en à l’air.
Et pourtant Slott s’en sort haut la main.
…. Je pense donc je suis
…. Dan Slott, en plus de faire du neuf avec du vieux de manière très élégante au niveau scénaristique, dote ses personnages d’une vielle astuce de siouxe largement tombée en désuétude : la bulle de pensée.
Je me souviens avoir lu les propos d’un « professionnel de la profession » qui disait tout le mal qu’il pensait de ce type de phylactères en avançant l’argument suivant : si le scénariste utilise des bulles de pensées, il doit montrer toutes les pensées des personnages et pas seulement celles qui font sens avec la situation du moment.
Certes, mais tout autant que les scénaristes sélectionnent si je puis dire les moments qu’ils montrent aux lecteurs, ainsi que tel ou tel dialogue et non pas la totalité de leurs actions ou tout ce que les personnages disent, les bulles de pensées peuvent n’apparaître que lors de certains moments.
Et loin de n’être qu’un béquille pour scénaristes en mal d’idées, elles peuvent aussi être des artifices intéressants à utiliser.
Une histoire ne tient debout pour ainsi dire, que grâce à une convention, un pacte que les auteurs passent avec les lecteurs.
Et les bulles de pensées peuvent tout aussi bien que le reste faire partie de ce pacte.

Et pour le coup Slott fait un bel usage de ces phylactères.
Or donc, cinq excellents numéros traduits par Jérémy Manesse et lettrés par Gianluca Pina disponibles dans la revue Marvel Heroes (n°24 à 28)
PARTIE 2

.... S'il est possible de voir, comme je l'ai dit (Pour en savoir +), les différentes équipes d'Avengers comme des équipes de football évoluant dans un grand mercato, Slott en fait aussi - pour continuer à paraphraser Grant Morrison - une sorte de panthéon à la JLA.
Comme le scénariste écossais l'avait fait pour la Justice League of America Dan Slott imagine pour ses Vengeurs des menaces bien au-delà des contingences humaines.
Voyez plutôt : Cube cosmique, concept incarné, civilisation cachée, magie, mythologie, magie, etc.

.... Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie
.... Le scénariste profite de son run pour dresser aussi une taxonomie des scientifiques de l'univers Marvel : l'explorateur, l'ingénieur et le magicien.
Cette volonté de caractériser ses personnages on la retrouve aussi chez les Mighty Avengers et les Avengers de l'Initiative.
Si Slott s'est occupé des deux équipes il a eu l'intelligence (et le talent) d'en faire deux équipes différentes.
Chez lui, pas de nivellement ; s'il s'inspire de formules (ce que je crois) il sait pour ainsi dire les "customiser" et les adapter aux "pitch" qu'il développe.
Les nouvelles recrues du camp Hammond ne sont pas les Puissants Vengeurs.
The Mighty Avengers montre aussi que le scénariste sait efficacement gérer ses enthousiasmes, et les intégrer intelligemment à ses desseins.

.... Docteur comment ?
.... Pour qui s'intéresse à la bande dessinée américaine, ce qui est un minimum lorsqu'on se propose de la commenter ou de la critiquer...
En effet il me semble juste de connaitre le sujet dont on parle - et pas seulement de façon superficielle : quels sont les auteurs importants du médium, qu'ont-ils écrit, dessiné ? Quels sont les modes de publication outre-Atlantique, quel est le travail des lettreurs, qui sont-ils ? Celui des traducteurs ? Quand sont apparus les comic books ? etc.
Bref de mon point de vue, commenter ©™ un ouvrage requière non pas un travail équivalent à ce qui a permis à celui-ci de paraître, mais au moins un travail de fond sérieux, toutes choses égales par ailleurs.
Or donc, pour qui s'intéresse à la BD U.S. disais-je, il est notoire que Dan Slott est un fan de la série télévisée Doctor Who et, d'une certaine manière, son run sur The Mighty Avengers bénéficie de l'ombre portée amicale du célèbre extraterrestre.
Dan Slott fait du docteur Pym une sorte d'alter ego marvelien du héros de la BBC et les références sont suffisamment nombreuses et explicites pour ne pas être que des coïncidences.

Même l'idée du "scientifique suprême" qui fait sens dans l'univers 616 (l'univers Marvel de référence), ne me semble pas très éloignée de celle de "Seigneur du temps" (Time Lord).
Surtout de la manière dont cela est fait dans le numéro en question.
On retrouve aussi sous une forme "customisée" le "tournevis sonique", et même le TARDIS trouve son équivalent dans la "Manoir Infini". Un rapprochement qui saute au yeux si on veut bien prendre en compte la place qu'occupe Jocaste dans sa conception, et la nature même du TARDIS. Ainsi bien sûr que leur finalité : QG et "moyen de transport".

Doctor who ?
.... L'un des aspects les plus agréables de la série est la manière dont Slott soigne ses personnages, il leur donne toujours à un moment ou à un autre l'occasion de justifier leur présence grâce à des caractéristiques qui les rendent indispensables à l'histoire.
Il démontre qu'il est capable de donner de l'envergure à n'importe quel personnage, et valide l'idée que tous les personnages, si l'auteur veut s'en donner la peine, sont dignes d'intérêt.
(Voilà pourquoi je suis en priorité des auteurs, et pas des personnages).
.... Deux regrets toutefois, le passage de Dan Slott sur la série est très court (il me reste encore deux épisodes à lire et c'est tout), et il n'a pas eu de collaborateurs artistiques à mon goût.
PARTIE 3
.... Je parlais dans mon précédent commentaire©™ de la caractérisation des personnages, Dan Slott utilise aussi une autre astuce que j'aime beaucoup qui consiste à fournir des informations sur des situations comme autant de brèves aux actualités et qui caractérise son équipe :

En une double page dont je propose un extrait ci-dessus, le scénariste donne de l'ampleur à la réputation de son équipe avec une belle économie de moyens.
Encore dans mon précédent commentaire sur la série The Mighty Avengers je citais la troisième loi dite de Clark, Slott la remet en pratique dès le #35 :

C'est une idée que j'aime bien : considérer la magie comme une sorte de technologie, et en outre ça complète bien le titre de "scientifique suprême" lorsqu'on le met en relation avec celui de "sorcier suprême".
Dans c'est deux derniers épisodes on peut aussi voir à l'oeuvre comment la théorie freudienne est devenue, passez-moi l’expression : un réservoir à pitch.
Le complexe d’Œdipe est tellement ancré dans l'imaginaire collectif qu'il est devenu une évidence, alors qu'il s'agit encore d'une théorie (plutôt fumeuse de mon point de vue mais là n'est pas la question).
C'est d'ailleurs ce m'a poussé à m'intéresser de près à la psychanalyse freudienne, c'est un bréviaire très utile, voire indispensable, pour qui se targue de commenter des œuvres de fiction.

Si je continue de voir en Pym un "avatar" du Doctor Who, son adversaire de fin de run trouve aussi une correspondance dans la galerie des ennemis du Time Lord (et ce n'est sûrement pas un hasard).
Je me plains assez souvent de lire des histoires qui gagneraient beaucoup à être plus "ramassées, en un mot : plus courtes.
Mais dans le cas de cette reprise des Puissants Vengeurs pas Dan Slott, j'aurais bien aimé voir ses idées développées sur un peu plus de numéros.

.... En conclusion The Mighty Avengers aura été une très chouette lecture, qui m'aura entre autres choses donné envie de me remettre à lire les aventures de Spider-Man écrites par Slott (malgré la déception - relative - des épisodes écrits autour de Morlun et des "spider-men").
Cette série, The Mighty Avengers, et Avengers : The Initiative montre, s'il en était besoin, que Dan Slott est vraiment un très bon scénariste de mainstream.
J'adore cette série (c'est là que j'ai découvert Chris Samnee et depuis je suis un fan absolu de ses dessins). Je l'ai acheté à l'époque en V.O., en deux TPB petit format.... [quote="Oncle Hermes":3rnuxovj](Le 9e fut plus tard offert dans le cadre du Free Comic Book Day, il a été repris dans le TPB v.o., mais pas par Panini, et je n'ai jamais eu l'occasion de le lire.)[/quote:3rnuxovj] Cet épisode a été publié dans un [i:3rnuxovj]Comic Box[/i:3rnuxovj]. [img:3rnuxovj]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/comic-box-magazine-volume-85-magazine-73767.jpg[/img:3rnuxovj]
[img:29wuc1nb]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/thor-the-mighty-avenger-comics-volume-1-tpb-softcover-souple-74442.jpg[/img:29wuc1nb] Je ne sais pas quelle mouche m'a piqué (peut-être un effet secondaire de la courte discussion, dans un autre topic, à propos de l'[b:29wuc1nb]Hercules[/b:29wuc1nb] d'Abnett ?), mais j'ai soudainement eu l'envie hier soir de reprendre ce volume dans ma bibliothèque et de me le relire une fois de plus. Et c'est toujours un plaisir. S'il y en a ici qui, par malheur (et contre toute probabilité, je veux le croire) seraient passés à côté de ce petit bijou, qu'ils sachent donc que [b:29wuc1nb]Thor: The Mighty Avenger[/b:29wuc1nb] est une mini-série de 2010 clairement orientée vers un public "de 7 à 77 ans" qui aurait souhaité découvrir le personnage à l'occasion de la sortie du film. Le scénario des deux entretiennent d'ailleurs plus d'un point commun. Malheureusement, les numéros à l'unité furent, du coup, généralement rangés à part en section "jeunesse" par les vendeurs, faisant passer à côté une partie du lectorat, et les ventes demeurant "décentes" mais "insuffisantes", la série, qui était prévue pour durer 12 numéros, fut arrêtée assez abruptement après le 8e. (Le 9e fut plus tard offert dans le cadre du Free Comic Book Day, il a été repris dans le TPB v.o., mais pas par Panini, et je n'ai jamais eu l'occasion de le lire.) Jane Foster, dans cette version, a été ré-imaginée en conservateur [size=75:29wuc1nb](et non pas "curatrice", note au traducteur)[/size:29wuc1nb] de musée d'une petite ville de province, ce qui est... étrange, mais pas non plus [i:29wuc1nb]énormément[/i:29wuc1nb] plus qu'astrophysicienne, après tout. Elle va y croiser la route (et plus si affinités) de Thor, exilé sur Midgard pour y apprendre l'humilité après une "discussion" qu'on devine houleuse avec son paternel... le problème étant que Thor est devenu amnésique au cours de l'opération. On comprendra en cours de route que cette amnésie a sans doute à voir avec l'intervention et les plans machiavéliques d'un mystérieux "Monsieur K.", mais son identité de même que le pourquoi ou le comment nous resterons à jamais un mystère, du fait de l'annulation précoce du titre. [img:29wuc1nb]http://2.bp.blogspot.com/-mf7-64-CyeQ/U0qxB529VGI/AAAAAAAAUYM/XEB0XSIFj0g/s1600/thor7.jpg[/img:29wuc1nb] Mais [b:29wuc1nb]Thor: the Mighty Avenger[/b:29wuc1nb] est un exemple de ces histoires où, selon la formule, "la destination compte moins que le voyage", et, [i:29wuc1nb]oh[/i:29wuc1nb], [i:29wuc1nb]boy[/i:29wuc1nb], quel beau voyage c'est là. S'il reste regrettablement trop court, le fait de ne pas avoir le fin mot de "l'énigme" est finalement assez accessoire comparé aux autres nombreuses qualités du titre, même ainsi mutilé. Très joliment servi au dessin par Chris Samnee (quand bien même celui-ci n'est pas encore au sommet de son art), le récit entremêle quête identitaire, romance, moult [i:29wuc1nb]teams-up[/i:29wuc1nb] avec d'autres figures de l'univers Marvel, action et humour, le tout saupoudré de références allant du [b:29wuc1nb]Magicien d'Oz[/b:29wuc1nb] au [b:29wuc1nb]Sacré Graal[/b:29wuc1nb] des Monty Python. Le traitement de l'histoire avec Jane Foster est chou au possible, faisant fondre mon cœur de midinette (si si), tandis que l'épisode où les Warriors Three rendent visite à Thor et se retrouvent à Londres où ils se bastonnent puis se biturent avec Captain Britain m'éclate à chaque fois. Le titre demeure résolument "solaire" : Thor, à son habitude, est un nigaud qui a le réflexe de taper d'abord et de poser les questions après, mais il n'en reste pas moins chevaleresque et attachant, et ce n'est sans doute pas un hasard si les autres héros qu'il croise sont Ant-Man (Hank Pym) et la Guêpe, Namor, et Iron Man, présentés ici avec des costumes et des psychologies inspirés de leur incarnations des années 60, avant qu'ils n'aient en commun d'évoluer vers des versions plus sombres, discréditées et/ou ambigües, entre alcoolisme, violence conjugale et génocide. Au final, un titre plein de bonnes idées, culte au sens plein de l'expression (ça fera plaisir à Artemus), et que je ne me lasse pas de reprendre de temps en temps.
[quote="artemus dada":f7dhsiuo] Sortir [b:f7dhsiuo]Manhunter[/b:f7dhsiuo] est l'exception qui confirme la règle alors, comme la [b:f7dhsiuo]JLA[/b:f7dhsiuo] de [b:f7dhsiuo]Giffen[/b:f7dhsiuo] & [b:f7dhsiuo]DeMatteis[/b:f7dhsiuo]. J'ai aussi le souvenir d'un [b:f7dhsiuo]Batman[/b:f7dhsiuo] assez ancien,d'aventures de [b:f7dhsiuo]Superman[/b:f7dhsiuo] pas si récentes non plus. [/quote:f7dhsiuo] Tous ces exemples, y compris le [b:f7dhsiuo]Manhunter[/b:f7dhsiuo], s'intègrent dans les "hors-série". Mais à partir du printemps, si je comprends bien, les "hors-série" sont remplacés par les "récits complets" qui, eux, ont pour fonction de présenter un max de choses issues de l'univers "[i:f7dhsiuo]Rebirth[/i:f7dhsiuo]". Et vu qu'une grande partie du catalogue passe bimensuel et que pas mal de séries et de concepts sont dédoublés ([b:f7dhsiuo]Green Lanterns[/b:f7dhsiuo] et [b:f7dhsiuo]Hal Jordan and the GL Corps[/b:f7dhsiuo], ou [b:f7dhsiuo]Batgirl[/b:f7dhsiuo] et [b:f7dhsiuo]Batgirl and the BoP[/b:f7dhsiuo]), j'ai bien l'impression que l'assiette sera pleine. Après, je peux encore me tromper (je n'en sais pas beaucoup plus que vous tous), et ils peuvent encore rajouter des hors série à tout cela, surtout dans le cas où ça marche déjà très fort. Jim
[quote="Jim Lainé":cg949uvp][..] Qui plus est, j'ai l'impression que leurs "récits complets", visant à exploiter l'actualité dense de l'éditeur, ne laisseront pas la place pour des "vieilleries" (j'en suis le premier marri). [/quote:cg949uvp] Sortir [b:cg949uvp]Manhunter[/b:cg949uvp] est l'exception qui confirme la règle alors, comme la [b:cg949uvp]JLA[/b:cg949uvp] de [b:cg949uvp]Giffen[/b:cg949uvp] & [b:cg949uvp]DeMatteis[/b:cg949uvp]. J'ai aussi le souvenir d'un [b:cg949uvp]Batman[/b:cg949uvp] assez ancien,d'aventures de [b:cg949uvp]Superman[/b:cg949uvp] pas si récentes non plus. En plus la collection J[b:cg949uvp]LA Classified[/b:cg949uvp] à quelques bons auteurs dans leur rang. Mais je fais confiance à ton avis, tu es plus proches que moi de leur travail.
[quote="artemus dada":13n0giur]
Connaissant [b:13n0giur]Ellis[/b:13n0giur] ce n'est certainement pas un hasard.[/quote:13n0giur]
Y a de fortes chances, en effet.
[quote="artemus dada":13n0giur]Et pas de proposer à [b:13n0giur]Urban Comics[/b:13n0giur] de ressortir cette histoire dans 1 hors-série (avec le reste de la collection le cas échéant) ?
[/quote:13n0giur]
Ça ne m'est même pas venu à l'idée.
Je ne suis que traducteur, je ne me pose pas de questions d'ordre éditorial.
Qui plus est, j'ai l'impression que leurs "récits complets", visant à exploiter l'actualité dense de l'éditeur, ne laisseront pas la place pour des "vieilleries" (j'en suis le premier marri).
Jim
[quote="Jim Lainé":10cldp98]Je viens de relire la version française de l'arc "[i:10cldp98]New Maps of Hell[/i:10cldp98]", [...][/quote:10cldp98]
En te relisant, je m'aperçois que lorsque j'avais parlé de cette histoire ([url=http://www.comics-sanctuary.com/forum/post906370.html?hilit=ellis#p906370:10cldp98]Pour en savoir +[/url:10cldp98]), je n'avais pas signalé que le titre était - sûrement - un clin d’œil au livre de [b:10cldp98]Kinsgley Amis[/b:10cldp98] : [b:10cldp98][i:10cldp98]New Maps of Hell[/i:10cldp98][/b:10cldp98] (traduit en français par [b:10cldp98][i:10cldp98]L’Univers de la science-fiction[/i:10cldp98][/b:10cldp98]).
Connaissant [b:10cldp98]Ellis[/b:10cldp98] ce n'est certainement pas un hasard.
[quote:10cldp98] [..] ça donne encore moins envie de le lire en VF (et encore plus envie de choper le TPB VO).[/quote:10cldp98]
Et pas de proposer à [b:10cldp98]Urban Comics[/b:10cldp98] de ressortir cette histoire dans 1 hors-série (avec le reste de la collection le cas échéant) ?
Je viens de relire la version française de l'arc "[i:1jp9hyla]New Maps of Hell[/i:1jp9hyla]", publié dans la série [b:1jp9hyla]JLA Classified[/b:1jp9hyla] et réalisé par Warren Ellis et Butch Guice. Je l'ai lu dans la VF de Panini, sous le titres "[i:1jp9hyla]Les nouvelles routes de l'Enfer[/i:1jp9hyla]" dans les pages de [b:1jp9hyla]DC Universe[/b:1jp9hyla] #23 à #26, qui contiennent les six numéros américains. [img:1jp9hyla]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/dc-universe-comics-volume-23-simple-23065.jpg[/img:1jp9hyla] [img:1jp9hyla]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/dc-universe-comics-volume-24-simple-23069.jpg[/img:1jp9hyla] [img:1jp9hyla]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/dc-universe-comics-volume-26-simple-23071.jpg[/img:1jp9hyla] J'en gardais un mauvais souvenir, celui d'une lecture avec une idée un peu plate et une réalisation trop rapide. Pour l'idée plate, je ne sais pas où je suis allé chercher cela, car cette seconde lecture m'a vraiment plu. Pour la réalisation rapide, ma foi, dès lors que le principe est précisé, le reste va assez vite et recourt à des ficelles classiques (chaque héros est "prisonnier" dans un univers factice dont il s'extirpe à la force de son raisonnement). [img:1jp9hyla]http://4.bp.blogspot.com/-nqokpFB5oww/UQh0GQvTy-I/AAAAAAAAADI/7DSsDgqmMec/s1600/JLA+Classified+-+Lois's+clothes+01.jpg[/img:1jp9hyla] La thématique de Warren Ellis évolue dans un domaine qu'il connaît : la mémétique, le langage, les armes de pointe, voire en filigrane les rapports entre la science et la magie, entre le biologique et le mécanique. Rien de bien nouveau pour qui connaît le scénariste même si, à l'époque, il n'en était qu'au début de l'exploration de ce genre de choses (déjà abordé notamment dans Stormwatch, cela dit). [img:1jp9hyla]http://i.imgur.com/WOSbank.jpg?1[/img:1jp9hyla] Le scénariste sait utiliser les personnages, il les comprend bien et exploite habilement leurs pouvoirs. Dans le même ordre d'idée, il met en scène le réseau télépathique du Limier Martien en utilisant le langage des connexions informatiques, pratique certes simple mais qui a le mérite de moderniser le concept sans réellement le modifier. [img:1jp9hyla]http://3.bp.blogspot.com/-Me6fZkuCQaY/UQh0K3vIruI/AAAAAAAAADY/SdvT_Xref7I/s1600/JLA+Classified+-+Wonder+Woman's+clothes+01.jpg[/img:1jp9hyla] Guice dessine super bien, mais son encrage est plutôt torché. Qui plus est, sur cette série, l'impression est calamiteuse, Panini ayant laissé passer de nombreuses pages pixellisées (ce qui ne se produit pas sur [b:1jp9hyla]Green Lantern[/b:1jp9hyla], la série suivante dans le sommaire, c'est donc un souci de suivi dans les fichiers). Dommage, ça donne encore moins envie de le lire en VF (et encore plus envie de choper le TPB VO). [img:1jp9hyla]http://i.imgur.com/UzUIdIM.jpg?1[/img:1jp9hyla] Jim
[quote:285wc6k1][img:285wc6k1]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/All-New_Invaders1-2_zpsng8v6uyl.jpg[/img:285wc6k1] [size=85:285wc6k1][b:285wc6k1][i:285wc6k1]Dieux et soldats[/i:285wc6k1][/b:285wc6k1] a paru dans la revue [b:285wc6k1]Avengers Universe[/b:285wc6k1] n°18, 19 et 21 ([b:285wc6k1]Panini[/b:285wc6k1])[/size:285wc6k1][/quote:285wc6k1] « [i:285wc6k1]En fait, quel est le travail de l’écrivain, sinon choisir, raccourcir, réorganiser des matériaux qui sont à sa disposition.[/i:285wc6k1] » [b:285wc6k1]William S. Burroughs[/b:285wc6k1] • [u:285wc6k1][size=150:285wc6k1]Entre l’élan et le néant[/size:285wc6k1][/u:285wc6k1] [color=#FFFFFF:285wc6k1]....[/color:285wc6k1] [b:285wc6k1][size=150:285wc6k1]L[/size:285wc6k1][/b:285wc6k1]es [b:285wc6k1]Envahisseurs[/b:285wc6k1] (alias [b:285wc6k1]The Invaders[/b:285wc6k1]) est une équipe inventée en 1969 à partir d’un matériau de base antérieur – la [b:285wc6k1]All-Winners Squad[/b:285wc6k1] parue au milieu des années 1940 ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/09/the-fabulous-four.html:285wc6k1]Pour en savoir +[/url:285wc6k1]) – par [b:285wc6k1]Roy Thomas[/b:285wc6k1], l’alchimiste-en-chef de la [b:285wc6k1]Marvel[/b:285wc6k1] des [i:285wc6k1]seventies[/i:285wc6k1]. Dans une logique alchimique identique, transformer des personnages de l’[b:285wc6k1]Âge d’or[/b:285wc6k1] en personnage de l’[b:285wc6k1]Âge d’argent[/b:285wc6k1], il a inventé, l’année précédente, la [b:285wc6k1]Vision[/b:285wc6k1] à partir d’[b:285wc6k1]Aarkus[/b:285wc6k1]. [quote:285wc6k1][img:285wc6k1]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/Aarkus_zpsabnbtznd.jpg[/img:285wc6k1] [size=85:285wc6k1]Toute ressemblance avec le [b:285wc6k1]Martian Manhunter[/b:285wc6k1] de la [b:285wc6k1]D[/b:285wc6k1]istinguée [b:285wc6k1]C[/b:285wc6k1]oncurrence n'est pas fortuite[/size:285wc6k1][/quote:285wc6k1] Mais là où la [b:285wc6k1]Vision[/b:285wc6k1] s’insérait dans l’époque contemporaine de son invention – en intégrant l’équipe des [b:285wc6k1]Vengeurs[/b:285wc6k1] – les [b:285wc6k1]Envahisseurs[/b:285wc6k1] sont l’occasion pour [b:285wc6k1]Thomas[/b:285wc6k1] de réécrire l’Histoire (avec une grande hache), en les installant au cœur de la Seconde guerre mondiale, conflit dans lequel ils prendront une part très active. [color=#FFFFFF:285wc6k1]…. [/color:285wc6k1]Volontaire d’office ou pas [b:285wc6k1]James Robinson[/b:285wc6k1] applique un plan dialectique bien connu des amateurs d’encapés : une menace d’envergure nécessite la constitution d’un groupe d’individus pour y faire face, d’abord en difficulté ils surmontent l’épreuve et deviennent une équipe pérenne, en route vers de nouvelles aventures. Autrement dit, (introduction), thèse, antithèse et synthèse. [quote:285wc6k1][img:285wc6k1]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/Norman-Rockwell_Human_Torch-1_zpsqhhfcxn4.jpg[/img:285wc6k1] [size=85:285wc6k1]Ou comment une illustration célèbre en dit plus qu'un long discours [b:285wc6k1]Norman Rockwell[/b:285wc6k1] : [b:285wc6k1][i:285wc6k1]The Runaway[/i:285wc6k1][/b:285wc6k1] (Le Fugueur) case hommage de [b:285wc6k1]Steve Pugh[/b:285wc6k1][/size:285wc6k1][/quote:285wc6k1] La difficulté réside bien évidemment dans la manière d’inviter l’imagination dans un carcan aussi strict et surtout vu et revu, pour déboucher sur une histoire captivante, même pour un lecteur chevronné. Pour ce faire, le scénariste introduit un [i:285wc6k1]MacGuffin[/i:285wc6k1] et une équipe qu’il lance à sa poursuite, les « [b:285wc6k1]Tout-Nouveaux Envahisseurs[/b:285wc6k1] », quasi identique à celle des années 1970 ; et choisit un théâtre d’opération et des « obstacles » à la mesure d’une équipe certifiée [b:285wc6k1]Y2K[/b:285wc6k1]. Ainsi que des [i:285wc6k1]guest-stars[/i:285wc6k1] de gros calibres. Dont l’un, semble trouver son origine dans un personnage inventé par rien de moins que [b:285wc6k1]Nathaniel Hawthorne[/b:285wc6k1] : le [b:285wc6k1]Grey Champion[/b:285wc6k1]. [quote:285wc6k1][img:285wc6k1]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/All-New_Invaders-Titre_zpsy4brxj4m.jpg[/img:285wc6k1] Traduction : [b:285wc6k1]Mathieu Auverdin[/b:285wc6k1] (MAKMA)/Lettrage : [b:285wc6k1]Gianluca Pini[/b:285wc6k1][/quote:285wc6k1] [color=#FFFFFF:285wc6k1]…. [/color:285wc6k1][b:285wc6k1][size=150:285wc6k1]S[/size:285wc6k1][/b:285wc6k1]ans être une mauvaise histoire, l'arc de 5 numéros intitulé [b:285wc6k1][i:285wc6k1]Dieux et soldats[/i:285wc6k1][/b:285wc6k1] tient plus de la course de grand fond que du demi-fond, un choix qui en vaut un autre, mais le scénario tarde à trouver son « second souffle » ; et finalement ne tient pas vraiment la distance. En effet il m’a fallut attendre l’épilogue – qui promet monts & merveilles - pour sortir de la douce apathie dans laquelle le scénariste avait réussi à me plonger (contre son gré, j’en suis sûr). Il sera beaucoup plus performant quelques années plus tard avec [b:285wc6k1]L’Escadron Suprême[/b:285wc6k1] dans des conditions voisines ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2016/12/une-des-revues-kiosques-en-pagaille.html:285wc6k1]Pour en savoir +[/url:285wc6k1]). Et pourtant le dessinateur [b:285wc6k1]Steve Pugh[/b:285wc6k1] ne ménage pas sa peine, même s'il n'est pas assez constant. En effet certaines planches semblent plus approximatives que d'autres. Cela dit, rien d'alarmant non plus. [img:285wc6k1]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/All-New_Invaders-Soldatd_d-hiver_zpsdpwoa6rd.jpg[/img:285wc6k1] Or donc, sur un scénario [i:285wc6k1]made in[/i:285wc6k1] [b:285wc6k1]Rekall[/b:285wc6k1] ([i:285wc6k1]Cf.[/i:285wc6k1] [b:285wc6k1]Philip K. Dick[/b:285wc6k1]) [b:285wc6k1]James Robinson[/b:285wc6k1] pose les bases de son équipe, de manière un peu trop laborieuse à mon goût, mais il donne - de justesse - l'impression d'en avoir garder sous la semelle. ___________________________ [b:285wc6k1][size=150:285wc6k1]Note [/size:285wc6k1][/b:285wc6k1]: Admis au second tour après rattrapage. Peut beaucoup mieux faire surtout avec ses antécédents. À suivre !
[quote="artemus dada":skad3otn]Ainsi je doute que [b:skad3otn]Gilbert Ryle [/b:skad3otn]soit plus connu que le film [i:skad3otn][b:skad3otn]Ghost in the shell [/b:skad3otn][/i:skad3otn]chez les lecteurs de BD de super-héros[/quote:skad3otn] Tu as certainement raison. Pour ma part, il me semble que ma première rencontre de l'expression était dans un épisode de la première saison d'[i:skad3otn]X-Files[/i:skad3otn]... Quand je l'ai revue, par la suite, en lisant [i:skad3otn]Ghost in the Shell[/i:skad3otn], j'ai alors mieux compris ce que ça recouvrait. [quote:skad3otn]d'où ma proposition de garder le terme "ghost" qui n'est ni l'esprit ni l'âme, mais justement - dans l'imaginaire collectif - une personnalité numérique. [/quote:skad3otn] Et qui a l'avantage de ne pas être perturbé par d'autres sens, puisque le mot ne désigne rien d'autre en français. [quote:skad3otn]Donc oublier le rapprochement avec le gène au profit du sème[/quote:skad3otn] Ah, mais je ne voulais pas enlever ce rapprochement : je me contentais de faire part de ma réflexion. [quote:skad3otn]les idées sont des organismes culturels [u:skad3otn]vivants[/u:skad3otn] qui se servent de l'Homme pour vivre et prospérer.[/quote:skad3otn] Comme les langues, donc... et l'on en revient au sème... ~___^ Cela dit, je ne suis pas très au fait des études concernant la mémétique, contrairement à toi, dont il semble que c'est un sujet qui t'intéresse grandement (il fait partie de ces sujets qui reviennent régulièrement dans tes articles). Tori.
[quote="Tori":ltuvmxsf] Pourtant, l'expression consacrée est, en français, "le fantôme dans la machine", pour traduire "the ghost in the machine", expression utilisée par Gilbert Ryle (même si le titre du roman d'Artúr Kösztler a été traduit "Le cheval dans la locomotive") Mais je suis d'accord avec toi qu'esprit conviendrait mieux ("âme" a une connotation religieuse, je trouve). Concernant "hypervelocity", la traduction française est normalement "hypervitesse"... Ta proposition de "Haute vélocité" me paraît plus sympathique... De même que ton "Fantôny"...[/quote:ltuvmxsf] Je pense que c'est là le cœur du travail d'un traducteur. Il ne doit pas seulement donner l'équivalent d'un mot dans une autre langue mais adapter ce mot aux connaissances supposées des lecteurs. Ainsi je doute que [b:ltuvmxsf]Gilbert Ryle[/b:ltuvmxsf] soit plus connu que le film [b:ltuvmxsf][i:ltuvmxsf]Ghost in the shell[/i:ltuvmxsf][/b:ltuvmxsf] chez les lecteurs de BD de super-héros; d'où ma proposition de garder le terme "[i:ltuvmxsf]ghost[/i:ltuvmxsf]" qui n'est ni l'esprit ni l'âme, mais justement - dans l'imaginaire collectif - une personnalité numérique. Lorsqu'on parle de [i:ltuvmxsf]ghost[/i:ltuvmxsf] en S-F, dans un environnement de réseaux et d’ordinateurs c'est à ça qu'on pense. [i:ltuvmxsf]Idem[/i:ltuvmxsf] pour "[i:ltuvmxsf]hypervelocity[/i:ltuvmxsf]", en balistique - et les 6 numéros écrits par [b:ltuvmxsf]Adam Warren[/b:ltuvmxsf] sont très ancrés dans ce thème - on parle plutôt de haute vélocité. D'où ma proposition. Qui n'est qu'une proposition. [quote:ltuvmxsf]Quant aux mèmes, tu as relevé "même", mais pas "mêmentique"... c'est un mélange entre "mémétique" et "sémantique" ? D'ailleurs, on parle de "mémétique" pour l'étude des même, en se calquant sur le mot "gène", mais ne pourrait-on pas aussi se calquer sur le mot "sème", et utiliser "mèmantique" ?[/quote:ltuvmxsf] La mémétique est apparue suite à une petite phrase dans un ouvrage de [b:ltuvmxsf]Richard Dawkins[/b:ltuvmxsf] ([b:ltuvmxsf][i:ltuvmxsf]Le Gène égoïste[/i:ltuvmxsf][/b:ltuvmxsf]) où il émettait l'idée (c'est le cas de le dire) que les idées étaient comme les gènes, vivantes et qu'elles se servaient d'hôtes pour vivre. Il n'exploite pas du tout cette assertion dans son livre, ce seront d'autres individus qui le feront. D'où mon utilisation de la citation de [b:ltuvmxsf]Samuel Butler[/b:ltuvmxsf] que je donne pour définir mon point de vue sur la mémétique, et qu'il n'avait pas écrit pour elle. Donc oublier le rapprochement avec le gène au profit du sème, ampute la mémétique de ce qui aurait dû en faire une approche originale (et qui le reste pour moi dans le cadre d'analyses littéraires) : les idées sont des organismes culturels [u:ltuvmxsf]vivants[/u:ltuvmxsf] qui se servent de l'Homme pour vivre et prospérer.
[quote="artemus dada":kiy9e0kv]Ou encore, et bien que je sois pour traduire le plus complètement possible dans la langue d’arrivée, de garder le mot « [i:kiy9e0kv]ghost [/i:kiy9e0kv]» et ne pas le traduire littéralement par « fantôme ».[/quote:kiy9e0kv] Pourtant, l'expression consacrée est, en français, "le fantôme dans la machine", pour traduire "the ghost in the machine", expression utilisée par Gilbert Ryle (même si le titre du roman d'Artúr Kösztler a été traduit "Le cheval dans la locomotive") Mais je suis d'accord avec toi qu'esprit conviendrait mieux ("âme" a une connotation religieuse, je trouve). Concernant "hypervelocity", la traduction française est normalement "hypervitesse"... Ta proposition de "Haute vélocité" me paraît plus sympathique... De même que ton "Fantôny"... Quant aux mèmes, tu as relevé "même", mais pas "mêmentique"... c'est un mélange entre "mémétique" et "sémantique" ? D'ailleurs, on parle de "mémétique" pour l'étude des même, en se calquant sur le mot "gène", mais ne pourrait-on pas aussi se calquer sur le mot "sème", et utiliser "mèmantique" ? Tori.
[color=#FFFFFF:o9gmfd3g]….[/color:o9gmfd3g] [b:o9gmfd3g][size=150:o9gmfd3g]P[/size:o9gmfd3g][/b:o9gmfd3g]eut-être de manière erronée, évoquer [b:o9gmfd3g]Adam Warren[/b:o9gmfd3g] impose à mon esprit un auteur influencé par la BD japonaise, et qui introduit d’une manière ou d’une autre un angle scientifique assez poussé dans ses histoires, avec un penchant pour ce qui touche à l'intelligence artificielle. Ceci expliquant peut-être cela. [img:o9gmfd3g]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber011/Gen-13_Meacuteme_zpsc9n4lmzk.jpg[/img:o9gmfd3g] [size=85:o9gmfd3g]Gen13 n°26 (SEMIC)[/size:o9gmfd3g] Ainsi est-il à ma connaissance l’un des premiers auteurs de BD - sinon le premier - à introduire dans une histoire la mémétique ; à une époque où celle-ci tentait de se construire comme une science molle crédible, mais échappait néanmoins encore au radar du « grand public ». D'où une traduction approximative en « même » au lieu de « mème ». [color=#FFFFFF:o9gmfd3g]....[/color:o9gmfd3g] [b:o9gmfd3g][i:o9gmfd3g]Hypervelocity[/i:o9gmfd3g][/b:o9gmfd3g] n’échappe d'ailleurs ni à l’angle scientifique supposé, ni à l’influence de la bande dessinée japonaise. [img:o9gmfd3g]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber011/Hypervelocity_001_zpsj1kcgtin.jpg[/img:o9gmfd3g] Une influence japonaise qui touche la culture occidentale de façon suffisamment importante – et qui couvre un spectre bien plus large que la BD - pour je crois par exemple, utiliser le terme « mecha » sans avoir à l’expliquer, ou à le traduire assez maladroitement tantôt par « méca » ou par « robot » comme cela est fait dans l’édition [b:o9gmfd3g]Panini [/b:o9gmfd3g]. Ce qui en plus rend certains passages de l’histoire moins intuitifs qu’en américain. Ou encore, et bien que je sois pour traduire le plus complètement possible dans la langue d’arrivée, de garder le mot « [i:o9gmfd3g]ghost [/i:o9gmfd3g]» et ne pas le traduire littéralement par « fantôme ». Surtout dans l’expression « [i:o9gmfd3g]digital ghost [/i:o9gmfd3g]» qui donne malheureusement « fantôme numérique » ; alors que le « [i:o9gmfd3g]ghost [/i:o9gmfd3g]» en question est plus près de l’idée d’âme ou d’esprit que de l'ectoplasme. La traduction est d’ailleurs le point faible de cet arc en 6 numéros, publié dans les magazines [b:o9gmfd3g]Iron Man[/b:o9gmfd3g] (du n° 12 au n° 15 - Juillet/septembre 2014). [img:o9gmfd3g]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber011/Hypervelocity_002_zps0eyx92kw.jpg[/img:o9gmfd3g] [size=85:o9gmfd3g]Ainsi [b:o9gmfd3g]Adam Warren[/b:o9gmfd3g] dissémine-t-il dans l'histoire des titres de chansons par toujours facile à rendre[/size:o9gmfd3g] Par exemple « [i:o9gmfd3g]wardriving[/i:o9gmfd3g] » n’est-il pas traduit (piratage dans ce contexte), ni « [i:o9gmfd3g]rail gun[/i:o9gmfd3g] » qui est une pièce d’artillerie connue sous le nom de « canon électrique (à impulsion électromagnétique) ». Un bel essai est tenté mais pas complètement transformé : « [i:o9gmfd3g]Tony ghost[/i:o9gmfd3g] » (c’est-à-dire l’âme ou l’esprit numérique de [b:o9gmfd3g]Tony Stark[/b:o9gmfd3g]) devient « [i:o9gmfd3g]Fanttonny[/i:o9gmfd3g] », pour « fantôme Tony ». Il aurait mieux valu à mon sens garder l’accent circonflexe pour ce mot-valise et en faire un « fantôny » plus explicite. « [i:o9gmfd3g]Cape[/i:o9gmfd3g] » devient dans la version française « crack » alors qu’il s’agit ici manifestement de désigner de façon péjorative les super-héros : encapé aurait dû s’imposer tout naturellement. [i:o9gmfd3g]Idem[/i:o9gmfd3g] pour « [i:o9gmfd3g]capekillers[/i:o9gmfd3g] » qui n’est pas traduit, et si « tueurs d’encapés » est certes un peu long cette traduction éclaire un peu au-delà de l’histoire qu’on nous raconte, en faisant du [b:o9gmfd3g]S.H.I.E.L.D.[/b:o9gmfd3g] une organisation qui s’est dotée de moyens nécessaires afin de s’opposer aux super-héros, et explique bien des choses. En outre, dans la version originale [b:o9gmfd3g]Adam Warren[/b:o9gmfd3g] a glissé du français (ainsi que d'autres langues), il aurait donc été bien de le signaler (comme cela se fait souvent dans les romans par exemple) voire de traduire en anglais des phrases françaises pour donner le change, comme ici : [img:o9gmfd3g]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber011/Hypervelocity_006_zpsysvebbfa.jpg[/img:o9gmfd3g] [size=85:o9gmfd3g]D'autant que « belles ordures » est déjà en français, et que [b:o9gmfd3g][i:o9gmfd3g]Beatiful Garbage[/i:o9gmfd3g][/b:o9gmfd3g] est justement le titre d'un album de chansons[/size:o9gmfd3g] Même le titre de l'arc, qui est pourtant traduit dans un bel effort, passe à côté (me semble-t-il) de la connotation voulue par le scénariste. En effet plutôt que [b:o9gmfd3g][i:o9gmfd3g]À tombeau ouvert[/i:o9gmfd3g][/b:o9gmfd3g], « Haute vélocité » aurait je crois mieux convenu compte tenu de son utilisation en balistique (les munitions à haute vélocité) et du contexte de la mini-série. Bref, je ne fais pas ici le procès de la traductrice, mais pour le coup tout cela manque un peu de souplesse à mon goût. [color=#FFFFFF:o9gmfd3g]….[/color:o9gmfd3g] Mais qu’en est-il de l’histoire me direz-vous ? Eh bien, [b:o9gmfd3g][i:o9gmfd3g]Hypervelocity[/i:o9gmfd3g][/b:o9gmfd3g] commence sur une très belle idée, joliment exploité, mais qui peine un peu à finir dans les temps. Rien de répréhensible non plus, mais cet arc aurait mérité d’être un peu plus ramassé en faisant l’économie de quelques redondances et digressions qui d’après moi n’apportent pas grand-chose à l’histoire sinon à l’alourdir inutilement. [img:o9gmfd3g]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber011/Hypervelocity_007_zpsgayk24io.jpg[/img:o9gmfd3g] En tout cas ces 6 numéros donnent l’occasion à [b:o9gmfd3g]Iron Man[/b:o9gmfd3g] de se confronter à un thème de science-fiction qui lui va comme un gant, et cet angle excuse sans conteste l’ankylose qui peut vous saisir lors de certains passages.
[img:27f4a4t9]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber017/John_Ridley-01_zps7xduxkcb.jpg[/img:27f4a4t9] [color=#FFFFFF:27f4a4t9]….[/color:27f4a4t9] [b:27f4a4t9][size=150:27f4a4t9]L[/size:27f4a4t9][/b:27f4a4t9]orsque [b:27f4a4t9]John Ridley[/b:27f4a4t9] écrit un album, entendez un récit conçu et publié directement sous cette forme et non pas sous celle de plusieurs mensuels comme il est courant de le faire aux [b:27f4a4t9]U.S.A.[/b:27f4a4t9], pour l’éditeur [b:27f4a4t9]DC Comics[/b:27f4a4t9], il est déjà un véritable couteau suisse de l’[i:27f4a4t9]entertainment[/i:27f4a4t9] dont la réputation le précède. L’un de ses romans a été adapté par [b:27f4a4t9]Oliver Stone[/b:27f4a4t9] ([b:27f4a4t9][i:27f4a4t9]U Turn[/i:27f4a4t9][/b:27f4a4t9]/1997), il a écrit le scénario de [b:27f4a4t9][i:27f4a4t9]Les Rois du désert[/i:27f4a4t9][/b:27f4a4t9] avec [b:27f4a4t9]George Clooney[/b:27f4a4t9], et il fait partie des scénaristes de la série télévisée New York 911, pour ne citer que certaine de ses activités. Bref un CV tout ce qu’il y a de plus engageant (qui s'est encore étoffé depuis). [img:27f4a4t9]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber017/John_Ridley-05_zpsjdkigeyv.jpg[/img:27f4a4t9] [color=#FFFFFF:27f4a4t9]….[/color:27f4a4t9] [b:27f4a4t9][i:27f4a4t9]Humains malgré tout[/i:27f4a4t9][/b:27f4a4t9], l’album qu’il scénarise s’insère quant à lui dans la franchise créée par [b:27f4a4t9]Warren Ellis[/b:27f4a4t9] & [b:27f4a4t9]Bryan Hitch[/b:27f4a4t9] en 1999 pour l’éditeur [b:27f4a4t9]WildStorm[/b:27f4a4t9], propriété depuis 1998 de l’un des [b:27f4a4t9]Big Two[/b:27f4a4t9] de l’édition étasunienne ; autrement dit [b:27f4a4t9]DC Comics[/b:27f4a4t9]. Avec cette série intitulée [b:27f4a4t9][i:27f4a4t9]The Authority[/i:27f4a4t9][/b:27f4a4t9], [b:27f4a4t9]Warren Ellis[/b:27f4a4t9] a construit un nouveau type de super-héros, fruit de l’improbable rencontre entre l’idéologie managériale - ce sont des super-héros proactifs - et une sorte d’anarchisme prit au pied de la lettre puisqu’ils ne se reconnaissent « [i:27f4a4t9]ni dieu ni maître [/i:27f4a4t9]». Dans une certaine mesure [b:27f4a4t9]The Authority[/b:27f4a4t9] est un groupe de super-héros qui dira en substance : « [i:27f4a4t9]la démocratie est pourrie, je ne peux plus compter sur la puissance publique – corrompue et inefficace – je vais donc me débrouiller tout seul. [/i:27f4a4t9]» Ce groupe, dont la philosophie préfigure le point de départ de l’un des événements majeurs ([i:27f4a4t9]events[/i:27f4a4t9]) de l’éditeur [b:27f4a4t9]Marvel[/b:27f4a4t9] (l’autre [b:27f4a4t9]Big Two[/b:27f4a4t9]) publié entre 2007 et 2008 et intitulé [b:27f4a4t9]Civil War[/b:27f4a4t9][color=#FF0000:27f4a4t9]*[/color:27f4a4t9], s’arroge le droit de composer sa propre morale puisqu’ il ne croit plus aux outils de l’intérêt général. La démocratie est un instrument ringard, vive l’antisystème ; ce qui ne les empêchera pas de prendre le pouvoir et d’installer [b:27f4a4t9]Jack Hawksmoor[/b:27f4a4t9] dans le « bureau ovale », mais ceci est une autre histoire ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2016/06/the-authority-revolution-brubaker-nguyen.html:27f4a4t9]Pour en savoir +[/url:27f4a4t9]). Cela dit [b:27f4a4t9]The Authority[/b:27f4a4t9] ne fait pas partie d’une génération spontanée, ce groupe est selon moi, le digne héritier de [b:27f4a4t9]Watchmen[/b:27f4a4t9], l’une des plus influentes histoires de la bande dessinée [i:27f4a4t9]mainstream[/i:27f4a4t9] étasunienne. [img:27f4a4t9]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber017/John_Ridley-02_zpspt53x82r.jpg[/img:27f4a4t9] En effet, entre 1986 et 1987 [b:27f4a4t9]Alan Moore[/b:27f4a4t9] & [b:27f4a4t9]Dave Gibbons[/b:27f4a4t9] mettaient en scène des super héros dont l’heure de gloire était passée : désabusés, ivrognes, tueurs, ou au-dessus des contingences humaines mais surtout, les membres de [b:27f4a4t9]Watchmen[/b:27f4a4t9] agissaient chacun en fonction de leur définition du Bien. Une définition non plus collective, mais individuelle. [b:27f4a4t9]Warren Ellis[/b:27f4a4t9] forme, 12 ans plus tard, un groupe sur les mêmes bases - individualités trop marquées et nihilisme - là où [b:27f4a4t9]Moore[/b:27f4a4t9] éclatait l’unité du sien. Un signe des temps ? [color=#FFFFFF:27f4a4t9]….[/color:27f4a4t9] D’entrée de jeu [b:27f4a4t9]John Ridley[/b:27f4a4t9] confronte l’équipe à un adversaire qui joue dans la catégorie mythologique, manière de l’installer dans la cours des grands, non sans lui avoir donné un peu avant l’occasion de rabaisser le caquet à l’un des plus puissants chefs d’état de la planète. Bref en quelques pages il pose ses personnages – des gros calibres qui font ce qui leur plaît - et introduit plusieurs bonnes idées dont un maître es arts martiaux, et un ancien membre de feu [b:27f4a4t9]Stormwatch[/b:27f4a4t9] – l’équipe sur les cendres de laquelle [b:27f4a4t9]Warren Ellis[/b:27f4a4t9] a bâti son propre groupe – [b:27f4a4t9]Jackson King[/b:27f4a4t9] alias [b:27f4a4t9]Battalion[/b:27f4a4t9]. [img:27f4a4t9]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber017/John_Ridley-03_zpsdjbq4ha5.jpg[/img:27f4a4t9] La curiosité et le plaisir de lire une histoire intéressante durera 80 planches sur 99, ce qui n’est pas si mal. Seulement, les dernières pages, très en deçà des promesses que laissaient attendre le CV du scénariste et le début de son histoire, achèvent de ternir l’intérêt de ces 80 pages et de rater le carré de l’apothéose. Ainsi, la solution proposée au problème auquel se confronte [b:27f4a4t9]The Authority[/b:27f4a4t9], pourtant inattendue et originale, apparaît comme un [i:27f4a4t9]deus ex machina[/i:27f4a4t9] du plus mauvais effet. Dommage ! Invité à jouer avec des personnages qui ne lui appartiennent pas, [b:27f4a4t9]John Ridley[/b:27f4a4t9], que l’on devine tout ce qu’il y a de plus urbain (vu ce qu’il en fait), les range bien sagement avant de partir. Attention louable, mais dont les répercussions compte tenu des enjeux, terminent de gâcher le meilleur de son travail : Tout ça pour ça ?! Le charme rompu, les faiblesses de certains de ses propres personnages sautent alors aux yeux, et l’usage qu’il fait d’une ancienne connaissance, qui tombe comme « [i:27f4a4t9]une douille vide [/i:27f4a4t9]» une fois sa mission accomplie, est très frustrant. [img:27f4a4t9]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber017/John_Ridley-06_zpsng36usmd.jpg[/img:27f4a4t9] [color=#FFFFFF:27f4a4t9]….[/color:27f4a4t9] [b:27f4a4t9][size=150:27f4a4t9]S[/size:27f4a4t9][/b:27f4a4t9]i [b:27f4a4t9][i:27f4a4t9]Humains malgré tout[/i:27f4a4t9][/b:27f4a4t9] n’est pas une mauvaise histoire elle est très en dessous de ce que je pouvais en attendre. [b:27f4a4t9]Ben Oliver[/b:27f4a4t9], le dessinateur de l’album, n’arrive pas à sauver les meubles quand bien même l'aurait-il voulu. Son dessin un peu trop dépouillé, un sentiment de vide que ne parvient pas à minimiser la colorisation de [b:27f4a4t9]Wendy Broome[/b:27f4a4t9] & [b:27f4a4t9]Randy Mayor[/b:27f4a4t9] n’arrange pas les affaires d’un scénario qui souffre au final de la même vacuité. Un album pour les completistes ou les curieux (traduit par [b:27f4a4t9]Jérémy Manesse[/b:27f4a4t9] et lettré par RAM), qui propose à ce titre un bel historique de l’équipe de trois pages écrit par [b:27f4a4t9]Olivier Jalabert[/b:27f4a4t9]. ______________ [color=#FF0000:27f4a4t9]*[/color:27f4a4t9]Et à plus forte raison la base du scénario de [b:27f4a4t9][i:27f4a4t9]Captain America : Civil war[/i:27f4a4t9][/b:27f4a4t9].
[quote="artemus dada":33dtjuy3]Oui moi aussi : [quote:33dtjuy3][..] L’azimut humoristique de la série de john Arcudie & Tan Eng Huat, à la manière de la Ligue de Justice Internationale de Giffen & DeMatteis, [..][/quote[/quote:33dtjuy3][/quote:33dtjuy3] Pour ma défense, j'ai répertorié ma pensée avant de lire la suite de ton essai. Après coup, j'ai décidé de laisser en l'état.
[quote="Jack!":nilm4j4g][..]comme l'humour me font penser que cette nouvelle itération de Doom Patrol doit beaucoup à la [b:nilm4j4g]Justice League[/b:nilm4j4g] de Keith Giffen, J.M. DeMatteis et Kevin Maguire. [/quote:nilm4j4g]
Oui moi aussi :
[quote:nilm4j4g][..] L’azimut humoristique de la série de john Arcudie & Tan Eng Huat, à la manière de la Ligue de Justice Internationale de Giffen & DeMatteis, [..][/quote:nilm4j4g]
[quote="Jack":nilm4j4g]Oui. Mais alors que dire du "[b:nilm4j4g]cliff[/b:nilm4j4g]" (Steel!) qui survient quelques numéros plus tard ?
[/quote:nilm4j4g]
Je ne sais pas encore.
[quote="Jack":nilm4j4g]Quelle entrée en matière ![/quote:nilm4j4g]
Merci !
[quote="artemus dada":2gnis0fq][color=#FFFFFF:2gnis0fq]….[/color:2gnis0fq] [b:2gnis0fq][size=150:2gnis0fq]S[/size:2gnis0fq][/b:2gnis0fq]i vous connaissez vos classiques, vous savez que l’industrie de la BD [b:2gnis0fq]U.S.[/b:2gnis0fq] est plutôt du genre à faire des prisonniers.
Peu (ou pas ?) de personnages, de séries (voire de concepts) qui ne fassent l’objet d’un [i:2gnis0fq]rebaunch[/i:2gnis0fq] [size=85:2gnis0fq]([i:2gnis0fq]sic[/i:2gnis0fq])[/size:2gnis0fq] un jour ou l’autre. Où les deux. Sans parler des interminables séries à suivre.
Et si la [b:2gnis0fq][i:2gnis0fq]Doom Patrol[/i:2gnis0fq][/b:2gnis0fq] n’a jamais eu la popularité suffisante pour faire partie de ces dernières, elle a souvent fait partie des prisonniers.[/quote:2gnis0fq]
Quelle entrée en matière !
[quote:2gnis0fq]Un peu d'humour ne nuit jamais[/quote:2gnis0fq]
L'aspect "corporate" de la série comme l'humour me font penser que cette nouvelle itération de Doom Patrol doit beaucoup à la [b:2gnis0fq]Justice League[/b:2gnis0fq] de Keith Giffen, J.M. DeMatteis et Kevin Maguire. Pas que ce soit non plus le premier coup d'essai de John Arcudi dans le domaine de la comédie. La preuve avec l'hilarant [b:2gnis0fq]Lobo/The Mask[/b:2gnis0fq] (co-écrit par un certain Giffen dans mon souvenir).
[quote:2gnis0fq] je ne serais pas surpris de découvrir que [b:2gnis0fq]Cliff Steele[/b:2gnis0fq] alias [b:2gnis0fq]Robotman[/b:2gnis0fq] est en fait l’[i:2gnis0fq]alter ego[/i:2gnis0fq] des scénaristes embauchés par les majors du secteur de la BD d’outre-Atlantique qui, en plus de vendre leur force de production, vendent – sous le régime du [i:2gnis0fq]work for hire[/i:2gnis0fq] (le travail dit de commande) – tout ce qu’ils produisent : idées comme personnages, à leur employeur.[/quote:2gnis0fq]
Oui. Mais alors que dire du "[b:2gnis0fq]cliff[/b:2gnis0fq]" (Steel!) qui survient quelques numéros plus tard ?
[img:3aipjwio]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/J_Arcudie-DP-07_zpstfduvwru.jpg[/img:3aipjwio] [color=#FFFFFF:3aipjwio]….[/color:3aipjwio] [b:3aipjwio][size=150:3aipjwio]S[/size:3aipjwio][/b:3aipjwio]i vous connaissez vos classiques, vous savez que l’industrie de la BD [b:3aipjwio]U.S.[/b:3aipjwio] est plutôt du genre à faire des prisonniers. Peu (ou pas ?) de personnages, de séries (voire de concepts) qui ne fassent l’objet d’un [i:3aipjwio]rebaunch[/i:3aipjwio] [size=85:3aipjwio]([i:3aipjwio]sic[/i:3aipjwio])[/size:3aipjwio] un jour ou l’autre. Où les deux. Sans parler des interminables séries à suivre. Et si la [b:3aipjwio][i:3aipjwio]Doom Patrol[/i:3aipjwio][/b:3aipjwio] n’a jamais eu la popularité suffisante pour faire partie de ces dernières, elle a souvent fait partie des prisonniers. D’ailleurs pas plus tard que ce mois-ci une « nouvelle » [b:3aipjwio][i:3aipjwio]Doom Patrol[/i:3aipjwio][/b:3aipjwio] a vu le jour sous la houlette du label nouvellement créé chez la [b:3aipjwio]Distingué Concurrence[/b:3aipjwio] : [b:3aipjwio]Young Animal[/b:3aipjwio], chapeauté le chanteur & scénariste [b:3aipjwio]Gerard Way[/b:3aipjwio] (l’excellente [b:3aipjwio][i:3aipjwio]Umbrella Academy[/i:3aipjwio][/b:3aipjwio], série qui peut prétendre à être une sorte de [b:3aipjwio][i:3aipjwio]Doom Patrol[/i:3aipjwio][/b:3aipjwio] bis). Label qui s’il ne dépend pas de [b:3aipjwio]Vertigo[/b:3aipjwio] - la collection adulte de [b:3aipjwio]DC[/b:3aipjwio]- est quand même sensé faire pousser la moustache de ses lecteurs. Mais revenons à nos moutons. [img:3aipjwio]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/J_Arcudie-DP-06_zpsdynuhd2z.jpg[/img:3aipjwio] [color=#FFFFFF:3aipjwio]…. [/color:3aipjwio]Inventée au début des années 1960 – peu avant les [b:3aipjwio][i:3aipjwio]X-Men[/i:3aipjwio][/b:3aipjwio] de la [b:3aipjwio]Maison des Idées[/b:3aipjwio] d’en face, série avec laquelle elle partage quelques affinités troublantes, pour une raison qui s’explique d’ailleurs assez bien – la [b:3aipjwio][i:3aipjwio]Doom Patrol[/i:3aipjwio][/b:3aipjwio] d’[b:3aipjwio]Arnold Drake[/b:3aipjwio] & [b:3aipjwio]Bruno Premiani[/b:3aipjwio] réinvente l’improbable rencontre d’un parapluie et d’une machine à coudre du texte sur une table de dissection. En l’occurrence des super-héros qui ne veulent pas en être, blessés de la vie [size=85:3aipjwio]([i:3aipjwio]sic[/i:3aipjwio])[/size:3aipjwio] et qui affrontent des super-[i:3aipjwio]villains[/i:3aipjwio] plus bizarres les uns que les autres, même dans le paysage de [i:3aipjwio]fantasy[/i:3aipjwio] qu’est souvent la bande dessinée [i:3aipjwio]mainstream[/i:3aipjwio] d’outre-Atlantique. Or donc, la [b:3aipjwio][i:3aipjwio]Doom Patrol[/i:3aipjwio][/b:3aipjwio] connaitra plusieurs incarnations dont l’un des plus mémorables est certainement celle de [b:3aipjwio]Grant Morrison[/b:3aipjwio] qu’il entame en 1989 et où l’auteur écossais pousse dans ses derniers retranchements les idées de l'équipe originale avec beaucoup de brio et de talent. L’une de ses meilleures prestations à mes yeux, sinon la meilleure. [color=#FFFFFF:3aipjwio]….[/color:3aipjwio] L’équipe dont je veux vous parler ici, est ultérieure à celle de [b:3aipjwio]Morrison[/b:3aipjwio] puisqu’elle commence en 2001. Elle durera un bref [i:3aipjwio]run[/i:3aipjwio] de 22 numéros. [img:3aipjwio]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/J_Arcudie-DP-01_zpsvpe86any.jpg[/img:3aipjwio] Son scénariste, [b:3aipjwio]John Arcudi[/b:3aipjwio] (très connu aujourd’hui pour avoir travaillé pendant plusieurs années sur le [b:3aipjwio]Mignolaverse[/b:3aipjwio]), prend dans une certaine mesure le contrepied de l’approche morrisonienne en emmenant sa version sur le terrain de l’humour et de la comédie plutôt que sur celui de l’adrénaline et de la pathologie mentale (oui c’est un peu vite résumé mais c’est comme ça !) du « [b:3aipjwio]Yul Brynner[/b:3aipjwio] des [i:3aipjwio]comics[/i:3aipjwio] ». À l’orée du vingt-et-unième siècle les super-héros, du moins certains d’entre eux, ont intégré la [i:3aipjwio]league[/i:3aipjwio] des propriétaires côtés en bourse à l’instar des équipes de sport américain (avant de devenir des groupes paramilitaires financés par le gouvernement étasunien à l'instar des [b:3aipjwio]Ultimates [/b:3aipjwio]par exemple) ; et la protection de la veuve et de l’orphelin est devenue une conséquence (non prioritaire) d’un projet commercial dont ils sont les simples employés. Ce qu’ils étaient déjà, mais sans le savoir, depuis leur arrivée dans les pages des illustrés d’avant-guerre (mais de manière extra-diégètique s’entend). [img:3aipjwio]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/J_Arcudie-DP-03_zpsrwr0xhrs.jpg[/img:3aipjwio] [size=85:3aipjwio]Un peu d'humour ne nuit jamais[/size:3aipjwio] [color=#FFFFFF:3aipjwio]….[/color:3aipjwio] Le hasard faisant bien les choses, [b:3aipjwio]Robotman[/b:3aipjwio] mais il préfère qu’on l’appelle [b:3aipjwio]Cliff[/b:3aipjwio], retombé dans l’anonymat fait justement l’objet d’une attention médiatique certes passagères, comme tout ce qui concerne ce secteur de L'[i:3aipjwio]infotainment[/i:3aipjwio] que l’on qualifie trop souvent (et abusivement) d’information, mais suffisante pour se faire repérer et recruter par un entrepreneur du nom de [b:3aipjwio]Thayer Jost[/b:3aipjwio] pour [i:3aipjwio]coacher[/i:3aipjwio] son équipe en passe de devenir connue sous le nom de [b:3aipjwio]Justice Inc.[/b:3aipjwio]. L’entrepreneur profite de l’occasion pour racheter à [b:3aipjwio]Cliff Steele[/b:3aipjwio] le nom « Doom Patrol » et rebaptiser ainsi sa propre équipe. Son [i:3aipjwio]background[/i:3aipjwio], il est quand même l’un des membres fondateurs de l’équipe originelle, fait que [b:3aipjwio]Cliff [/b:3aipjwio]réalise des miracles, et amène cette équipe de bras cassés à un niveau de coopération et d’efficacité que personne ne pensait lui voir atteindre. [img:3aipjwio]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/J_Arcudie-DP-05_zpsphdnjjcn.jpg[/img:3aipjwio] [size=85:3aipjwio][b:3aipjwio]Tan Eng Huat[/b:3aipjwio] ne démérite pas du tout sur ce titre[/size:3aipjwio] L’azimut humoristique de la série de [b:3aipjwio]John Arcudi [/b:3aipjwio]& [b:3aipjwio]Tan Eng Huat[/b:3aipjwio], à la manière de la [b:3aipjwio][i:3aipjwio]Ligue de Justice Internationale[/i:3aipjwio][/b:3aipjwio] de [b:3aipjwio]Giffen[/b:3aipjwio] & [b:3aipjwio]DeMatteis[/b:3aipjwio], n’empêche pas de prendre des chemins de traverse métafictionnels où je ne serais pas surpris de découvrir que [b:3aipjwio]Cliff Steele[/b:3aipjwio] alias [b:3aipjwio]Robotman[/b:3aipjwio] est en fait l’[i:3aipjwio]alter ego[/i:3aipjwio] des scénaristes embauchés par les majors du secteur de la BD d’outre-Atlantique qui, en plus de vendre leur force de production, vendent – sous le régime du [i:3aipjwio]work for hire[/i:3aipjwio] (le travail dit de commande) – tout ce qu’ils produisent : idées comme personnages, à leur employeur. [img:3aipjwio]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/J_Arcudie-DP-04_zpsjnqghtzt.jpg[/img:3aipjwio] Alors en voiture [b:3aipjwio]Simone[/b:3aipjwio], c’est toi qui conduit, c’est moi qui klaxonne ! [color=#FFFFFF:3aipjwio]….[/color:3aipjwio] [b:3aipjwio][size=150:3aipjwio]L[/size:3aipjwio][/b:3aipjwio]es cinq premiers numéros sont plutôt un chouette compromis entre action débridée, judicieuse utilisation de certains super-pouvoirs fort peu spectaculaires, et déjà certains indices laissant entendre que la vérité est ailleurs ; le tout digéré par [b:3aipjwio]John Arcudi[/b:3aipjwio] grâce à l'absorption matutinale de quelques clowns de premiers choix. Et dessinés avec professionnalisme par [b:3aipjwio]Tan Eng Huat[/b:3aipjwio], vu depuis sur [b:3aipjwio]X-Men Legacy[/b:3aipjwio] par exemple. ([i:3aipjwio]À suivre …..[/i:3aipjwio])
[img:2nsnc6wn]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber019/Dream_Thief-01_zpsd9vzepmj.jpg[/img:2nsnc6wn] [color=#FFFFFF:2nsnc6wn]…. [/color:2nsnc6wn][b:2nsnc6wn][size=150:2nsnc6wn]C[/size:2nsnc6wn][/b:2nsnc6wn]’est la présence du dessinateur [b:2nsnc6wn]Greg Smallwood[/b:2nsnc6wn] qui a attiré mon attention sur [b:2nsnc6wn][i:2nsnc6wn]Dream Thief[/i:2nsnc6wn][/b:2nsnc6wn], deux mini-séries respectivement de 5 et 4 numéros, publiées par l’éditeur [b:2nsnc6wn]Dark Horse[/b:2nsnc6wn] en 2013 puis en 2014. J’ai découvert assez récemment [b:2nsnc6wn]Smallwood[/b:2nsnc6wn] sur la série [b:2nsnc6wn][i:2nsnc6wn]Moon Knight[/i:2nsnc6wn][/b:2nsnc6wn] écrite par [b:2nsnc6wn]Jeff Lemire[/b:2nsnc6wn] ; j’avais fait l’impasse sur le [i:2nsnc6wn]run[/i:2nsnc6wn] précédent écrit par [b:2nsnc6wn]Brian Wood[/b:2nsnc6wn], que j’ai lu depuis, toujours pour [b:2nsnc6wn]Smallwood[/b:2nsnc6wn], et c’est d’ailleurs bien le seul intérêt de ces 6 numéros. Contrairement à [b:2nsnc6wn][i:2nsnc6wn]Dream Thief[/i:2nsnc6wn][/b:2nsnc6wn] où le scénariste [b:2nsnc6wn]Jai Nitz[/b:2nsnc6wn] (que j’ai découvert avec ce titre) tire profit d’une idée, qui aurait pu tourner court assez rapidement, avec beaucoup de talent. D’autant qu’au terme des quatre numéros de 2014 on sent qu’il en a encore sous la semelle, et l’histoire qu’il a bâti ne demande qu’à s’étoffer. Une idée et des développements dont je ne dirai rien car je pense que découvrir ce dont il retourne fait vraiment partie du plaisir qu’on peut prendre à lire ces deux mini-séries. Non pas que cela soit totalement original, le scénariste dans une [i:2nsnc6wn]interview[/i:2nsnc6wn] que j’ai lue après coup cite une série télévisée de la fin des années 1980 de [b:2nsnc6wn]Donald P. Bellisario[/b:2nsnc6wn] en disant que sa propre série est en quelque sorte une inversion de l’idée à la base de celle de [b:2nsnc6wn]Bellisario[/b:2nsnc6wn] ; je n’y avais pas pensé mais en effet c’est bien vu. En outre [b:2nsnc6wn]Nitz[/b:2nsnc6wn] a un art consommé du [i:2nsnc6wn]cliffhanger[/i:2nsnc6wn], ce qui tombe plutôt bien puisque le sujet principal de son scénario s'y prête particulièrement. [img:2nsnc6wn]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber019/Dream_Thief-02_zpsxgcnmpbi.jpg[/img:2nsnc6wn] D’autant que [b:2nsnc6wn]Greg Smallwood[/b:2nsnc6wn] s’ingénie à donner une représentation de ce qui se passe de façon originale. Il utilise joliment les répétitions, entendu que le scénario repose lui aussi, en partie, sur cette idée. L’une des caractéristiques de son [i:2nsnc6wn]storytelling[/i:2nsnc6wn] est certainement l’utilisation d’interstices entre les cases assez larges, en outre celles-ci ne sont pas détourées et l'ensemble donne un cachet immédiatement identifiable. Il est aussi coloriste sur la série et sa palette est très reconnaissable également. Artiste complet ou presque, il s’occupe aussi du lettrage avec autant de talent que le reste. La composition de ses planches fait l’objet d’une attention particulière c’est certain, et pour ma part en dehors même de ce qu’elles racontent je prends énormément de plaisir à les revoir une fois que j’ai terminé chaque numéro. C’est [b:2nsnc6wn]Tadd Galusha[/b:2nsnc6wn] qui prend ensuite les rênes du dessin avec [b:2nsnc6wn]Tamara Bonvillain[/b:2nsnc6wn] à la colorisation, et s’ils gardent la même charte artistique si je puis dire, la différence entre les deux dessinateurs saute aux yeux et pas en faveur de [b:2nsnc6wn]Galusha[/b:2nsnc6wn]. Heureusement le scénario est devenu suffisamment captivant depuis déjà pas mal de numéros, avec un personnage principal de plus en plus intéressant au fur et mesure que sa « malédiction » se répète, pour que l’illusion agisse. [img:2nsnc6wn]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber019/Dream_Thief-03_zpsi9wiiori.jpg[/img:2nsnc6wn] [color=#FFFFFF:2nsnc6wn]….[/color:2nsnc6wn] [b:2nsnc6wn][size=150:2nsnc6wn]E[/size:2nsnc6wn][/b:2nsnc6wn]n définitive [b:2nsnc6wn][i:2nsnc6wn]Dream Thief [/i:2nsnc6wn][/b:2nsnc6wn] s’est révélé être un titre très captivant et magnifiquement dessiné. [b:2nsnc6wn]Greg Smallwood[/b:2nsnc6wn] fait désormais partie des artistes qui me feront certainement acheter tous les projets sur lesquels il travaillera, quel qu’en soit le scénariste. Et [b:2nsnc6wn]Jai Nitz[/b:2nsnc6wn] m'a suffisamment impressionné pour que je m'intéresse désormais aussi à son travail.
[img:12vny8ix]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/warlock_002_zps0sumsat4.jpg[/img:12vny8ix] [color=#FFFFFF:12vny8ix]….[/color:12vny8ix] [b:12vny8ix][size=150:12vny8ix]M[/size:12vny8ix][/b:12vny8ix]ini-série sans lendemain ? Série à suivre sanctionnée par de mauvaises ventes entraînant son arrêt après seulement quatre numéros ? [img:12vny8ix]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/warlock_000_zps1k7crlms.jpg[/img:12vny8ix] Toujours est-il que si [b:12vny8ix][i:12vny8ix]Warlock[/i:12vny8ix][/b:12vny8ix] (2004-2005) propose quelques idées intéressantes, le tout est - de mon point de vue toujours - inutilement compliqué, et perd tout aussi inutilement son temps à tourner autour du pot (surtout s'il s'agit dès le départ d'une mini-série). Le premier numéro, avec une tentative de commentaire sur le héros éponyme de la série notamment, est le plus réussi ; et la révélation finale - esquissée par ailleurs dés le début - était prometteuse (et attendue), bien que très tirée par les cheveux. Elle n’aura à ma connaissance aucun lendemain. C’est aussi ce qui aurait pu arriver à l’univers [b:12vny8ix]Marvel[/b:12vny8ix]. [img:12vny8ix]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/warlock_004_zpsccduete2.jpg[/img:12vny8ix] [color=#FFFFFF:12vny8ix]....[/color:12vny8ix] En effet, un personnage quasi divin tel que [b:12vny8ix]Warlock[/b:12vny8ix] - sciemment créé dans le but de changer le monde et de le rendre meilleur - porte en lui la fin programmée d’un univers qui repose essentiellement comme c’est le cas ici, sur la confrontation violente de ses super-héros et de ses super-vilains (quand ce n’est pas entre super-héros qu’a lieu l’explication de gravures). Impossible dès lors de croire qu’il tolérerait très longtemps l’entropie nécessaire à la diégèse marvelienne caractérisée qui plus est par une expansion continue (et nécessaire). Et de surcroît placée sous la juridiction de la continuité. Entre le premier numéro, plutôt intéressant donc et la prometteuse chute qui ne dépareillerait pas dans l’univers actuel très « [i:12vny8ix]after pop[/i:12vny8ix] », de la [b:12vny8ix]Maison des Idées[/b:12vny8ix], la série pédale gentiment dans la semoule, sans que cela soit pour autant désagréable, en recyclant sans grande originalité des questions liées à son personnage principal. [img:12vny8ix]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/warlock_005_zpsejaf0i8b.jpg[/img:12vny8ix] Le milieu ambiant dans lequel tout cela se déroule emprunte une partie de ses idées au film [b:12vny8ix]Matrix[/b:12vny8ix], d’une façon surtout ironique, sans que cela aboutisse à quoi que ce soit de vraiment neuf. Reste un imperceptible soupçon que l'univers dans laquelle se déroule cette histoire n'est pas, du moins au début l'univers 616, et l'impression que [b:12vny8ix]Greg Pak[/b:12vny8ix] navigue un peu a vue. J'en veux pour preuve le retournement de situation final qui semble être un [i:12vny8ix]deus ex machina[/i:12vny8ix] de la plus belle eau. Ou une tentative de la dernière chance de terminer l'histoire sur une fin sinon satisfaisante du moins suffisamment saisissante (à l'époque) pour faire oublier l'impression d'avoir survolé son sujet sans jamais atterrir ? [img:12vny8ix]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber004/warlock_003_zpsr8kkp4xh.jpg[/img:12vny8ix] [color=#FFFFFF:12vny8ix]… [/color:12vny8ix]Dessinée plutôt joliment par [b:12vny8ix]Charlie Adlard[/b:12vny8ix] sous des couvertures de [b:12vny8ix]J. H. Williams III[/b:12vny8ix] – qui s’est aussi chargé du nouveau [i:12vny8ix]design[/i:12vny8ix] du héros – la série était peut-être un peu trop ambitieuse pour le scénariste débutant qu’était alors [b:12vny8ix]Greg Pak[/b:12vny8ix].
[quote="Blacksheep":1f4xt8cq]Une réédition en intégrale avec aussi The Last Days of American crime serait le bienvenu. Akileos ?[/quote:1f4xt8cq] [quote="Le Doc":1f4xt8cq][..] [quote:1f4xt8cq][b:1f4xt8cq]The Last days of american crime[/b:1f4xt8cq] de Rick Remender et Greg Tocchini Dans deux semaines, terrorisme et crime organisé seront éradiqués de la surface du globe. Le gouvernement des Etats-Unis lance une invention qui annihilera toute volonté criminelle. Avant qu’il ne soit trop tard, Graham décide de monter le casse du siècle ! Ce cambriolage restera dans les annales comme le dernier crime américain… Peut-il se fier à ses complices : Kevin, et sa compagne, Shelby la troublante « pirate informatique » ? ISBN 9782822215657 Format 170 x 265 mm 192 pages Prix 25€ SORTIE LE 19 OCTOBRE 2016[/quote:1f4xt8cq] Le site de l'éditeur : [url:1f4xt8cq]http://www.editions-jungle.com/livres/jungle-comics/last-days-of-american-crime.html[/url:1f4xt8cq][/quote:1f4xt8cq]
[quote="Blackiruah":1qkosdww]Joli billet encore une fois Artie.[/quote:1qkosdww] Merci. [quote:1qkosdww]Hm question bête par rapport à une de tes remarques pour les habitués de Remender, c'est encore écrit dans un style mélo dramatique maniaco dépressif tout ça ?[/quote:1qkosdww] Mélodramatique, je dirais non. Maniaco-dépressif ?
[quote="Le Doc":3gjb0qsk]Passionnant, tout ça...[/quote:3gjb0qsk]
Merci.
[quote:3gjb0qsk]et merci pour le billet sur la mini-série [b:3gjb0qsk]Blue Marvel[/b:3gjb0qsk] que je ne connaissais pas du tout.[/quote:3gjb0qsk]
Avec plaisir.
[quote:3gjb0qsk]Au fait, ce n'est pas plutôt Eric [b:3gjb0qsk]Canete[/b:3gjb0qsk] qui est l'un des dessinateurs de [b:3gjb0qsk]The End League[/b:3gjb0qsk] ?
[/quote:3gjb0qsk]
Tu as raison (merci), à la tienne !
[img:3ei6pmfw]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber002/The_End_League-01_zpsgvnz7bpe.jpg[/img:3ei6pmfw] [color=#FFFFFF:3ei6pmfw]….[/color:3ei6pmfw] [b:3ei6pmfw][size=150:3ei6pmfw]A[/size:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw]vant que l’éditeur américain [b:3ei6pmfw]Dark Horse[/b:3ei6pmfw] ne lance la série [b:3ei6pmfw][i:3ei6pmfw]The End League[/i:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw], le scénariste de ladite série – [b:3ei6pmfw]Rick Remender[/b:3ei6pmfw] - en proposait l’argumentaire suivant sur le site [b:3ei6pmfw]Newsarama[/b:3ei6pmfw] : « [i:3ei6pmfw]Pour moi, The End League est un projet où je peux faire tout ce que j'ai toujours voulu faire avec des super-héros. Une fusion du Seigneur des Anneaux et de The Dark Knight Returns. The End League End suit une équipe composée des dernières surhommes, sous la forme d’archétypes familiers, alors qu’ils se lancent dans un voyage désespéré et périlleux dans un monde dominé par le mal, dans l'espoir de trouver l’artefact qui peut sauver leur monde : le marteau de Thor. [/i:3ei6pmfw]» Le résultat, sous la forme de neuf numéros publiés de décembre 2007 à novembre 2009 aux [b:3ei6pmfw]U.S.A.[/b:3ei6pmfw], reprend effectivement le canevas de la quête (devenue sous une forme ou une autre un standard) dans une ambiance très sombre ; et si [b:3ei6pmfw]Rick Remender[/b:3ei6pmfw] parle d’archétypes familiers j’utiliserai pour ma part plutôt le terme de pastiches. [img:3ei6pmfw]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber002/The_End_League-02_zpspkkki6bz.jpg[/img:3ei6pmfw] Compte tenu de l’impact que connaissent les films de super-héros ces dernières années, pratiquement n’importe qui peut deviner de quels personnages s’inspirent les pastiches d’[b:3ei6pmfw]Astonishman[/b:3ei6pmfw], de [b:3ei6pmfw]Codename Black[/b:3ei6pmfw], de [b:3ei6pmfw]Soldier American[/b:3ei6pmfw], de [b:3ei6pmfw]The Prairie Ghost[/b:3ei6pmfw], de [b:3ei6pmfw]Blur Girl[/b:3ei6pmfw], ou d’[b:3ei6pmfw]Arachnakid[/b:3ei6pmfw]. Pour d’autres c’est peut-être un peu plus difficile, mais en tout état de cause connaître les sources – au moins des principaux protagonistes - ajoutent indéniablement au plaisir de la lecture, puisque vous vous y attendiez, [b:3ei6pmfw]Rick Remender[/b:3ei6pmfw] s’ingénie à développer ses pastiches dans des directions qu’il veut surprenantes, à tout le moins différents de leur modèle. C’est d’ailleurs en partie sur cela que repose sa série. [img:3ei6pmfw]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber002/The_End_League-03_zpsnpplr8ec.jpg[/img:3ei6pmfw] [b:3ei6pmfw][size=85:3ei6pmfw]Matt Broome[/size:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw] [color=#FFFFFF:3ei6pmfw]….[/color:3ei6pmfw] Il y a de fortes probabilités pour que si nous vivions dans une société où des personnages de la stature de [b:3ei6pmfw]Superman[/b:3ei6pmfw], ou de [b:3ei6pmfw]Galactus[/b:3ei6pmfw], étaient non pas des créatures imaginaires mais nos contemporains, nous devrions sans nul doute vivre en permanence avec un casque de chantier vissé sur la tête, et probablement vêtus d’une armure en permanence. C’est en tout cas l’idée que développe le scénariste dans sa série en la poussant un cran au-dessus, avec pour résultat que la [b:3ei6pmfw]Terre[/b:3ei6pmfw] est devenue un champ de ruine. En effet, en 1962 un terrible accident a dévasté la planète et a augmenté considérablement le nombre d’individus détenteur de « super-pouvoirs ». Plusieurs années après il ne reste plus qu’un petit noyau d’entre eux qui œuvre pour le bien de l’humanité, le reste de ces « méta-humains » sont devenus qui des tyrans, qui des criminels (oui je sais, la frontière entre ces deux catégories n’est pas facile à estimer). [b:3ei6pmfw][i:3ei6pmfw]The End League[/i:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw] raconte les péripéties que devra affronter l’équipe éponyme pour mettre la main sur [b:3ei6pmfw]Mjöllnir[/b:3ei6pmfw], seul capable de retourner la situation en leur faveur, et permettre à l’humanité de reprendre un nouveau départ. [img:3ei6pmfw]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber002/The_End_League-04_zps7iv5bvwa.jpg[/img:3ei6pmfw] [b:3ei6pmfw][size=85:3ei6pmfw]Eric Canete[/size:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw] [color=#FFFFFF:3ei6pmfw]…. [/color:3ei6pmfw][b:3ei6pmfw][i:3ei6pmfw]The End League[/i:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw] est une série qui mérite non seulement d’être lue jusqu’au bout, mais surtout, qui à l’instar de ce que propose son épilogue, d’en recommencer la lecture une fois celle-ci terminée. Et ce n’est pas forcément l’envie que donnent les premiers numéros. Si les sept premiers numéros ne sont pas dénués d’intérêt en termes d’action pyrotechniques ou de lecture au « deuxième degré » ; cette série de [i:3ei6pmfw]fantasy[/i:3ei6pmfw] qui ne dit pas son nom (eh oui), ne passe la seconde qu’au cours de son huitième numéro, et ne met les gaz qu’au moment de son chant du cygne où une bonne dose de dilemmes moraux piment – enfin – sérieusement son propos. [img:3ei6pmfw]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber002/The_End_League-05_zps1yhbdeke.jpg[/img:3ei6pmfw] [b:3ei6pmfw][size=85:3ei6pmfw]Andy MacDonald[/size:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw] Et c’est là que rétrospectivement une seconde lecture donne un souffle nouveau à ce qui se déroule précédemment, ainsi qu’une nouvelle perspective à certains dialogues. Il apparaît aussi que savoir dans quoi se jettent les « héros » devient dès lors très amusant. En tout cas bien plus que de ne pas le savoir. Je ne vous cache pas toutefois que [b:3ei6pmfw]Rick Remender[/b:3ei6pmfw] utilise quelques unes de ses fixettes préférées. Ceux qui connaissent sa série [b:3ei6pmfw][i:3ei6pmfw]Fear Agent[/i:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw] par exemple ou encore [b:3ei6pmfw][i:3ei6pmfw]Black Science[/i:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw], voire son [i:3ei6pmfw]run[/i:3ei6pmfw] sur [b:3ei6pmfw][i:3ei6pmfw]Uncanny X-Force[/i:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw] sauront à quoi s’attendre en listant mes exemples. Du reste, il ne serait pas étonnant également que [b:3ei6pmfw][i:3ei6pmfw]The End League[/i:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw] ne devait pas se terminer aussi rapidement. Bref, il me semble que [b:3ei6pmfw]Remender[/b:3ei6pmfw] complique un peu inutilement son histoire au départ en vue de développements ultérieurs qui, par la force des choses comme on dit, ne viendront jamais. Néanmoins rien de rédhibitoire, [b:3ei6pmfw]Rick Remender[/b:3ei6pmfw] fait preuve d’assez d’astuce et de métier pour clore son histoire de manière plutôt satisfaisante, et la fin programmée et très certainement précipitée de son projet, nous a de mon point de vue, rendu service. [img:3ei6pmfw]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber002/The_End_League-10_zpsm8acpxox.jpg[/img:3ei6pmfw] Même si pour le dire franchement [b:3ei6pmfw][i:3ei6pmfw]The End League[/i:3ei6pmfw][/b:3ei6pmfw] mériterait – à l’aune de mes goûts en tout cas - une édition revue et corrigée pour en faire une mini-série un peu plus ramassée, un peu plus concise ; et ce qu’elle perdrait en pagination elle le regagnerait selon moi en impact. Cela dit, tout un chacun peut assez facilement faire lors de la relecture que je propose - sans trop se triturer les méninges - ce travail d’édition, et n’en mémoriser que la substantifique moelle. À la décharge du scénariste il semble que la série a connu quelques aléas indépendants de sa volonté. En effet trois dessinateurs et autant de coloristes se succèdent au fil des neuf numéros qui paraissent sur presque deux ans. Ce qui n’est jamais bon signe. Si [b:3ei6pmfw]Matt Broome[/b:3ei6pmfw] et [b:3ei6pmfw]Eric Canete[/b:3ei6pmfw] font à leur manière et c’est là que le bât blesse justement, du bon travail ; je préfère néanmoins celui d’[b:3ei6pmfw]Andy MacDonald[/b:3ei6pmfw] (dessins) et de [b:3ei6pmfw]Matthew Wilson[/b:3ei6pmfw] (couleurs) qui n’arrivent malheureusement que sur le neuvième et dernier numéro. Publiée en [b:3ei6pmfw]France[/b:3ei6pmfw] sous la forme de deux recueils chez l'éditeur [b:3ei6pmfw]Akileos[/b:3ei6pmfw] à des prix qui à l’époque m’avaient fait renoncer à les lire (un premier tome de même pas 100 planches d’histoire pour 14 €) la série est désormais aussi disponible en occasion à des prix tout ce qu’il y a d’intéressants même si j’ai pour le coup, choisi la V.O à des prix tout aussi vils.
[img:21euo86x]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber020/bmarvel_zpscksogb2y.jpg[/img:21euo86x] [color=#FFFFFF:21euo86x]…. [/color:21euo86x][b:21euo86x][size=150:21euo86x]J[/size:21euo86x][/b:21euo86x]e citais [b:21euo86x]Ralph Ellison[/b:21euo86x], sans trop savoir si je n’extrapolais pas un peu trop après avoir seulement lu un numéro ; eh bien [b:21euo86x]Kevin Grevioux[/b:21euo86x] cite lui aussi cet auteur, et mention l’idée d’une invisibilité disons « sociale » pour le dire rapidement, telle que je l’avais plus ou moins anticipée. J’étais donc sur la bonne longueur d’onde, et cela grâce notamment au travail du scénariste sur le premier numéro, ce qui est toujours bon signe pour la suite. Et d’une manière générale, [b:21euo86x]Kevin Grevioux[/b:21euo86x] s’en sort d’ailleurs plutôt bien. [img:21euo86x]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber020/Bmarvel-2_zpspx1zz5ue.jpg[/img:21euo86x] [color=#FFFFFF:21euo86x]....[/color:21euo86x] Compte tenu de l’époque où opère ou plutôt opérait [b:21euo86x]Blue Marvel[/b:21euo86x], il colore sa série d’une ambiance très « [i:21euo86x]black ops[/i:21euo86x] » si je puis dire, avec juste ce qu’il faut de paranoïa, et de racisme « [i:21euo86x]ordinaire[/i:21euo86x] » ; et joue d’une relation familiale si connue qu’elle semble aller de soi sans pour autant apparaître pour ce qu’elle réellement, c’est-à-dire un cliché. Grâce en partie à un contrepied inimaginable en 1962 (ce dont il se sert aussi). Bref l’instantané des [i:21euo86x]sixties[/i:21euo86x] est convaincant, et en aucune manière gratuit, puisque les développements vont dans le sens de l’idée que [b:21euo86x]Brashear[/b:21euo86x] a renoncé surtout compte tenu du contexte social, et plus précisément racial, de l'époque. Reste qu’il est toujours aussi difficile de croire qu’un homme tel qu'[b:21euo86x]Adam Brashear[/b:21euo86x] soit resté les bras croisés avec tout ce qui s’est passé dans l’univers [b:21euo86x]Marvel[/b:21euo86x] depuis les années 1960 même si au fil des numéros se dessine un personnage auquel j’ai fini par croire. Il est certain que si [b:21euo86x]Grevioux [/b:21euo86x]avait choisi la simplicité en expliquant le retrait de son personnage principal par le chantage, un accident, une amnésie ou un lavage de cerveaux, cela aurait plus facilement fonctionné. Là, la simplicité de l’explication qui [i:21euo86x]a contrario[/i:21euo86x] modèle un personnage complexe, et plus dure à avaler. D’autant que certains événements dramatiques de ces années-là - qui expliquent sa décision - peuvent ne pas être connus ou venir à l’esprit des lecteurs. [quote:21euo86x][img:21euo86x]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber020/Bmarvel-3_zpsgqlekuci.jpg[/img:21euo86x] La [b:21euo86x]Forteresse de la solitude[/b:21euo86x] en plein cœur du "monde du silence" ? Si tel est le cas, c'est une case qui résume bien le personnage.[/quote:21euo86x] [color=#FFFFFF:21euo86x]....[/color:21euo86x] [b:21euo86x][size=150:21euo86x]R[/size:21euo86x][/b:21euo86x]este une histoire en 5 numéros très agréable à lire avec ce qu’il faut de situations attendues et d’événements inattendus, mais qui de mon point de vue pêchent un peu du côté des dessins avec l’impression de lire des planches de moins en moins soignées. D’ailleurs dans le même ordre d’idée le [i:21euo86x]design[/i:21euo86x] de [b:21euo86x]Blue Marvel[/b:21euo86x] n’est pas très heureux non plus. Par contre les interactions et les dialogues avec les [b:21euo86x]Avengers[/b:21euo86x] ou son entourage, sonnent très justes (à mon oreille tout du moins). Cela dit les menues faiblesses que je relève ne vallent de passer à côté de cette mini-série ; d’autant qu'b][i:21euo86x]Adam Legend of the Blue Marvel[/i:21euo86x][/b] propose aussi (sans ce que cette lecture soit obligatoire) une perspective dont le sujet n’est plus la sauvegarde de l’humanité, mais une tentative d’explication à l’absence (ou quasi absence) d’un héros Noir de premier plan chez [b:21euo86x]Marvel[/b:21euo86x], et d'une manière plus générale d'un héros Noir de premier plan tout court. Étrange coïncidence, le premier numéro paraît le 5 novembre 2008.
[quote="Fred le Mallrat":f4kcvuzi]Corrigé
[/quote:f4kcvuzi]
Oh, c'était lisible, hein, mais j'avoue que sur un ou deux mots, j'ai mis un peu de temps à comprendre quelle lettre avait sauté ou était remplacée par une autre ! ~___^
Pour revenir à ce que je disais, ma mémoire me faisait un peu défaut... J'ai retrouvé le magazine (MicroMag n°7, de novembre 1989, avec un dossier sur les jeux interdits ou censurés pour diverses raisons), et le slogan n'était celui de mon souvenir (biaisé par le slogan anglais, je pense) :
[img:f4kcvuzi]http://i.imgur.com/zIZjgpr.jpg[/img:f4kcvuzi]
Tori.
PS : Merci abandonware-magazines.org : ça m'a évité de chercher dans mes cartons.
[quote="Tori":2lfs1c5i]Euh... Fred, tu as tapé avec des moufles ? O__o
Tori.[/quote:2lfs1c5i]
oups..
que veux-tu il fait un peu froid à Bordeaux.
Corrigé
[quote="soyouz":2lfs1c5i][quote="Tori":2lfs1c5i]Euh... Fred, tu as tapé avec des moufles ? O__o[/quote:2lfs1c5i]
Bah, il a tapé comme un Mallrat ![/quote:2lfs1c5i]
Vil sacrip...
Ah, non il a raison
Euh... Fred, tu as tapé avec des moufles ? O__o Arti(e)cle très intéressant, sinon... Et j'aime bien la planche tirée de [i:1jeoaj35]Green Lantern & Green Arrow[/i:1jeoaj35], où l'on voit bien la différence entre [i:1jeoaj35]colored people[/i:1jeoaj35] et [i:1jeoaj35]colored people[/i:1jeoaj35]; on pourrait aussi parler du sens double du mot [i:1jeoaj35]alien[/i:1jeoaj35] en anglais : c'est l'étranger et par extension, l'étranger à notre planète... Il faut d'ailleurs faire attention à la traduction... Dans les années 80, un jeu vidéo était sorti, intitulé "Xenophobe" (bon, déjà, le goût est douteux)... Son slogan était "Exterminate the aliens"... Dans la version française des publicités, c'était devenu "Exterminez les étrangers"... Autant dire que ça n'est pas resté très longtemps (je n'ai pas retrouvé la pub sur le net, mais je dois avoir un magazine dans lequel elle apparaît... J'essaierai de retrouver lequel) ! Tori.
oui comme soyouz, je trouve que c'est toujours mis en avant, y compris dans les courtes histoires parues dans des anthologies.. durant secret Invasion ou dark reign (je ne sais plus) Bon, tu me tenterais presque Artie avec ta chronique mais grievioux : bof... je pense qu a part si je le trouve vraiment pas cher, je prendrais pas.
[quote="Blackiruah":2tr2oyz2]Très intéressant Artie, on en parlait dans les GG comics avec Kab qui le définissait un peu comme le nouveau Reed actuellement chose que j'ai effectivement découvert lors des ultimates (dans les mighty avengers, on ressent moins ce côté scientifique même s'il est assez présent).[/quote:2tr2oyz2] bah quand même ... l'histoire avec son fiston ?
Très intéressant Artie, on en parlait dans les GG comics avec Kab qui le définissait un peu comme le nouveau Reed actuellement chose que j'ai effectivement découvert lors des ultimates (dans les mighty avengers, on ressent moins ce côté scientifique même s'il est assez présent). Je trouve vraiment ce personnage fascinant. J'espère que Panini va publier cette série.
[quote:2gu9rcn4][img:2gu9rcn4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber016/adam-001_zpsrtu15zyb.jpg[/img:2gu9rcn4] [quote:2gu9rcn4]Alors qu’un très puissant super-vilain nommé Anti-Man attaque New York, et les que les Avengers échouent à l’arrêter, il semble que le seul homme qui l’ait jamais battu soit le Blue Marvel, dans les années 1960. Mais qui est ce super-héros que personne ne connaît ? [b:2gu9rcn4]Kevin Grevioux[/b:2gu9rcn4] (New Warriors) et [b:2gu9rcn4]Mat Broome[/b:2gu9rcn4] (The End League) unissent leurs forces pour inventer le plus puissant super-héros de l’univers Marvel ![/quote:2gu9rcn4][/quote:2gu9rcn4] [color=#FFFFFF:2gu9rcn4]….[/color:2gu9rcn4] J’ai « rencontré » [b:2gu9rcn4]Adam Brashear[/b:2gu9rcn4] alias [b:2gu9rcn4]The Blue Marvel[/b:2gu9rcn4] grâce aux premiers numéros de la nouvelle série [b:2gu9rcn4]Marvel[/b:2gu9rcn4] intitulée [b:2gu9rcn4]Ultimates[/b:2gu9rcn4], et je l’ai rapidement retrouvé dans les pages de la série [b:2gu9rcn4]Mighty Avengers[/b:2gu9rcn4] elle aussi écrite par [b:2gu9rcn4]Al Ewing[/b:2gu9rcn4], toujours chez le même éditeur. D’ordinaire je ne suis pas un lecteur qui s’intéresse particulièrement à tel ou tel personnage, mais plutôt qui lit en fonction de qui scénarise telle ou telle série. Plus rarement qui la dessine, et encore plus rarement à cause du coloriste (un seul cas de recensé jusqu’à maintenant [-_ô]). Sans que je puisse définir précisément ce qui m’a attiré chez lui, ce personnage a eu suffisamment de charisme – disons-le ainsi - pour que j’aille rechercher la mini-série qui lui a été consacrée entre 2008 et 2009 (date de couverture du premier numéro janvier 2009) et qui signe par la même occasion sa première apparition. [img:2gu9rcn4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber016/adam-002_zpsax8s9k9x.jpg[/img:2gu9rcn4] [color=#FFFFFF:2gu9rcn4]… [/color:2gu9rcn4]Ecrite par [b:2gu9rcn4]Kevin Grevioux[/b:2gu9rcn4], [b:2gu9rcn4][i:2gu9rcn4]Adam Legend of the Blue Marvel[/i:2gu9rcn4][/b:2gu9rcn4], repose sur une prémisse assez difficile à avaler. En effet comment croire qu’un personnage de l’envergure de [b:2gu9rcn4]Superman[/b:2gu9rcn4] puisse disparaître des mémoires alors qu’il protégeait la veuve et l’orphelin dans les années 1960, qu’il était adulé avant de devenir l’objet de la peur des uns et du ressentiment des autres ? [b:2gu9rcn4]Kevin Grevioux[/b:2gu9rcn4] n’est pas un scénariste débutant, et je ne crois pas qu’on puisse mettre cette entrée en matière plutôt maladroite, sur le compte de l’amateurisme ou sur duplication d’un effet à la « [b:2gu9rcn4]Sentry [/b:2gu9rcn4]», personnage dont l’introduction dans l’univers de la [i:2gu9rcn4]Maison des Idées[/i:2gu9rcn4] participait d’un canular. Non, je crois pour ma part que ce parti pris est une métaphore de la condition de « l’homme Noir » à la [b:2gu9rcn4]Ralph Ellison[/b:2gu9rcn4] si je puis dire, autrement dit celle d’un « homme invisible » ou qui le devient dans le cas d’espèce. Tout le premier numéro, le seul que j’ai lu pour l’instant - ce qui fragilise un peu mon hypothèse – conduit à cette interprétation. [img:2gu9rcn4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber016/adam-004_zpsv4oi4wte.jpg[/img:2gu9rcn4] Tant qu’on ne sait pas qu’il est un afro-américain, [b:2gu9rcn4]Blue Marvel[/b:2gu9rcn4] est un super-héros adulé par la population, mais à partir du moment où il ne fait aucun doute que ce n’est pas un Blanc qui se cache sous le casque, le vent tourne et la peur s’installe. [b:2gu9rcn4]Kevin Grevioux[/b:2gu9rcn4] disait dans la seule intervention que j’ai lue à propos de cette série que l’idée était de dépeindre au travers de ce personnage ce que vivaient par exemple les stars Noirs du football [b:2gu9rcn4]U.S.[/b:2gu9rcn4] durant les années 1960. Adulés pour leurs prouesses athlétiques sur le terrain, une fois le coup de sifflet final donné il redevenait des « [i:2gu9rcn4]second-class negro[/i:2gu9rcn4] » qui devaient se plier aux lois de la ségrégation raciale. Tout le premier numéro, ou presque se focalise d’ailleurs sur cet aspect de la société américaine. [img:2gu9rcn4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber016/Adam-006_zpsahxqdadn.jpg[/img:2gu9rcn4] Jusqu’au nom de code du héros qui me semble renvoyer à cette très célèbre planche de [b:2gu9rcn4]Green Lantern & Green Arrow[/b:2gu9rcn4] de [b:2gu9rcn4]Dennis O’Neil[/b:2gu9rcn4] et [b:2gu9rcn4]Neal Adams[/b:2gu9rcn4] où un employé Noir interpelle l’un des deux super-héros pour lui demander, après avoir énumérer tout un tas d’hommes de « couleurs », ce qu’il a fait pour l’homme Noir ? [img:2gu9rcn4]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber016/adam-005_zpsxp0mfunh.jpg[/img:2gu9rcn4] Même les personnages les plus hauts placés mais enclins à considérer la ségrégation raciale en mauvaise part n’arrivent pas à se débarrasser d’un certain paternalisme. Par exemple lorsque [b:2gu9rcn4]J.F.K.[/b:2gu9rcn4] donne du « [i:2gu9rcn4]son[/i:2gu9rcn4] » à [b:2gu9rcn4]Adam Brashear[/b:2gu9rcn4] qu’il a convoqué dans son bureau. « [i:2gu9rcn4]Son[/i:2gu9rcn4] » n’est pas un mot anodin, il désigne la façon pour un Sudiste d’appeler un Noir, donc une façon dépréciative de l’interpeller[color=#FF0000:2gu9rcn4]*[/color:2gu9rcn4]. On voit de la même manière apparaître le terme « [i:2gu9rcn4]negro[/i:2gu9rcn4] », et d’autres considérations tout aussi racistes. [color=#FFFFFF:2gu9rcn4]…. [/color:2gu9rcn4]Bref, un premier numéro intéressant, qui repose sur une idée assez polémique et plutôt difficile à traiter, et dont je me demande comment [b:2gu9rcn4]Grevioux[/b:2gu9rcn4] va se sortir. ([i:2gu9rcn4]À suivre ….[/i:2gu9rcn4]) [size=85:2gu9rcn4][color=#FF0000:2gu9rcn4]*[/color:2gu9rcn4]Voir à ce sujet [b:2gu9rcn4][i:2gu9rcn4]Talkin’ that talk[/i:2gu9rcn4][/b:2gu9rcn4] de [b:2gu9rcn4]Jean-Paul Levet[/b:2gu9rcn4], éditions [b:2gu9rcn4]Outre Mesure[/b:2gu9rcn4]. [/size:2gu9rcn4]
Voilà pour moi, haut la main, le meilleur travail de Garth Ennis, et pourtant dieu sait que je suis très très friand du reste de son corpus. Mais avec cette histoire écrite et dialoguée de main de maître, Ennis touche à la perfection. Son intérêt pour l'histoire militaire du XXème siècle est évidemment pour beaucoup dans cette réussite majeure (le sujet l'inspire), mais l'humeur très particulière, crépusculaire qu'il confère au récit révèle aussi un autre pan de ses aptitudes, à savoir une façon particulièrement prégnante de livrer des récits "poignants" (comme il sait le faire avec "Hellblazer" ou "Preacher"). Il se dégage de l'histoire d'Ennis une sorte de tristesse insondable... Je tomberais d'accord avec toi pour ne pas classer trop hâtivement ce travail dans la catégorie des récits de guerre dont il s'est fait un spécialiste (peu intéressé qu'il est par les super-héros). Le récit obéit à d'autres codes, quelque part entre le thriller parano des années 70 et le récit éclaté/puzzle-type propre au film noir ou à un Orson Welles (cf. la structure en flashes-back, où l'enquête policière est le moteur de la chronologie éclatée du récit, comme dans "Les Tueurs" de Robert Siodmak). Il supporte très bien un grand nombre d'interprétations, et j'adhère sans problèmes à la piste "mémétique" par exemple. La piste surnaturelle que tu évoques dans le même temps, elle m'avait frappé également dès les premières lectures : le scénario reste dans les clous du récit "naturaliste", mais offre des brèches où une interprétation moins "rationnelle" des faits est possible. Le récit est de toute manière si riche qu'il se plie facilement à d'autres descriptions tout aussi valables ; on peut ainsi voir dans l'odyssée du jeune agent de la CIA un exemple-type de "contre-initiation", pour reprendre la terminologie de René Guénon (un récit où les codes, les rites et les énigmes d'une tradition ésotérique sont utilisés pour tromper et détourner un initié, pour lui faire faire l'exact opposé de ce que préconisait les préceptes de la tradition en question). Le Soldat Inconnu, cette ombre qui plane sur tout le récit en ne s'incarnant que très peu de temps (tel Harry Lime dans "Le Troisième Homme" de Carol Reed et Graham Greene), serait alors un agent de la contre-initiation, ce que l'essayiste Pacôme Thiellement appelle un "Khezr du Mal", du nom d'une figure ésotérique du Coran, un peu comme le personnage incarné par John Huston dans le "Chinatown" de Roman Polanski, ou le personnage d'Orson Welles dans son "Mr. Arkadin". L'histoire de Garth Ennis va beaucoup plus loin que la "simple" question sur la fin et les moyens, ça va plus loin que ça : c'est une réflexion passionnante sur la nature du "Mal". Je prête ici beaucoup au scénariste, mais il faut impérativement préciser qu'il est parfaitement épaulé par un excellent Killian Plunkett, dont je ne connais pas le travail par ailleurs mais qui est ici épatant. Ennis est très très fort en règle générale, mais je crois qu'il n'a jamais fait mieux que ce "Unknown Soldier" de très haute volée, que j'avais découvert (et qui m'avait traumatisé, dans le bon sens du terme) à sa sortie en 98, et que je relis à intervalles réguliers depuis. Merci pour ton post qui me rappelle qu'il est tant de procéder à une nouvelle relecture...
[img:2uykfunj]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber025/Le_Soldat_inconnu-1_zpsug2phf1q.jpg[/img:2uykfunj] [color=#FFFFFF:2uykfunj]….[/color:2uykfunj] [b:2uykfunj][size=150:2uykfunj]S[/size:2uykfunj][/b:2uykfunj]cénariste très précoce (et tout aussi précocement talentueux), [b:2uykfunj]Garth Ennis[/b:2uykfunj] commence sa carrière à l’âge de 19 ans, et après un passage par l’hebdomadaire anglais [b:2uykfunj]2000AD[/b:2uykfunj], se retrouve à écrire la série [b:2uykfunj][i:2uykfunj]Hellblazer[/i:2uykfunj][/b:2uykfunj] pour l’un des [b:2uykfunj]Big Two[/b:2uykfunj] de l’édition de BD étasunienne. C’est aussi pour [b:2uykfunj]DC Comics[/b:2uykfunj] qu’il scénarise en 1997 la mini-série [b:2uykfunj][i:2uykfunj]Unknown Soldier[/i:2uykfunj][/b:2uykfunj] qui paraît alors sous le label [b:2uykfunj]Vertigo[/b:2uykfunj]. [b:2uykfunj]Ennis[/b:2uykfunj] n’a jamais caché son intérêt pour les récits de guerre, il est d’ailleurs l’un des rares à en produire encore aujourd’hui pour le marché américain. [b:2uykfunj][i:2uykfunj]Le Soldat Inconnu[/i:2uykfunj][/b:2uykfunj], c’est l’histoire - contemporaine de sa publication - d’un jeune agent de la C.I.A. qui se voit mystérieusement dirigé sur la piste d’un « soldat inconnu » justement, personnage dont il fera d’abord la connaissance [i:2uykfunj]via[/i:2uykfunj] les récits d’anciens combattants de certains des conflits majeurs qui ont ensanglanté le XXème siècle. [img:2uykfunj]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber025/Le_Soldat_inconnu-4_zpsq1fgjrt3.jpg[/img:2uykfunj] [size=85:2uykfunj]Lettrage de [b:2uykfunj]Graphic Hainaut[/b:2uykfunj][/size:2uykfunj] J’ai lu cette histoire – qui est l’une de mes favorites de ce scénariste - grâce à la traduction de [b:2uykfunj]Xavier Hanart[/b:2uykfunj] pour le compte des éditions [b:2uykfunj]Le Téméraire[/b:2uykfunj] au moment de sa sortie dans l’[b:2uykfunj]Hexagone[/b:2uykfunj], en 1998. Et si on m’avait demandé de la définir succinctement j’aurais dit encore il y a peu, qu’elle appartenait aux histoires de guerre qu’affectionne [b:2uykfunj]Ennis[/b:2uykfunj]. [color=#FFFFFF:2uykfunj]….[/color:2uykfunj] Or, après l’avoir relu – avec toujours autant de plaisir – je dirais maintenant que c’est une histoire fantastique. En effet dès le récit du premier « témoin » qu’entend l’agent Clyde, il apparaît que l’homme connu sous le nom de code de Soldat Inconnu vit un apax existentiel, c’est-à-dire un événement qui ne se présente qu’une seule fois et qui conditionne le reste d’une existence. Et à partir de ce moment précis, la mini-série bascule dans le domaine du fantastique, entendu ici comme l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit. [img:2uykfunj]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber025/Le_Soldat_inconnu-2_zpszs3xjxmn.jpg[/img:2uykfunj] Le surnaturel dont il est question ici est l’apparition d’un mème. Dans son acception la plus radicale (ou la + fantastique), le mème désigne une idée considérée comme autonome, et qui se sert des humains pour se reproduire à la manière d'un virus (biologique ou informatique) ; et de mon point de vue le [b:2uykfunj]Soldat Inconnu[/b:2uykfunj] – tel que décrit par ceux qui l’ont rencontré – devient littéralement une idée. Un mème qui fait tout pour survivre …………. mais je vous laisse découvrir par vous-même si ce n’est déjà fait ce qui se déroule dans cette excellente série, magnifiquement dessinée par [b:2uykfunj]Kilian Plunkett[/b:2uykfunj] et tout aussi joliment mise en couleur par [b:2uykfunj]James Sinclair[/b:2uykfunj].
[color=#FFFFFF:w28caxo5]…. [/color:w28caxo5][size=150:w28caxo5][b:w28caxo5]A[/b:w28caxo5][/size:w28caxo5][b:w28caxo5]l Ewing[/b:w28caxo5] semble être un scénariste soucieux de l’histoire de la [b:w28caxo5]Maison des Idées[/b:w28caxo5] et de son cheptel, et l’équipe des [b:w28caxo5]Mighty Avengers[/b:w28caxo5] semble en être un nouveau signe. [img:w28caxo5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber018/M-Avgs-01_zpshplfp6v6.jpg[/img:w28caxo5] En effet, la création dudit groupe repose sur des fondations bien connues des lecteurs de la [b:w28caxo5]Marvel[/b:w28caxo5] : une menace hors-norme (créée pour le coup au début des années 1970) pousse plusieurs super-héros à joindre leur force pour en venir à bout et, chemin faisant, découvre que l’union fait la force et décide alors de fonder un nouveaux groupe : les [b:w28caxo5]Mighty Avengers[/b:w28caxo5]. Après quatorze numéros, le scénariste prouvera qu’il a de la suite dans les idées en concluant son [i:w28caxo5]run[/i:w28caxo5] sur le même principe, décliné cette fois d’une manière plutôt originale. Mais n’anticipons pas. [color=#FFFFFF:w28caxo5]…. [/color:w28caxo5]C’est bien connu, les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien y croire, et celle formulée par [b:w28caxo5]Luke Cage[/b:w28caxo5] d’être une équipe avant tout dévouée à l’homme du commun si je puis dire, restera lettre morte ; et les [b:w28caxo5]Mighty Avengers[/b:w28caxo5] feront comme le reste des équipes de l’univers [b:w28caxo5]Marvel[/b:w28caxo5]. Je ne crois pas d’ailleurs que l’installation d’un standard pour recevoir les appels ait finalement vu le jour. En tout cas on n’en entendra plus parler. [img:w28caxo5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber018/running-gag-1_zpsfjfbzfs6.jpg[/img:w28caxo5] Or donc, comme c’est souvent le cas dans le monde des super-héros, ces derniers seront en grande partie à l’origine des problèmes qu’ils devront résoudre : [color=#FFFFFF:w28caxo5]……[/color:w28caxo5] • Opposition d’[i:w28caxo5]ego[/i:w28caxo5] au sujet du leadership de l’équipe [color=#FFFFFF:w28caxo5]……[/color:w28caxo5] • Vengeance personnelle [color=#FFFFFF:w28caxo5]……[/color:w28caxo5] • « Dispute » familiale [img:w28caxo5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber018/running-gag-2_zps6arp1soh.jpg[/img:w28caxo5] Reste sur la totalité des 14 numéros une menace qu’ils n’auront pas eux-mêmes créée. En dehors de celle qui les réunit. Je me demande d’ailleurs si l’idée du super-héros, défenseur de la veuve et de l’orphelin n’est pas un vestige d'un très lointain passé ou plus simplement, une vue de l’esprit qui n’a aucun réel fondement ? Cela dit je n’ai pas de problème avec l’idée de personnages qui finalement sont à l’origine des problèmes qu’ils affrontent. On sait souvent ce qu’on fait, mais rarement ce que fait ce qu’on a fait. En outre [b:w28caxo5]Al Ewing[/b:w28caxo5] est un scénariste plein d’idées, qui n’hésite jamais à les partager ; et c’est un aspect très captivant. [img:w28caxo5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber018/Blue_Marvel_zpstjphoe9m.jpg[/img:w28caxo5] D’autre part il n’hésite pas non plus (choix ou nécessité ?) à employer des seconds couteaux (voire des troisièmes couteaux) qui deviennent grâce à son talent des personnages qui arrivent à occuper une place de choix dans mon cœur de lecteur. Je pense en particulier à [b:w28caxo5]Adam Brashear[/b:w28caxo5] alias [b:w28caxo5]Blue Marvel[/b:w28caxo5], et à [b:w28caxo5]Ava Ayala[/b:w28caxo5] [i:w28caxo5]aka[/i:w28caxo5] [b:w28caxo5]White Tiger[/b:w28caxo5], dont malheureusement le potentiel ne sera pas beaucoup exploité. C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques des [b:w28caxo5]Mighty Avengers[/b:w28caxo5] selon [b:w28caxo5]Ewing[/b:w28caxo5], la plupart des joutes agonistiques – internes ou externes aux personnages – productrices de récit sont assez vite expédiées. Bien trop vite à mon goût. En outre il y a peu (ou pas) d’intrigues menées de front, [b:w28caxo5]Al Ewing[/b:w28caxo5] est pour le coup, plutôt adepte de la scansion que du scénario modulaire. L’impression générale qui me reste de ces quatorze numéros est qu’ils sont très en deçà du potentiel que j’ai cru y voir. La « responsabilité » si je puis dire, n'est du seul fait du scénariste, elle en revient aussi à l’équipe artistique. [img:w28caxo5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber018/M-Avgs-Greg_Land_zpsusxqnext.jpg[/img:w28caxo5] [size=85:w28caxo5][b:w28caxo5]Greg Land[/b:w28caxo5] dans ses œuvres[/size:w28caxo5] [color=#FFFFFF:w28caxo5]….[/color:w28caxo5] En effet sans avoir vu les scénarios d’[b:w28caxo5]Ewing[/b:w28caxo5], il me semble difficile quelque soit son talent et la précision de ses s[i:w28caxo5]cripts[/i:w28caxo5], de réussir à donner de la densité à son [i:w28caxo5]run[/i:w28caxo5] avec un dessinateur comme [b:w28caxo5]Greg Land[/b:w28caxo5] par exemple, qui dessine des planches de 4 ou 5 cases maximum dont une majorité de gros plans sur des visages en utilisant le format panoramique de façon très répétitive. Surtout que ces cases 16/9ème n’offrent que très peu d’information. Il s’agit souvent d’un gros plan, voire de deux personnages face à face, et plein de vide autour. Ce qui rend assez difficile de mener plusieurs intrigues de front sur la même planche par exemple. [b:w28caxo5]Valerio Schiti[/b:w28caxo5] propose des planches avec toujours aussi peu de cases mais son découpage moins routinier fait (un peu) illusion, malheureusement c’est le moment où [b:w28caxo5]Ewing[/b:w28caxo5] décide de sacrifier à une longue exposition (le #006) à base de dialogues. [b:w28caxo5]Salvador Larocca[/b:w28caxo5], que j’ai connu un peu plus inspiré, ne relève malheureusement pas non plus le niveau lors de sa prestation. Circonstance aggravante si je peux me permettre, le travail des coloristes, [b:w28caxo5]Frank D’Armata[/b:w28caxo5] en tête, n’est pas du tout à mon goût. Si j'ai l'air de « conspuer » le versant artistique, je n'oublie pas pour autant la possible ingérence de l'éditorial. [img:w28caxo5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber018/spid1-3_zpsizxpdlld.jpg[/img:w28caxo5] [color=#FFFFFF:w28caxo5]…. [/color:w28caxo5]Cela dit, ces quatorze numéros ne sont pas dénués d’intérêt. J’aime beaucoup les personnages d’une manière génèrale, ils offrent des possibilités de développement et d’interactions qui peuvent se révéler très « rentables » sur le plan narratif. Et les résultats, même en dessous de mes attentes, sont déjà appréciables ici. La floraison d’idées est aussi très encourageante, reste plus qu’à ficeler ça de manière à rendre cette profusion plus captivante (ou plus à mon goût). L’humour qui sous-tend l’ensemble du [i:w28caxo5]run[/i:w28caxo5] est aussi très agréable (dont l'allusion à [b:w28caxo5]Ayn Rand[/b:w28caxo5]). [img:w28caxo5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber018/M-Avgs-02_zpss1fbexqy.jpg[/img:w28caxo5] Bref, il ne reste plus qu’à espérer une équipe artistique plus conforme à ce que j’attends d’elle, et un [b:w28caxo5]Al Ewing[/b:w28caxo5] plus téméraire (et moins linéaire) pour la suite qui s’intitule – mais vous le savez déjà - [b:w28caxo5][i:w28caxo5]Captain America et les Mighty Avengers[/i:w28caxo5][/b:w28caxo5]. [img:w28caxo5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber018/M-Avgs-fin_zpsxbyyskcu.jpg[/img:w28caxo5] [quote:w28caxo5]Les [b:w28caxo5]Mighty Avengers[/b:w28caxo5] d'[b:w28caxo5]Al Ewing[/b:w28caxo5] sont disponibles dans la revue éditée par Panini : [b:w28caxo5]Uncanny Avengers[/b:w28caxo5] (V2) n°1 à 8 (Avril 2014-juin 2015). Traduction : [b:w28caxo5]Jérémy Manesse[/b:w28caxo5] Lettrage : [b:w28caxo5]Alessandro Benedetti[/b:w28caxo5] & [b:w28caxo5]Astarte Design - Roma[/b:w28caxo5] [/quote:w28caxo5] À suivre donc !
[img:jcz67xqx]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber025/DreamWar-005_zpsatl39zdr.jpg[/img:jcz67xqx] [color=#FFFFFF:jcz67xqx]….[/color:jcz67xqx] [b:jcz67xqx][size=150:jcz67xqx]D[/size:jcz67xqx][/b:jcz67xqx][b:jcz67xqx][i:jcz67xqx]reamwar[/i:jcz67xqx][/b:jcz67xqx], [i:jcz67xqx]crossover[/i:jcz67xqx] au titre programmatique, organise la rencontre de deux univers : celui de [b:jcz67xqx]DC Comics[/b:jcz67xqx] au travers de ses créations les plus connues : La [b:jcz67xqx]Justice League[/b:jcz67xqx], la [b:jcz67xqx]Légion des Super-héros[/b:jcz67xqx], la [b:jcz67xqx]JSA[/b:jcz67xqx], et celui de [b:jcz67xqx]WildStorm[/b:jcz67xqx] la maison d’édition de [b:jcz67xqx]Jim Lee[/b:jcz67xqx], rachetée par [b:jcz67xqx]DC Comics[/b:jcz67xqx] en 1999. Si les personnages de [b:jcz67xqx]WildStorm[/b:jcz67xqx] sont peut-être un peu moins connus (je pense par exemple à [b:jcz67xqx][i:jcz67xqx]Welcome to Tranquility[/i:jcz67xqx][/b:jcz67xqx] qui raconte les aventures de super-héros retraités), [b:jcz67xqx]Keith Giffen[/b:jcz67xqx] le scénariste des 6 numéros regroupés et publiés dans l'Hexagone à l’initiative de [b:jcz67xqx]Panini[/b:jcz67xqx] : Traduction d’[b:jcz67xqx]Alex Nikolavitch[/b:jcz67xqx] et lettrage d’[b:jcz67xqx]Alessandro Benedetti[/b:jcz67xqx], à l’heureuse idée de regrouper les personnages en fonction de leurs similitudes. Ceux de [b:jcz67xqx][i:jcz67xqx]Welcome to Tranquillity[/i:jcz67xqx][/b:jcz67xqx] font donc la connaissance de la [b:jcz67xqx]Justice Society of America[/b:jcz67xqx] grâce à leur point commun : l’accès à la « carte vermeil » des super-héros. [img:jcz67xqx]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber025/DreamWar-006_zpsuzhfspsl.jpg[/img:jcz67xqx] En effet, la particularité des personnages inventés au sein d’[b:jcz67xqx]Image Comics[/b:jcz67xqx] – le label qui regroupait les maisons d’édition fondées par des dessinateurs, « dissidents » si j’ose dire, de [b:jcz67xqx]Marvel Comics[/b:jcz67xqx] : [b:jcz67xqx]Rob Liefeld[/b:jcz67xqx], [b:jcz67xqx]Erik Larsen[/b:jcz67xqx], [b:jcz67xqx]Jim Valentino[/b:jcz67xqx], [b:jcz67xqx]Todd McFarlane[/b:jcz67xqx], [b:jcz67xqx]Marc Silvestri[/b:jcz67xqx] et donc, [b:jcz67xqx]Jim Lee[/b:jcz67xqx], est qu’ils étaient souvent des copies de ceux qu’on pouvait trouver chez la [b:jcz67xqx]Distinguée Concurrence[/b:jcz67xqx] ou largement inspirés de ceux de la [b:jcz67xqx]Maison des idées[/b:jcz67xqx]. Du moins les séries les plus populaires des [b:jcz67xqx]Big Two[/b:jcz67xqx]. Ce qui en soi n’est jamais que la continuation de ce qui se fait depuis les années 1930 ; la bande dessinée de super-héros est un immense miroir aux silhouettes dont les premiers reflets datent si je puis dire, de 1939, avec l’invention du [b:jcz67xqx]Wonder Man[/b:jcz67xqx] de [b:jcz67xqx]Will Eisner[/b:jcz67xqx]. Mais ceci est une autre histoire. [img:jcz67xqx]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber025/DreamWar-003_zpsckajptjx.jpg[/img:jcz67xqx] Cela dit l’opposition/confrontation – poncif de tout bon [i:jcz67xqx]crossover[/i:jcz67xqx] – des deux univers se situe aussi au niveau « idéologique ». [color=#FFFFFF:jcz67xqx].... [/color:jcz67xqx]Généralement les personnages publiés par [b:jcz67xqx]DC Comics[/b:jcz67xqx] rechignent à tuer, alors que ceux de [b:jcz67xqx]WildStorm[/b:jcz67xqx] ne s’embarrassent guère de ce détail. Quand [b:jcz67xqx]Image Comics[/b:jcz67xqx] est née (1992), l’atmosphère était assez largement au [i:jcz67xqx]grim and gritty [/i:jcz67xqx]dont l’expression la plus significative se traduisait par des « héros » très durs à cuire et tout aussi désinhibés. Ceci dit d’une manière générale ; on trouvera certainement des exceptions de part et d’autre. La série, plutôt chouettement dessinée par [b:jcz67xqx]Lee Garbett[/b:jcz67xqx] - c’est efficace et très dynamique - repose sur une idée de [b:jcz67xqx]Keith Giffen[/b:jcz67xqx], c’est du moins comme ça que je l’ai comprise, qui n’apparaît complètement qu’à la toute fin du [i:jcz67xqx]run[/i:jcz67xqx]. Même si quelques indices apparaissent au fur et à mesure. Si j’ai trouvé cette idée* assez gonflée (dans tous les sens du terme), et plutôt amusante, [b:jcz67xqx]Keith Giffen[/b:jcz67xqx] semble (justement) tirer à la ligne (là encore rétrospectivement, cela s’explique), et ça se voit. Et ce remplissage, non dénué d’intérêt néanmoins - comme je l’ai dit [b:jcz67xqx]Garbett[/b:jcz67xqx] est un dessinateur plutôt efficace, et les dialogues sont [i:jcz67xqx]made in[/i:jcz67xqx] [b:jcz67xqx]Giffen[/b:jcz67xqx] - pourrait toutefois amoindrir le plaisir qu’on devrait pouvoir prendre à la lecture de [b:jcz67xqx][i:jcz67xqx]Dreamwar[/i:jcz67xqx][/b:jcz67xqx]. À condition d’aimer rire du [i:jcz67xqx]fanboy[/i:jcz67xqx] (pur et dur) qui sommeille (peut-être) en nous tous ; et que le contenu de mon commentaire ne soit pas le seul fruit de mon imagination (de [i:jcz67xqx]fanboy[/i:jcz67xqx]). [img:jcz67xqx]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber025/DreamWar-001_zpssb7mvbwx.jpg[/img:jcz67xqx] [img:jcz67xqx]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber025/DreamWar-004_zpsyjb4woew.jpg[/img:jcz67xqx] [color=#FFFFFF:jcz67xqx]....[/color:jcz67xqx] [b:jcz67xqx][size=150:jcz67xqx]J[/size:jcz67xqx][/b:jcz67xqx]e ne sais pas s'il s'agit de « [i:jcz67xqx]l'une des plus grandes rencontres de tous les temps[/i:jcz67xqx] », mais au pays des super-héros les superlatifs sont souvent de rigueur, en tout cas l'exploration de la nature profonde de l'héroïsme y est possible. En plus d'être une lecture distrayante. _________________ * L’idée dont je parle ne fait pas l’économie d’éléments adjacents tout aussi intéressants, que [b:jcz67xqx]Giffen[/b:jcz67xqx] n’éludent d'ailleurs pas, et qui étoffent intelligemment l’idée générale en fournissant matière à réflexion (toutes choses égales par ailleurs).
C'est malin, tu m'as donné envie de m'y intéresser, alors que je voulais me contenter de l'"ancien" OMAC... Je ne sais pas si je dois t'en remercier, du coup ! ~___^ L'as-tu lu en VF ? Je me demande si la traduction est aussi savoureuse que les extraits que tu montres en anglais. Tori. PS : Ton article en lien est très intéressant également, même si je n'en ai pas tout compris.
[img:cqbehqm0]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber017/OMAC-05_zpswmexr5ec.jpg[/img:cqbehqm0] [size=85:cqbehqm0]Chaque titre d'épisode peut s'abréger en O.M.A.C.[/size:cqbehqm0] [quote:cqbehqm0]Kevin Cho est employé dans une start-up lorsqu'il devient malgré lui la victime d'une machination qui le transforme en OMAC, un monstre surpuissant, invincible et monolithique. Face à lui et sa force incommensurable, même Superman et Frankenstein auront fort à faire ! [/quote:cqbehqm0] [color=#FFFFFF:cqbehqm0]….[/color:cqbehqm0] [b:cqbehqm0][size=150:cqbehqm0]O[/size:cqbehqm0]MAC[/b:cqbehqm0] autrement dit, One Man Army Corps (ou Organisme Métamorphosé en Armée Condensée) est une idée que [b:cqbehqm0]Jack Kirby[/b:cqbehqm0] (dit [b:cqbehqm0]Le King[/b:cqbehqm0]) a eu du temps où il travaillait encore pour l'éditeur étasunien [b:cqbehqm0]Marvel[/b:cqbehqm0] : une sorte de [b:cqbehqm0]Captain America[/b:cqbehqm0] du futur, mâtiné d’un autre concept du [b:cqbehqm0]King[/b:cqbehqm0], un peu plus ancien : [b:cqbehqm0]Tiger 21[/b:cqbehqm0] (alias [b:cqbehqm0]Starman Zero[/b:cqbehqm0]). [b:cqbehqm0]Tiger 21[/b:cqbehqm0] aurait dû raconter l’histoire d’un astronaute transformé en androïde pour survivre aux longs voyages intersidéraux, mais ce concept de 1948 n’a pas trouvé acquéreur sur le marché des [i:cqbehqm0]comic strips[/i:cqbehqm0] auquel il était destiné. [b:cqbehqm0]OMAC[/b:cqbehqm0] sera finalement publiée dans sa série éponyme, en 1974, alors que [b:cqbehqm0]Jack[/b:cqbehqm0] travaillait pour l’éditeur DC Comics ; il y est resté de 1970 à 1975 avant de retourner chez [b:cqbehqm0]Marvel[/b:cqbehqm0]. • Et pour la petite histoire, [b:cqbehqm0]Jack[/b:cqbehqm0] avait dans l’idée de rattacher ce personnage à son autre héros du futur [b:cqbehqm0]Kamandi[/b:cqbehqm0], en faisant de l’[i:cqbehqm0]alter ego[/i:cqbehqm0] d’[b:cqbehqm0]OMAC[/b:cqbehqm0] le grand-père de ce dernier. Mais à l’époque le marché de la BD étasunien n’est pas très florissant, de graves dysfonctionnements, pas très éloignés de ce qu’on pourrait appeler une escroquerie sont alors à l’œuvre ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/07/because-it-still-hasnt-gotten-weird.html:cqbehqm0]Pour en savoir +[/url:cqbehqm0]) et [b:cqbehqm0]DC Comics[/b:cqbehqm0] rencontre de sérieuses difficultés de distribution, et paye le prix (c’est le cas de le dire) d’une mauvais politique tarifaire face à son concurrent principal : [b:cqbehqm0]Marvel Comics[/b:cqbehqm0]. En outre [b:cqbehqm0]Jack Kirby[/b:cqbehqm0] ne fait plus (autant) recette, ses séries : « [b:cqbehqm0]Le Quatrième Monde [/b:cqbehqm0]», [b:cqbehqm0]Kamandi[/b:cqbehqm0], [b:cqbehqm0]The Demon[/b:cqbehqm0] et [b:cqbehqm0]OMAC[/b:cqbehqm0] s’arrêtent au fur et à mesure ; et son génie créatif – dopé contractuellement (60 pages/mois) - qui l’autorise à créer encore et encore, ne rencontre pas suffisamment son public malgré le soutient de [b:cqbehqm0]Carmine Infantino[/b:cqbehqm0] (alors [i:cqbehqm0]editor in chief [/i:cqbehqm0]de la [b:cqbehqm0]Distinguée Concurrence[/b:cqbehqm0]). [img:cqbehqm0]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber017/OMAC-03_zpsj6pigexl.jpg[/img:cqbehqm0] [color=#FFFFFF:cqbehqm0]….[/color:cqbehqm0] [b:cqbehqm0][size=150:cqbehqm0]2[/size:cqbehqm0][/b:cqbehqm0]011. Les scénaristes [b:cqbehqm0]Dan Didio[/b:cqbehqm0] & [b:cqbehqm0]Keith Giffen[/b:cqbehqm0], sous l’égide du [i:cqbehqm0]New 52[/i:cqbehqm0], le nom donné à la reconfiguration de l’univers partagé de [b:cqbehqm0]DC Comics[/b:cqbehqm0] de l'époque (nous sommes aujourd’hui sous les auspices d’une nouvelle configuration dite [i:cqbehqm0]Rebirth[/i:cqbehqm0]), lancent un nouveau mensuel intitulé [b:cqbehqm0][i:cqbehqm0]OMAC[/i:cqbehqm0][/b:cqbehqm0] (One Machine Attack Construct) qui durera, comme celui de [b:cqbehqm0]Kirby[/b:cqbehqm0], 8 numéros. [img:cqbehqm0]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber017/OMAC-04_zpstwylyjg1.jpg[/img:cqbehqm0] C’est accessoirement un aspect assez simple, qui m’a donné envie dans un premier temps, de m’intéresser à cette nouvelle série. En effet, la crête qu’arbore le personnage principal, et plus précisément l’effet que lui donne l’équipe artistique, a eu un effet d’attraction très puissant sur moi. Cet attrait purement visuel est d’ailleurs un aspect assez révélateur du contenu, puisque le scénario de ces huit numéros fait la part belle à l’image, et privilégie l’aspect visuel. Hommage direct au [b:cqbehqm0]King[/b:cqbehqm0], [b:cqbehqm0][i:cqbehqm0]OMAC[/i:cqbehqm0][/b:cqbehqm0] enchaîne les affrontements, que l’équipe artistique rend extrêmement spectaculaires : lettrage soigné et différencié, phylactères, onomatopée, « [i:cqbehqm0]kirby kracles[/i:cqbehqm0] », couleurs, rien n’est laissé au hasard ; et c’est à un véritable spectacle pyrotechnique, à un feu d’artifice de puissance et d’énergie, qu’on nous propose d’assister. Si le scénario est d’une linéarité à toute épreuve, il n’engendre cependant pas l’ennui grâce à des dialogues décalés et souvent drôles. Les personnages – dont l’aspect caricatural n’est pas gommé - ne sont pas en reste, et s’intègre avec beaucoup d’élégance dans cette série très « premier degrés ». [img:cqbehqm0]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber017/OMAC-02_zpshiwsoikn.jpg[/img:cqbehqm0] Tout est d’ailleurs prétexte à l’amusement, que ce soit les titres de chaque numéro, les notes de l’[i:cqbehqm0]editor[/i:cqbehqm0], ou encore les crédits rédigés dans la grande tradition de [b:cqbehqm0]S[/b:cqbehqm0]tan [b:cqbehqm0]L[/b:cqbehqm0]ee & du [b:cqbehqm0]Bullpen[/b:cqbehqm0]. Une série très « premier degrés » disais-je mais où les clins d’œil ne sont pas absents. Comment pourrait-il en être autrement avec un tel personnage : [img:cqbehqm0]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber017/OMAC-01_zpstxcauh6l.jpg[/img:cqbehqm0] [size=85:cqbehqm0]Notez le "[i:cqbehqm0]eye[/i:cqbehqm0]" qui remplace le "[i:cqbehqm0]I[/i:cqbehqm0]". [-_ô][/size:cqbehqm0] La nouvelle série [b:cqbehqm0]OMAC[/b:cqbehqm0] évoque autant le talent que [b:cqbehqm0]Jack Kirby[/b:cqbehqm0] mettait dans ses créations technologiques les plus folles (et il y en a eu), qu’une autre de ses inventions à la puissance tout aussi destructrice et incontrôlable qu’[b:cqbehqm0]OMAC[/b:cqbehqm0] : j’ai nommé [b:cqbehqm0]Hulk[/b:cqbehqm0]. [color=#FFFFFF:cqbehqm0]….[/color:cqbehqm0] [b:cqbehqm0][size=150:cqbehqm0]E[/size:cqbehqm0][/b:cqbehqm0]n définitive [b:cqbehqm0][i:cqbehqm0]OMAC[/i:cqbehqm0][/b:cqbehqm0] laisse une très agréable impression, et la brièveté de son «existence» en fait rétrospectivement l’une des forces principales. 8 numéros, c’est largement suffisant pour réjouir les rétines et semer la zizanie chez nos zygomatiques. Mais pas assez pour lasser les amateurs.
[img:2fs1gteo]http://img.bd-sanctuary.com/cs/marvel-classic-comics-volume-4-kiosque-v2-2015-en-cours-242402.jpg?1470062525[/img:2fs1gteo]
Rattrapage de pile en retard de mon côté avec le numéro de[b:2fs1gteo] Marvel Classic[/b:2fs1gteo] sorti en janvier dernier par Panini, et présentant la mini-série [i:2fs1gteo]Mephisto vs...[/i:2fs1gteo] d'Al Milgrom et John Buscema (4 numéros originellement parus entre avril et juillet 87), précédée du #3 du[i:2fs1gteo] Silver Surfer[/i:2fs1gteo] (décembre 1968) de Lee et (déjà / encore / aussi) Buscema en guise de prologue. Les deux ont en effet en commun, outre leur dessinateur, le fait de présenter sa très diabolique majesté infernale Méphisto occupé à s’emparer, ou à tenter de s’emparer, de l’âme de différents héros de l’univers Marvel.
[img:2fs1gteo]http://vignette1.wikia.nocookie.net/marveldatabase/images/7/77/Silver_Surfer_Vol_1_3.jpg/revision/latest/scale-to-width-down/127?cb=20080411184352[/img:2fs1gteo]
Disons-le tout de suite en ce qui concerne le titre le plus ancien de ce recueil, le Surfeur geignard de Stan Lee et sa philosophie à deux balles ont, de façon générale, très vite tendance à me donner envie de lui fracasser sa planche sur le crâne. Les deux protagonistes de notre drame simili-liturgique (j'aurais volontiers traduit ça par "La Tentation du Surfeur d'Argent", tiens, je dis ça je dis rien
) passent par ailleurs leur temps à changer de plan et d'avis toutes les deux planches, ce qui se révèle vite un chouïa pénible. Le Surfeur veut aider une jeune femme, puis, comme on est pas gentil avec lui, il cherche à détruire le monde ; Méphisto s'en offusque car il ne veut pas qu'on lui coupe comme ça sa source d'âmes corrompues, puis convoite l'âme du Surfeur qui est si pure (euhhh... je répète, le gars vient de chercher à [i:2fs1gteo]détruire le monde[/i:2fs1gteo]), lui annonce qu'il veut s'emparer de lui et l'anéantir et seulement [u:2fs1gteo]après[/u:2fs1gteo] essaie de le tenter... ce qui marche nettement moins bien dans cet ordre, à mon avis !
Mais si indigent que soit le scénario de Stan the Man, cela n'empêche en rien ce numéro d'être un [i:2fs1gteo]MUST READ[/i:2fs1gteo] absolu pour tout amateur de [size=60:2fs1gteo]vieilleries [/size:2fs1gteo]comics un peu anciens. Hein que quoi comment ? La réponse est très simple : le travail de Buscema transcende littéralement ce matériau et nous offre un pur et grandiose festin graphique. Pour ce qui est en fait la toute première apparition de Méphisto chez Marvel, "Big John" orchestre un crescendo visuel avec des compositions de plus en plus larges et aux effets de plus en plus marqués jusqu'à la révélation en pleine page de Sa Satanique Majesté sur son trône, nous dominant de toute sa rougeoyante maléficience (oui j'invente des mots) et de toute la force d'une impressionnante contre-plongée. L'effet est garanti, et Buscema va à partir de là s'appliquer à faire de [u:2fs1gteo]chaque[/u:2fs1gteo] case mettant en scène Méphisto, dans la trentaine de pages suivantes, l'équivalent visuel d'une [i:2fs1gteo]cover[/i:2fs1gteo] de Wagner par un groupe de hard rock. Ou en tout cas c'est la première comparaison qui m'est venue à l'esprit en découvrant ça. Notez que vous n'êtes pas obligé de me croire et que vous pouvez allez y voir par vous-même pas plus tard que tout de suite, ce numéro du Silver Surfer ayant été scanné et mis en ligne [url=https://marswillsendnomore.wordpress.com/2012/02/24/silver-surfer-3-the-power-and-the-prize/:2fs1gteo]sur le blog [i:2fs1gteo]Mars Will Send No More[/i:2fs1gteo][/url:2fs1gteo].
[img:2fs1gteo]http://vignette1.wikia.nocookie.net/marveldatabase/images/d/d6/Mephisto_Vs_Vol_1_1.jpg/revision/latest/scale-to-width-down/121?cb=20070621234956[/img:2fs1gteo] [img:2fs1gteo]http://vignette1.wikia.nocookie.net/marveldatabase/images/e/ef/Mephisto_Vs_Vol_1_2.jpg/revision/latest/scale-to-width-down/121?cb=20070622000248[/img:2fs1gteo] [img:2fs1gteo]http://vignette1.wikia.nocookie.net/marveldatabase/images/1/12/Mephisto_Vs_Vol_1_3.jpg/revision/latest/scale-to-width-down/121?cb=20070622000958[/img:2fs1gteo] [img:2fs1gteo]http://vignette3.wikia.nocookie.net/marveldatabase/images/3/30/Mephisto_Vs_Vol_1_4.jpg/revision/latest/scale-to-width-down/121?cb=20060614024849[/img:2fs1gteo]
Vingt ans après (ou presque), Méphisto a appris la subtilité -- ou alors c'est juste qu'Al Milgrom est un meilleur scénariste que Stan Lee (mais je m'en voudrais de présenter ça autrement que comme une hypothèse, hein...). La mini [i:2fs1gteo]Mephisto vs. [size=60:2fs1gteo]the World[/size:2fs1gteo][/i:2fs1gteo] [size=85:2fs1gteo](celle-là il fallait bien que je la fasse à un moment ou à un autre)[/size:2fs1gteo] va successivement le mettre aux prises avec les 4 Fantastiques, les X-Men et les Avengers. Orchestrant une série d'hallucinations qui créent un certain malaise pour les habitants du Baxter Building qu'il s'applique à faire tomber -- littéralement -- dans son escarcelle, le prince des enfers va ensuite passer son temps à troquer une âme captive pour une autre, dans un plan dont la finalité ne sera révélée qu'en dernière instance. Il est sans doute un peu trop patent à plusieurs moments que Milgrom invente à la volée (voire après coup) les règles du jeu pour justifier, de façon artificielle, ses différents rebondissements, mais on ne s'ennuie guère et le final s'avère surprenant, bien amené, et assez réjouissant (insérez ici un rire diabolique
). Une part de satire n'est par ailleurs peut-être pas à exclure, avec Méphisto explicitement décrit comme un "collectionneur", spéculant sur la valeur des âmes pour en acquérir une plus intéressante en "revendant" la précédente, et qu'on voit même mettre Thor sous emballage plastique protecteur !
Côté dessin, John Buscema s'est un peu assagi -- ou alors c'est juste qu'il ménage ses effets sur une histoire plus longue --, mais il sait montrer qu'il en a encore sous le capot au cas où quelqu'un en douterait (indice : non
) [size=85:2fs1gteo](rappelons pour le contexte qu'à cette date le bonhomme dessine les [i:2fs1gteo]Avengers [/i:2fs1gteo]sans interruption depuis une décennie, et les [i:2fs1gteo]4 Fantastiques[/i:2fs1gteo] et [i:2fs1gteo]Conan[/i:2fs1gteo] depuis une demi-douzaine d'années !)[/size:2fs1gteo]. J'ai trouvé les scènes infernales particulièrement réussies, mais il "fait le job" sans faiblesse pour les scènes à la surface aussi.
Au final je ne peux que vous inciter à rechercher ce petit recueil si vous étiez passé à côté (une bonne librairie l'aura peut-être encore en stock...), aussi bien pour le numéro de [i:2fs1gteo]Silver Surfer[/i:2fs1gteo] au scénar' naïf mais magnifié par sa mise en images baroque et opératique, que pour la mini-série [i:2fs1gteo]Mephisto vs...[/i:2fs1gteo] au récit plus surprenant et au dessin plus classique mais toujours efficace.
Post-scriptum : les associations d'idées dans l'abstrait c'est bien beau, mais je suis quand même allé voir sur Youtube si par hasard ça n'existait pas [i:2fs1gteo]vraiment[/i:2fs1gteo], les reprises de Wagner en hard rock. Après vérification : oui, ça existe ; et non, ça ne devrait pas être autorisé à exister. Mais que ça ne vous empêche pas d’aller lire ces titres.
[quote="Fred le Mallrat":1losf7qs][quote:1losf7qs]Ainsi, lire dans les pages de Super Black American Pop Culture and Black Superheroes écrit par Adifulu Nama que le personnage d’Everett K. Ross dans la série Black Panther était là pour permettre aux lecteurs Blancs de s’identifier à un protagoniste récurrent dans un casting essentiellement composé d’Africains ou d’Afro-américains, est quelque chose qui ne me serait pas venu à l’esprit avant que je ne le lise.[/quote:1losf7qs]
sur son site... Priest indique utiliser Ross, plus pour poser les questions que se poseraient les lecteurs blancs sur Panther... [..][/quote:1losf7qs]
Ce qui va tout à fait dans le sens de mon analyse.
En fait surtout dans le sens de celle d'[b:1losf7qs]Adifulu Nama[/b:1losf7qs].
Merci [b:1losf7qs]Fred[/b:1losf7qs].
[quote:2nb2rbjb]Ainsi, lire dans les pages de Super Black American Pop Culture and Black Superheroes écrit par Adifulu Nama que le personnage d’Everett K. Ross dans la série Black Panther était là pour permettre aux lecteurs Blancs de s’identifier à un protagoniste récurrent dans un casting essentiellement composé d’Africains ou d’Afro-américains, est quelque chose qui ne me serait pas venu à l’esprit avant que je ne le lise.[/quote:2nb2rbjb]
sur son site... Priest indique utiliser Ross, plus pour poser les questions que se poseraient les lecteurs blancs sur Panther... qui serait vu comme un second ou troisième couteau.
En relisant la série, c est assez clair sur la première moitié de al série où Ross ne cesse de questionner les "compétences" de son "client"
[quote="artemus dada":1ko8xrex] Et pourtant, on voit peu de bulles de pensées de nos jours, plutôt des récitatifs.[/quote:1ko8xrex] Tiens, j'ai pensé à toi, aujourd'hui. Je suis en train de lire les [b:1ko8xrex]Thor[/b:1ko8xrex] d'Aaron (en gros, de rattraper mon retard : je m'étais arrêté après les épisodes de Garney). Donc j'ai lu le dernier TPB de [b:1ko8xrex]Thor: God of Thunder[/b:1ko8xrex], et là, je suis dans [b:1ko8xrex]Thor[/b:1ko8xrex], qui marque le remplacement par une héroïne. Et ce qui est intéressant, c'est la gestion des bulles de pensées. Aaron n'en utilise pas tellement (parfois de manière très ironique, genre une bulle de pensée entièrement blanche, donc vide, apparaissant au-dessus de la tête d'un Mindless One, ce qui est fort drôle, selon moi), mais là, il ressort l'outil parce qu'il a en tête une utilisation sympa. En effet, on a donc une femme Thor, ce qui permet de renouer avec le thème de la métamorphose (à la Captain Marvel) propre au début de la série (Don Blake / Thor). Là, on a une femme (je ne dirai pas qui, afin de ne pas gâcher la surprise à ceux qui ne l'ont pas lu : moi, je me suis fait cueillir, ce qui est du meilleur effet, j'adore quand un conteur arrive à me piéger) qui n'est pas Thor, mais quand elle se transforme, elle n'est plus vraiment celle qu'elle était avant. Afin de rendre cette bipolarité, Aaron rédige une sorte de dialogue entre Thor (paroles) et la femme (pensées). Mais les propos ne se répondent pas parfaitement, ce qui renforce la sensation de folie, de déséquilibre mental. Et la femme dit bien "je" quand elle évoque Thor. Et c'est vraiment du meilleur effet. Très chouette utilisation. Jim
Goscinny était un génie (D'ailleurs, on pourrait raccourcir son nom en "G-ny")... et qui savait bien s'entourer (et un scénariste sachant s'adapter à la personnalité de ses dessinateurs : Morris déteste les calembours, Tabary en raffole). Dommage qu'il soit parti si tôt. Merci, Artie, pour ces deux pages. Tori.
Ceux qui ont lu mon commentaire©™ sur [b:lib5ecgm]Luke Cage[/b:lib5ecgm]/[b:lib5ecgm]Power Man[/b:lib5ecgm] y ont vu une allusion à une série télévisée intitulée [b:lib5ecgm]Les Bannis[/b:lib5ecgm].
Il se trouve que dans la magazine [b:lib5ecgm]Pilote[/b:lib5ecgm], en décembre 1970, cette série a fait l'objet d'un pastiche par [b:lib5ecgm]Goscinny[/b:lib5ecgm] & [b:lib5ecgm]Uderzo[/b:lib5ecgm].
Si cela vous intéresse d'en lire les deux pages : ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2016/07/bannix-goscinny-uderzo.html:lib5ecgm]Pour en savoir +[/url:lib5ecgm]).
[quote="Tori":rzycrhr8][..]
PS : Si je ne fais pas de commentaire, l'auteur pense ne pas avoir été lu... Si j'en fait un, il est maladroit et, du coup, mal interprété... Comme quoi, il n'est pas facile d'être lu, même pour les lecteurs ! ~___^[/quote:rzycrhr8]
Je compatis.
[quote:rzycrhr8]c'est toujours très intéressant [.][/quote:rzycrhr8]
Merci.
[quote="artemus dada":1iy6g2ax]Là-dessus pas un mot, non tu dit que j'ai [u:1iy6g2ax]oublié[/u:1iy6g2ax], tu n'utilises pas un neutre : "d'autant que l’incarcération de Luke Cage bababa" ..., non en moins de 10 mots, tu amoindris tout le travail que j'ai fait et qui lui, compte plus de 10 mots.[/quote:1iy6g2ax] Désolé, j'ai mal choisi mon terme. J'aurais dû utiliser le verbe omettre, plutôt. [quote:1iy6g2ax]Ou peut-être l'ai-je dit (discrètement) au travers d'une des images que j'ai sélectionnées[/quote:1iy6g2ax] Et que je n'ai pas vues, car elles ne s'étaient pas chargées : je n'avais que le texte. [quote:1iy6g2ax]Bref, ça fait pas loin de 10 ans que j'écris sur la Toile (et je continuerai autant que faire se peut)[/quote:1iy6g2ax] Heureusement, que tu continueras : c'est toujours très intéressant (je ne le dis pas assez, je le sais... J'en profite donc pour te le dire). [quote:1iy6g2ax]Et ce qui aurait pu être un commentaire qui met un coup au moral[/quote:1iy6g2ax] Ce qui n'était pas mon intention. Je souhaitais juste ajouter un (petit) complément à ton argumentaire (qui n'en avait pas besoin, il est vrai). Je suis loin d'avoir tes connaissances dans le domaine (sans parler de ton travail d'analyse et de réflexion), et je ne savais pas, par exemple, que la théorie que Luke Cage est un entrepreneur, et l'expression même du Rêve américain n'avait jamais (à ta connaissance, le reconnais-tu) été développée. D'autant (comme tu le dis), qu'elle se tient effectivement plutôt bien. J'ai toujours vu, pour ma part (et du peu que je sais du personnage), Luke Cage comme un personnage plutôt positif... Tori. PS : Si je ne fais pas de commentaire, l'auteur pense ne pas avoir été lu... Si j'en fait un, il est maladroit et, du coup, mal interprété... Comme quoi, il n'est pas facile d'être lu, même pour les lecteurs ! ~___^
[quote="Tori":28uwom6r][quote="artemus dada":28uwom6r]Alors certes ils n’ont pas fait de prison comme Luke Cage.[/quote:28uwom6r]
Tu oublies de préciser, d'ailleurs, qu'il fait de la prison pour un délit qu'il n'a pas commis, et pour duquel il est, par la suite, blanchi (si je peux utiliser ce mot, le concernant... ~__^).
Tori.[/quote:28uwom6r]
[quote:28uwom6r][i:28uwom6r]Ce qui ne me tue pas, me permet de réfléchir.[/i:28uwom6r]
[b:28uwom6r]Larry Bambelle[/b:28uwom6r], pataphysicien Cordon bleu deuxième [i:28uwom6r]dan[/i:28uwom6r][/quote:28uwom6r]
Je reviens un peu sur ton intervention (si tu le permets).
En relisant mon article pour le mettre sur mon blog ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/:28uwom6r]Pour en savoir +[/url:28uwom6r]), et en ayant en tête ton intervention (et celle - assez récente - d'un autre [i:28uwom6r]forumeur[/i:28uwom6r] ailleurs sur un autre commentaire©™) je me disais que finalement mon commentaire©™ sur [b:28uwom6r]Luke Cage[/b:28uwom6r] met (au moins) deux idées-forces en avant :
- Celle de communautarisme de l'imaginaire, et le fait que peut-être (?) de ce côté-ci de l'[b:28uwom6r]Atlantique[/b:28uwom6r] on y échappe plus facilement qu'aux [b:28uwom6r]U.S.A.[/b:28uwom6r] - il s'agit d'une intuition plus qu'autre chose qui s'appuie notamment sur le livre d'[b:28uwom6r]Adifulu Nama[/b:28uwom6r], sur un article que l'on a longuement commenté sur le forum, et sur certains propos "militants" d'auteurs.
Voir aussi ce blog assez étonnant ([url=http://www.sequentialcrush.com/2014/02/romance-in-black-and-white-romance.html:28uwom6r]Pour en savoir +[/url:28uwom6r]), découvert après coup, grâce à [b:28uwom6r]Phil[/b:28uwom6r] ([url=https://philcordier.blogspot.fr/:28uwom6r]Pour en savoir +[/url:28uwom6r]) :
[img:28uwom6r]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/Romance%20Comic%20Reprint%20Black%20and%20White_zpsajpweqhj.jpg[/img:28uwom6r]
- Et la théorie que [b:28uwom6r]Luke Cage[/b:28uwom6r] est un entrepreneur, et l'expression même du Rêve américain.
Ce personnage existe depuis plus de quarante ans et je n'ai jamais vu cette théorie développée nulle part (mais je ne lis pas tout non plus), d'autant que de mon point de vue elle se tient plutôt bien.
Et je n'oublie pas la [i:28uwom6r]success-story[/i:28uwom6r], "né dans la rue" et maintenant [i:28uwom6r]leader[/i:28uwom6r] d'un groupe d'[b:28uwom6r]Avengers[/b:28uwom6r].
Bref une manière de voir les choses de façon plutôt originale et positive.
Plus un rappel sur les origines ambiguës de deux piliers de la [b:28uwom6r]Maison des Idées[/b:28uwom6r], que l'on a tendance à ne plus voir (?).
Là-dessus pas un mot, non tu dit que j'ai [u:28uwom6r]oublié[/u:28uwom6r], tu n'utilises pas un neutre : "d'autant que l’incarcération de [b:28uwom6r]Luke Cage[/b:28uwom6r] bababa" ..., non en moins de 10 mots, tu amoindris tout le travail que j'ai fait et qui lui, compte plus de 10 mots.
Cela dit, tu n'est pas le seul à agir de cette manière (c'est le moment où il faut désingulariser mes propos).
Et comme je le dis je ne suis pas là pour dire aux gens comment se comporter, ce qui ne m'empêche pas d'avoir un avis sur leurs comportements.
(Mais les avis c'est comme les trous du culs, tout le monde en a un, mais on n'a pas forcément envie de le partager)
Bref, ça fait pas loin de 10 ans que j'écris sur la Toile (et je continuerai autant que faire se peut) et si ça donne une grande liberté, c'est aussi une activité plutôt ingrate en terme de retour ; parce qu'en terme de plaisir d'écriture c'est vraiment une belle expérience.
Mais il y a des moments où on se dit [i:28uwom6r]à quoi bon[/i:28uwom6r] !?
Parce que personne ne me demande de le faire, et que ça ne me rapporte rien.
Et puis on trouve cet article qui donne une explication à propos du "troll" (par exemple) que j'ai cité, et tout d'un coup tout ça prend une autre tournure.
Et ce qui aurait pu être un commentaire qui met un coup au moral, devient finalement un beau coup de fouet.
Donc voilà où je voulais en venir : merci [b:28uwom6r]Tori[/b:28uwom6r].
[quote="Tori":175v7leq][quote="artemus dada":175v7leq]Alors certes ils n’ont pas fait de prison comme Luke Cage.[/quote:175v7leq]
Tu oublies de préciser, d'ailleurs, [..][/quote:175v7leq]
L'ai-je oublié, ou ai-je préféré laisser le plaisir de la découverte à ceux qui ne connaissent pas ce personnage aussi bien que moi ?
([i:175v7leq] Edit[/i:175v7leq] :[size=85:175v7leq](Ou peut-être l'ai-je dit (discrètement) au travers d'une des images que j'ai sélectionnées[color=#FF0000:175v7leq]*[/color:175v7leq]) Je passe pas mal de temps à choisir l'iconographie (si je puis dire) de mes commentaires©™, qui fait entièrement partie de mon propos. Mais cet aspect, comme d'autres échappent semble-t-il à certains "lecteurs"[/size:175v7leq])
Cela dit, c'est amusant parce qu'en lisant ton commentaire je pense à un article que j'ai lu il y a peu, où il est question de la définition du "troll" dont l'auteur dit - dans un comparaison réjouissante et fulgurante avec une figure de la pop culture - : "[..] [i:175v7leq]qu' il titille, il provoque, il n’est pas à la recherche d’une vérité — et jamais aucun projet de ses ennemis ne l’amène à douter du bien-fondé de sa mission ou de sa méthode —, [u:175v7leq]il cherche les failles du plan échafaudé [..], et les exploite au bon moment pour faire mal[/u:175v7leq].[/i:175v7leq][..]".
Certes l'auteur semble forcer le trait en disant [i:175v7leq]"pour faire le mal"[/i:175v7leq], mais cela fait sens avec son sujet.
Et dois-je ajouter, je ne te prête pas autant de malveillance ; rassure-toi.
([i:175v7leq]Edit[/i:175v7leq] : [color=#FF0000:175v7leq]*[/color:175v7leq] (Ton intervention me fait dire que finalement - sur le Toile serais-je tenté de dire mais c'est peut-être plus général) certains lecteurs, plus pressés d'apporter leur grain de sel, ou de [i:175v7leq]troller[/i:175v7leq], ne prennent pas le temps de lire ce qu'on leur propose.
C'est de ça dont je parlais lorsque j'évoquais "l'économie de la reconnaissance".
Il ne s'agissait pas d'être [i:175v7leq]reconnaissant[/i:175v7leq], mais de reconnaître le travail fait.
En te lisant (mais rassure-toi tu n'es pas le seul) je me dis qu'il y a encore du chemin à parcourir.)
[quote="artemus dada":8ufihqtu]Alors certes ils n’ont pas fait de prison comme Luke Cage.[/quote:8ufihqtu] Tu oublies de préciser, d'ailleurs, qu'il fait de la prison pour un délit qu'il n'a pas commis, et pour duquel il est, par la suite, blanchi (si je peux utiliser ce mot, le concernant... ~__^). Tori.
[quote:2j9cqlqo][img:2j9cqlqo]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/Power_Man-14_zps5ghnqpyw.jpg[/img:2j9cqlqo] [quote:2j9cqlqo][color=#FFFFFF:2j9cqlqo]....[/color:2j9cqlqo] [b:2j9cqlqo]Luke Cage[/b:2j9cqlqo] est l'exemple même du super-héros du XXI° siècle. C'est un dur à cuire et ses ennemis sont à son image. Mercenaires à ses débuts, il est devenu membre des [b:2j9cqlqo]New Avengers[/b:2j9cqlqo]. Dans cet ouvrage, [b:2j9cqlqo]Luke[/b:2j9cqlqo] s'apprête à retrouver ses racines au cours d'une missions qui le renvoie dans les rues qui l'on vu grandir. Cet ouvrage recueille certaines des plus grandes aventures de [b:2j9cqlqo]Power Man[/b:2j9cqlqo], et explique comment ce personnage est devenu une icône : [b:2j9cqlqo]Avengers[/b:2j9cqlqo], [b:2j9cqlqo]Défenseurs[/b:2j9cqlqo], [b:2j9cqlqo]Héros à louer[/b:2j9cqlqo]. Ce volume contient [b:2j9cqlqo][i:2j9cqlqo]New Avengers : Luke Cage[/i:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo] 1 à 3 et [b:2j9cqlqo][i:2j9cqlqo]Power Man and Irons Fist[/i:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo] 50 à 53[/quote:2j9cqlqo][/quote:2j9cqlqo] [color=#FFFFFF:2j9cqlqo].... [/color:2j9cqlqo][b:2j9cqlqo][u:2j9cqlqo]« Sweet Christmas! » [/u:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo] [color=#FFFFFF:2j9cqlqo]….[/color:2j9cqlqo] [b:2j9cqlqo][size=150:2j9cqlqo]L[/size:2j9cqlqo]uke Cage[/b:2j9cqlqo] est inventé par [b:2j9cqlqo]Archie Goodwin[/b:2j9cqlqo], [b:2j9cqlqo]John Romita Sr.[/b:2j9cqlqo] et [b:2j9cqlqo]George Tuska[/b:2j9cqlqo] en 1972 pour l’éditeur étasunien [b:2j9cqlqo]Marvel[/b:2j9cqlqo] dans la foulée de l’apparition du courant cinématographique connu sous le nom de [i:2j9cqlqo]blaxploitation[/i:2j9cqlqo] - dont on peut dire que [b:2j9cqlqo][i:2j9cqlqo]Sweet Sweetback’s Baadasssss Song[/i:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo] (1971) de [b:2j9cqlqo]Melvin Van Peebles[/b:2j9cqlqo] est le carbone 14 (même si plusieurs films peuvent sans ambages revendiquer un rôle de précurseur : [b:2j9cqlqo][i:2j9cqlqo]Le Casse de l’Oncle Tom[/i:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo] par exemple). Quelques années plus tard, son futur collègue [b:2j9cqlqo]Iron Fist[/b:2j9cqlqo], surfera lui aussi sur un sous-genre cinématographique, celui des [i:2j9cqlqo]chopsocky[/i:2j9cqlqo] (autrement dit les films d’arts martiaux). [img:2j9cqlqo]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/Power_Man-01_zpsukisyo0m.jpg[/img:2j9cqlqo] [size=85:2j9cqlqo]Collection [b:2j9cqlqo]Artima Color Marvel SuperStar[/b:2j9cqlqo] : [b:2j9cqlqo][i:2j9cqlqo]POWER MAN[/i:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo] n° 1/1981[/size:2j9cqlqo] [color=#FFFFFF:2j9cqlqo]…. [/color:2j9cqlqo][b:2j9cqlqo]Luke Cage[/b:2j9cqlqo] est semble-t-il un personnage qui a fait l’objet de quelques controverses au pays de l’[b:2j9cqlqo]Oncle Sam[/b:2j9cqlqo]. Principalement en tant qu’il était une caricature d’[b:2j9cqlqo]Africain-Américain[/b:2j9cqlqo], mais aussi au travers de son passé de délinquant ; sous-entendu : la seule manière d’introduire un personnage [b:2j9cqlqo]Noir[/b:2j9cqlqo] dans une BD de super-héros est d’en faire un ex-taulard. Voir le cas du [b:2j9cqlqo]Faucon[/b:2j9cqlqo] alias [b:2j9cqlqo]Sam Wilson[/b:2j9cqlqo]. Outre le fait que dans « ex-taulard » le terme important est le préfixe « ex », il ne faut pas oublier que le premier personnage [b:2j9cqlqo]Noir[/b:2j9cqlqo] d’envergure chez l’éditeur est un roi (certes africain) qui s’appelle [b:2j9cqlqo]T’Challa[/b:2j9cqlqo] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2015/10/black-panther-christopher-priest.html:2j9cqlqo]Pour en savoir +[/url:2j9cqlqo]). Si je reviens sur cet aspect de [b:2j9cqlqo]Luke Cage[/b:2j9cqlqo] c’est après avoir lu les pages de rédactionnel qui complète (de manière fort intéressante) le quatorzième numéro de la collection LE MEILLEUR DES SUPER-HEROS MARVEL où l’aspect polémique du personnage est abordé. En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu de problème avec la couleur de peau des personnages de mes lectures (ni avec celle de mes contemporains). Et je n'en ai toujours pas Lorsque, dans les années 1970 après avoir regardé à la télévision la série [b:2j9cqlqo]Les Bannis[/b:2j9cqlqo], je saisissais mes deux Colts pour enfourcher mon cheval c’est [b:2j9cqlqo]Jemal Davis[/b:2j9cqlqo] (alias [b:2j9cqlqo]Otis Young[/b:2j9cqlqo]) que j’incarnais fièrement. Mon personnage favoris dans la bande dessinée [b:2j9cqlqo][i:2j9cqlqo]Teddy Ted[/i:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo] c’était l’[b:2j9cqlqo]Apache[/b:2j9cqlqo] un type taciturne tout vêtu de noir, souvent en train de sculpter un morceau de bois avec son couteau. Et qui comme son nom l'indiquait, était un [b:2j9cqlqo]Indien[/b:2j9cqlqo]. Et la sagesse de [b:2j9cqlqo]Kwai Chang Caine[/b:2j9cqlqo], ainsi que son aisance à rester debout face à quelques brutes épaisses qui lui chercher des noises, me faisait regretter de ne pas être né en [b:2j9cqlqo]Chine[/b:2j9cqlqo] pour devenir moi aussi un moine [b:2j9cqlqo]Shaolin[/b:2j9cqlqo]. Sans oublier l’un de mes personnages favoris de tous ceux que j’ai rencontrés dans [b:2j9cqlqo]Strange[/b:2j9cqlqo], sans que je puisse l’expliquer autrement que pas un coup de foudre, n’est autre que le [b:2j9cqlqo]Rôdeur[/b:2j9cqlqo]. [img:2j9cqlqo]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/Les_Bannis-1968_zpszas40shf.jpg[/img:2j9cqlqo] [size=85:2j9cqlqo][b:2j9cqlqo]Jemal Davis[/b:2j9cqlqo] & [b:2j9cqlqo]Earl Corey[/b:2j9cqlqo][/size:2j9cqlqo] Ainsi, lire dans les pages de [b:2j9cqlqo][i:2j9cqlqo]Super Black American Pop Culture and Black Superheroes[/i:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo] écrit par [b:2j9cqlqo]Adifulu Nama[/b:2j9cqlqo] que le personnage d’[b:2j9cqlqo]Everett K. Ross[/b:2j9cqlqo] dans la série [b:2j9cqlqo]Black Panther[/b:2j9cqlqo] était là pour permettre aux lecteurs [b:2j9cqlqo]Blancs[/b:2j9cqlqo] de s’identifier à un protagoniste récurrent dans un [i:2j9cqlqo]casting[/i:2j9cqlqo] essentiellement composé d’[b:2j9cqlqo]Africains[/b:2j9cqlqo] ou d’[b:2j9cqlqo]Afro-américains[/b:2j9cqlqo], est quelque chose qui ne me serait pas venu à l’esprit avant que je ne le lise. Bref le communautarisme de l’imaginaire est un trait de caractère qui m’est totalement étranger. Il ne viendrait pas non plus à l’esprit de demander son passeport à un scénariste. [color=#FFFFFF:2j9cqlqo]…. [/color:2j9cqlqo]En ce qui concerne le passé de délinquant de [b:2j9cqlqo]Luke Cage[/b:2j9cqlqo], outre qu’il est aussi un stéréotype (notamment influencé par la [i:2j9cqlqo]blaxploitation[/i:2j9cqlqo]), et que la culture de masse n’a jamais fait mystère d’avoir recours massivement à ce type de raccourci scénaristique (pour le meilleurs et pour le pire) ; consciemment ou inconsciemment du reste ; c’est oublier que la [b:2j9cqlqo]Maison des Idées[/b:2j9cqlqo], certainement dans le but de se démarquer de ses concurrents a favorisé - au moins dans ses débuts - des personnages en marge, des [i:2j9cqlqo]outsiders[/i:2j9cqlqo]. [img:2j9cqlqo]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/FF_01-Panini_zpspzsqoisp.jpg[/img:2j9cqlqo] [size=85:2j9cqlqo][b:2j9cqlqo]FF[/b:2j9cqlqo] #1 chez [b:2j9cqlqo]Panini[/b:2j9cqlqo][/size:2j9cqlqo] [b:2j9cqlqo]Spider-Man[/b:2j9cqlqo] est, dans sa première aventure, un jeune homme qui par son inaction, son irresponsabilité, favorise les conditions qui vont mener au meurtre de son oncle. Les [b:2j9cqlqo]Quatre Fantastiques[/b:2j9cqlqo] volent une technologie gouvernementale pour être les premiers à aller dans l’espace avant les communistes. [b:2j9cqlqo]Captain Marvel[/b:2j9cqlqo] est un espion extraterrestre. Etc. Alors certes ils n’ont pas fait de prison comme [b:2j9cqlqo]Luke Cage[/b:2j9cqlqo]. Toutefois c’est oublier que son parcours est exemplaire, et que malgré les vicissitudes de la vie, il revient dans le « droit chemin », et monte une entreprise de « Héros à louer ». [b:2j9cqlqo]Luke Cage[/b:2j9cqlqo] c’est de mon point de vue, la personnification du rêve américain, et l’expression très accomplie d’une valeur américaine par excellence : l’esprit d’entreprise. Un [i:2j9cqlqo]self-made-man[/i:2j9cqlqo] selon [b:2j9cqlqo]Ralph Waldo Emerson[/b:2j9cqlqo] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2016/07/street-angel-jim-rugg-brian-maruca-le.html:2j9cqlqo]Pour en savoir +[/url:2j9cqlqo]) qui met ses super-pouvoirs au service du plus grand nombre. Et contrairement à ce que dit la quatrième de couverture (voir [i:2j9cqlqo]supra[/i:2j9cqlqo]), je ne vois pas [b:2j9cqlqo]Cage[/b:2j9cqlqo] comme un mercenaire, mais comme un chef d’entreprise. Du reste [b:2j9cqlqo]Luke Cage[/b:2j9cqlqo], tout héros [b:2j9cqlqo]Noir[/b:2j9cqlqo] stéréotypé qu'il est dans les années 1970, est un personnage à qui [b:2j9cqlqo]Marvel[/b:2j9cqlqo] donne une série à son nom. Si l'idée de toucher de nouveaux lecteurs (et d'augmenter les bénéfices) n'est pas absente de l'équation, il fallait aussi une certaine dose de courage pour le faire à l'époque. Au-delà de ce constat, penser que tous les [b:2j9cqlqo]Noirs[/b:2j9cqlqo] sont des repris de justice en puissance en lisant les aventures de [b:2j9cqlqo]Luke Cage[/b:2j9cqlqo] c’est déjà présenter une configuration intellectuelle (si je puis dire) qui n’a certainement pas besoin de ça pour stigmatiser tel ou tel groupe d’individus. On peut d’ailleurs légitimement se demander pourquoi les mêmes qui voient en [b:2j9cqlqo]Luke Cage[/b:2j9cqlqo] un mauvais stéréotype ne pensent pas que tous les [b:2j9cqlqo]Noirs[/b:2j9cqlqo] peuvent être de brillants rédacteurs en chef de quotidien en voyant l’exemple de [b:2j9cqlqo]Robbie Robertson[/b:2j9cqlqo] du [b:2j9cqlqo]Daily Buggle[/b:2j9cqlqo] ? Imagine-t-on que tout ou partie des lecteurs d’[b:2j9cqlqo][i:2j9cqlqo]Amazing Spider-Man[/i:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo] #129 puissent penser que tous les anciens combattants de la guerre du [b:2j9cqlqo]Vietnam[/b:2j9cqlqo] sont des [b:2j9cqlqo]Punisher [/b:2j9cqlqo]en devenir ? Si c’est le cas il me semble que le problème se situe dans l’esprit de ceux qui le pensent plutôt que dans l’imagination des scénaristes. [img:2j9cqlqo]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/Luke_Cage_Avengers-01_zpsqtpdq9ja.jpg[/img:2j9cqlqo] [img:2j9cqlqo]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/Creacutedits_zps0cb2nqtp.jpg[/img:2j9cqlqo] [color=#FFFFFF:2j9cqlqo]….[/color:2j9cqlqo] [b:2j9cqlqo][u:2j9cqlqo]« En direct de la rue .. »[/u:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo] (Jonathan Fisher) [color=#FFFFFF:2j9cqlqo].... [/color:2j9cqlqo][b:2j9cqlqo][size=150:2j9cqlqo]D[/size:2j9cqlqo][/b:2j9cqlqo]ans cette aventure en trois numéros, [b:2j9cqlqo]Luke Cage[/b:2j9cqlqo] s’attaque à un réseau de trafique de drogue dans la ville de [b:2j9cqlqo]Philadelphie[/b:2j9cqlqo], un retour au source pour ce seigneur de la jungle urbaine, insensibles aux balles et à la force prodigieuse. Selon un entretien accordé au magazine en ligne [b:2j9cqlqo]Newsarama[/b:2j9cqlqo] en janvier 2010, soit quelques mois avant la sortie, cette mini-série aurait dû compter un numéro de plus. Si l’ensemble tient plutôt bien ses promesses en terme de divertissement, il apparaît évident que dès l'arrêt de la suspension volontaire d’incrédulité, quelques [i:2j9cqlqo]subplots[/i:2j9cqlqo] (sous-intrigues) sont passées à l’as comme on dit ; et qu’au moins deux personnages font de la figuration, ce qui n’était je crois pas prévu et que la fin, aussi satisfaisante soit-elle tombe un peu abruptement. Faut-il dès lors oublier cette histoire, et ne pas la lire ? Pas du tout, [b:2j9cqlqo]John Arcudi[/b:2j9cqlqo] n’a pas à rougir de son scénario et c’est d’autant plus méritoire de l’avoir mener à terme dans des conditions qui n’ont pas du être de tout repos et de manière aussi convaincante. D’autant que le recueil proposé par [b:2j9cqlqo]Hachette[/b:2j9cqlqo] complète son sommaire avec quatre autres aventures, mais cette fois-ci de [b:2j9cqlqo]Power Man[/b:2j9cqlqo] & [b:2j9cqlqo]Iron Fist[/b:2j9cqlqo], parues aux [b:2j9cqlqo]U.S.A.[/b:2j9cqlqo] à la fin des années 1970, et publiées quatre plus tard dans l’[b:2j9cqlqo]Hexagone[/b:2j9cqlqo]. Ces 4 épisodes ont fait l'objet d'une nouvelle traduction et d'un nouveau lettrage ([b:2j9cqlqo]Benjamin Viette[/b:2j9cqlqo] & [b:2j9cqlqo]Cyril Bouquet[/b:2j9cqlqo] de [b:2j9cqlqo]MAKMA[/b:2j9cqlqo]); c'est donc "presque" de l'inédit. [img:2j9cqlqo]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber014/PmampIR_50_zpsmcohv1li.jpg[/img:2j9cqlqo] [size=85:2j9cqlqo]Collection [b:2j9cqlqo]Artima Color Marvel SuperStar[/b:2j9cqlqo] 04/1982[/size:2j9cqlqo] [color=#FFFFFF:2j9cqlqo].... [/color:2j9cqlqo]C’est le premier recueil que j’achète dans cette collection, mais l'impression que j'ai, + le prix somme toute raisonnable dans la gamme de ce genre de produit (12,99 €), en fait un achat que je ne regrette pas. Et une collection sur laquelle je vais dorénavant me pencher.
Sur la mémétique, je conseille la (re-)lecture de [b:ccohk77b]Gen13[/b:ccohk77b] #43-44, par Adam Warren et Lee Bermejo. [img:ccohk77b]http://vignette1.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/4/42/Gen_13_Vol_2_43.jpg/revision/latest?cb=20110705230259[/img:ccohk77b] [img:ccohk77b]http://vignette3.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/c/c9/Gen_13_Vol_2_44.jpg/revision/latest/scale-to-width-down/270?cb=20110705230301[/img:ccohk77b] Ces épisodes datent de septembre et octobre 1999, et précèdent, de peu certes, ceux de Warren Ellis. Disponibles dans [b:ccohk77b]Gen13[/b:ccohk77b] #25-26, en VF. Jim
[color=#FFFFFF:1x548vzd]…. [/color:1x548vzd][b:1x548vzd][size=150:1x548vzd]E[/size:1x548vzd][/b:1x548vzd]n 2001-2002 [b:1x548vzd]Warren Ellis[/b:1x548vzd] écrit une histoire, dessinée par [b:1x548vzd]Colleen Doran[/b:1x548vzd], publiée sur la Toile (et toujours disponible : [url=http://www.artbomb.net/comics/superidol.jsp?p=1:1x548vzd]Pour en savoir +[/url:1x548vzd]) intitulée [b:1x548vzd][i:1x548vzd]Superidol[/i:1x548vzd][/b:1x548vzd]. Cette histoire repose sur un concept de science molle, la mémétique, qui commence à faire parler de lui à peu près au même moment. Même si au demeurant l’idée de ce qui se voulait une approche révolutionnaire de l’étude de la culture, trouve son origine dans un essai plus ancien de [b:1x548vzd]Richard Dawkins[/b:1x548vzd] ([b:1x548vzd][i:1x548vzd]Le Gène égoïste[/i:1x548vzd][/b:1x548vzd]/1976). [img:1x548vzd]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/jlellis000_zps7c47n9p4.jpg[/img:1x548vzd] Pour résumer le mème est à la culture ce que le gène est à la nature. Le même est pour ainsi dire le « gène » qui permettrait la transmission et l'évolution de la culture humaine. [color=#FFFFFF:1x548vzd]....[/color:1x548vzd] [b:1x548vzd][u:1x548vzd]Mème pas peur[/u:1x548vzd][/b:1x548vzd] [img:1x548vzd]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/jlellis001_zps08ofwwp6.jpg[/img:1x548vzd] [color=#FFFFFF:1x548vzd]….[/color:1x548vzd] En lisant les 6 numéros qu’écrit [b:1x548vzd]Warren Ellis[/b:1x548vzd] entre 2005 et 2006 pour le compte de la collection [b:1x548vzd]JLA Classified[/b:1x548vzd] (#10 à 15 traduits par [b:1x548vzd]Jérémy Manesse[/b:1x548vzd] dans les [b:1x548vzd]DC Universe[/b:1x548vzd] n°23 à 26/[b:1x548vzd]Panini)[/b:1x548vzd] j’ai immédiatement pensé au livre d’[b:1x548vzd]Howard Bloom[/b:1x548vzd] justement intitulé [b:1x548vzd][i:1x548vzd]Le Principe de Lucifer[/i:1x548vzd][/b:1x548vzd] (le [i:1x548vzd]run[/i:1x548vzd] d’[b:1x548vzd]Ellis[/b:1x548vzd] s’intitule fort à propos [b:1x548vzd]New Maps of Hell[/b:1x548vzd]) dans lequel ce dernier explique sa vison de l’histoire au travers des mèmes et des superorganismes en un mot, au travers de la mémétique. Et pour cause [b:1x548vzd]Ellis[/b:1x548vzd] y fait lui-même allusion. [img:1x548vzd]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/jellis003_zpsmdqpljkz.jpg[/img:1x548vzd] [quote:1x548vzd]Le mème est une idée qui à l'instar de l’œuf de [b:1x548vzd]Samuel Butler[/b:1x548vzd] utilise la poule pour se dupliquer ; le mème lui se sert de nous pour le faire[/quote:1x548vzd] On peut dire que le scénariste anglais a de la suite dans les idées ou, l’illustration par l’exemple du concept même de mème (de [b:1x548vzd][i:1x548vzd]Superidol[/i:1x548vzd][/b:1x548vzd] à superorganisme). En plus d’utiliser un concept « scientifique » innovant (pour l’époque) et peu connu (et aujourd’hui tombé dans l’oubli ou presque, ce qui revient paradoxalement au même), le scénariste s’ingénie à travailler l’aspect formel de son scénario, celui-ci d’une simplicité enfantine incrémenté par un [i:1x548vzd]storytelling[/i:1x548vzd] - aux tendances expérimentales – se transforme toutefois en une histoire que j’ai trouvée captivante, à l’atmosphère envoûtante. [color=#FFFFFF:1x548vzd]…. [/color:1x548vzd][b:1x548vzd][u:1x548vzd]Tous pour un, un pour tous ![/u:1x548vzd][/b:1x548vzd] [img:1x548vzd]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/jlellis004_zpswbpxnfqd.jpg[/img:1x548vzd] Texte et sous-textes prouvent que l’union fait la force ; pour un résultat dont la somme est bien supérieure à l’addition de ses parties qui accessoirement est un parfait résumé de la forme que la [b:1x548vzd]JLA[/b:1x548vzd] adopte dans cette histoire : une équipe dont l'esprit de groupe leur permet de triompher. Les dialogues – dont certains sont des marqueurs chronologiques d’une belle ingéniosité (voir les deux pages [i:1x548vzd]infra[/i:1x548vzd]) – sont une des grandes forces de ce récit. Ils lui donnent un rythme, tout comme l’utilisation de la décompression, dont [b:1x548vzd]Ellis[/b:1x548vzd] est devenu l’un des maîtres à nul autre pareilles, qu'une lecture d'un seul tenant est plus a même de rendre. [img:1x548vzd]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/jlellis005_zps17yydwir.jpg[/img:1x548vzd] [size=85:1x548vzd]Le dialogue en question est celui de [b:1x548vzd]Green Lantern[/b:1x548vzd] (clic droit/image/nouvel onglet)[/size:1x548vzd] [color=#FFFFFF:1x548vzd]....[/color:1x548vzd] [b:1x548vzd][size=150:1x548vzd]D[/size:1x548vzd][/b:1x548vzd]es concepts dont l’utilisation inédite a réussi à me transporter aux antipodes de mes attentes. Si [b:1x548vzd]Ellis[/b:1x548vzd] mouline les cartes d’une [b:1x548vzd]JLA[/b:1x548vzd] envisagée tel un panthéon de nouveaux dieux à la [b:1x548vzd]Grant Morrison[/b:1x548vzd], il en fait une belle réussite pour ce [i:1x548vzd]run[/i:1x548vzd] resté dans un relatif anonymat ; ce qu’il ne mérite sûrement pas. [img:1x548vzd]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/jlellis002_zpskxqdn59q.jpg[/img:1x548vzd]
[quote="Blackiruah":2hmg13my]Panini a réédité ce run sous 2 deluxes. Le premier du 1-11 et le second au 21- 31 . En regardant de plus près, les épisodes 12 au 20 sont tagés Secret Invasion, je me demande pourquoi ils ne les ont pas publiés dans cette même collection. S'inscrivent ils complètement dans ce run ou sont-ils complètement obsolètes?[/quote:2hmg13my] Les épisodes liés à Secret Invasion ne font pas partie du run de Dan Slott. Celui-ci commence juste après. Avant ça, c'est Brian Bendis qui s'occupe de la série [b:2hmg13my]The Mighty Avengers[/b:2hmg13my].
J'ai profité de ce grand week end pour lire tes chroniques très sympathiques Artie, ça m'a d'ailleurs envie de lire ce run... Mais Panini a réédité ce run sous 2 deluxes. Le premier du 1-11 et le second au 21- 31 . En regardant de plus près, les épisodes 12 au 20 sont tagés Secret Invasion, je me demande pourquoi ils ne les ont pas publiés dans cette même collection. S'inscrivent ils complètement dans ce run ou sont-ils complètement obsolètes?
[quote="artemus dada":ga8ga36y]Si, si, j'ai lu le premier tome paru chez [b:ga8ga36y]Panini[/b:ga8ga36y], et oui tu as raison au sujet des références à la série de la [b:ga8ga36y]BBC[/b:ga8ga36y] ; cela dit je n'ai pas apprécié plus que ça ce premier tome.
J'en ai lu par contre beaucoup de bien, je retenterai sûrement le coup à l'occasion.
[/quote:ga8ga36y]
Oui, je te suis sur ce coup là. Je suis un très grand admirateur de Dan Slott, depuis un sacré bout de temps, donc ça ma coûte un peu de le dire mais les derniers travaux de l'auteur ne sont pas les plus palpitants ni les plus surprenants.
[quote="Jack!":1nv7hkxj][..] Et je ne pense pas que tu as encore lu la série [url=http://www.comics-sanctuary.com/forum/silver-surfer-1-dan-slott-mike-allred-t79743.html:1nv7hkxj][b:1nv7hkxj]Silver Surfer[/b:1nv7hkxj][/url:1nv7hkxj] (le [b:1nv7hkxj]Surfer d'Argent[/b:1nv7hkxj]) où les allusions au Docteur sont encore plus flagrantes.[..][/quote:1nv7hkxj]
Si, si, j'ai lu le premier tome paru chez [b:1nv7hkxj]Panini[/b:1nv7hkxj], et oui tu as raison au sujet des références à la série de la [b:1nv7hkxj]BBC[/b:1nv7hkxj] ; cela dit je n'ai pas apprécié plus que ça ce premier tome.
J'en ai lu par contre beaucoup de bien, je retenterai sûrement le coup à l'occasion.
[quote="artemus dada":237vbi4l]Or donc, pour qui s'intéresse à la BD [b:237vbi4l]U.S.[/b:237vbi4l] disais-je, il est notoire que [b:237vbi4l]Dan Slott[/b:237vbi4l] est un fan de la série télévisée [b:237vbi4l][i:237vbi4l]Doctor Who[/i:237vbi4l][/b:237vbi4l] et, d'une certaine manière, son [i:237vbi4l]run[/i:237vbi4l] sur [b:237vbi4l][i:237vbi4l]The Mighty Avengers[/i:237vbi4l][/b:237vbi4l] bénéficie de l'ombre portée amicale du célèbre extraterrestre. [b:237vbi4l]Dan Slott[/b:237vbi4l] fait du docteur [b:237vbi4l]Pym[/b:237vbi4l] une sorte d'[i:237vbi4l]alter ego[/i:237vbi4l] marvelien du héros de la [b:237vbi4l]BBC[/b:237vbi4l] et les références sont suffisamment nombreuses et explicites pour ne pas être que des coïncidences.[/quote:237vbi4l] Tout a fait. Et je ne pense pas que tu as encore lu la série [url=http://www.comics-sanctuary.com/forum/silver-surfer-1-dan-slott-mike-allred-t79743.html:237vbi4l][b:237vbi4l]Silver Surfer[/b:237vbi4l][/url:237vbi4l] (le [b:237vbi4l]Surfer d'Argent[/b:237vbi4l]) où les allusions au Docteur sont encore plus flagrantes. Je suis étonné d'ailleurs, la passion de Dan Slott pour la série [b:237vbi4l]Doctor Who[/b:237vbi4l] étant de notoriété publique, que l'éditeur [b:237vbi4l]Titan Comics[/b:237vbi4l] n'a pas pris contact avec le scénariste, même pour un projet mineur. C'est le genre d'auteur qui doit avoir des idées sous le bras à faire pâlir les [i:237vbi4l]showrunners[/i:237vbi4l]. Je ne sais pas qui on doit pointer du doigt mais c'est une occasion manquée. Peut-être parce que l'éditeur privilégie uniquement des auteurs anglais (citons l'excellente série sur le [url=http://www.comics-sanctuary.com/bdd/comics/42392-doctor-who-the-eleventh-doctor/:237vbi4l][b:237vbi4l]onzième Docteur[/b:237vbi4l][/url:237vbi4l] de [b:237vbi4l]Al Ewing & Rob Williams[/b:237vbi4l], puis avec [b:237vbi4l]Si Spurrier[/b:237vbi4l]). (Ça se comprend pour la production télévisée, c'est déjà plus dommageable que de ne pas laisser les meilleurs auteurs s'exprimer sur le comics.) Ou peut-être que Slott n'a pas de temps à consacrer à d'autres projets parce que : [quote="Dada":237vbi4l]Cette série, The Mighty Avengers, et Avengers : The Initiative montre, s'il en était besoin, que [b:237vbi4l]Dan Slott est vraiment un très bon scénariste de mainstream[/b:237vbi4l].[/quote:237vbi4l] La formule ne peut pas être plus juste. Le fait est que Slott est l'un des rares scénaristes qui préfèrent travailler sur les personnages des autres (en l’occurrence, les icônes des [i:237vbi4l]"big two"[/i:237vbi4l]) plutôt que de jouer avec ses propres créations. L'auteur loupe aussi l'occasion de collaborer avec d'autres maisons d'éditions (comme Titan Comics, par exemple). La seule exception étant [b:237vbi4l]Big Max #1[/b:237vbi4l] avec son ami Ty Templeton. En tout cas, c'était le cas jusqu'à... cette année. Car la rumeur veut que Slott travaille actuellement sur un projet secret avec le dessinateur [b:237vbi4l]Stephen Byrne[/b:237vbi4l] pour le compte d'[b:237vbi4l]Image Comics[/b:237vbi4l] : [img:237vbi4l]http://imageshack.com/a/img922/1807/GqjxgZ.jpg[/img:237vbi4l] [img:237vbi4l]http://imageshack.com/a/img921/2140/gxjiAC.jpg[/img:237vbi4l]
[color=#FFFFFF:zoacfi9r].... [/color:zoacfi9r][b:zoacfi9r][size=150:zoacfi9r]J[/size:zoacfi9r][/b:zoacfi9r]e parlais dans mon précédent commentaire©™ de la caractérisation des personnages, [b:zoacfi9r]Dan Slott[/b:zoacfi9r] utilise aussi une autre astuce que j'aime beaucoup qui consiste à fournir des informations sur des situations comme autant de brèves aux actualités et qui caractérise son équipe : [img:zoacfi9r]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/MA_front_multiple_zpsg1r4x4vz.jpg[/img:zoacfi9r] En une double page dont je propose un extrait ci-dessus, le scénariste donne de l'ampleur à la réputation de son équipe avec une belle économie de moyens. Encore dans mon précédent commentaire sur la série [b:zoacfi9r][i:zoacfi9r]The Mighty Avengers[/i:zoacfi9r][/b:zoacfi9r] je citais la troisième loi dite de [b:zoacfi9r]Clark[/b:zoacfi9r], [b:zoacfi9r]Slott[/b:zoacfi9r] la remet en pratique dès le #35 : [img:zoacfi9r]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/MA_U_zpspfowe2cc.jpg[/img:zoacfi9r] C'est une idée que j'aime bien : considérer la magie comme une sorte de technologie, et en outre ça complète bien le titre de "scientifique suprême" lorsqu'on le met en relation avec celui de "sorcier suprême". Dans c'est deux derniers épisodes on peut aussi voir à l'oeuvre comment la théorie freudienne est devenue, passez-moi l’expression : un réservoir à pitch. Le complexe d’[b:zoacfi9r]Œdipe[/b:zoacfi9r] est tellement ancré dans l'imaginaire collectif qu'il est devenu une évidence, alors qu'il s'agit encore d'une théorie (plutôt fumeuse de mon point de vue mais là n'est pas la question). C'est d'ailleurs ce m'a poussé à m'intéresser de près à la psychanalyse freudienne, c'est un bréviaire très utile, voire indispensable, pour qui se targue de commenter des œuvres de fiction. [img:zoacfi9r]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/MA_Oeudipe_zpsceibdlx1.jpg[/img:zoacfi9r] Si je continue de voir en [b:zoacfi9r]Pym[/b:zoacfi9r] un "avatar" du [b:zoacfi9r]Doctor Who[/b:zoacfi9r], son adversaire de fin de [i:zoacfi9r]run[/i:zoacfi9r] trouve aussi une correspondance dans la galerie des ennemis du [b:zoacfi9r]Time Lord[/b:zoacfi9r] (et ce n'est sûrement pas un hasard). Je me plains assez souvent de lire des histoires qui gagneraient beaucoup à être plus "ramassées, en un mot : plus courtes. Mais dans le cas de cette reprise des [b:zoacfi9r]Puissants Vengeurs[/b:zoacfi9r] pas [b:zoacfi9r]Dan Slott[/b:zoacfi9r], j'aurais bien aimé voir ses idées développées sur un peu plus de numéros. [img:zoacfi9r]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber015/MA_Univers_Pym_zps5smnykr1.jpg[/img:zoacfi9r] [color=#FFFFFF:zoacfi9r]....[/color:zoacfi9r] En conclusion [b:zoacfi9r][i:zoacfi9r]The Mighty Avengers[/i:zoacfi9r][/b:zoacfi9r] aura été une très chouette lecture, qui m'aura entre autres choses donné envie de me remettre à lire les aventures de [b:zoacfi9r]Spider-Man[/b:zoacfi9r] écrites par [b:zoacfi9r]Slott[/b:zoacfi9r] (malgré la déception - relative - des épisodes écrits autour de Morlun et des "[i:zoacfi9r]spider-men[/i:zoacfi9r]"). Cette série, [b:zoacfi9r][i:zoacfi9r]The Mighty Avengers[/i:zoacfi9r][/b:zoacfi9r], et [b:zoacfi9r][i:zoacfi9r]Avengers : The Initiative[/i:zoacfi9r][/b:zoacfi9r] montre, s'il en était besoin, que [b:zoacfi9r]Dan Slott[/b:zoacfi9r] est vraiment un très bon scénariste de [i:zoacfi9r]mainstream[/i:zoacfi9r].
[img:3k8wr8nh]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber014/tma-00_zpsxgck0w66.jpg[/img:3k8wr8nh] [color=#FFFFFF:3k8wr8nh]....[/color:3k8wr8nh] S'il est possible de voir, comme je l'ai dit ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2016/07/avengers-initiative-dan-slottstefano.html:3k8wr8nh]Pour en savoir +[/url:3k8wr8nh]), les différentes équipes d'[b:3k8wr8nh]Avengers[/b:3k8wr8nh] comme des équipes de football évoluant dans un grand [i:3k8wr8nh]mercato[/i:3k8wr8nh], [b:3k8wr8nh]Slott[/b:3k8wr8nh] en fait aussi - pour continuer à paraphraser [b:3k8wr8nh]Grant Morrison[/b:3k8wr8nh] - une sorte de panthéon à la [b:3k8wr8nh]JLA[/b:3k8wr8nh]. Comme le scénariste écossais l'avait fait pour la [b:3k8wr8nh]Justice League of America[/b:3k8wr8nh] [b:3k8wr8nh]Dan Slott[/b:3k8wr8nh] imagine pour ses [b:3k8wr8nh]Vengeurs[/b:3k8wr8nh] des menaces bien au-delà des contingences humaines. Voyez plutôt : Cube cosmique, concept incarné, civilisation cachée, magie, mythologie, magie,etc. [img:3k8wr8nh]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber014/tma-06_zpsg61ingqt.jpg[/img:3k8wr8nh] [color=#FFFFFF:3k8wr8nh]....[/color:3k8wr8nh] [b:3k8wr8nh][u:3k8wr8nh]Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie[/u:3k8wr8nh][/b:3k8wr8nh] [color=#FFFFFF:3k8wr8nh]....[/color:3k8wr8nh] Le scénariste profite de son [i:3k8wr8nh]run[/i:3k8wr8nh] pour dresser aussi une taxonomie des scientifiques de l'univers [b:3k8wr8nh]Marvel[/b:3k8wr8nh] : l'explorateur, l'ingénieur et le magicien. Cette volonté de caractériser ses personnages on la retrouve aussi chez les [b:3k8wr8nh]Mighty Avengers[/b:3k8wr8nh] et les [b:3k8wr8nh]Avengers[/b:3k8wr8nh] de l'[b:3k8wr8nh]Initiative[/b:3k8wr8nh]. Si Slott s'est occupé des deux équipes il a eu l'intelligence (et le talent) d'en faire deux équipes différentes. Chez lui, pas de nivellement ; s'il s'inspire de formules (ce que je crois) il sait pour ainsi dire les "[i:3k8wr8nh]customiser[/i:3k8wr8nh]" et les adapter aux "[i:3k8wr8nh]pitch[/i:3k8wr8nh]" qu'il développe. Les nouvelles recrues du camp [b:3k8wr8nh]Hammond[/b:3k8wr8nh] ne sont pas les [b:3k8wr8nh]Puissants Vengeurs[/b:3k8wr8nh]. [b:3k8wr8nh][i:3k8wr8nh]The Mighty Avengers[/i:3k8wr8nh][/b:3k8wr8nh] montre aussi que le scénariste sait efficacement gérer ses enthousiasmes, et les intégrer intelligemment à ses desseins. [img:3k8wr8nh]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber014/tma-02_zpsls0wdmqn.jpg[/img:3k8wr8nh] [color=#FFFFFF:3k8wr8nh].... [/color:3k8wr8nh][b:3k8wr8nh][u:3k8wr8nh]Docteur comment ?[/u:3k8wr8nh][/b:3k8wr8nh] [color=#FFFFFF:3k8wr8nh]....[/color:3k8wr8nh] Pour qui s'intéresse à la bande dessinée américaine, ce qui est un minimum lorsqu'on se propose de la commenter ou de la critiquer... [quote:3k8wr8nh]En effet il me semble juste de connaitre le sujet dont on parle - et pas seulement de façon superficielle : quels sont les auteurs importants du médium, qu'ont-ils écrit, dessiné ? Quels sont les modes de publication outre-Atlantique, quel est le travail des lettreurs, qui sont-ils ? Celui des traducteurs ? Quand sont apparus les [i:3k8wr8nh]comic books[/i:3k8wr8nh] ? etc. Bref de mon point de vue, commenter ©™ un ouvrage requière non pas un travail équivalent à ce qui a permis à celui-ci de paraître, mais au moins un travail de fond sérieux, toutes choses égales par ailleurs. [/quote:3k8wr8nh] Or donc, pour qui s'intéresse à la BD [b:3k8wr8nh]U.S.[/b:3k8wr8nh] disais-je, il est notoire que [b:3k8wr8nh]Dan Slott[/b:3k8wr8nh] est un fan de la série télévisée [b:3k8wr8nh][i:3k8wr8nh]Doctor Who[/i:3k8wr8nh][/b:3k8wr8nh] et, d'une certaine manière, son [i:3k8wr8nh]run[/i:3k8wr8nh] sur [b:3k8wr8nh][i:3k8wr8nh]The Mighty Avengers[/i:3k8wr8nh][/b:3k8wr8nh] bénéficie de l'ombre portée amicale du célèbre extraterrestre. [b:3k8wr8nh]Dan Slott[/b:3k8wr8nh] fait du docteur [b:3k8wr8nh]Pym[/b:3k8wr8nh] une sorte d'[i:3k8wr8nh]alter ego[/i:3k8wr8nh] marvelien du héros de la [b:3k8wr8nh]BBC[/b:3k8wr8nh] et les références sont suffisamment nombreuses et explicites pour ne pas être que des coïncidences. [img:3k8wr8nh]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber014/tma-04_zpsql7bsav5.jpg[/img:3k8wr8nh] Même l'idée du "scientifique suprême" qui fait sens dans l'univers 616 (l'univers Marvel de référence), ne me semble pas très éloignée de celle de "[b:3k8wr8nh]Seigneur du temps[/b:3k8wr8nh]" ([b:3k8wr8nh]Time Lord[/b:3k8wr8nh]). Surtout de la manière dont cela est fait dans le numéro en question. On retrouve aussi sous une forme "customisée" le "tournevis sonique", et même le TARDIS trouve son équivalent dans la "Manoir Infini". Un rapprochement qui saute au yeux si on veut bien prendre en compte la place qu'occupe [b:3k8wr8nh]Jocaste[/b:3k8wr8nh] dans sa conception, et la nature même du TARDIS. Ainsi bien sûr que leur finalité : QG et "moyen de transport". [img:3k8wr8nh]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber014/tma-10_zpssnwngusm.jpg[/img:3k8wr8nh] [size=85:3k8wr8nh][i:3k8wr8nh]Doctor who ?[/i:3k8wr8nh][/size:3k8wr8nh] [color=#FFFFFF:3k8wr8nh]....[/color:3k8wr8nh] L'un des aspects les plus agréables de la série est la manière dont [b:3k8wr8nh]Slott[/b:3k8wr8nh] soigne ses personnages, il leur donne toujours à un moment ou à un autre l'occasion de justifier leur présence grâce à des caractéristiques qui les rendent indispensables à l'histoire. Il démontre qu'il est capable de donner de l'envergure à n'importe quel personnage, et valide l'idée que tous les personnages, si l'auteur veut s'en donner la peine, sont dignes d'intérêt. (Voilà pourquoi je suis en priorité des auteurs, et pas des personnages). [color=#FFFFFF:3k8wr8nh].... [/color:3k8wr8nh]Deux regrets toutefois, le passage de [b:3k8wr8nh]Dan Slott[/b:3k8wr8nh] sur la série est très court (il me reste encore deux épisodes à lire et c'est tout), et il n'a pas eu de collaborateurs artistiques à mon goût. ([b:3k8wr8nh][i:3k8wr8nh]À suivre ...[/i:3k8wr8nh][/b:3k8wr8nh])
Moi c est vrai que les avengers je les voyais plus comme un "vrai" boulot: non seulement, ils ont souvent une indemnités mais ce sont des personnages qui sont "obligés" de travailler ensemble et souvent avec les autorités. c est pour ca que c est aussi une équipe que je trouvais plus dans relations "normales".. cad que tu dois faire avec des gens que tu n apprecies pas forcément. Equipes de foot c est pas si loin....
[quote="Jim Lainé":3t067rf2][quote="artemus dada":3t067rf2] Je me souviens avoir lu les propos d’un « professionnel de la profession » qui disait tout le mal qu’il pensait de ce type de phylactères en avançant l’argument suivant : si le scénariste utilise des bulles de pensées, il doit montrer toutes les pensées des personnages et pas seulement celles qui font sens avec la situation du moment. [/quote:3t067rf2] Ce qui est complètement con. Une BD ne retranscrit pas tous les dialogues, elle sélectionne, souvent par le biais d'ellipses (de scène à scène, voire de case à case). Les fictions, en général, recourent à des dialogues sélectionnés, qui servent à faire avancer l'action et la caractérisation (ou à les parasiter, mais ça revient au même). C'est lié à la notion de "temps du héros". Et de toute façon, même des artifices comme les "overlapping dialogs" rentrent dans cette logique. À partir de là, pourquoi les bulles de pensées jouiraient-elles (ou subiraient-elles) d'un traitement différent ? Elles interviennent dans le cadre de la narration, en rajoutant des couches de sens. De là, le scénariste a le droit de les utiliser ou pas, et d'en sélectionner selon ses critères à lui. Entièrement d'accord avec ton idée du "pacte". Et entièrement d'accord également avec le fait que les épisodes de Dan Slott sont vraiment excellents. Un bouffée d'air frais et l'impression de relire, enfin, une aventure des Vengeurs. Jim[/quote:3t067rf2] Et pourtant, on voit peu de bulles de pensées de nos jours, plutôt des récitatifs.
[quote="Jim Lainé":2oy0kukx]Ce qui est complètement con. Une BD ne retranscrit pas tous les dialogues, elle sélectionne, souvent par le biais d'ellipses (de scène à scène, voire de case à case). Les fictions, en général, recourent à des dialogues sélectionnés, qui servent à faire avancer l'action et la caractérisation (ou à les parasiter, mais ça revient au même).[/quote:2oy0kukx] Je suis bien d'accord... Même dans la littérature, on a certaines pensées (ou paroles) des personnages, mais pas l'intégralité. Tori.
[quote="artemus dada":2lqliilu] Je me souviens avoir lu les propos d’un « professionnel de la profession » qui disait tout le mal qu’il pensait de ce type de phylactères en avançant l’argument suivant : si le scénariste utilise des bulles de pensées, il doit montrer toutes les pensées des personnages et pas seulement celles qui font sens avec la situation du moment. [/quote:2lqliilu] Ce qui est complètement con. Une BD ne retranscrit pas tous les dialogues, elle sélectionne, souvent par le biais d'ellipses (de scène à scène, voire de case à case). Les fictions, en général, recourent à des dialogues sélectionnés, qui servent à faire avancer l'action et la caractérisation (ou à les parasiter, mais ça revient au même). C'est lié à la notion de "temps du héros". Et de toute façon, même des artifices comme les "overlapping dialogs" rentrent dans cette logique. À partir de là, pourquoi les bulles de pensées jouiraient-elles (ou subiraient-elles) d'un traitement différent ? Elles interviennent dans le cadre de la narration, en rajoutant des couches de sens. De là, le scénariste a le droit de les utiliser ou pas, et d'en sélectionner selon ses critères à lui. Entièrement d'accord avec ton idée du "pacte". Et entièrement d'accord également avec le fait que les épisodes de Dan Slott sont vraiment excellents. Un bouffée d'air frais et l'impression de relire, enfin, une aventure des Vengeurs. Jim
[color=#FFFFFF:2tuaavfz]…. [/color:2tuaavfz][b:2tuaavfz][size=150:2tuaavfz]J[/size:2tuaavfz][/b:2tuaavfz]’ai déjà mentionné lors d’un de mes commentaires ©™ précédents l’heureuse formule qu’avait eu [b:2tuaavfz]Grant Morrison[/b:2tuaavfz] au sujet des [b:2tuaavfz]Avengers[/b:2tuaavfz] lorsqu’il disait que cette équipe de l’écurie [b:2tuaavfz]Marvel[/b:2tuaavfz] n’était ni plus ni moins, qu’une équipe de football ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2016/07/avengers-initiative-dan-slottstefano.html:2tuaavfz]Pour en savoir +[/url:2tuaavfz]). Aujourd’hui je dirais que le scénariste écossais avait vu « petit » ! [-_ô] En effet, les [b:2tuaavfz]Vengeurs[/b:2tuaavfz] c’est plutôt un immense [i:2tuaavfz]mercato[/i:2tuaavfz] sans cesse de retour ; et les annonces de ces derniers jours : [b:2tuaavfz]Occupy Avengers[/b:2tuaavfz], [b:2tuaavfz]Avengers[/b:2tuaavfz] par [b:2tuaavfz]Mark Waid[/b:2tuaavfz],[b:2tuaavfz] Avengers 1.1[/b:2tuaavfz] ... ; confirme ma nouvelle perspective. [img:2tuaavfz]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber014/mgyavg-01_zpsvp1jkm5v.jpg[/img:2tuaavfz] [color=#FFFFFF:2tuaavfz]….[/color:2tuaavfz] [b:2tuaavfz][u:2tuaavfz]Du neuf avec du vieux[/u:2tuaavfz][/b:2tuaavfz] [color=#FFFFFF:2tuaavfz]….[/color:2tuaavfz] [b:2tuaavfz][size=150:2tuaavfz]L[/size:2tuaavfz][/b:2tuaavfz]orsque [b:2tuaavfz]Dan Slott[/b:2tuaavfz] reprend [b:2tuaavfz]The Mighty Avengers[/b:2tuaavfz] (au #21/[b:2tuaavfz]Marvel Heroes[/b:2tuaavfz] n°24 chez [b:2tuaavfz]Panini[/b:2tuaavfz]) il active comme il se doit un nouveau un nouveau « marché des transferts ». Astucieusement, il s’appuie pour construire sa nouvelle équip sur une formule qui a déjà fait ses preuves par le passé, tout en y ménageant une modalité originale du plus bel effet. Comme le dit la sagesse populaire, [i:2tuaavfz]« rien ne se créé, rien ne se perd, tout se transforme »[/i:2tuaavfz]. Et les trois premiers numéros du nouveau scénariste ont tout l’air d’un essai diablement bien transformé. L’épisode #24 quant à lui redistribue les cartes et consolide la place du leader de l’épique. Un personnage sur lequel [b:2tuaavfz]Dan Slott[/b:2tuaavfz] s’était attardé lors de son run sur [b:2tuaavfz]Avengers : The Initiative[/b:2tuaavfz] ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2016/07/avengers-initiative-suite-fin.html:2tuaavfz]Pour en savoir +[/url:2tuaavfz]). Un homme plein de ressources - dont une foultitude de concepts S-F comme je les aime - qui sont autant de promesses d’aventures, et un caractère volcanique dont les irruptions n’en doutons pas, seront tout aussi productives en rebondissements dramatiques que ses ressources technologiques. Le numéro suivant s’essaie à la géopolitique fiction, et s’invente dans la grande tradition du genre un ennemis. Vous le savez si vous me lisez déjà, que l’une de mes théories sur les super-héros, veut qu’ils s’inventent des ennemis – et non pas le contraire : ce n’est pas l’apparition d’une menace qui entraîne l’apparition d’une contre-mesure positive en la personne d’un super-héros, mais au contraire l’apparition d’un super-héros qui génère des « super-menaces ». Une manière, entre autres, de prolonger leur existence [i:2tuaavfz]ad vitam æternam[/i:2tuaavfz]. Ou presque. Or donc les [b:2tuaavfz]Mighty Avengers[/b:2tuaavfz] s’inventent donc un ennemi, et pas n’importe lequel ! [img:2tuaavfz]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber014/mgyavg-02_zpsebhkwevv.jpg[/img:2tuaavfz] En cela ils sont tout à fait dans l’air du temps où, au lieu de s’opposer à des super-vilains, les super-héros d’aujourd’hui combattent plus volontiers leurs homologues. [color=#FFFFFF:2tuaavfz]…[/color:2tuaavfz] En tout état de cause, [b:2tuaavfz]Dan Slott[/b:2tuaavfz] (avec une flopée d’artistes) donne un joli potentiel à son équipe, et une dynamique qui procure vraiment l’envie d’en savoir plus. À ce propos, écrire des épisodes qui suscitent à la fois suffisamment d’intérêt tout en excitant suffisamment la curiosité pour en poursuivre la lecture sur plusieurs numéros n’est certainement pas aussi simple que cela en à l’air. Et pourtant [b:2tuaavfz]Slott[/b:2tuaavfz] s’en sort haut la main. [color=#FFFFFF:2tuaavfz]…. [/color:2tuaavfz][b:2tuaavfz][u:2tuaavfz]Je pense donc je suis[/u:2tuaavfz][/b:2tuaavfz] [color=#FFFFFF:2tuaavfz]….[/color:2tuaavfz] [b:2tuaavfz][size=150:2tuaavfz]D[/size:2tuaavfz][/b:2tuaavfz]an Slott, en plus de faire du neuf avec du vieux de manière très élégante au niveau scénaristique, dote ses personnages d’une vielle astuce de [i:2tuaavfz]siouxe[/i:2tuaavfz] largement tombée en désuétude : la bulle de pensée. Je me souviens avoir lu les propos d’un « professionnel de la profession » qui disait tout le mal qu’il pensait de ce type de phylactères en avançant l’argument suivant : si le scénariste utilise des bulles de pensées, il doit montrer toutes les pensées des personnages et pas seulement celles qui font sens avec la situation du moment. Certes, mais tout autant que les scénaristes sélectionnent si je puis dire les moments qu’ils montrent aux lecteurs, ainsi que tel ou tel dialogue et non pas la totalité de leurs actions ou tout ce que les personnages disent, les bulles de pensées peuvent n’apparaître que lors de certains moments. Et loin de n’être qu’un béquille pour scénaristes en mal d’idées, elles peuvent aussi être des artifices intéressants à utiliser. Une histoire ne tient debout pour ainsi dire, que grâce à une convention, un pacte que les auteurs passent avec les lecteurs. Et les bulles de pensées peuvent tout aussi bien que le reste faire partie de ce pacte. [img:2tuaavfz]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber014/mgyavg-03_zpsf6yo3elb.jpg[/img:2tuaavfz] Et pour le coup [b:2tuaavfz]Slott[/b:2tuaavfz] fait un bel usage de ces phylactères. Or donc, cinq excellents numéros traduits par [b:2tuaavfz]Jérémy Manesse[/b:2tuaavfz] et lettrés par [b:2tuaavfz]Gianluca Pina[/b:2tuaavfz] disponibles dans la revue [b:2tuaavfz]Marvel Heroes[/b:2tuaavfz] (n°24 à 28) ([b:2tuaavfz][i:2tuaavfz]À suivre …[/i:2tuaavfz][/b:2tuaavfz])
[img:1nmzkb65]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/gage-01_zpsiepkaubt.jpg[/img:1nmzkb65] [size=50:1nmzkb65][b:1nmzkb65]Avengers The Initiative[/b:1nmzkb65] [i:1nmzkb65]in[/i:1nmzkb65] [b:1nmzkb65]Marvel Heroes[/b:1nmzkb65] n°23[/size:1nmzkb65] [color=#FFFFFF:1nmzkb65]….. [/color:1nmzkb65][b:1nmzkb65][size=150:1nmzkb65]À[/size:1nmzkb65][/b:1nmzkb65] partir du #21 (traduit dans le [b:1nmzkb65]Marvel Heoes[/b:1nmzkb65] n° 25) c’est [b:1nmzkb65]Christo Gage[/b:1nmzkb65] qui s’occupe de la destinée d’[b:1nmzkb65]AVENGERS : Initiative[/b:1nmzkb65] ; le numéro précédent (numérotation étasunienne) est une sorte d’épisode de transition (avec la série [b:1nmzkb65]Mighty Avengers[/b:1nmzkb65] dont [b:1nmzkb65]Slott[/b:1nmzkb65] reprend justement l'écriture ?) encore écrit par [b:1nmzkb65]Slott[/b:1nmzkb65] & [b:1nmzkb65]Gage[/b:1nmzkb65] du style : « on range les jouets » après [b:1nmzkb65]Secret Invasion[/b:1nmzkb65]. [b:1nmzkb65]Gage[/b:1nmzkb65] abandonne manifestemnt l’aspect formation de l’[b:1nmzkb65]Initiative[/b:1nmzkb65] pour quelque chose de plus traditionnel, l’implication de la série dans l’événement [b:1nmzkb65]Dark Reign[/b:1nmzkb65] n’est peut-être pas étranger à cette nouvelle direction. En tout cas il laisse en plan ce que j’avais pris pour un rebondissement qui aurait mérité d’être plus amplement développé. Si la série [b:1nmzkb65]AVENGERS : The Initiative[/b:1nmzkb65] est né des retombés d'un [b:1nmzkb65]event[/b:1nmzkb65] (« événement »), leur succession presque ininterrompue : [b:1nmzkb65]Secret Invasion[/b:1nmzkb65], [b:1nmzkb65]Dark Reign[/b:1nmzkb65] puis [b:1nmzkb65]Siège[/b:1nmzkb65], sur une période d'une trentaine de numéros rien que pour la série qui nous intéresse ici, fait plus de dommages qu’elle n’entraîne, sur le long terme, de bonnes conditions d’écriture. [b:1nmzkb65]Gage[/b:1nmzkb65] ne réserve que peu de surprise (à mon goût) lors de son premier arc solo, même la révélation d’une identité tenue secrète depuis le début de la série (ou presque) m’a fait l’effet d’un pétard mouillé. Ce n’est pas non plus mauvais mais je m'attendais à mieux. De ces épisodes (#21 à 25/[b:1nmzkb65]Marvel Heroes[/b:1nmzkb65] n°25 à 30 - sauf le n°29 qui ne contient aucun épisode d'[b:1nmzkb65]Avengers : The Initiative[/b:1nmzkb65]) ce que je retiens plutôt c’est le côté artistique de l’entreprise et plus particulièrement la colorisation par [b:1nmzkb65]Edgar Delagado[/b:1nmzkb65] (sur des dessins d’[b:1nmzkb65]Humberto Ramos[/b:1nmzkb65]) et l’utilisation d’un encrage pour les ombres, qui s’apparente au rendu d’un crayon de mine : [img:1nmzkb65]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/gage-02_zpsa8isqx6d.jpg[/img:1nmzkb65] [color=#FFFFFF:1nmzkb65]….[/color:1nmzkb65] Fort heureusement le scénariste reprend assez vite la main et montre que les grands questionnements moraux sont le piment indispensable aux effets pyrotechniques des super-pouvoirs en présence. [img:1nmzkb65]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/gage-03_zpsanvlp4ku.jpg[/img:1nmzkb65] L’une de ses plus belles réussites est à mes yeux le traitement (grâce à des effets de texte fort bien amenés) qu’il réserve à 2 ou 3 de ses protagonistes, réussissant à en faire des personnages attachants et intéressants. On dit souvent qu’une bonne histoire, c’est souvent un « bon vilain », [b:1nmzkb65]Gage[/b:1nmzkb65] démontre que c’est aussi de bons seconds couteaux. [img:1nmzkb65]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/gage-05_zpsfua9jqv6.jpg[/img:1nmzkb65] Cependant, la participation obligatoire d’[b:1nmzkb65]AVENGERS : The Initiative[/b:1nmzkb65] à un nouvel [i:1nmzkb65]event[/i:1nmzkb65] ([b:1nmzkb65]Siège[/b:1nmzkb65] en l’occurrence) qui secoue l’univers partagé de l’éditeur, ruine ce qui potentiellement aurait pu être du même ordre que ce qu’avait fait en son temps [b:1nmzkb65]Kurt Busiek[/b:1nmzkb65] avec les [b:1nmzkb65]Thunderbolts[/b:1nmzkb65]. Une occasion ratée pour le coup. [img:1nmzkb65]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/gage-04_zps8nga7vb9.jpg[/img:1nmzkb65] [size=50:1nmzkb65]L'arrivée de [b:1nmzkb65]Sandoval[/b:1nmzkb65] sur le titre donne aussi de belles pages[/size:1nmzkb65] [color=#FFFFFF:1nmzkb65]….[/color:1nmzkb65] [b:1nmzkb65][size=150:1nmzkb65]T[/size:1nmzkb65][/b:1nmzkb65]outefois le bilan de cette série (qui se termine donc au numéro 35, dans la revue de l’éditeur Panini [b:1nmzkb65]Marvel Heroes[/b:1nmzkb65] n° 39) est loin d’être négatif, et les bons moments l’emportent largement sur ceux un peu en dessous de mes attentes. Une série globalement satisfaisante, avec des arcs de très grandes qualités, et des personnages que [b:1nmzkb65]Gage[/b:1nmzkb65] a joliment ripolinés ; tout à fait recommandable. [-_ô]
Au sujet des Skrulls "bovinisés", il me semble que Morrison ne rebondit pas directement sur cette idée délicieusement incongrue du tandem Lee/Kirby, mais sur une idée plus tardive signée John Byrne. Celui-ci, dans "Fantastic Four Annual 17" (en 83), baptise King's Crossing la petite ville anonyme de FF 2, et confronte la "first family" à une épidémie de mutations, due non pas à la consommation de viande skrull bovinisée, mais à celle du... lait des fameuses vaches de l'espace. Byrne a très étrangement opté pour un climat quasi horrifique pour cette histoire, tout en semant discrètement quelques pincées d'humour de ci de là. J'en garde en tout cas un bon souvenir.
[img:1fkjduiz]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/Secret-Invasion-01_zpsm3b6tta7.jpg[/img:1fkjduiz] [color=#FFFFFF:1fkjduiz]….[/color:1fkjduiz] [b:1fkjduiz][size=150:1fkjduiz]E[/size:1fkjduiz][/b:1fkjduiz]n citant dans mon commentaire©™ précédent la [b:1fkjduiz]Skrull Kill Krew[/b:1fkjduiz], je ne pensais pas que j’allais la retrouver dans la série de [b:1fkjduiz]Dan Slott[/b:1fkjduiz] quelques numéros plus tard. L’origine de cette équipe ou plutôt de ce « gang » telle qu’imaginée par [b:1fkjduiz]Grant Morrison[/b:1fkjduiz] & [b:1fkjduiz]Mark Millar[/b:1fkjduiz] est plutôt tordue. Des [b:1fkjduiz]Skrulls[/b:1fkjduiz], cette race d’extraterrestres métamorphes & belliqueux, ayant eu maille à partir avec les [b:1fkjduiz]Quatre Fantastiques[/b:1fkjduiz] au tout début de la carrière de ses derniers, sont contraints par [b:1fkjduiz]Red Richard[/b:1fkjduiz] d’adopter la forme de vaches ([i:1fkjduiz]Cf.[/i:1fkjduiz] [b:1fkjduiz]Fantastic Four[/b:1fkjduiz] #2) ; celles-ci, à un moment donné, entre dans la chaîne alimentaire humaine et leur viande est consommée par des habitants d'une ville appelée [b:1fkjduiz]King's Crossing[/b:1fkjduiz]. [img:1fkjduiz]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/Fantastic_Four-2-p52_zpsuktxupb4.jpg[/img:1fkjduiz] [size=85:1fkjduiz][b:1fkjduiz]Fantastic Four[/b:1fkjduiz] #2 (Editions [b:1fkjduiz]Panini[/b:1fkjduiz])[/size:1fkjduiz] Contre toute attente certains des habitants de cette ville n’obtiennent pas que le super-pouvoir de modifier leur apparence à l’image des [b:1fkjduiz]Skrulls[/b:1fkjduiz], ils obtiennent aussi d’autre super-pouvoirs. Entre autres la faculté de pouvoir voir la véritable forme des [b:1fkjduiz]Skrulls[/b:1fkjduiz] déguisés en humain, et des pouvoirs bizarres, très [i:1fkjduiz]morrisonniens[/i:1fkjduiz] pour le coup : l’un d’entre peut ainsi exploser si on utilise son bras comme le levier d’une machine à sous… et ils développent une aversion pour les [b:1fkjduiz]Skrulls[/b:1fkjduiz]. Toute ressemblance avec la « maladie de la vache folle » ne saurait être fortuite. Avec cette série (1995), [b:1fkjduiz]Grant Morrison[/b:1fkjduiz] montre encore une fois son appétence pour les épisodes les plus loufoques de la Continuit险, une inclination qui trouvera certainement son acmé lors de son [i:1fkjduiz]run[/i:1fkjduiz] sur [b:1fkjduiz]Batman[/b:1fkjduiz]. [img:1fkjduiz]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/kreveurs_zpst0cpwxvl.jpg[/img:1fkjduiz] [color=#FFFFFF:1fkjduiz]….[/color:1fkjduiz] Quelques numéros avant celui où apparaît le [b:1fkjduiz]Skrull Kill Krew[/b:1fkjduiz], [b:1fkjduiz]AVENGERS : Initiative[/b:1fkjduiz] nous a furtivement montré une autre « bizarrerie » du monde de la BD [b:1fkjduiz]U.S.[/b:1fkjduiz]. Quand je disais que l’imaginaire collectif avait la structure d’un multivers ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2016/07/limaginaire-collectif-est-un-multivers.html:1fkjduiz]Pour en savoir +[/url:1fkjduiz]), je ne croyais pas si bien dire. En effet l’[b:1fkjduiz]Exorciste[/b:1fkjduiz] ([i:1fkjduiz]aka [/i:1fkjduiz][b:1fkjduiz]Devil-Slayer[/b:1fkjduiz]) est personnage à l’itinéraire pour le moins mouvementé. Inventé en 1975 par [b:1fkjduiz]Rich Buckler[/b:1fkjduiz] (le créateur de [b:1fkjduiz]Deathlok[/b:1fkjduiz]) à l’époque où il travaille pour [b:1fkjduiz]Atlas/Seaboard[/b:1fkjduiz] (un éditeur surnommé "[b:1fkjduiz]Vengeance Inc.[/b:1fkjduiz]") sous le nom de code de [b:1fkjduiz]Demon Hunter[/b:1fkjduiz] (dans un [i:1fkjduiz]comic book[/i:1fkjduiz] éponyme qui ne connaîtra qu’un seul numéro), ce personnage passera à l'ennemis si j'ose dire, en allant chez [b:1fkjduiz]Marvel[/b:1fkjduiz] sous le nom de [b:1fkjduiz]Devil-Slayer[/b:1fkjduiz] (toujours sous l’égide de [b:1fkjduiz]Buckler[/b:1fkjduiz]). [img:1fkjduiz]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/bannierDem_zpsrxg1ypav.jpg[/img:1fkjduiz] Ce qui est assez cocasse puisqu’à l’origine l’éditeur [b:1fkjduiz]Atlas/Seabord[/b:1fkjduiz] (dont certaines séries ont été publiés dans [b:1fkjduiz]Titans[/b:1fkjduiz] chez l'éditeur lyonnais [b:1fkjduiz]LUG[/b:1fkjduiz] et dans la revue de BD [b:1fkjduiz]Scorpion[/b:1fkjduiz] chez l’éditeur [b:1fkjduiz]Sagédition[/b:1fkjduiz]) avait été mis sur pied pour concurrencer [b:1fkjduiz]Marvel[/b:1fkjduiz] par [b:1fkjduiz]Martin Goodman[/b:1fkjduiz] qui avait pour ainsi dire en travers de la gorge, le sort que l’éditeur de [b:1fkjduiz]Spider-Man[/b:1fkjduiz] avait réservé à son fils après qu’il eut vendu [b:1fkjduiz]Marvel[/b:1fkjduiz], la maison d’édition qui lui appartenait et qu'il avait créée. Dans à peu près les mêmes conditions [b:1fkjduiz]Scorpion[/b:1fkjduiz], un personnage inventé par [b:1fkjduiz]Howard Chaykin[/b:1fkjduiz] pour [b:1fkjduiz]Atlas/Seabord[/b:1fkjduiz], ira vivre des aventures au sein de la [b:1fkjduiz]Maison des Idées[/b:1fkjduiz] sous le nom de [b:1fkjduiz]Dominic Fortune[/b:1fkjduiz]. [img:1fkjduiz]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/stanetech_zpsttlhga5g.jpg[/img:1fkjduiz] [size=85:1fkjduiz]Un petit clin d’œil à [b:1fkjduiz]Stan the Man[/b:1fkjduiz] ?[/size:1fkjduiz] Toutefois l’histoire de [b:1fkjduiz]Devil-Slayer[/b:1fkjduiz] (alias l’[b:1fkjduiz]Exorciste[/b:1fkjduiz]) connaîtra une nouvelle incarnation en 1980 dans le premier (et seul) numéro de la revue de bande dessinée [b:1fkjduiz]Galaxia[/b:1fkjduiz] (créer par [b:1fkjduiz]Rich Buckler)[/b:1fkjduiz] sous le nom de [b:1fkjduiz]Bloodwing[/b:1fkjduiz]. [color=#FFFFFF:1fkjduiz]…. [/color:1fkjduiz]Mais [b:1fkjduiz]Dan Slott[/b:1fkjduiz], secondé par [b:1fkjduiz]Christos Gage[/b:1fkjduiz] au scénario, ne se contente pas de convoquer le ban et l'arrière-ban du cheptel marvelien, il s’intéresse aussi aux nouveaux venus de l’[b:1fkjduiz]Initiative[/b:1fkjduiz]. Notamment [b:1fkjduiz]Bloqueur[/b:1fkjduiz] (alias [b:1fkjduiz]Emery Schaub[/b:1fkjduiz]) dont le super-pouvoir aussi stupéfiant soit-il, semble plus être un obstacle pour qu'il devienne un super-héros efficace. Une chouette histoire toute en émotion. Le traitement de [b:1fkjduiz]3-D Man[/b:1fkjduiz], qui n’est certes pas vraiment un nouveau venu, est lui aussi joliment travaillé. [img:1fkjduiz]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/bbq_skrull_zpsiejeonju.jpg[/img:1fkjduiz] [color=#FFFFFF:1fkjduiz]....[/color:1fkjduiz] Le gros morceau des numéros dont je parle aujourd’hui (#13 à 19 parus dans les numéros de [b:1fkjduiz]Marvel Heroes[/b:1fkjduiz] n°17 à 23 chez [b:1fkjduiz]Panini[/b:1fkjduiz]) est, vous le savez peut-être, constitué par [b:1fkjduiz]Secret Invasion[/b:1fkjduiz] l’événement d'alors, l’un de ces [i:1fkjduiz]events[/i:1fkjduiz] dont semble raffoler [b:1fkjduiz]Marvel[/b:1fkjduiz] (ainsi que la majorité des lecteurs américains) puisque nous y avons droit chaque année. [b:1fkjduiz]Slott[/b:1fkjduiz] & [b:1fkjduiz]Gage[/b:1fkjduiz] réussissent pour le coup à produire des numéros qui participent à [b:1fkjduiz]Secret Invasion[/b:1fkjduiz], mais dont le scénario peut être lu sans pour autant lire les autres séries qui y prennent part. C'est du moins comme ça que je les ai lus. Une tripotée de dessinateurs, d'encreurs et de coloristes se partagent la tâche d'illustrer ces numéros, et le résultat est plutôt pas mal dans le genre [i:1fkjduiz]blockbuster[/i:1fkjduiz]. Si on a droit à du "grand spectacle", il s'agit quand même d'une invasion extraterrestre, les deux scénaristes ménagent quelques histoires à taille humaine du plus bel effet. La dernière page du #19 est une une belle manière de conclure cet arc. [color=#FFFFFF:1fkjduiz]...[/color:1fkjduiz] Après 19 numéros (pour l'instant), la série [b:1fkjduiz]AVENGERS : Initiative[/b:1fkjduiz] montre une belle constance en terme récréatif. ([b:1fkjduiz][i:1fkjduiz]À suivre ....[/i:1fkjduiz][/b:1fkjduiz])
[img:25fhb2dw]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/AvgIni-01_zpszvgqtmep.jpg[/img:25fhb2dw] [color=#FFFFFF:25fhb2dw]….[/color:25fhb2dw] [b:25fhb2dw][size=150:25fhb2dw]P[/size:25fhb2dw][/b:25fhb2dw]ortes inter-dimensionnelles, clones, savant “fou”, romances adolescentes, mort(s) prématurée(s), etc., [b:25fhb2dw]Dan Slott[/b:25fhb2dw] fin connaisseur de l’éventail que peut proposer la littérature d’évasion montre, avec la série [b:25fhb2dw]AVENGERS : Initiative[/b:25fhb2dw] un beau savoir-faire. Entretenant plusieurs intrigues qui avancent sur un rythme imprévisible, au sein d’une structure scénaristique modulaire, le scénariste ne ménage pas sa peine pour captiver ses lecteurs. Il nous entraîne sous des azimuts où les surprises le disputent au suspense, en compagnie de personnages dont l’existence nous intéresse autant que les intrigues qu’il a ourdies avec talent. [color=#FFFFFF:25fhb2dw]…. [/color:25fhb2dw]Au moment de la sortie de la mini-série [b:25fhb2dw]Skrull Kill Krew[/b:25fhb2dw] le scénariste [b:25fhb2dw]Grant Morrison[/b:25fhb2dw] avait alors expliqué comme il voyait les meilleures équipes de super-héros des Big Two ([b:25fhb2dw]Marvel[/b:25fhb2dw] & [b:25fhb2dw]DC[/b:25fhb2dw]) : • Les [b:25fhb2dw]Quatre Fantastiques[/b:25fhb2dw] = Une famille • Les [b:25fhb2dw]Avengers[/b:25fhb2dw] = Une équipe de football • La [b:25fhb2dw]Doom Patrol [/b:25fhb2dw](alias [b:25fhb2dw]La Patrouille Z[/b:25fhb2dw]) = Un groupe de thérapie • Les[b:25fhb2dw] X-Men[/b:25fhb2dw] = Une bande d’adolescents à l’école • La [b:25fhb2dw]JLA[/b:25fhb2dw] = Un panthéon de dieux • La [b:25fhb2dw]Skull Kill Krew[/b:25fhb2dw] = Un gang de motards [img:25fhb2dw]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/AvgIni-02_zps4nn6jov0.jpg[/img:25fhb2dw] [b:25fhb2dw]Dan Slott [/b:25fhb2dw] envisage pour sa part l’[b:25fhb2dw]Initiative[/b:25fhb2dw] sous la forme d’un groupe paramilitaire, et son sergent-instructeur rappelle par bien des points celui du film [b:25fhb2dw]Officier et Gentleman[/b:25fhb2dw] (1982). Les recrues, pour la plupart adolescentes, vont faire connaissance avec l’adage qui veut que [i:25fhb2dw]« la sueur épargne le sang »[/i:25fhb2dw], cela sera-t-il suffisant pour limiter les pertes et éviter que ne se reproduisent les événements qui ont conduit à la création du camp [b:25fhb2dw]Hammond[/b:25fhb2dw] dans le [b:25fhb2dw]Connecticut[/b:25fhb2dw] ? La réponse et d’autres que je ne m’étais pas posées, se trouvent dans la première partie du [i:25fhb2dw]run[/i:25fhb2dw] du futur scénariste de [b:25fhb2dw]Spider-Man[/b:25fhb2dw] ([b:25fhb2dw]AVENGERS : Initiative[/b:25fhb2dw] #1 à 12) traduit par [b:25fhb2dw]Jérémy Manesse[/b:25fhb2dw] et lettré par [b:25fhb2dw]Gianluca Pini[/b:25fhb2dw]. Dire que le plaisir que j’y ai pris est une surprise n’est pas tout à fait exact. [b:25fhb2dw]Dan Slott[/b:25fhb2dw] est un scénariste dont j’ai déjà eu le plaisir de lire les histoires ; toutefois il surprend par l’aisance avec laquelle il transforme un [i:25fhb2dw]pitch[/i:25fhb2dw] plutôt convenu en une histoire passionnante. [img:25fhb2dw]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber013/AvgIni-04_zps6ca6ic8c.jpg[/img:25fhb2dw] (Bizarrement, le jeu de mots entre le nom de ce personnage : [b:25fhb2dw]Michael Van Patrick[/b:25fhb2dw] et son nom de code [b:25fhb2dw]MVP[/b:25fhb2dw] des lettres qui sont à première vue les initiales de son patronyme, mais qui sont aussi et surtout, les initiales d'une distinction dans le sport étasunien [i:25fhb2dw]Most Valuable Player[/i:25fhb2dw] et qui signifient littéralement "joueur de plus grande valeur", un nom de code qui fera sens dans [b:25fhb2dw]AVENGERS : Initiative[/b:25fhb2dw], n'est pas expliqué ?) [-_ô] ([b:25fhb2dw][i:25fhb2dw]À suivre …[/i:25fhb2dw][/b:25fhb2dw])
[quote="artemus dada":3c8qmadk] [quote="Soyouz":3c8qmadk]Y a un beau tas dispo chez Aapoum Baapoum ![/quote:3c8qmadk] Je me souviens qu'il y avait, quand j'y allais, quelques fois, de belles affaires à faire chez [b:3c8qmadk]Aapoum Baapoum[/b:3c8qmadk], celui à côté de [b:3c8qmadk]Boulinier[/b:3c8qmadk] avait toujours des piles de bouquins à tout petit prix. Si c'est le cas, tente le coup, non ?[/quote:3c8qmadk] C'était déjà presque fait quand tu as écrit ces lignes, y a plus qu'à lire !
[quote="artemus dada":30lc29jh] Oui c'est intéressant.[/quote:30lc29jh] Merci. Ça demande à être creusé. Las Vegas me fascine, pour ma part : tant de moyen pour tant de gâchis, de mauvais goût, de gaspillage, il y a un aspect "côté obscur de l'Amérique" qui m'étourdit. [quote="artemus dada":30lc29jh]Sur un plan plus prosaïque, juste après la "fermeture" de la Frontière on passe aux [b:30lc29jh]Philippines[/b:30lc29jh], puis [b:30lc29jh]Cuba[/b:30lc29jh] par exemple. L'idée d'un empire commencé avec le rachat de la [b:30lc29jh]Louisiane[/b:30lc29jh], puis l'expédition "[b:30lc29jh]Lewis et Clark[/b:30lc29jh]", le [b:30lc29jh]Far West[/b:30lc29jh], etc. continue outre-mer si je puis dire.[/quote:30lc29jh] Oui, les rapports à Cuba (mais pas que…) sont passionnants. J'ai vu ce matin un [url=https://www.youtube.com/watch?v=RFd6aPvhjXE:30lc29jh]documentaire sur la Statue de la Liberté[/url:30lc29jh] (à l'occasion de quoi on croise Bartholdi, Eiffel, Pulitzer, Gaget et quelques autres), et le rapport au monde extérieur m'y a semblé passionnant. Jim
[quote="Jim Lainé":1fsv9hyf][..] Le thème de la frontière, j'y avais réfléchi il y a des années en travaillant sur l'histoire de la ville de Las Vegas. Pour moi, l'histoire de l'Amérique se "résumait" (c'est en partie faux, d'ailleurs, historiquement, mais d'un point de vue allégorique, ça marche assez bien) à une marche vers l'ouest. Mais une fois que l'océan est atteint, la marche rebondit sur ce mur d'eau pour ensuite repartir à l'est. Et je voyais, dans cette perspective, Las Vegas comme l'étape suivante (après la ruée vers l'or de la Californie, il y a la fondation de la "ville du péché" qui est en lien avec les lois sur le jeu et l'alcool, et qui sera associée à la bombe A avec les fameux "atomic cocktails"). Et je voyais l'histoire de l'Amérique continuer encore à l'est pour arriver finalement à Cap Canaveral, qui tient à la fois de la ville frontière (celle de l'espace), de la ville fantôme (c'est resté un cap avec des îlots d'urbanisation et les rampes de lancement, au bout) et de la ville artificielle (une partie est à visiter, comme dans un Disney World ou un Epcot). Et je me disais que c'était un peu comme une ville avortée, comme si l'histoire de l'Amérique marquait le pas. Bon, c'était des réflexions plus métaphoriques qu'autre chose, davantage une idée de scénario allégorique qu'une réelle documentation, mais c'est en lisant des choses sur Las Vegas que j'ai rencontré la théorie de la frontière de Turner pour la première fois, il y a une dizaine d'années. Bon, depuis lors, je n'ai pas bien creusé. Merci pour la référence.[/quote:1fsv9hyf] Oui c'est intéressant. Sur un plan plus prosaïque, juste après la "fermeture" de la Frontière on passe aux [b:1fsv9hyf]Philippines[/b:1fsv9hyf], puis [b:1fsv9hyf]Cuba[/b:1fsv9hyf] par exemple. L'idée d'un empire commencé avec le rachat de la [b:1fsv9hyf]Louisiane[/b:1fsv9hyf], puis l'expédition "[b:1fsv9hyf]Lewis et Clark[/b:1fsv9hyf]", le [b:1fsv9hyf]Far West[/b:1fsv9hyf], etc. continue outre-mer si je puis dire.
Très intéressant, tout ça. Le rapport au système de santé (mais je pense qu'on peut aussi regarder le système éducatif et d'autres aspects de la vie sociale) est passionnant. Merci. Le thème de la frontière, j'y avais réfléchi il y a des années en travaillant sur l'histoire de la ville de Las Vegas. Pour moi, l'histoire de l'Amérique se "résumait" (c'est en partie faux, d'ailleurs, historiquement, mais d'un point de vue allégorique, ça marche assez bien) à une marche vers l'ouest. Mais une fois que l'océan est atteint, la marche rebondit sur ce mur d'eau pour ensuite repartir à l'est. Et je voyais, dans cette perspective, Las Vegas comme l'étape suivante (après la ruée vers l'or de la Californie, il y a la fondation de la "ville du péché" qui est en lien avec les lois sur le jeu et l'alcool, et qui sera associée à la bombe A avec les fameux "atomic cocktails"). Et je voyais l'histoire de l'Amérique continuer encore à l'est pour arriver finalement à Cap Canaveral, qui tient à la fois de la ville frontière (celle de l'espace), de la ville fantôme (c'est resté un cap avec des îlots d'urbanisation et les rampes de lancement, au bout) et de la ville artificielle (une partie est à visiter, comme dans un Disney World ou un Epcot). Et je me disais que c'était un peu comme une ville avortée, comme si l'histoire de l'Amérique marquait le pas. Bon, c'était des réflexions plus métaphoriques qu'autre chose, davantage une idée de scénario allégorique qu'une réelle documentation, mais c'est en lisant des choses sur Las Vegas que j'ai rencontré la théorie de la frontière de Turner pour la première fois, il y a une dizaine d'années. Bon, depuis lors, je n'ai pas bien creusé. Merci pour la référence. [quote="artemus dada":3baf9vub] Voire à ce propos le détective privé, ce "personnage" qui a aussi une réalité sur notre plan d'existence (mais quand même très différente) n'a jamais été aussi important dans l'imaginaire collectif que lorsqu'il vient des [b:3baf9vub]Etats-Unis[/b:3baf9vub]. [/quote:3baf9vub] Chose intéressante, les policiers (shérifs et autres agents du FBI) avaient la part belle dans les fictions télévisuelles américaines. Mais après le Watergate, le glissement vers le détective privé est plus grand. Alors c'est pas net, hein (ça a peut-être commencé avec la fin des années 1960 et l'angoisse générée par le Viêt-Nam). [b:3baf9vub]Mannix[/b:3baf9vub] existait depuis 1967, et [b:3baf9vub]Starsky & Hutch[/b:3baf9vub] naît après le Watergate, mais disons qu'entre le scandale qui coûte son siège à Nixon et l'avènement de l'Amérique reaganienne, il y a une grosse poussée du privé au détriment du représentant officiel de l'ordre. Ce qui me semble correspondre à une méfiance envers les choses publiques / collectives, et l'affirmation de la "confiance en soi" et de l'homme seul que tu évoques. Là encore, ce n'est qu'une idée qui conviendrait d'être soutenue par un chiffrage précis des séries de l'époque (car notre perception de la production est déjà déformée par le prisme de ce qui a été diffusé en France), mais je crois que l'idée résisterait à l'analyse. Jim
[quote="Jim Lainé":1yz036s5][..]
Je connais fort mal la théorie de la frontière établie par Turner[..]
Jim[/quote:1yz036s5]
À toutes fins utiles pour ceux que cela intéresse, [b:1yz036s5]La Frontière dans l'Histoire des Etats-Unis[/b:1yz036s5] a été traduit en français aux [b:1yz036s5]Presses Universitaire de France[/b:1yz036s5].
J'ai l'édition de 1963, ce qui est aussi intéressant d'un autre point de vue, car ça permet de voir sous quelle forme les livres étaient vendus à cette époque, notamment le massicotage des pages.
[quote="Jim Lainé":1f2awksz][quote="artemus dada":1f2awksz]
De mon point de vue la [i:1f2awksz]self-reliance[/i:1f2awksz] est l’élément déterminant qui explique pourquoi le stéréotype du super-héros est né aux [b:1f2awksz]U.S.A.[/b:1f2awksz] et nulle part ailleurs.
[/quote:1f2awksz]
Tu ne le dis pas, et je crois le lire entre les lignes…
… mais j'ai le sentiment que le grand nombre d'orphelins, détail dont tu te fais l'écho, est peut-être lié au fait que les États-Unis, pays fondé sur l'immigration, peut sans doute être considéré comme un pays orphelin.[/quote:1f2awksz]
En fait je n'y avais pas pensé comme ça, plutôt dans le sens d'un [i:1f2awksz]self-made-coutry[/i:1f2awksz] (si je peux me permettre).
En substance [b:1f2awksz]Turner[/b:1f2awksz], explique que c'est la [b:1f2awksz]Frontière[/b:1f2awksz] c'est-à-dire la conquête (et la transformation) du pays qui a transformé les [b:1f2awksz]Européens[/b:1f2awksz] en des [b:1f2awksz]Américains[/b:1f2awksz] pur sucre (pour le dire très vite).
[b:1f2awksz]Theodore Roosevelt[/b:1f2awksz] pense et écrit quelque chose de similaire mais y ajoute l'affrontement de deux races (attention, très schématiquement), et [b:1f2awksz]Buffalo Bill[/b:1f2awksz] en fait comme [b:1f2awksz]Turner[/b:1f2awksz] et [b:1f2awksz]Roosevelt[/b:1f2awksz], mais de façon très démonstrative et avec une simplicité qui touche des foules immenses, une épopée.
[quote:1f2awksz]Mais peut-être ai-je tort, et peut-être fais-je trop de surinterprétation.[/quote:1f2awksz]
On n'a jamais tort de réfléchir à un sujet, reste à savoir de ce qu'on fait de toute cette "nouvelle matière" ?
Être orphelin c'est une conséquence si on veut des personnage autofondés, c'est la plus facile.
On peut aussi imaginer [b:1f2awksz]Dieu[/b:1f2awksz], qui lui aussi est autofondé (lui ça va encore plus loin par certains aspects), l'aspect principal, à mes yeux en tout cas, c'est de vouloir faire des [i:1f2awksz]self-made-man[/i:1f2awksz].
Des personnages qui ne deviennent ce qu'il finissent pas être que grâce "à la force du poignet" (sans jeu de mots).
Et il y a l'idée sous-jacente de [b:1f2awksz]Carlyle[/b:1f2awksz], très importante : « Tout ce qui est important est fait par un homme seul » qu'on retrouve derrière le deuxième amendement de la Constitution d'une certaine manière ; cette idée est la pierre angulaire du concept de [i:1f2awksz]self-reliance[/i:1f2awksz].
Un concept que l'on peut extrapoler par exemple au système de santé : ce n'est pas au collectif de s'occuper de ça, mais à chaque individu.
[i:1f2awksz]Idem[/i:1f2awksz] pour la protection de la [b:1f2awksz]Terre[/b:1f2awksz], ce n'est pas une entreprise collective mutualiste, et surtout étatique qui y pourvoit mais [b:1f2awksz]Superman[/b:1f2awksz].
La police de [b:1f2awksz]Gotham[/b:1f2awksz], force collective représentative de l'Etat (même si aux [b:1f2awksz]Etats-Unis[/b:1f2awksz] la police est surtout municipale), régalienne disons est supplantée par un "homme seul", autofondé [b:1f2awksz]Batman[/b:1f2awksz].
D'ailleurs d'une certaine façon, [b:1f2awksz]Gotham[/b:1f2awksz] est une ville de la Frontière et son protecteur un [i:1f2awksz]vigilant[/i:1f2awksz], comme on en trouvait à une époque pas si lointaine aux [b:1f2awksz]Etats-Unis[/b:1f2awksz].
Je crois que les [b:1f2awksz]U.S.A[/b:1f2awksz] ont depuis toujours donné l'image d'un pays où des individus seuls, toujours détachés de l'Etat pouvait résoudre les problèmes.
Voire à ce propos le détective privé, ce "personnage" qui a aussi une réalité sur notre plan d'existence (mais quand même très différente) n'a jamais été aussi important dans l'imaginaire collectif que lorsqu'il vient des [b:1f2awksz]Etats-Unis[/b:1f2awksz].
Même l'[b:1f2awksz]Angleterre[/b:1f2awksz] qui a aussi inventé ce personnage (même si selon moi ils ne viennent pas de la même matrice si je puis dire), n'en n'a pas fait un stéréotype aussi présent, aussi puissant.
Même si certains d'ente eux se détachent aisément : [b:1f2awksz]Sherlock Holmes[/b:1f2awksz] pour n'en citer qu'un.
Bref, je continue à travailler le sujet.
[quote="Soyouz":1f2awksz]Y a un beau tas dispo chez Aapoum Baapoum ![/quote:1f2awksz]
Je me souviens qu'il y avait, quand j'y allais, quelques fois, de belles affaires à faire chez [b:1f2awksz]Aapoum Baapoum[/b:1f2awksz], celui à côté de [b:1f2awksz]Boulinier[/b:1f2awksz] avait toujours des piles de bouquins à tout petit prix.
Si c'est le cas, tente le coup, non ?
[quote="artemus dada":619y9ja1] De mon point de vue la [i:619y9ja1]self-reliance[/i:619y9ja1] est l’élément déterminant qui explique pourquoi le stéréotype du super-héros est né aux [b:619y9ja1]U.S.A.[/b:619y9ja1] et nulle part ailleurs. [/quote:619y9ja1] Tu ne le dis pas, et je crois le lire entre les lignes… … mais j'ai le sentiment que le grand nombre d'orphelins, détail dont tu te fais l'écho, est peut-être lié au fait que les États-Unis, pays fondé sur l'immigration, peut sans doute être considéré comme un pays orphelin. Je connais fort mal la théorie de la frontière établie par Turner (seulement quelques grandes lignes qui sont assurément incomplètes), mais je crois comprendre que son angle d'approche s'oppose à d'autres théories, qui raccrochent l'histoire de l'Amérique à l'histoire du Vieux Continent. Alors que l'approche "frontière" correspond à l'aspect "autofondé" que tu expliques. De là, ça en fait un pays "orphelin" (qui doit donc s'inventer lui-même, ainsi que ses propres racines), hébergeant des personnages orphelins. Mais peut-être ai-je tort, et peut-être fais-je trop de surinterprétation. Jim
[quote:jgwzxeci] [img:jgwzxeci]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber012/sa-00_zps2okjaqb9.jpg[/img:jgwzxeci] [img:jgwzxeci]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber012/sa-11_zpsz3vlthwe.jpg[/img:jgwzxeci] [img:jgwzxeci]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber012/sa-03_zpsztr56adm.jpg[/img:jgwzxeci] [/quote:jgwzxeci] [img:jgwzxeci]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber012/sa-04_zpsymgptetj.jpg[/img:jgwzxeci] [color=#FFFFFF:jgwzxeci]…. [/color:jgwzxeci][size=150:jgwzxeci][b:jgwzxeci]J[/b:jgwzxeci][/size:jgwzxeci][b:jgwzxeci]esse Sanchez[/b:jgwzxeci] l’héroïne de STREET ANGEL comme le souligne [b:jgwzxeci]Paul Gravett[/b:jgwzxeci] dans sa préface exemples à l’appui ([b:jgwzxeci]Clark Kent[/b:jgwzxeci], [b:jgwzxeci]Bruce Wayne[/b:jgwzxeci], [b:jgwzxeci]Annie[/b:jgwzxeci] la petite orpheline et [b:jgwzxeci]Tintin[/b:jgwzxeci]), fait partie si je puis dire de la grande famille des héros orphelins, ce que j’appelle (après [b:jgwzxeci]François Flahaut[/b:jgwzxeci]) des personnage « autofondés ». Ce type de protagoniste se singularise par son autonomie ; il est capable de s'émanciper de la société et de se tailler une trajectoire libre et personnelle, avant tout fondée sur ses propres qualités. La prolifération de ce type de personnages outre-Atlantique (pour ce qui nous occupera ici) trouve selon moi, son origine dans un concept philosophique purement nord-américaine : la « [i:jgwzxeci]self-reliance[/i:jgwzxeci] ». La [i:jgwzxeci]self-reliance[/i:jgwzxeci], ce « soi aborigène » étasunien, que l’on traduit plus justement par la « confiance en son autonomie » que par « la confiance en soi » et qui rejoint, et ce n’est sûrement pas une coïncidence, par bien des points la théorie de la [b:jgwzxeci]Frontière[/b:jgwzxeci] ([b:jgwzxeci]Turner[/b:jgwzxeci], [b:jgwzxeci]Roosevelt[/b:jgwzxeci], [b:jgwzxeci]Buffalo Bill[/b:jgwzxeci]), a été pensée par le philosophe [b:jgwzxeci]Ralph Waldo Emerson[/b:jgwzxeci]. [img:jgwzxeci]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber012/sa1_zpseagtilud.jpg[/img:jgwzxeci] On retrouve au cœur de ce concept de [i:jgwzxeci]self-reliance[/i:jgwzxeci], la théorie du héros selon [b:jgwzxeci]Thomas Carlyle[/b:jgwzxeci], qu’[b:jgwzxeci]Emerson[/b:jgwzxeci] admirait et qu’il a publié aux [b:jgwzxeci]U.S.A.[/b:jgwzxeci], telle que définie ainsi : [i:jgwzxeci]« Tout ce qui est important est fait par un homme seul »[/i:jgwzxeci]. De mon point de vue la [i:jgwzxeci]self-reliance[/i:jgwzxeci] est l’élément déterminant qui explique pourquoi le stéréotype du super-héros est né aux [b:jgwzxeci]U.S.A.[/b:jgwzxeci] et nulle part ailleurs. Il n’est pas le seul mais il est l’un des plus déterminants. En effet le super-héros est presque toujours, du moins au début un orphelin, un personnage autofondé ; un homme seul qui fera des choses importantes. Et sur un plan plus séculier, ou disons sous la juridiction de notre plan d'existence, cela a donné le [i:jgwzxeci]self-made-man[/i:jgwzxeci]. Ce que seront par ailleurs souvent les premiers créateurs de [i:jgwzxeci]comic books[/i:jgwzxeci] de super-héros ; des hommes qui se feront à la force de leur imagination et grâce à leur coup de crayon. [img:jgwzxeci]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber012/sa2_zps3o5uf1pk.jpg[/img:jgwzxeci] Un [i:jgwzxeci]self-made-man[/i:jgwzxeci], icone de la [i:jgwzxeci]self-reliance[/i:jgwzxeci], et personnage autofondé emblématique étasunien, c’est aussi d'une certaine manière un super-héros sans la qualité indispensable qui fait de lui ce qu’il est. En un mot sans le super-pouvoir propre à n’importe lequel d’entre eux : celui d’attirer les super-problèmes au travers de son antagoniste privilégié le super-vilain. En effet le premier super-pourvoir de tout super-héros qui se respecte est de créer ses propres adversaires, condition indispensable à sa survie. Car contre toute attente, un super-héros n'est pas la réponse à un super-vilain ; il est la cause de la prolifération des super-vilains et autres « Super-menaces ». Paradoxalement, la [b:jgwzxeci]Terre[/b:jgwzxeci] n'a jamais autant près de disparaître que depuis qu'ils sont là pour la protéger. [img:jgwzxeci]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber012/sta-01_zpscfl9qo5q.jpg[/img:jgwzxeci] Sans super-vilain que croyez-vous qu’il arriverait ? Eh bien sans super-vilain pour le distraire, le super-héros devrait dès lors s’occuper, pour le dire vite, de l’aspect social du monde: guerres, famines, pollutions, épidémies, paupérisation, etc. Et comment croire un seul instant que [b:jgwzxeci]Superman[/b:jgwzxeci] ou [b:jgwzxeci]Tony Stark[/b:jgwzxeci] seraient incapables de remédier à ces maux ?! Ironie du sort, c’est sur cet arrière-plan social, bien peu glamour et captivant pour nous qui avons gardé nos âmes d’enfants, et pour qui une bonne super-baston entre [b:jgwzxeci]Hulk[/b:jgwzxeci] et [b:jgwzxeci]Galactus[/b:jgwzxeci] compte plus que l’éradication de la faim dans le monde, que [b:jgwzxeci]Jim Rugg[/b:jgwzxeci] & [b:jgwzxeci]Brian Maruca[/b:jgwzxeci] les deux auteurs de STREET ANGEL ont bâti leurs intrigues. En effet si STREET ANGEL s'inscrit clairement, en citant [b:jgwzxeci]Wolverine[/b:jgwzxeci], dans le genre inventé par deux jeunes hommes de [b:jgwzxeci]Cleveland[/b:jgwzxeci] en 1938 alors qu'ils travaillent pour un éditeur de bandes dessinées new-yorkais, [b:jgwzxeci]Jesse Sanchez[/b:jgwzxeci] est une super-héroïne passée au tamis du postmodernisme, mouvement dont l'ironie (parfois) mordante travestie (toujours) le pastiche (figure emblématique du postmodernisme) en quelque chose d'inattendu. Et il faudra vous attendre à de l'inattendu si d'aventure vous lisez ce qu'ont concocté [b:jgwzxeci]Rugg[/b:jgwzxeci] & [b:jgwzxeci]Maruca[/b:jgwzxeci]. [img:jgwzxeci]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber012/sa3_zpsijwh6bcm.jpg[/img:jgwzxeci] Cela dit STREET ANGEL n'est pas une bande dessinée militants ou du moins, elle offre d’abord une lecture très premier degré à base de ninjas, de savants fous, de requin-garou et de vierges-à-sauver (liste non exhaustive), et de [i:jgwzxeci]blaxploitation[/i:jgwzxeci]. [img:jgwzxeci]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber012/sa-12_zpscotkvwem.jpg[/img:jgwzxeci] [size=85:jgwzxeci][b:jgwzxeci]Afrodisiac[/b:jgwzxeci] en pleine action[/size:jgwzxeci] Les deux auteurs privilégient les histoires loufoques et fort distrayantes, à l'humour (noir et bien peu politiquement correct) contagieux. Toutefois le contexte dans lequel se déroulent les aventures hautes en couleurs de [b:jgwzxeci]Jesse[/b:jgwzxeci] ménagent leur petit effet Kiss Cool™©, lequel amènera peut-être certains lecteurs à se poser les bonnes questions, c'est-à-dire à se poser des questions tout court. Plus finaud que ne le laisse penser une lecture superficielle, STREET ANGEL montre à la fois le potentiel de [b:jgwzxeci]Jim Rugg[/b:jgwzxeci] & [b:jgwzxeci]Brian Maruca[/b:jgwzxeci] sans pour autant masquer leur talent. D'ailleurs [b:jgwzxeci]Street Angel[/b:jgwzxeci] n'a pas de masque. Traduit par [b:jgwzxeci]Ian Chidlow [/b:jgwzxeci] et publié par [b:jgwzxeci]Le Lézard Noir[/b:jgwzxeci], STREET ANGEL est un recueil d'un peu plus de 180 pages pour 15 €, voire moins en soldes. Ça serait dommage de passer à côté. [img:jgwzxeci]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber012/sa-10_zps5h9uqwfo.jpg[/img:jgwzxeci]
[quote="Tori":3tk3unsp][quote="artemus dada":3tk3unsp]Je ne sais pas, je ne connais pas du tout [b:3tk3unsp]My little pony[/b:3tk3unsp], je crois bien que ça m'en aurait touché une sans bouger l'autre, si je puis dire.
[/quote:3tk3unsp]
Même ans connaître [i:3tk3unsp]Mon Petit Poney[/i:3tk3unsp] (ça s'appelait encore ainsi, à l'époque, en VF), tu sais que c'est une série, à la base, pour les petits, et plutôt mignonne... et parler d'une "usine de colle [i:3tk3unsp]Mon Petit Poney[/i:3tk3unsp]", ça sous-entend qu'on y fabrique de la colle à partir desdits poneys...
Tori.[/quote:3tk3unsp]
Ça me parait une bonne idée, cela dit je suis partial ; je n'aime pas les poneys fussent-ils "petits".
[quote="artemus dada":3p46hmk6]Je ne sais pas, je ne connais pas du tout [b:3p46hmk6]My little pony[/b:3p46hmk6], je crois bien que ça m'en aurait touché une sans bouger l'autre, si je puis dire.
[/quote:3p46hmk6]
Même ans connaître [i:3p46hmk6]Mon Petit Poney[/i:3p46hmk6] (ça s'appelait encore ainsi, à l'époque, en VF), tu sais que c'est une série, à la base, pour les petits, et plutôt mignonne... et parler d'une "usine de colle [i:3p46hmk6]Mon Petit Poney[/i:3p46hmk6]", ça sous-entend qu'on y fabrique de la colle à partir desdits poneys...
Tori.
[quote="artemus dada":1e4fl9qp][..] il y a aussi une "lettre" assez cocasse (je vais la poster, tu verras
).[/quote:1e4fl9qp]
Voilà c'est tellement gratuit (et vrai
) que ça me fait rigoler :
[img:1e4fl9qp]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/Tank_Girl_008_zpsrspjo8ta.jpg[/img:1e4fl9qp]
[quote="Tori":1e4fl9qp]Pourtant, le "My little pony's glue factory" est assez trash, je trouve... dommage qu'il soit passé à la trappe à la traduction.[/quote:1e4fl9qp]
Je ne sais pas, je ne connais pas du tout [b:1e4fl9qp]My little pony[/b:1e4fl9qp], je crois bien que ça m'en aurait touché une sans bouger l'autre, si je puis dire.
Du reste comme je l'ai dit il y a aussi le titre d'un film et [b:1e4fl9qp]Oui-Oui[/b:1e4fl9qp] qui sont passés à l'as. [i:1e4fl9qp]Nobody is perfect[/i:1e4fl9qp]. Mais les réussites m'apparaissent bien plus importantes que les petits oublis.
[quote="artemus dada":3471398r]Incidemment la case en question est complètement différente de l'originale. Et non seulement elle est différente mais elle est sacrément plus "subversive" dans la V.F que dans la V.O.[/quote:3471398r] Pourtant, le "My little pony's glue factory" est assez [i:3471398r]trash[/i:3471398r], je trouve... dommage qu'il soit passé à la trappe à la traduction. Tori.
[quote="soyouz":1qldbbqn]Ok, je comprends mieux. Je n'avais pas compris que c'était l'humour qui t'avait fait réagir.
Cependant, dans ce cas, je ne trouve pas que la traduction soit dans le ton de la BD (enfin, pour le peu que je vois. Je juge sans avoir lu tout le bouquin en VF et en VO). Qu'elle ne suive pas à la lettre, je comprends (traduire, c'est trahir), seulement, je ne sais pas si c'est respecter l'idée de l'auteur que d'en modifier le sens à ce point ![/quote:1qldbbqn]
Oui il "faut" la lire pour se faire une idée (ça doit se trouver en occasion pour pas cher), mais comme je l'ai dit c'est une sorte de "hors-série", un album venu d'un univers parallèle.
Cela dit je trouve que l'esprit de la série est bien là même (et surtout) au travers des outrances de la V.F, même les "petites outrances" comme le tatouage de [b:1qldbbqn]Juppé[/b:1qldbbqn], je trouve ça excellent, il y a aussi une "lettre" assez cocasse (je vais la poster, tu verras
).
Ok, je comprends mieux. Je n'avais pas compris que c'était l'humour qui t'avait fait réagir. Cependant, dans ce cas, je ne trouve pas que la traduction soit dans le ton de la BD (enfin, pour le peu que je vois. Je juge sans avoir lu tout le bouquin en VF et en VO). Qu'elle ne suive pas à la lettre, je comprends (traduire, c'est trahir), seulement, je ne sais pas si c'est respecter l'idée de l'auteur que d'en modifier le sens à ce point !
[quote="soyouz":3ivyslfg]J'avoue que le franchouillard que je suis ne comprend pas vraiment la portée de ces trad', et je ne vois pas en quoi elles sont réussies (notamment pur Juppé, Demouy)[/quote:3ivyslfg]
Déjà pour moi en premier lieu cette traduction est étonnante, c'est la première motivation qui m'a poussé à faire ce travail de recherches et de compilation
.
Lire dans une BD (ou ailleurs) "poupée Klaus Barbie" m'a pour le moins cueilli à froid, avant de me faire rire (jaune). Surtout que ça ne sort pas de la V.O.
Ensuite elle est réussie parce qu'elle me fait rire, contrairement à leur contrepartie V.O si on les avait gardés telles quelles.
Mais le rire qui est le propre de l'Homme dit-on, est surtout subjectif.
[quote="artemus dada":37xwlywe][...][b:37xwlywe]Ange[/b:37xwlywe] ont fait du très beau travail, je me demande comme [b:37xwlywe]Niko[/b:37xwlywe] s'en ait sorti lors de la réédition (je crois bien que c'est lui qui s'y ait collé) ?[/quote:37xwlywe] La collaboration avec Ankama ne s'était pas bien passée de mémoire et c'est Nick Meylaender qui avait repris la traduction à partir de Tank Girl : The Odyssey je crois.
Mon commentaire aurait très pu être mis dans la rubrique "De la traduction .." ou encore dans "Comics insolites".
[img:3hskl04w]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/Tank_Girl_001_zpszsgrph5z.jpg[/img:3hskl04w]
[color=#FFFFFF:3hskl04w]... [/color:3hskl04w][b:3hskl04w][size=150:3hskl04w]J[/size:3hskl04w][/b:3hskl04w]'ai découvert la la série TANK GIRL dans les pages de la revue de BD [b:3hskl04w]Gotham[/b:3hskl04w] (éditée par [b:3hskl04w]Vent d'Ouest[/b:3hskl04w]) en 1995, et dernièrement je suis tombé dans une brocante sur le recueil (toujours édité pat [b:3hskl04w]Vent d'Ouest[/b:3hskl04w]) qui compile ces épisodes.
Mes [b:3hskl04w]Gotham[/b:3hskl04w] étant au diable vauvert je me suis emparé de cet opuscule.
Je ne me souviens plus de ce que j'avais pensé de cette BD d'origine anglaise en 1995, mais ce qui m'a frappé en relisant le travail d'[b:3hskl04w]Alan Martin[/b:3hskl04w] (scénario) et de [b:3hskl04w]Jamie Hewlett[/b:3hskl04w] (dessins) c'est, outre le délire surréaliste des scénarios et les magnifiques dessins, paradoxalement le travail des traducteurs : [b:3hskl04w]Ange[/b:3hskl04w].
En effet ils ont bien évidemment fait leur travail de traduction, mais ils ont aussi adapté voire "francisé" la BD.
Ainsi croise-t-on [b:3hskl04w]Sacha Distel[/b:3hskl04w], le refrain de la chanson de [b:3hskl04w]Christophe[/b:3hskl04w] [b:3hskl04w][i:3hskl04w]Aline[/i:3hskl04w][/b:3hskl04w] ou encore [b:3hskl04w]Patricia Kass[/b:3hskl04w] au détour d'un commentaire ; car oui des commentaires s'ajoute à l'histoire et [b:3hskl04w]Tank Girl[/b:3hskl04w] discute avec ses créateurs et parfois (me semble-t-il) avec le lecteur.
Jusque là rien de bizarre me direz-vous
.
Jusqu'à ce que je tombe sur une case, qui m'a fait me demander comment aujourd'hui cette blague serait traduite, et de fil en aiguille j'ai fait des recherches pour me procurer la V.O et y regarder de plus près.
Incidemment la case en question est complètement différente de l'originale.
Et non seulement elle est différente mais elle est sacrément plus "subversive" dans la V.F que dans la V.O.
Jugez plutôt :
[img:3hskl04w]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/Tank_Girl_002_zpsuy4w5d8e.jpg[/img:3hskl04w]
Sur le t-shirt de [b:3hskl04w]Booga[/b:3hskl04w], le kangourou
Et si on croise un fan-club d'[b:3hskl04w]Alain Juppé[/b:3hskl04w], on est en 1995 lorsque que sort la V.F, [b:3hskl04w]Sheila[/b:3hskl04w] et [b:3hskl04w]Vanessa Demouy[/b:3hskl04w] en prennent pour leur grade :
[img:3hskl04w]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/Tank_Girl_003_zpshhtqysj6.jpg[/img:3hskl04w]
[img:3hskl04w]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/Tank_Girl_004_zpsby2gxlxy.jpg[/img:3hskl04w]
[img:3hskl04w]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/Tank_Girl_005_zpscewjjcyb.jpg[/img:3hskl04w]
Dans un dialogue la phrase : [i:3hskl04w]"OK. Starsky, let's rock, big boy"[/i:3hskl04w] devient : [i:3hskl04w]"Allez, Starsky, range ta bite. On y va"[/i:3hskl04w], "[i:3hskl04w]gay[/i:3hskl04w]" devient "tarlouze", ou alors la version d'[b:3hskl04w]Ange[/b:3hskl04w] est beaucoup plus claire que l'allusion en anglais :
[img:3hskl04w]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/Tank_Girl_006_zpsltygc2zt.jpg[/img:3hskl04w]
Lire les deux versions donne un idée du travail de traduction qui (de mon point de vue en tout cas) s'il ne respecte pas à la lettre ce qui est dit dans la langue de départ respecte l'esprit de l'entreprise. Voire la "sublime"
Et loin de me faire regretter de ne pas avoir découvert TANK GIRL en V.O je suis bien content non seulement de l'avoir lu en français mais aussi d'avoir pu "comparer" les deux versions.
[b:3hskl04w]Ange[/b:3hskl04w] ont fait du très beau travail, je me demande comme [b:3hskl04w]Niko[/b:3hskl04w] s'en ait sorti lors de la réédition (je crois bien que c'est lui qui s'y ait collé) ?
Cela dit, assez étonnamment, une référence à [b:3hskl04w]Oui-Oui[/b:3hskl04w] (le personnage d'[b:3hskl04w]Enid Blyton[/b:3hskl04w]) est passée au travers de la vigilance et du mauvais esprit du duo, et un choix de traduction de titre de film est moins heureux (à mon avis), d'autant qu'une scène de la BD reprend celle, très connue, du film.
Mais c'est bien peu compte tenu de leur travail ([i:3hskl04w]"Scully est un petit thon"[/i:3hskl04w], [i:3hskl04w]"connaissez-vous l'Afrique"[/i:3hskl04w], etc.) ou :
[img:3hskl04w]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/Tank_Girl_007_zpssxwzzv55.jpg[/img:3hskl04w]
"Sucer des kangourous"
Je ne voudrais pas spolier une partie du salaire de l'ami [b:3hskl04w]Nikolavitch[/b:3hskl04w] mais si vous avez l'occasion de vous procurer cette version, je crois qu'il ne faut pas hésiter.
[quote="soyouz":27f75q0k]Je sais exactement où il est ! Faut simplement que je prenne le temps de le relire ![/quote:27f75q0k]
Oui, tu ne t'en souviens peut-être plus, mais cette histoire est plutôt dense ; ça ne se lis pas en deux minutes.
Du moins je ne l'ai pas lu en deux minutes, c'est d'ailleurs bien agréable ; on a en "pour son argent" pour ainsi dire.
[quote="soyouz":3ckapdbj]M'en rappelle pas vraiment. ça correspond à mes premiers moments avec ce que je considère comme être de l'indé, donc une relecture actuelle aurait forcément un avis différent ![/quote:3ckapdbj] Bien sûr. Si jamais tu remets la main dessus, je serai curieux d'avoir ton avis [i:3ckapdbj]amigo[/i:3ckapdbj].
[quote="soyouz":k2kxd0kp]Tu déterres un truc Artie, ça fait longtemps que je ne l'ai pas lu, ce truc ! Et il fait partie des choses qui ne sont pas partie à la plage ...[/quote:k2kxd0kp] Je ne l'avais pas vu passer à l'époque, et j'ai découvert qu'il y avait une VF par hasard en faisant une recherche pour tout autre chose sur l'éditeur [b:k2kxd0kp]Rackam[/b:k2kxd0kp]. Tu t'en rappelles ? Tu avais trouvé comment ?
[img:mkelyp8r]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/loma-1_zps47dssohh.jpg[/img:mkelyp8r] Difficile de présenter la mini-série LORDS OF MISRULE. Cette histoire emprunte aussi bien à ce qu’on appelle la [i:mkelyp8r]fantasy[/i:mkelyp8r] urbaine qu’au [i:mkelyp8r]weird[/i:mkelyp8r] cher à [b:mkelyp8r]H.P. Lovecraft[/b:mkelyp8r], et à la forêt (hantée) de [b:mkelyp8r]Ryhope[/b:mkelyp8r] de [b:mkelyp8r]Robert Holdstock[/b:mkelyp8r]. Dans un magnifique noir & blanc, [b:mkelyp8r]Peter Snejbjerg[/b:mkelyp8r] dessine cette histoire, 6 numéros parus chez [b:mkelyp8r]Tundra UK[/b:mkelyp8r] avant d’être repris par l’éditeur [b:mkelyp8r]Dark Horse[/b:mkelyp8r] (sous des couvertures peu engageantes malheureusement), écrite par [b:mkelyp8r]Dan Abnett[/b:mkelyp8r], [b:mkelyp8r]John Tomlinson[/b:mkelyp8r] et [b:mkelyp8r]Steve White[/b:mkelyp8r] ; trois scénaristes mais une unité de ton indéniable. LORDS OF MISRULE captive par son atmosphère d’épouvante où la réalité (des personnages) sursoit progressivement aux lois de la Nature. [img:mkelyp8r]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/loma-3_zpsznhutswq.jpg[/img:mkelyp8r] [b:mkelyp8r]Jack Goodfellow[/b:mkelyp8r] travaille dans un service téléphonique d’assistance et ses deux meilleurs amis travaillent pour le [b:mkelyp8r]Eldrich Express[/b:mkelyp8r]. Il s’agit d’un journal détaillant les événements surnaturels et bizarres qui se déroule dans le monde entier. Un journal à l’esprit fortéen pour résumé. Certaines pages de ce journal sont d'ailleurs reproduites à la fin de chaque numéro, et outre leur intérêt propre, elles ont eu la propriété de m’immerger encore plus dans cette étonnante histoire. [img:mkelyp8r]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/loma-4_zpsqqvz6tkm.jpg[/img:mkelyp8r] Le frère de [b:mkelyp8r]Jack [/b:mkelyp8r]est interné pour avoir tué leur mère, et tenté de faire la même chose à [b:mkelyp8r]Jack[/b:mkelyp8r] alors qu’il vivait dans le paisible village de [b:mkelyp8r]Callow[/b:mkelyp8r]. Ce bref résumé est d'une pauvreté affligeante quant à ce que m'a procuré la lecture de ces six numéros. En effet, il ne fait aucun doute que c'est avec le courant de l’électrochoc que ces trois scénaristes tentent de renouer, et le résultat est au-delà de ce qui est humainement concevable. Du reste, si l'usage du [i:mkelyp8r]sense of wonder[/i:mkelyp8r] est parfois galvaudé, LORDS OF MISRULE n'usurpe pas ce privilège. Loin s'en faut. Une série à découvrir si on aime aimer ce qu'on lit ; également disponible en français chez l'éditeur [b:mkelyp8r]Rackham[/b:mkelyp8r]. [img:mkelyp8r]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/loma-5_zpssaorwbda.jpg[/img:mkelyp8r]
[img:ygjxttoq]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/jsp001_zpsfdh5hrqt.jpg[/img:ygjxttoq] [color=#FFFFFF:ygjxttoq]... [/color:ygjxttoq][b:ygjxttoq][size=150:ygjxttoq]L[/size:ygjxttoq][/b:ygjxttoq]a série JUST A PILGRIM ressort de ce qu’on appelle communément le « post-apocalyptique », l’apocalypse dont il est fait état ici est celle synonyme de catastrophe ; bien que la signification religieuse du terme ne sera pas totalement absente. Dans ce genre de récit, en règle générale, la catastrophe n’est pas le sujet de l’intrigue mais plutôt l’un de ses carburants, et les 9 numéros qui composent la totalité de l'histoire n'échappent pas à cette règle. En tout état de cause, dans le cas d’une catastrophe naturelle, comme c’est le cas ici, la défaillance subite d’une chose ou d’un processus sur lequel nous comptions, suggère que les fondements les plus sûrs de notre existence sont en définitive aléatoires et fragiles ; une conclusion que le personnage principal de la série ne partage manifestement pas. Bien au contraire. [img:ygjxttoq]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/jsp004_zps1cwzk1dh.jpg[/img:ygjxttoq] [color=#FFFFFF:ygjxttoq]...[/color:ygjxttoq] Publiée à l’origine sous la forme de deux mini-séries (respectivement de 5 et 4 numéros) par l’éphémère maison d’édition [b:ygjxttoq]Black Bull[/b:ygjxttoq] une branche de Wizard Entertainment qui publiait également un magazine consacré à la bande dessinée, [b:ygjxttoq]Wizard[/b:ygjxttoq] (qui paraîtra un temps dans l’[b:ygjxttoq]Hexagone[/b:ygjxttoq]), JUST A PILGRIM ressemble a une bonne grosse blague qui tache dont le scénariste semble se faire une spécialité. Spécialiste de la violence visuelle et de l’humour noir [b:ygjxttoq]Ennis[/b:ygjxttoq] propose souvent des histoires plus fines que ne le laisse supposer une lecture superficielle. Conscient que le crépuscule de l’humanité ouvre un champ infini de spéculations sous un jour sensationnel, spectaculaire mais aussi social le scénariste met en scène un personnage, dont l’identité ne sera pas révélée, qui se fait appeler le « [i:ygjxttoq]pilgrim[/i:ygjxttoq] », c’est-à-dire le « voyageur » ou plus précisément ici le « pèlerin ». En effet ce dernier est une sorte de dur à cuire (ex-Béret vert) versé dans les Saintes Écritures. [img:ygjxttoq]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/jsp002_zps1fersauf.jpg[/img:ygjxttoq] JUST A PILGRIM c’est l’histoire d’un homme qui, croyant accomplir une Mission, et qui utilise tous les moyens même les plus abjects pour y parvenir, trouvera une réponse à la question qu’il ne se posait pas, nonobstant toutes les bonnes raisons qu’il avait de le faire : quel destin malin voudrait la mort de tout ce qu’il a créé ? [img:ygjxttoq]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber009/jsp003_zpsw6uhr7es.jpg[/img:ygjxttoq] Les dessins sont de [b:ygjxttoq]Carlos Ezquerra[/b:ygjxttoq], transfuge si je puis dire du magazine britannique [b:ygjxttoq]2000AD[/b:ygjxttoq], et par ailleurs créateur artistique du [b:ygjxttoq]Judge Dredd[/b:ygjxttoq]. C’est efficace et maîtrisé du moins autant que je puisse en juger à l’aune de ma sensibilité. Si JUST A PILGRIM n’est pas forcément un titre qui vient à l’esprit lorsqu’on évoque [b:ygjxttoq]Garth Ennis[/b:ygjxttoq], je gage que ceux qui l’ont lu ne l’ont pas oublié pour autant.
[quote="Tori":r9ca9sof]Ce que je trouve bizarre, c'est que le mot "and" soit mis en avant dans la phrase de spidey : "cloaks [b:r9ca9sof][i:r9ca9sof]and[/i:r9ca9sof][/b:r9ca9sof] daggers" (alors qu'en VF, ils ont mis l'accent sur le pluriel : "[b:r9ca9sof]les[/b:r9ca9sof] capes et [b:r9ca9sof]les[/b:r9ca9sof] épées", en n'utilisant pas d'italique, d'ailleurs).
Et j'avoue que, même en anglais, j'ai du mal à comprendre vraiment le sens de sa réflexion (il aurait dire ça dès la première case, non ? Pourquoi n'a-t-il cette réaction qu'après la deuxième case ?)[/quote:r9ca9sof]
Parce qu'il voit d'abord et surtout [b:r9ca9sof]uniquement[/b:r9ca9sof] des cape mais que ces cape [u:r9ca9sof]et[/u:r9ca9sof] le comportement de ces personnes lui font faire ce jeu de mots qui comme je l'ai dit désigne une attitude discrète en vue de fomenter un mauvais coup.
Si "[i:r9ca9sof]and[/i:r9ca9sof]" est justement mis en avant c'est parce qu'il n'y a pas de "[i:r9ca9sof]daggers[/i:r9ca9sof]". C'est mise en avant souligne, surligne paradoxalement l'absence et tire le lecteur vers la lecture de l'expression : "[i:r9ca9sof]cloack-and-dagger[/i:r9ca9sof]". Voilà pourquoi votre fille est muette [size=85:r9ca9sof]([i:r9ca9sof]ironie[/i:r9ca9sof])[/size:r9ca9sof].
[quote="Tori":3nmvb3ed][..]
[quote:3nmvb3ed]"cloak-and-dagger" est aussi un adjectif qui désigne un complot, ou encore l'espionnage.[/quote:3nmvb3ed]
À mon avis, il faut plutôt le prendre dans le sens de mystère : "Mince. Des capes et du mystère".[/quote:3nmvb3ed]
Comme pour tous les jeux de mots la sensibilité de chacun est un sésame.
[quote:3nmvb3ed]On aurait pu essayer, à la traduction, de faire un jeu de mots avec l'homophone "cap" ("Là, on franchit un cap", ou un truc du genre), ou se détourner de la cape et passer à couvert qui, à mon avis, permettait plus de jeux de mots ("il faut venir couvert et sous couverture", ou des trucs du genre)...
Tori.[/quote:3nmvb3ed]
Et pourquoi pas :[i:3nmvb3ed] "Il y a anguilles sous capes"[/i:3nmvb3ed]© ?
Ce que je trouve bizarre, c'est que le mot "and" soit mis en avant dans la phrase de spidey : "cloaks [b:2ntku100][i:2ntku100]and[/i:2ntku100][/b:2ntku100] daggers" (alors qu'en VF, ils ont mis l'accent sur le pluriel : "[b:2ntku100]les[/b:2ntku100] capes et [b:2ntku100]les[/b:2ntku100] épées", en n'utilisant pas d'italique, d'ailleurs). Et j'avoue que, même en anglais, j'ai du mal à comprendre vraiment le sens de sa réflexion (il aurait dire ça dès la première case, non ? Pourquoi n'a-t-il cette réaction qu'après la deuxième case ?) [quote:2ntku100]"cloak-and-dagger" est aussi un adjectif qui désigne un complot, ou encore l'espionnage.[/quote:2ntku100] À mon avis, il faut plutôt le prendre dans le sens de mystère : "Mince. Des capes et du mystère". On aurait pu essayer, à la traduction, de faire un jeu de mots avec l'homophone "cap" ("Là, on franchit un cap", ou un truc du genre), ou se détourner de la cape et passer à couvert qui, à mon avis, permettait plus de jeux de mots ("il faut venir couvert et sous couverture", ou des trucs du genre)... Tori.
[quote="KabFC":1r674zzz]Pour le premier jeu de mots ils ont bien retranscris l'idée du jeux de mots lié aux personnages à la Cape et l'épé soit cloak & Dagger en anglais. Cet aspect là du jeux de mots semble t'avoir échappé
[/quote:1r674zzz]
Le "problème" avec ton point de vue si je puis dire, c'est que rien ne rattache le couple constituée de [b:1r674zzz]Cloak and Dagger[/b:1r674zzz] avec ceux qui s'introduisent dans le musée : ni l'histoire qu'on nous raconte (?), ni le nombre (2 pour les personnages de [b:1r674zzz]Marvel[/b:1r674zzz]/on voit 3 silhouettes entrer dans le musée), ni la composition (un homme et une femme dans un cas/que des femmes dans l'autre).
En outre le pluriel dans le phylactère de [b:1r674zzz]Spider-Man[/b:1r674zzz] éloigne encore plus le spectre du jeu de mots avec la co-création de [b:1r674zzz]Bill mantlo[/b:1r674zzz].
Pluriel reproduit en V.F.
[img:2bv9l3dv]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber008/avsm00_zpsh6rjamho.jpg[/img:2bv9l3dv]
Dernièrement j'ai lu le numéro 7 de la série [b:2bv9l3dv]Avenging Spider-Man[/b:2bv9l3dv] (traduit dans le [b:2bv9l3dv]Spider-Man[/b:2bv9l3dv] (v3) n°6 de [b:2bv9l3dv]Panini[/b:2bv9l3dv]) et j'avais l'occasion de lire la traduction française de cet épisode.
Ce numéro repose avant tout sur l'humour et notamment des jeux de mots autour du mot "queue", mais ce qui m'a incité à jeter un œil à la traduction c'est un tout autre jeu de mot.
Voyez plutôt ....
[b:2bv9l3dv]Spider-Man[/b:2bv9l3dv] se rend à un endroit où il voit des individus entrer nuitamment dans un musée et il s'étonne que ces personnes portent des capes, [i:2bv9l3dv]cloacks[/i:2bv9l3dv] en anglais, et il enchaîne (en V.O) en pensant à "[i:2bv9l3dv]cloaks and daggers[/i:2bv9l3dv]" qui peut se traduire par "des capes et des poignards".
Vous remarquerez que nous ne voyons cependant pas l'ombre d'un poignard.
D'autant, et la ruse de [i:2bv9l3dv]siouxe[/i:2bv9l3dv] est là que "[i:2bv9l3dv]cloak-and-dagger[/i:2bv9l3dv]" est aussi un adjectif qui désigne un complot, ou encore l'espionnage.
Or donc en anglais dire "[i:2bv9l3dv]cloaks and daggers[/i:2bv9l3dv]" et "[i:2bv9l3dv]cloack-and-dagger[/i:2bv9l3dv]" marchent d'un même pas en nous faisant des clins d’œil dans une situation à double sens :
[img:2bv9l3dv]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber008/avsm01_zpsmqm9wvwf.jpg[/img:2bv9l3dv]
En français si ce jeu de mots passe à la trappe, vous conviendrez qu'il n'est pas facile à rendre non plus.
Des suggestions ?
Ensuite deux situations autour du mot "queue, en anglais "[i:2bv9l3dv]tail[/i:2bv9l3dv]" :
[img:2bv9l3dv]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber008/avsm02_zpstoodvyzx.jpg[/img:2bv9l3dv]
En anglais le [b:2bv9l3dv]Tisseur[/b:2bv9l3dv] joue sur l’ambiguïté de "[i:2bv9l3dv]tailgate[/i:2bv9l3dv]" qui peut vouloir dire "coller au train" et qui comporte aussi le mot "[i:2bv9l3dv]tail[/i:2bv9l3dv]" ("queue" en français). Appendice dont se trouve affublée [b:2bv9l3dv]Miss Hulk[/b:2bv9l3dv] (sans jeu de mots).
Là, il y avait peut-être quelque chose à faire.
Au lieu de dire[i:2bv9l3dv] "je suis juste derrière .. enfin pas "juste" derrière, blabla.."[/i:2bv9l3dv] l'[b:2bv9l3dv]Araignée[/b:2bv9l3dv] aurait pu dire "[i:2bv9l3dv]je vais faire la queue avec toi, .... enfin pas la "queue" blabala[/i:2bv9l3dv]".
Non ?
Dernière séquence.
[b:2bv9l3dv]Spider-Man[/b:2bv9l3dv] casse la croûte et dit :"[i:2bv9l3dv]and I'm happy to see the "tail" end of it.[/i:2bv9l3dv]".
S'il est toujours facile comme je le fais d'attirer l'attention sur des traductions en pointant du doigt leurs (supposées) faiblesses (ce qui n'est pas ici mon propos, il s'agit plutôt d'attirer l'attention sur la difficulté de ce travail), pour le coup une traduction littérale aurait beaucoup mieux marché.
Par exemple assez simplement : "[i:2bv9l3dv]Et je suis content d'en avoir vu le "bout[/i:2bv9l3dv]".
Mais "la journée a été longue" marche aussi.
Mais beaucoup mieux si on utilise des guillemets comme dans la V.O, ça aide à faire le rapprochement avec "queue", car la "[i:2bv9l3dv]journée a été longue[/i:2bv9l3dv]" est somme toute une expression plutôt commune dont l'humour, dans le contexte de l’épisode, peut passer sous les radars.
Oui ?
[img:2bv9l3dv]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber008/avsm03_zpsjcsnyqww.jpg[/img:2bv9l3dv]
Sinon un numéro sympathique et léger où on peut voir le talent de [b:2bv9l3dv]Stuart Immonen[/b:2bv9l3dv], ce qui n'est déjà pas si mal.
[quote="artemus dada":5dskc2g5]Et bien sûr [b:5dskc2g5]Alan Davis[/b:5dskc2g5].[/quote:5dskc2g5] Parfois j'ai l'impression qu'il est tellement reconnu pour son talent de dessinateur, qu'à l'inverse son aptitude à l'écriture n'est pas assez mentionnée vu la maîtrise dont il fait preuve (un peu comme Karl Kesel dans une certaine mesure). Je me suis replongé dans son second run d'Excalibur, et au-delà de l'aspect fun/rollercoaster, du casting qui augmente considérablement, et de sa volonté de régler la plupart des sub-plots de Claremont, il a apporté certains ajouts très intéressants à la mythologie de la série, que ce soit l'Anti-Phénix ou encore la lignée ancestrale qui choisit un élu dans ses rangs, afin de perpétuer le titre de "Féron". Dommage que cela n'ai pas été repris par la suite, mais en un sens cela permet que cet élément soit affilié uniquement à une bonne période, tel Kirsten McDuffie pour le run de Waid sur DD (j'espère que Soule va la laisser tranquille, j'ai pas envie qu'elle finisse comme Glorianna O'Brien moi).
[quote="Marko":2wouz06y][..] à l'instar de ce qu'il a fait sur Captain Britain (même si techniquement Claremont était là avant sur le titre).[..][/quote:2wouz06y] Je crois qu'en ce qui concerne [b:2wouz06y]Captain Britain[/b:2wouz06y] il ne faut surtout pas oublier le travail de [b:2wouz06y]Paul Neary[/b:2wouz06y] et de [b:2wouz06y]Dave Thorpe[/b:2wouz06y] non plus, essentiel. ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2012/12/captain-britain-par-dave-thorpe-2.html:2wouz06y]Pour en savoir +[/url:2wouz06y]) Et bien sûr [b:2wouz06y]Alan Davis[/b:2wouz06y].
Oui, j'aime beaucoup cet épisode avec Clayface moi aussi ; le "jeune" Moore, s'il est moins virtuose qu'il ne le deviendra bien vite, me plaît beaucoup par son mélange d'intelligence (déjà) et de vraie générosité dans la profusion de pistes très "premier degré de la narration", souvent reprises par ses collègues, ouais.
C'est quand même dingue le nombre d'apports et de pistes lancées par Moore et reprises par les autres scénaristes, à l'instar de ce qu'il a fait sur Captain Britain (même si techniquement Claremont était là avant sur le titre). Je relisais encore récemment une de ses oeuvres méconnues à mon sens qui gagnerai à être redécouverte, un annual du justicier de Gotham qui délivre un portrait touchant du personnage de Clayface (le troisième du nom).
Oui, on lit beaucoup de bien à droite à gauche sur le travail de Veitch en solo sur ce titre. Pour le dernier arc de Veitch et son conflit avec DC, j'avais lu ça dans un Wizard ou un Comic Box, en effet ; l'idée du voyage dans le temps a d'ailleurs été souflée à Veitch par Alan Moore, qui au cours de son propre run (lors de la rencontre avec le Parlement des Arbres) sous-entend que les capacités de Swamp Thing vont jusqu'à se déplacer dans le temps.
Du peu que j'ai pu lire, le run de Veitch en tant que scénariste constitue une suite tout à fait recommandable à cette période je trouve. Il s'y est montré plutôt ambitieux, au point de finir par être en désaccord avec Jenette Khan (la présidente de DC à l'époque) sur la tournure de son dernier arc, qui devait impliquer rien de moins que le Christ, et cela par le biais d'un voyage dans le temps effectué par Swamp thing. [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=560396STgoodfriday.jpg:2ud6a9sj][img:2ud6a9sj]http://img15.hostingpics.net/pics/560396STgoodfriday.jpg[/img:2ud6a9sj][/url:2ud6a9sj] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=421833STJesus1.gif:2ud6a9sj][img:2ud6a9sj]http://img15.hostingpics.net/pics/421833STJesus1.gif[/img:2ud6a9sj][/url:2ud6a9sj]
Ah tiens, j'ai oublié un petit détail, qui renforce l'idée que Moore est décidément très inspiré par la "vieille" continuité DC qu'il semble connaître sur le bout des doigts : si la majorité des démons de l'Enfer se range avec Etrigan aux côtés du héros, une faction dissidente sentant le vent tourner (ce ne sont pas des démons pour rien) se range aux côtés de l'antagoniste ultime. Ceux-là sont menés par les "Demons Three", vieux adversaires de la Justice League apparus aux premières heures du titre (le numéro 10, en 1962, qui voit aussi l'apparition du mystique Félix Faust). L'un d'entre eux est d'ailleurs tué par Docteur Fate dans le feu de l'action... On reverra les deux survivants aux côtés du démon Néron au cours de l'événement "Underworld Unleashed", dans les années 90.
[b:144tkspj]SWAMP THING - American Gothic (Swamp Thing 37 à 50)[/b:144tkspj]
Lorsqu'il reprend le titre [b:144tkspj]Saga of the Swamp Thing[/b:144tkspj] au numéro 20, Alan Moore n'a pas encore 30 ans, et n'est pas l'auteur célébré que l'on connaît aujourd'hui. A l'issue de sa prestation, il aura aussi écrit le chef-d'oeuvre [b:144tkspj]Watchmen[/b:144tkspj], [b:144tkspj]Killing Joke[/b:144tkspj] et certaines des meilleurs histoires de Superman jamais écrites. Ces perles auraient même tendance à faire de l'ombre au titre qui l'a pourtant lancé auprès du public américain.
C'est pourtant un des travaux les plus impressionnants du scénariste britannique.
[img:144tkspj]http://static4.comicvine.com/uploads/scale_small/14/148518/2914951-saga_swamp_thing_american_gothic.jpg[/img:144tkspj]
L'arc [b:144tkspj]American Gothic[/b:144tkspj] est probablement la partie la plus célèbre de ce run. Pourtant, il est loin d'en être la part la plus aboutie ou novatrice...à l'exclusion de sa formidable dernière ligne droite, et de son incroyable climax (le numéro 50, un des comic-books les plus jouissifs qui puissent exister).
Il faut dire que la concurrence au sein-même du run est sacrément costaude. En reprenant le titre (rebaptisé tout simplement [b:144tkspj]Swamp Thing[/b:144tkspj] au numéro 31), Moore, bien épaulé par le formidable tandem artistique Steve Bissette/John Totleben (eux-mêmes parfois relayés par Rick Veitch et Stan Woch), aligne une série d'épisodes invraisemblablement bons.
Après avoir soldé les intrigues en cours dans le premier numéro qu'il signe (le 20), Moore rédige un véritable manifeste de la meilleurs façon de réinventer un personnage au potentiel pas transcendant sur le papier. C'est le numéro 21, [b:144tkspj]The Anatomy Lesson[/b:144tkspj], au titre inspiré par un tableau fameux de Rembrandt, qui a laissé sur les fesses tous ses lecteurs par son brio et son intelligence. Il faut dire que Moore avait eu l'occasion de s'exercer avec les titres [b:144tkspj]Marvelman[/b:144tkspj] et [b:144tkspj]Captain Britain[/b:144tkspj], où il mettait déjà en scène de telles "déconstructions", mais de façon moins radicale et virtuose. Le reste de l'arc qui oppose Swamp Thing à Jason Woodrue n'est pas moins impressionnant, d'ailleurs.
[img:144tkspj]http://hoodedutilitarian.com/wp-content/uploads/2010/04/Swamp-Thing-21c1.jpg[/img:144tkspj]
La [b:144tkspj]Créature des Marais[/b:144tkspj], en bonne VF, n'est donc pas un homme transformé en plante, mais une plante qui se prenait pour un homme. Tout au long de son run, en parallèle de ses tentatives de rafraîchir les récits horrifiques, Moore va raconter comment le monstre "s'humanise" tout en se "déshumanisant" ; il va par exemple aimer, y compris physiquement, mais à sa façon inhumaine. Moore semble intéressé à l'idée d'explorer un mode de pensée et de vie qui n'a rien d'humain. Une approche authentiquement originale.
Dans les arcs suivants, Moore explore davantage encore la veine proprement horrifique du titre, avec le formidable triptyque mettant en scène [b:144tkspj]Etrigan le Démon[/b:144tkspj] (opposé au Monkey King ; cette fois c'est le peintre Goya qui est convoqué...), et la saga qui voit le retour de l'archi-ennemi de la Créature, [b:144tkspj]Arcane[/b:144tkspj], qui condamne sa propre nièce Abby (la compagne de Swamp Thing) aux Enfers. Dans un annual anthologique qui doit autant au [b:144tkspj]Dante's Inferno[/b:144tkspj] qu'au mythe orphique (avec Abby dans le rôle d'Eurydice), Swamp Thing défie les lois de la nature et ramène son amour perdu, tout en faisant la rencontre de quelques-unes des figures du panthéon surnaturel de DC : le [b:144tkspj]Phantom Stranger[/b:144tkspj], le [b:144tkspj]Spectre[/b:144tkspj] et [b:144tkspj]Deadman[/b:144tkspj] font la connaissance de la Créature...
Moore oppose ensuite son héros à Nukeface, symbole de l'industrie nucléaire, qui le détruit purement et simplement par sa seule présence. Ce n'est pas là la meilleure veine de Moore, mais nous y reviendrons.
[img:144tkspj]https://farm3.staticflickr.com/2940/14046809718_652e73ab64_o_d.png[/img:144tkspj]
Le numéro 37 est historique à plus d'un titre ; il lance le fameux arc qui nous intéresse aujourd'hui, et marque aussi la première apparition d'un personnage dont l'aura ne va pas tarder à excéder les pages de [b:144tkspj]Swamp Thing[/b:144tkspj] : il s'agit de John Constantine, le futur anti-héros du titre [b:144tkspj]Hellblazer[/b:144tkspj]. L'anecdote est connue : Moore souhaite créer un personnage de mystique qui change des canons habituels (Mandrake ou Doc Strange par exemple), et ses collaborateurs aux dessins lui donneront le visage de Sting (qui s'en est trouvé ravi, paraît-il). Un trench-coat et une cigarette au bec, sans compter une morgue et un humour ravageurs, et voilà qu'un nouvel archétype est né.
Constantine apparaît vite comme un manipulateur qui semble vouloir engager malgré lui le héros du titre sur un chemin dont il se garde bien d'éclairer la nature. Néanmoins, il en profite également pour révéler à la Créature toute l'étendue de son potentiel : Swamp Thing ne met pas longtemps à "reconstruire" son corps détruit par Nukeface. Il se découvre virtuellement immortel et indestructible. Constantine l'invite même à utiliser ses capacités pour voyager en un clin d'oeil à travers le monde.
Partant de là, Constantine va "missionner" la Créature pour régler différentes situations à travers le continent américain, dans un but mystérieux qu'il se garde bien de révéler. A chaque fois, Swamp Thing est opposé à une manifestation différente du Mal, comme un prolégomène à un Mal plus grand à venir.
Soyons clairs : sur cette première partie de l'arc, Moore déçoit un peu.
Abandonnant l'approche très fraîche du genre horrifique dont il a pu faire la démonstration sur ses premiers épisodes, le scénariste souhaite revisiter certains figures archétypales du genre, comme le vampire, le loup-garou, le fantôme, etc... A chaque fois, il tente de réinvestir ces figures d'un sens nouveau, plus "raccord" avec les problématiques socio-politiques de son temps (l'équivalent des comics "relevent" des années 70, en somme).
Si l'idée ne manque pas de pertinence ni de cohérence (les grandes figures horrifiques ont toujours été utilisées en ce sens) et que le résultat n'a rien de honteux du fait du talent invraisemblable de Moore, force est de constater que le scénariste habituellement si subtil a ici la main un peu lourde. Ces récits "à thèse" volontiers moralisateurs ne constituent pas sa meilleurs veine.
Clairement la partie la moins inspirée de son run, même si quelques pépites surnagent évidemment, comme l'épisode 44, [b:144tkspj]Bogeymen[/b:144tkspj]. Cet épisode glaçant oppose la Créature à un serial-killer qui se souvient de ses victimes par leur regard au moment de leur mise à mort. Raconté en vue subjective, l'épisode est diabolique, puisqu'il finit par faire du tueur la victime du héros (eh oui, le titre était au pluriel ; Moore n'oublie pas que son héros est un monstre, après tout).
A compter du numéro 45, le récit s'emballe, à la faveur d'une contingence extérieure. Durant l'arc avec Arcane, Moore avait déjà fait référence au méga-event de DC, [b:144tkspj]Crisis on Infinite Earths[/b:144tkspj] (le Monitor y faisait une apparition). Arrivé au numéro 45, Moore doit fournir un tie-in à l'événement en cours. Malicieusement, il en profite pour faire de la plus grande catastrophe cosmique de l'histoire des comics une simple diversion servant les buts des mystérieux adversaires de Swamp Thing ; c'est en tout cas ce que lui explique Constantine, décidément bien rencardé.
Le magicien punk de Liverpool explique à Swamp Thing que son périple à travers l'Amérique n'avait pour autre but que de le familiariser avec la nature du Mal, en vue d'une confrontation cataclysmique à venir. Il leur reste néanmoins une chance d'éviter la catastrophe ; Constantine révèle la vraie nature du danger au lecteur et au héros : une terrifiante conjuration d'anciens sorciers mâles d'Amérique du Sud, la Brujeria, a manipulé les événements pour accentuer la croyance humaine dans les phénomènes surnaturels, pour favoriser un rituel d'invocation. La Crise constitue la dernière diversion dont ils avaient besoin pour réveiller un Mal bien plus ancien et terrible que l'on ne pouvait l'imaginer.
[img:144tkspj]http://images.sequart.org/images/Swamp-Thing-47.jpg[/img:144tkspj]
Cette formidable série d'épisode est marquée par l'invention du [b:144tkspj]Parlement des Arbres[/b:144tkspj], un ajout de poids au mythe [b:144tkspj]Swamp Thing[/b:144tkspj]. La Créature est guidée par Constantine vers une sorte de "cimetière des éléphants" de créatures semblables à Swamp Thing : il n'était donc pas le premier de sa lignée. Moore ici profite de son invention pour "réparer" un élément de continuité propre au personnage. Avant Alec Holland, il y a eu un autre Swamp Thing, le premier apparu (dans [b:144tkspj]House of Secrets 92[/b:144tkspj]), à l'existence incompatible avec celle du "vrai" Swamp Thing. Moore règle le problème : il y a eu des dynasties entières de Swamp Things à travers les siècles, aux noms et aux origines étrangement similaires. D'une certaine façon, le Parlement précède des figures narratives comme la Suprématie chez [b:144tkspj]Supreme[/b:144tkspj] du même Moore. Le scénariste, dans les deux cas, introduit un élément méta-textuel dans ses récits pour résoudre des "incohérences"...
Swamp Thing sort quelque peu dépité de sa rencontre avec son "ascendance" ; John Constantine lui avait dit que de précieux indices lui seraient livrés sur le combat à venir, mais la Créature n'a pas su les décrypter. Il échoue de plus à arrêter la Brujeria et leur messager-corbeau, qui invoquent donc leur mystérieux et tout-puissant adversaire (Swamp Thing a en fait préféré sauver Constantine plutôt que d'arrêter l'oiseau).
Tout est donc perdu et il faut s'apprêter à faire face au Mal ultime. Les deux alliés se séparent et rassemblent chacun de leur coté des alliés en vue du combat final. Celui-ci survient dans l'incroyable numéro 50, le bien-nommé [b:144tkspj]The End[/b:144tkspj].
[img:144tkspj]http://vignette4.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/e/e7/Swamp_Thing_Vol_2_50.jpg/revision/latest?cb=20090111192537[/img:144tkspj]
La Créature des marais retourne dans le monde spirituel, aux portes des Enfers, pour rassembler une armée constituée de démons comme Etrigan, mais aussi de Deadman, du Spectre, du Phantom Stranger et du [b:144tkspj]Docteur Fate[/b:144tkspj], le super-héros mystique DC par excellence. Mine de rien, ce que fait là Moore n'est ni plus ni moins que la création de la [b:144tkspj]Justice League Dark[/b:144tkspj] des décennies avant la lettre. Décidément, on mesure mal (et Moore lui-même probablement est dans ce cas) à quel point ses travaux de l'époque ont établis les bases de dizaines de récits DC à venir (que ce soit avec le [b:144tkspj]Green Lantern Corps[/b:144tkspj] ou ici avec cette "réorganisation" de tout le pan surnaturel de l'univers DC, qui nourrira aussi bien les travaux de Neil Gaiman ou Grant Morrison que de futurs films DC...).
De son côté, Constantine rassemble une congrégation de sorciers (farcie de vieilles créations DC comme [b:144tkspj]Sargon[/b:144tkspj], le [b:144tkspj]Dr Occult[/b:144tkspj], [b:144tkspj]Zatara[/b:144tkspj] et sa fille [b:144tkspj]Zatanna[/b:144tkspj], le [b:144tkspj]Baron Winters[/b:144tkspj], etc... Ces occultistes, assistés du télépathe [b:144tkspj]Mento[/b:144tkspj] (membre de la [b:144tkspj]Doom Patrol[/b:144tkspj] des années 60), organisent une dangereuse séance de spiritisme afin d'assister les armées qui se rassemblent aux portes des Enfers.
Cette séance de spiritisme sera reprise par Grant Morrison pour les besoins de son immense [b:144tkspj]Seven Soldiers[/b:144tkspj] : dans la mini consacrée à [b:144tkspj]Zatanna[/b:144tkspj], l'héroïne y revit ce traumatisme.
Le numéro 50 retrace en parallèle le destin de ces deux groupes, confrontés au danger ultime qui entent fondre sur le Paradis pour le détruire...
Moore souhaite donner à la menace qui couve une réelle aura de danger et de mythe : pour se faire, il créé l'antagoniste ultime, [b:144tkspj]The Great Evil Beast[/b:144tkspj] ou "The Great Darkness" (à ne pas confondre avec la menace homonyme apparue dans les pages de [b:144tkspj]Legion of Super-Heroes[/b:144tkspj], en fait Darkseid en personne), en s'inspirant de vieilles hérésies antiques comme le manichéisme ; il jouera d'ailleurs de façon très cohérente, tout au long du récit, sur la notion de manichéisme. Cette "grande bête" n'est autre que l'Ombre primordiale. Lorsque Dieu dit "que la lumière soit" et que la lumière fut, lui-même projeta une ombre. Cette ombre, c'est la seule chose extérieure à la création divine, c'est le double inversé de Dieu, endormi depuis l'aube des temps.
Dans une approche assez lovecraftienne dans l'esprit, Moore opte pour un certain "matérialisme" dans sa description de cet affrontement hors-normes. Le bougre s'y entend en matière de spectacle et le climax de l'épisode, invraisemblablement puissant et jouissif (j'insiste : à se dévisser la tête de puissance étourdissante, vraiment), réserve quelques surprises aux lecteurs.
[spoiler:144tkspj]Swamp Thing et ses alliés, au début, ne comprennent pas à quoi ils ont à faire ; ils pensent que la Bête est une immense masse informe de noirceur. Puis ils comprennent qu'il a une forme (une limace ou un serpent gigantesque) et des "textures" différentes.
Mais quand le Spectre rentre en jeu sous une forme gigantesque, ils comprennent que la structure de l'adversaire est plus complexe. Ils ont commis une erreur de perception, car l'adversaire est trop immense pour leur entendement : tout le temps du combat, ils n'ont fait face qu'au...bout du doigt de l'entité !!!
Ils comprennent qu'ils ne sont pas de taille quand c'est une autre main gigantesque (celle de la Présence, ou Dieu en personne !!!!) qui vient régler le conflit...[/spoiler:144tkspj]
[img:144tkspj]http://images.sequart.org/images/swamp-thing-50-spectre.jpg[/img:144tkspj]
Waouh !! Difficile de faire plus épique et puissant. Swamp Thing jouera un rôle crucial lors de ce conflit cataclysmique, éclairé par sa compréhension nouvelle de la nature du Mal (d'où les manipulations de Constantine), et comprenant enfin les propos du Parlement des Arbres.
A la fin de l'épisode, la création toute entière a changé : la nature des relations du Bien et du Mal est altérée. Là aussi, il faut y voir un commentaire méta-textuel de la part de Moore : utilisant le [b:144tkspj]tàijí tú[/b:144tkspj] (le symbole fameux du Yin et du Yang) pour métaphoriser son propos, le scénariste décrète que dorénavant le Bien et le Mal de l'univers DC seront inextricablement mêlés, battant en brèche le manichéisme en vigueur jusqu'alors. On peut y voir une preuve d'immodestie de la part de Moore (un reproche qui lui sera souvent fait), mais c'est en tout cas d'une cohérence redoutable.
Le Mal a-t-il disparu pour autant ? Non, nous dit Moore, utilisant pour se faire [b:144tkspj]Cain[/b:144tkspj] et [b:144tkspj]Abel[/b:144tkspj], figures bibliques du premier meurtrier et de la première victime de l'humanité. Les versions DC de ces figures ont été utilisées à partir de la fin des années 60 comme "hôtes" de différentes anthologies horrifiques (comme [b:144tkspj]House of Secrets[/b:144tkspj], justement). Neil Gaiman, "héritier" de Moore, saura s'en rappeler pour les besoins de son [b:144tkspj]Sandman[/b:144tkspj]...
A la fin de [b:144tkspj]Swamp Thing 50[/b:144tkspj], Cain et Abel, spectateurs du récit, commentent sa conclusion, mais Cain ne peut s'empêcher d'assassiner pour la énième fois son frère, attestant du caractère inéluctable du Mal.
A bien des égards, John Constantine est le véritable héros de cet arc narratif ; c'est lui qui met en branle les événements qui permettront la sauvegarde de la création toute entière (excusez du peu) ; il fait même preuve d'un héroïsme insensé en organisant la dangereuse séance de spiritisme du dernier numéro de l'arc, dont tout le monde ne réchappe pas vivant ou indemne (Mento, par exemple, comme une image du lecteur soufflé par la puissance du récit de Moore, perd la raison en comprenant la vraie nature du combat qui s'est joué).
Rétrospectivement, il est frappant de constater à quel point toutes les caractéristiques du personnage sont déjà là : manipulateur mais déterminé, l'anti-héros occulte est déjà marqué par une fâcheuse tendance à user de ses proches comme chair à canon ; on fait d'ailleurs déjà ici référence au mystérieux incident de Newcastle qui aura une importance crucial dans le titre [b:144tkspj]Hellblazer[/b:144tkspj]. Décidément, DC doit beaucoup à Moore...
30 ans après, la conclusion d'[b:144tkspj]American Gothic[/b:144tkspj] est toujours aussi soufflante, son impact préservé de l'usure du temps. On chercherait même en vain au sein des events actuels une telle démesure, un tel souffle épique. Le génie britannique n'avait pas fini de nous régaler (y compris sur le titre [b:144tkspj]Swamp Thing[/b:144tkspj] dont il signera encore une quinzaine d'épisodes avec Rick Veitch ; [b:144tkspj]Swamp Thing 50[/b:144tkspj] est le chant du cygne pour le formidable tandem Bissette / Totleben), mais s'il n'avait signé que ce run, il aurait déjà mérité de rentrer dans l'histoire du médium.
Une belle idée de réédition, les tentatives récentes de Delcourt puis Panini n'ayant pas été à leur terme : Urban, nous lis-tu ??
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=54636919850.jpg:3fxai88g][img:3fxai88g]http://img15.hostingpics.net/pics/54636919850.jpg[/img:3fxai88g][/url:3fxai88g] [b:3fxai88g]Captain Marvel 37 à 39 : "Lift-Off !"/"..No Way Out !"/"The Trial of The Watcher"[/b:3fxai88g] Après l'âge d'or qu'a constitué le run de [b:3fxai88g]Jim Starlin[/b:3fxai88g], c'est son compère [b:3fxai88g]Steve Englehart[/b:3fxai88g] qui se voit confier les rênes de la série. Celui-ci va alors l'écrire dans la continuité de son prédécesseur tout en y apportant son propre style et en concluant les intrigues en cours. Un choix somme toute logique vu que Starlin, estimant avoir encore des progrès à faire dans le domaine de l'écriture, avait demandé à son ami de se charger des dialogues des deux derniers épisodes de son run, reprenant ainsi le flambeau de Mike Friedrich. [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=172441125.jpg:3fxai88g][img:3fxai88g]http://img15.hostingpics.net/pics/172441125.jpg[/img:3fxai88g][/url:3fxai88g] Signe de l'entente entre les deux, Englehart va jusqu'à développer une sorte de tie-in avant l'heure à la saga de [b:3fxai88g]Thanos[/b:3fxai88g] dans les pages d'Avengers, suite à une demande de Starlin, afin de donner plus de visibilité et d'ampleur à son récit. Cet épisode déroule un curieux chassé-croisé de fils narratifs, liés à différentes séries, mais qui ne l’empêche pas d'être plutôt clair dans son déroulement (Cap sort tout juste des événements de l'Empire Secret tandis que le récit au long cours impliquant Mantis se poursuit). Le scénariste du proto-crossover [b:3fxai88g]Avengers/Defenders War[/b:3fxai88g] fait preuve de sa tendance à l'interconnection des titres qu'il écrit, à l'instar du retour de Dormammu dans le titre Doctor Strange, et qui ensuite vient jouer les trouble-fêtes lors du double mariage (le mémorable Giant-Size Avengers 4). L'élément le plus notable de ce récit, outre l'encrage de Cockrum qui en un sens me rappelle un peu l'approche de Palmer sur certains aspects, est le sub-plot qui implique l'armée de Thanos, constituant une flotte spatiale envoyée vers la terre par le titan fou en guise de diversion, tandis qu'il vaque à ses propres desseins sur ce monde (comme quoi le soporifique crossover [b:3fxai88g]Infinity[/b:3fxai88g] n'est pas un sommet d'originalité). [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=285359captainmarvel03701.jpg:3fxai88g][img:3fxai88g]http://img15.hostingpics.net/pics/285359captainmarvel03701.jpg[/img:3fxai88g][/url:3fxai88g] Englehart débute son run en embrayant sur les conséquences immédiates, notamment l'empoisonnement de Mar-Vell par le composé 13 (celui-là même qui est la cause du cancer qui finira par l'emporter). Pour la partie graphique, son choix se porte logiquement sur un ami de Starlin, [b:3fxai88g]Al Milgrom[/b:3fxai88g]. Au départ il fonctionne avec lui de la même manière qu'avec Brunner, le dessinateur participant activement au scénario lors de leurs diverses rencontres, étant du coup crédité en tant que "co-plotter". Néanmoins, cette méthode de travail s’est terminée au bout de six mois en raison du déménagement d’Englehart en Californie ([b:3fxai88g]Gerber[/b:3fxai88g] a fait de même et a profité du long voyage et des problèmes de deadlines d’Howard the Duck pour délivrer un des épisodes les plus originaux des années 70). C'est l’occasion pour Milgrom d’avoir une marge de manoeuvre supplémentaire, au point que Englehart a finit par s’occuper essentiellement des dialogues sur la fin, le run se finissant donc comme il avait commencé. Exit l'amourette avec Lou-Ann, Rick Jones part sur les routes en compagnie d'un manager enthousiaste et d'une collaboratrice mal lunée, au départ en tout cas. La plupart des ennemis de Mar-Vell lors de cette période vont se révéler être tous liés, d'une manière ou d'une autre, à un groupe de Krees bleus renégats, la [b:3fxai88g]Légion Lunatique[/b:3fxai88g], des extrémistes racistes obsédés par la pureté génétique de leur peuple, et ouvertement hostiles envers les krees blancs, issus du métissage. Le protecteur de l'univers au service d'Eon est donc pour eux une cible toute désignée, en plus d'être un traître à son peuple selon eux. Leur principal fait de gloire est surtout d'avoir donné ses pouvoirs à [b:3fxai88g]Nitro[/b:3fxai88g], ayant plus tard joué un rôle crucial, quoique indirect, dans le décès de Mar-Vell, sans oublier l'incident de Stanford au début de la première Civil War. Suite au crossover [b:3fxai88g]Operation: Galactic Storm[/b:3fxai88g], la Légion Lunatique a fait son retour par le biais d'une nouvelle version lors du run de Harras sur les Vengeurs. Le scénariste profite de ce contexte pour évoquer les origines du conflit Kree/Skrull, une histoire relatée à la façon d'une fable, centrée sur le principal enjeu, au point que l'on peut se demander si le narrateur kree a pu enjoliver certains détails, afin de donner le beau rôle à ses ancêtres. [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=287863watcherinterferes5d.jpg:3fxai88g][img:3fxai88g]http://img15.hostingpics.net/pics/287863watcherinterferes5d.jpg[/img:3fxai88g][/url:3fxai88g] Avec les apports d'Englehart et Starlin sur cette série, tous deux adeptes des paradis artificiels à l'époque, il n'est pas étonnant dès lors d'y retrouver un aspect psychédélique, notamment par le biais de la conscience cosmique, une expansion de la perception pas si éloignée d'un trip. Englehart va même jusqu'à accentuer le parallèle. Au moment de leur voyage vers la Lune, [b:3fxai88g]Rick Jones[/b:3fxai88g] va ainsi expérimenter malgré lui les effets d'une drogue, qu’il croyait être de la simple vitamine C. Les hallucinations provoquent au départ des inconvénients pour la constitution extra-terrestre de Marvel, guère habituée à ces substances. Mais très vite, cet autre état de conscience libère certaines potentialités, accentuant la symbiose de Rick Jones et de l’ancien guerrier kree, agissant encore plus à l'unisson que d'habitude, une manière d'approcher le sujet décidément loin de l'image plus négative des psychotropes que l'on retrouve dans d'autres oeuvres de la même période (les addictions auxquels sont confrontés Harry Osborn, Tony Stark et Speedy le sidekick de Green Arrow). Cet élément est présent en filigrane certes, mais il est tout de même là, le signe d'une certaine liberté pour l'équipe créative, bien à son aise dans cette décennie où les éditeurs étaient moins sur le dos des scénaristes (chez la maison des idées en tout cas). À la longue, cet état proche de la fusion des deux individus, va se révéler être le résultat d'une manigance de [b:3fxai88g]L'Intelligence suprême[/b:3fxai88g], dans une énième tentative de mêler le potentiel génétique des Krees et des Terriens. D'ailleurs cette situation devait se reproduire lors du 200ème épisode d'Avengers, puisque la grossesse de Carol Danvers devait au départ être le résultat de cette recherche d'hybride, avant que Shooter ne décide qu'il valait mieux trouver une autre explication. Le moins que l'on puisse dire c'est que [b:3fxai88g]Miss Marvel[/b:3fxai88g] n'en est pas ressortie grandie, au point que cette situation fasse l'objet d'un coup de gueule de la part de Claremont, dans le fameux annual illustré par le trop rare Michael Golden. Vu l'attachement du scénariste des X-Men pour le personnage on peut comprendre qu'il l'ai eu mauvaise. [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=478828captainmarvel03710.jpg:3fxai88g][img:3fxai88g]http://img15.hostingpics.net/pics/478828captainmarvel03710.jpg[/img:3fxai88g][/url:3fxai88g] Pour revenir à la série dont il est question ici, il y a dans cette poignée d'épisodes une saga qui se démarque à mon sens, celle du procès d'[b:3fxai88g]Uatu[/b:3fxai88g], dont le postulat de départ est la suite logique aux agissements du personnage, et plus précisément ses multiples ingérences dans les affaires terriennes. Dans le cadre de cette trilogie, il va finalement devoir répondre de ses actes devant une assemblée, dont les membres sont assez peu peu enclins à partager une autre vision sur le même problème, celle de Mar-Vell qui se retrouve dans le rôle pluto ardu de l'unique défendeur. Cet arc marque aussi la toute première apparition d’[b:3fxai88g]Aron[/b:3fxai88g] le gardien renégat, appelé à avoir par la suite un rôle prépondérant dans le titre Fantastic Four, justement sous la plume d’Englehart, puis de DeFalco (deux de mes runs préférés de la série). Le personnage est encore à ce moment-là un jeune candide, qui à son premier aperçu du monde extérieur au sien, ne va pas tarder à en reproduire les mécanismes, en particulier au contact de Mar-Vell (accusé du coup par les gardiens de l'avoir corrompu). Les planches manquent parfois d'une certaine ampleur dans la représentation du monde des gardiens, la faute au style plus sage d'Al Milgrom par rapport aux expérimentations de son prédécesseur, mais tout de même rehaussé dans ce cas précis par l’encrage toujours impeccable de [b:3fxai88g]Klaus Janson[/b:3fxai88g], dynamisant l’ensemble, à l’instar de ce qu'il a pu faire avec l’avant-dernier épisode du run de Starlin, sans doute le plus péchu graphiquement. Avec ce récit les auteur ont l'occasion de se pencher sur ce paradoxe récurrent dans l'histoire du personnage, source de conflit interne, à savoir cette tendance à intervenir malgré les préceptes de sa patrie. Comme tous les autres gardiens, il est en théorie inféodé à son voeu de non-ingérence, une règle qu’il va toutefois briser à maintes reprises, le plus souvent dans le cadre des affaires terriennes. Cette neutralité de tous les instants qu'il respectait auparavant va avoir toutefois des conséquences insoupçonnés dans la la cosmogonie de l'univers Marvel. Lors de sa longue existence, Uatu a fréquemment rencontré Galactus, dès lors les deux restent inextricablement liés, et cela jusqu’à la fin, ou du moins la conclusion, par le biais de la [b:3fxai88g]Last Galactus Story[/b:3fxai88g] inachevée de John Byrne. [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=74610752cjpgphp.jpg:3fxai88g][img:3fxai88g]http://img15.hostingpics.net/pics/74610752cjpgphp.jpg[/img:3fxai88g][/url:3fxai88g] Bien vite il est devenu une figure incontournable de l'univers partagé alors en construction, faisant office de point de repère, de lien entre la terre et le monde extérieur, et plus largement entre les débuts de la série Fantastic Four et la période plus cosmique/exotique qui débute avec l'ère Sinnott. Ce rôle d'annonciateur de périls à venir, permettant d'accentuer la tension dramatique, va fonctionner à merveille lors d'événements à teneur cataclysmique, qu'il s'agisse de la "Galactus Trilogy" ou encore la saga "In Search of Galactus", où il fait monter la sauce à propos de l’affrontement entre Galactus et le Sphinx, hypant bien comme il faut le lecteur, annonçant avec moult superlatifs le duel à venir tel un commentateur sportif, avec moins d'enthousiasme mais plus de gravitas. En raison de l'augmentation des événements de grande ampleur, il apparaît le plus souvent dans ce genre d'histoires, finissant par être pris pour acquis. Ses interventions sont à la longue de l'ordre du simple gimmick, symptomatique d'un systématisme un brin pantouflard, consistant à placer le personnage dans la plupart des events Marvel des années 2000, histoire d’assurer le lecteur qu’il se passera quelque chose d’important (et tant pis si les défunts ressuscitent et les conséquences sont défaites). Le fond est atteint lorsque Uatu en est réduit à se fait tabasser gratuitement par le Hulk rouge. À partir de là il paraît clair que Marvel ne fait plus grand chose d’intéressant avec lui, il ne lui reste donc plus qu’à assumer un dernier rôle, celui du témoin gênant à abattre. C'est chose faite dans le cadre d'[b:3fxai88g]Original Sin[/b:3fxai88g], un des rares crossovers potables de ces dernières années, avec son intrigue de "whodunit" à l'échelle cosmique qui change agréablement des events qui usent jusqu'à la corde cette convention du genre qu'est le "héros contre héros", assez lassante à force d'être utilisée de plus en plus fréquemment.
[quote="Le Doc":2asevpye][quote:2asevpye]Le gars qui fait une chronique sur les légendes des comics, et dont le nom m'échappe, il ne dit rien à ce sujet ?[/quote:2asevpye] [url:2asevpye]http://goodcomics.comicbookresources.com/2005/06/03/comic-book-urban-legend-revealed-1/2/[/url:2asevpye][/quote:2asevpye] Voilà, c'est là que j'avais lu ça, effectivement. J'aime beaucoup ces "légendes des comic-books révélées", d'ailleurs. Le mec s'appelle Brian Cronin.
Et apparemment, cela a également servi pour un poster de Claudio Castellini de l'époque.
[quote="Photonik":re7x2h6b]Ah oui, tu penses ?[/quote:re7x2h6b] C'est ce que m'a dit un témoin d'époque, mais va savoir. [quote="Photonik":re7x2h6b]Je m'étais décidé à y croire car Bob Harras et sa veuve Catherine confirment l'anecdote, à ce qu'il semble...[/quote:re7x2h6b] Alors c'est sans doute vrai. Le gars qui fait une chronique sur les légendes des comics, et dont le nom m'échappe, il ne dit rien à ce sujet ? Jim
[quote:2b2z8iv2]Pour des raisons qui m'échappent, et alors qu'une bonne part des fameux Marvel Graphic Novels (collection initiée par le mythique The Death of Captain Marvel) ont été publiés en France dans la collection Top BD chez Lug/Semic, au moins pour les albums consacrés aux personnages Marvel, ce Squadron Supreme - Death of a Universe est resté inédit en VF.[/quote:2b2z8iv2] Comme le She-Hulk de Byrne ou certains avengers comme the Vault.
[quote="Marko":3s7lwbfh] D'après la légende Gruenwald était tellement fier de sa grande oeuvre, et surtout profondément attaché à ce médium, qu'il a demandé à ce que ses cendres soient mêlées à l'encre qui a servie pour le premier recueil de ce récit d'anthologie. [/quote:3s7lwbfh] En fait, à ce que j'ai pu lire, ce n'est pas tout à fait ça : lui-même a émis le souhait que ses cendres soient mêlées à l'encre de l'une de ses oeuvres, n'importe laquelle. A son décès (précoce et soudain), c'est sa veuve qui a du choisir, et elle a décidé que ses cendres seraient finalement mêlées à l'encre de la première édition du TPB "Squadron Supreme". Elle considérait son travail comme son grand oeuvre, comme lui probablement. Je chipote, hein.
[quote="Marko":k09mbh2h] D'après la légende Gruenwald était tellement fier de sa grande oeuvre, et surtout profondément attaché à ce médium, qu'il a demandé à ce que ses cendres soient mêlées à l'encre qui a servie pour le premier recueil de ce récit d'anthologie. [/quote:k09mbh2h] Oui, c'est ce qui se dit et ce que disait Panini dans son magazine Marvel.
Merci pour cette chronique exhaustive de ce graphic novel que je ne connais que de nom (alors que j'adore la mini-série d'origine pourtant).
Et dire que la version de JMS est rééditée à plusieurs reprises, alors qu'on trépigne toujours pour une ressortie de celle-ci, c'est rageant.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=833957tumblrmopo1925kh1qzoglfo1500.png:3rcrgp9d][img:3rcrgp9d]http://img11.hostingpics.net/pics/833957tumblrmopo1925kh1qzoglfo1500.png[/img:3rcrgp9d][/url:3rcrgp9d]
[i:3rcrgp9d]Gruenwald arborant fièrement son t-shirt "continuity or death"[/i:3rcrgp9d]
D'après la légende Gruenwald était tellement fier de sa grande oeuvre, et surtout profondément attaché à ce médium, qu'il a demandé à ce que ses cendres soient mêlées à l'encre qui a servie pour le premier recueil de ce récit d'anthologie.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=174242tumblrm58c98wAv11qbgo38o11280.jpg:3rcrgp9d][img:3rcrgp9d]http://img11.hostingpics.net/pics/174242tumblrm58c98wAv11qbgo38o11280.jpg[/img:3rcrgp9d][/url:3rcrgp9d]
Simonson c'est malicieusement servi de cet statut de Gruenwald de "gardien de la continuité" en lui faisant un clin d'oeil, avec un caméo dans le cadre de la Time Variance Authority.
[b:5tqm39is]Marvel Graphic Novel 55 : Squadron Supreme - Death of a Universe[/b:5tqm39is] Petit retour sur la "Justice League made in Marvel", alors que la publication en VF d'une nouvelle déclinaison du concept, scénarisée par James Robinson, est imminente. [img:5tqm39is]http://vignette4.wikia.nocookie.net/marveldatabase/images/6/6d/Squadron_Supreme_Death_of_a_Universe_Vol_1_1.jpg/revision/latest?cb=20080911142138[/img:5tqm39is] Pour des raisons qui m'échappent, et alors qu'une bonne part des fameux [b:5tqm39is]Marvel Graphic Novels[/b:5tqm39is] (collection initiée par le mythique [b:5tqm39is]The Death of Captain Marvel[/b:5tqm39is]) ont été publiés en France dans la collection Top BD chez Lug/Semic, au moins pour les albums consacrés aux personnages Marvel, ce [b:5tqm39is]Squadron Supreme - Death of a Universe[/b:5tqm39is] est resté inédit en VF. C'est d'autant plus surprenant qu'il s'agit là de la suite directe de la célèbre maxi-série consacrée à l'Escadron, publiée en son temps dans [b:5tqm39is]Spidey[/b:5tqm39is], avec la même équipe artistique qui plus est : Mark Gruenwald signe le scénario et le regretté Paul Ryan, disparu au début du mois de mars, signe les dessins, lui qui illustra les derniers chapitres de la maxi. Cet album constitue pourtant une sorte de coda à la série susnommée. Avant de rentrer dans le vif du sujet, petit retour en arrière... [img:5tqm39is]http://www.marvunapp.com/Appendix4/squadronsinister3.jpg[/img:5tqm39is] La création de l'Escadron Suprême, sous la houlette de Roy Thomas, s'est faite en deux temps : initialement, c'est une sorte de contrepartie maléfique de l'équipe qui apparaît, dans les pages de [b:5tqm39is]Avengers 70[/b:5tqm39is]. Le Grand Maître y affronte Kang le Conquérant dans une sorte de tournoi cosmique, et choisit pour champions le fraîchement constitué [b:5tqm39is]Sinistre Escadron[/b:5tqm39is]. Thomas s'amuse à faire de cette équipe un pastiche des principaux héros DC : Hypérion est Superman, Nighthawk est Batman, Whizzer est Flash et le Dr Spectrum est Green Lantern. D'une certain manière, c'est comme si le Crime Syndicate de DC Comics était apparu avant la Justice League... Roy Thomas brouille un peu les cartes quelques épisodes plus loin, dans [b:5tqm39is]Avengers 85[/b:5tqm39is]. Pris dans un périple dimensionnel, les Vengeurs atterrissent sur la Terre-712, ou Terre-S, et y rencontrent l'Escadron Suprême, qu'ils prennent pour les criminels de l'Escadron Sinistre. Il s'avère que le Grand Maître a modelé son équipe de criminels sur le fameux Escadron de la Terre-712 : il les avait choisis comme champions dans un précédent tournoi cosmique, opposé au Centurion Ecarlate (une autre incarnation de Kang, justement). Thomas en profite pour pousser son idée un peu plus loin et introduit de nouvelles variations sur le célèbre groupe de justiciers DC : des versions de Green Arrow, Black Canary ou Atom font leur apparition. L'idée de Thomas est de s'amuser un peu avec des jouets "interdits" (et pour cause, ils appartiennent à la concurrence) et en profite au passage pour montrer la supériorité des personnages "maison". Il n'empêche qu'à partir de ce moment, l'Escadron (même s'il se fera régulièrement manipulé par des puissances supérieures...) est dépeint comme un groupe de héros, les plus grands de leur monde. L'Escadron réapparaîtra sous la plume d'Englehart dans la fameuse [b:5tqm39is]Saga de la Couronne du Serpent[/b:5tqm39is], manipulé par le possesseur de ce puissant artefact inter-dimensionnel. Le Superman du groupe, Hypérion, fera une apparition dans les pages de [b:5tqm39is]The Mighty Thor[/b:5tqm39is] pour y affronter son double maléfique du Sinistre Escadron. Puis, dans une saga parue dans les pages de [b:5tqm39is]The Defenders[/b:5tqm39is], l'Escadron affronte sa plus grande crise en tombant sous la coupe de [b:5tqm39is]l'Overmind[/b:5tqm39is] ("Mastermind" en VF), entité aux immenses pouvoirs télépathiques vaincue auparavant par les FF alliés au Docteur Fatalis. Hypérion s'évade sur la Terre-616 et y trouve l'aide des Défenseurs, qui affrontent l'Overmind et son maître [b:5tqm39is]Null the Living Darkness[/b:5tqm39is], et finissent par libérer l'Escadron. La menace est écartée mais la Terre-712 est plongée dans un chaos sans précédent. Le président des USA Kyle Richmond (le Bruce Wayne de l'Escadron) est contraint de démissionner, et il s'oppose également au grand projet de l'Escadron, le projet Utopia. En effet, le groupe décide de prendre en mains les destinées de sa planète, en en prenant le contrôle et en se donnant une année pour résoudre tous les problèmes de l'humanité...y compris la mort elle-même. Richmond alias Nighthawk quitte le groupe et cherche le moyen de l'empêcher de mener ses projets à bien. Tout cela nous amène aux événements décrits dans la maxi-série [b:5tqm39is]Squadron Supreme[/b:5tqm39is] en 1985, sous la houlette de Mark Gruenwald. Le groupe y mène son projet à bien, mais est entraîné dans une bataille meurtrière avec les résistants menés par Nighthawk. Les pertes sont lourdes des deux côtés, et Hypérion, convaincu par son adversaire (mort au combat), décide de renoncer au programme Utopia. [img:5tqm39is]https://41.media.tumblr.com/556d3a24935d642ccc34576cc819b028/tumblr_n44kbrzGXV1r89a2ho1_500.jpg[/img:5tqm39is] On ne dira jamais assez à quel point le récit de Gruenwald (qui signe probablement là son travail le plus important) est une date dans l'histoire des comic-books, ce qui rend d'ailleurs d'autant plus incompréhensible le fait que Panini ne réédite pas cette pépite. Avant même [b:5tqm39is]Watchmen[/b:5tqm39is] et autres [b:5tqm39is]The Authority[/b:5tqm39is], la série explore les conséquences "réelles" de l'existence de surhommes (que ce soit en termes de progrès technologiques, de géopolitique, de justice, de contrôle des armes, etc...) sur Terre ; Gruenwald se sent d'autant plus les coudées franches qu'il opère dans le cadre d'une Terre alternative à la Terre-616, foyer des héros Marvel. Il peut se "lâcher", et ne manque d'ailleurs pas de le faire. Par rapport à l'idée de "pastiche des héros DC" initialement à l'origine du concept, le scénariste va beaucoup plus loin que Roy Thomas, créant même des adversaires à l'Escadron basés sur des vilains DC ; Master Menace est le Lex Luthor d'Hypérion (mâtiné de Fatalis), quand Guenon-X est une Gorilla Grodd au féminin, ou que le Dr Decibel est le Sonar de Marvel, Lamproie un décalque du Parasite, etc... Vers la fin du récit, Gruenwald adjoindra d'autres membres à l'équipe comme Haywire ou Inertia (en fait des traîtres à la solde de Nighthawk), qui ne semblent pas quant à eux modelés sur des personnages DC... L'action de [b:5tqm39is]Death of a Universe[/b:5tqm39is] se déroule une semaine à peine après les événements de [b:5tqm39is]Squadron Supreme 12[/b:5tqm39is], quand le graphic novel a été publié en 1989, soit trois ans après la conclusion de la maxi-série. Le récit s'ouvre sur le Centurion Ecarlate : venu d'une autre dimension, ce Kang alternatif est devenu le maître absolu de l'univers-712 et de toutes ses ères temporelles. Toutes sauf une : la fin du vingtième siècle, où/quand opèrent l'Escadron. Le Centurion n'ose les affronter, et ne peut même pas observer cette époque : une sorte de voile temporel obstrue ses appareils. Ses scientifiques parviennent quand même à le percer temporairement, juste ce qu'il faut pour que le Centurion observe l'inimaginable : une main gigantesque apparaît près du soleil et menace d'engloutir le système solaire tout entier... Dans le passé (notre présent), Hypérion reçoit les dirigeants américains et leur explique, à leur grand désarroi, qu'il renonce au programme Utopia. Pas le temps de digérer l'info que voilà Hypérion alerté par le Professeur Imam, Sorcier... Suprême de la Terre-712 (et pastiche du Docteur Fate de DC), au sujet d'une menace d'envergure cosmique, la même que celle observée par le Centurion Ecarlate évidemment. L'Escadron, pressé par le temps, n'a d'autre choix que de se tourner vers ses pires ennemis, Master Menace et le Centurion Ecarlate, pour tenter de sauver leur univers... [img:5tqm39is]http://www.marvunapp.com/Appendix/myster6.gif[/img:5tqm39is] Il est un peu surprenant que Marvel ait choisi la collection Graphic Novel pour publier cette suite à la maxi de Gruenwald ; peut-être ce format est-il un peu trop "prestigieux" pour ce récit sympathique mais pas exceptionnel, même si la coloration de luxe propre au format flatte avantageusement le dessin classique, au bon sens du terme, de Paul Ryan (quelque part entre un John Byrne "sage" et des artisans solides mais plus classiques). Il faut dire aussi que le récit est complètement imbriqué dans la continuité propre à l'univers de l'escadron ; le lecteur n'ayant lu pas la maxi précédente risque fort de s'y perdre les chèvres, comme on dit, dans cette profusion de personnages au background finalement plutôt fourni. Gruenwald y est égal à lui-même, c'est-à-dire pas forcément très doué pour les dialogues et la caractérisation (encore que...), mais généreux dans l'action super-héroïque et très inventif sur les rebondissements SF, comme en atteste cette idée pas inédite mais sympa sur Master Menace. Il est simplement dommage que la moitié de l'album soit consacrée à des développements très "soap" (qui semblent peu adapté à ce format "one-shot") certes pas déplaisants pour le lecteur familier des personnages, y compris les plus obscurs ; mais on est quand même témoin des atermoiements de Moonglow ou Redstone, et des amourettes de Haywire et Inertia : ce ne sont pas spécialement les persos Marvel les plus exposés, c'est rien de le dire. Difficle de s'impliquer dans cette dimension de l'histoire. Plus inspiré sur la deuxième moitié du récit, Gruenwald s'y amuse sur deux plans : d'abord, comme à son habitude (Gruenwald était une encyclopédie vivante des comics, d'après son confrère Mark Waid), le scénariste joue sur la continuité et notamment sur ses propres travaux antérieurs. Le "bad guy" de [b:5tqm39is]Death of a Universe[/b:5tqm39is] est une création de Gruenwald dans le cadre de sa fameuse [b:5tqm39is]Project Pegasus Saga[/b:5tqm39is] dans les pages de [b:5tqm39is]Marvel Two-In-One[/b:5tqm39is] qui voyait l'apparition d'Aquarian, nouvelle incarnation de Wundarr l'homme-enfant (lui-même pastiche du plus célèbre des kryptoniens de DC...). Le Nth Man est une sorte de monstre cosmique ou de trou noir vivant ; il est lui aussi la nouvelle incarnation d'un personnage antérieur, le Dr Lightner alias Black Sun. Et puis la simple utilisation du Centurion Ecarlate évoque le vilain Kang et ses multiples incarnations... D'autre part, Gruenwald s'amuse aussi à multiplier les clins d'oeil et les "emprunts" à l'univers DC : ainsi le Centurion Ecarlate est peut-être devenu dans ce récit un analogue du Time Trapper (ennemi de la Légion des Super-héros) et surtout, la nature très [b:5tqm39is]Star Trek[/b:5tqm39is] de la menace (cette main gigantesque dans l'espace) renvoie autant aux origines de l'univers DC telles qu'observées par le vilain Krona (la "main galactique") qu'à [b:5tqm39is]Crisis on Infinite Earths[/b:5tqm39is], et ses univers détruits en cascade dans un "flash" blanc...bien avant Jonathan Hickman et son travail sur la franchise [b:5tqm39is]Avengers[/b:5tqm39is] (je soupçonne d'ailleurs Hickman d'être un admirateur du travail de Gruenwald ; sa reprise du concept du New Universe semble en attester). Loin d'être aussi marquant ou crucial que la maxi qui l'a précédé, [b:5tqm39is]Squadron Supreme - Death of a Universe[/b:5tqm39is], malgré ses défauts, demeure un récit plaisant et presque indispensable aux lecteurs familiers de ces personnages. Imparfait mais épique, généreux et ambitieux, ce graphic novel constituerait même un bonus de choix à une éventuelle publication en VF de la maxi "historique" du regretté scénariste...
Excellent !! A l'exception de "Black Orchid", que j'aime bien mais qui ne me paraît pas exceptionnel, j'aime beaucoup les travaux du duo Gaiman/McKean de l'époque (et même un peu plus tard, avec "Mr. Punch" dans une veine un peu différente... Je crois quand même avoir une légère préférence pour "Signal To Noise", qui présente quelques similitudes formelles avec ce "Violent Cases", et notamment ce dispositif narratif comprenant une mise en abyme... "Violent Cases" trône chez moi depuis un certain temps maintenant (dédicacé par Gaiman, d'ailleurs...), et je crois bien ne l'avoir lu qu'une fois. Merci pour la piqûre de rappel, ce travail le mérite bien.
[img:3u73gb46]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber005/violent-cases_zpsfgpyrbfn.jpg[/img:3u73gb46] [quote:3u73gb46]Qui saurait mieux raconter le Chicago des années 1920 que l'un de ceux qui y ont vécu, assistant quotidiennement aux crimes macabres d'Al Capone et de ses sbires ? C'est ce récit fragmentaire et impressionnant que nous transmet le narrateur, au travers de ses souvenirs d'enfance de conversations avec un vieil homme qui se prétend être l'ostéopathe du roi des gangsters en personne... Un point de départ bizarre pour une fable onirique sur le thème du souvenir et du mal, superbement mise en image et écrite par les créateurs de "l'Orchidée Noire".[/quote:3u73gb46] Récit dans le récit, [b:3u73gb46]Violente Cases[/b:3u73gb46] s'inscrit dans la mouvance noire de la fiction (romans noirs/films noirs), parfaite synthèse contemporaine du mythe et du conte ([i:3u73gb46]Cf.[/i:3u73gb46] [b:3u73gb46]Alain Demouzon[/b:3u73gb46]); à la fois "[b:3u73gb46]Petit Poucet[/b:3u73gb46]" expulsé dans la nuit féroce de l'existence, et tragédie du mythe qui demande de sacrifier aux dieux son poids en vies humaines. Oeuvre de jeunesse de deux auteurs appelés à en faire d'autres ensemble, toutefois bien malin qui pourrait le dire sans repère chronologique tant leur maîtrise paraît évidente. [b:3u73gb46]Neil Gaiman[/b:3u73gb46] & [b:3u73gb46]Dave McKean[/b:3u73gb46] réalisent à partir d'une nouvelle du premier une bande dessinée pour le moins atypique. Une BD que je qualifierais si je devais la décrire d'hypnagogique, c'est-à-dire une bande dessinée qui élabore un dispositif singulier au travers duquel le lecteur est amené à vivre une expérience entre rêve et réalité (pour le dire simplement). À l'instar du protagoniste principal aussi, d'ailleurs. Ce vacillement du familier (que l'on perçoit rétrospectivement dès le titre), un souvenir d'enfant raconté par lui-même une fois devenu adulte, provoque un décrochage, un état de latence entre le rêve et l'éveil, proche de l'hypnose. Cette effet est accentué par la narration, dont la tranquillité excessive finit par créer une nébulosité poétique autant que fascinante. Je serais bien en peine de dire où le duo veut en venir, mais assurément si la destination m'est inconnue le voyage en valait la peine. Et il en vaut la peine à chaque fois que je relis cette histoire.
Cool merci. Je vais être patient et attendre les archives, et vu mes finances actuelles ce sera pas plus mal. Cette nuit au taf c'était calme du coup j'ai dégommé une bonne douzaine d'épisodes du volume 6. Entre la prise de pouvoir de mr glum, le retour des mioches et solar man ( sentry version larsen ) j'ai du mal à lacher le bouquin
Il devrait bien y avoir un volume 7 (et même un volume 8!) comme le révélait le créateur Erik Larsen lui-même en 2011 : [quote="Erik Larsen":3ctvdry2]So... Savage Dragon Archives vol. 4 is late, which makes it yet another late issue of Savage Dragon Archives. Heavy sigh. But that won't happen again--ever. In the last few weeks I've gone through every page of every issue so that volumes 5-8 are sitting here done and ready to go. And it's been...challenging. In a few cases black and white files weren't saved, which meant either removing color or re-scanning in the original art. In a few cases it meant recreating pages which had been heavily worked over in Photoshop. More recently, with the advent of computer lettering, it meant creating a black and white version because the lettering was married to color files--not black and white ones. I'm having #121 re-lettered because my one attempt at computer lettering was just too goddamned big and it really needed to be redone but otherwise it's all ready to go. Thing is--if I'm going to continue collecting books at 25-issue chunks the books aren't all the same size. Vol. 4 (76-100) is clocking in at a whopping 656 pages, due to an oversized #100. Vol. 5 (101-125) would be 632 pages, due to added pages here and there and two longer special issues (115 and 125). But then things drop... Vol. 6 would be 544 pages Vol. 7 would be 548 pages Vol. 8 would be 544 pages The end result will be that the spine widths will be somewhat inconsistent. Previous volumes have fluctuated a bit already because while Vol. 1 included the expanded miniseries (five issues) plus 1-21 of the ongoing book, Vol. 2 collected 29 issues (#22-50). I started adding covers into vol. 3 to make up for lost pages but it looked positively anemic stacked up against the previous volumes. So now I'm somewhat torn. Do I stick with the 25-issues a pop thing and make it simple in terms of keeping track of what issues are in which book or do I say screw it and shoot for consistency in spine width--stuffing more issues into fewer volumes? Any thoughts?[/quote:3ctvdry2] Source : www.savagedragon.com
[img:32m2yhs9]http://comicbookrealm.com/cover-scan/2c6c9ac86d34fc159d3d1efd20d50b18/xl/image-savage-dragon-archives-tpb-5.jpg[/img:32m2yhs9] Je viens de finir ce volume 5 qui contient les épisodes 101 à 125 de la série. C'est toujours aussi énorme. Larsen continu de faire évoluer sa création sur un nouveau monde ( son monde d'origine s'étant fait bouffer par le galactus local ), le marrie à jennyfer murphy; l'envoie dans la dimension x empecher une vague d'annihilation, lui fait perdre ses pouvoirs, le lance dans les élections présidentielles. Il se permet aussi de tacler l'industrie des comics ( comme les équipes artistique qui reste que quelques mois en place sur un titre )ou les politiques ( bush voulant envahir asgard car il pense qu'ils ont des armes de destructions massives ) A côté de ça, Larsen créé des méchants super attachants et/ou marrant comme mr glum ( mon préféré ) qui sert de compagnie à angel la fille de dragon ou encore the fly un mec qui transforme les gens en mouche. C'est très rythmé, bourré d'action et d'humour ( les tentatives de mr glum pour tuer dragon sont assez fendarde, de même que larsen pastiche aussi calvin et hobbes avec angel et glum ). Et larsen aux dessins en noir et blanc j'aime beaucoup. Pour tout ceux qui aiment invincible, foncez lisez savage dragon. Pour tout les nostalgiques d'une certaines écriture, qui s'est perdue pour faire place à l'écriture tpb, foncez lisez savage dragon. Pour tout ceux qui veulent une lecture fun et pas prise de tête, foncez lisez savage dragon. Pour ceux qui ont peur car en vo c'est du langage très basic ( je sors très peu le dico ) donc foncez. Et 25 épisodes pour 20 dollars c'est presque donné J'attaque le volume 6 dans la foulée. Par contre je sais pas si image va continuer cette collection maintenant qu'ils ont rattrapper les tpb en couleurs
[quote:3h9hcp85]Ce principe dit de continuité donc, est né des cogitations de [b:3h9hcp85]Sheldon Mayer [/b:3h9hcp85]et de [b:3h9hcp85]Gardner Fox[/b:3h9hcp85] lorsqu'ils réunirent plusieurs super-héros, à l'hiver 1940-1941, au sein d'une équipe : la [b:3h9hcp85]Justice Society of America[/b:3h9hcp85] ([b:3h9hcp85]All-Star Comics[/b:3h9hcp85] #3). [...] Cette idée, qualifiée par [b:3h9hcp85]Robert Overstreet[/b:3h9hcp85] de [i:3h9hcp85]"concept le plus révolutionnaire depuis la création des super-héros eux-mêmes"[/i:3h9hcp85], trouve peut-être sa source en 1912 dans les pages de [b:3h9hcp85]The Century Magazine[/b:3h9hcp85] (1881-1930). [b:3h9hcp85]Carolyn Wells[/b:3h9hcp85] y créée alors [b:3h9hcp85]La Société des Détectives Infaillibles[/b:3h9hcp85] réunissant rien de moins que [b:3h9hcp85]Sherlock Holme[/b:3h9hcp85]s, [b:3h9hcp85]Auguste Dupin[/b:3h9hcp85], [b:3h9hcp85]Arsène Lupin[/b:3h9hcp85] ou encore [b:3h9hcp85]Monsieur Lecoq[/b:3h9hcp85], etc. Cette équipe de détectives littéraires vivra une seconde aventure en 1915 dans la même revue. [/quote:3h9hcp85] Et pour les anglophones qui souhaitent découvrir les deux récits de [b:3h9hcp85]La Société des Détectives Infaillibles[/b:3h9hcp85], voici "[b:3h9hcp85]L'Aventure de la Mona Lisa[/b:3h9hcp85]" suivie de "[b:3h9hcp85]L'Aventure de la Corde à Linge[/b:3h9hcp85]" : [img:3h9hcp85]http://imageshack.com/a/img922/3127/KT0LIi.png[/img:3h9hcp85] [img:3h9hcp85]http://imageshack.com/a/img922/3939/Ft2KOT.png[/img:3h9hcp85] [img:3h9hcp85]http://imageshack.com/a/img924/6195/0Fwm69.png[/img:3h9hcp85] [img:3h9hcp85]http://imageshack.com/a/img921/7720/vfHQhZ.png[/img:3h9hcp85] [img:3h9hcp85]http://imageshack.com/a/img922/4963/DmlQID.png[/img:3h9hcp85] [img:3h9hcp85]http://imageshack.com/a/img922/8203/FnSbqE.png[/img:3h9hcp85] [img:3h9hcp85]http://imageshack.com/a/img921/2100/FRnIJx.png[/img:3h9hcp85] [img:3h9hcp85]http://imageshack.com/a/img924/3409/BJwJxw.png[/img:3h9hcp85] [img:3h9hcp85]http://imageshack.com/a/img921/3738/2qY1Zx.png[/img:3h9hcp85]
[quote="artemus dada":2j7pwmk4]Mais le [i:2j7pwmk4]bleed[/i:2j7pwmk4] c’est aussi en anglais le terme qui, dans le domaine de l’imprimerie, désigne ce qu’en français on nomme le « fond perdu », une marge notamment utilisée pour des annotations ou servant de sécurité lors de la coupe d’une image, par exemple. Donc dès le départ [b:2j7pwmk4]Warren Ellis[/b:2j7pwmk4] place ses deux séries sous les feux d’une lecture dite au « deuxième degré » (pastiches, polysémie, etc.) cher au postmodernisme.[/quote:2j7pwmk4] Bien vu !
[img:srivjzp8]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber006/autho3_zpsnx86mjtg.jpg[/img:srivjzp8] [size=85:srivjzp8][b:srivjzp8]Stormwatch[/b:srivjzp8] n°11 (Volume 2/1998)[/size:srivjzp8] [b:srivjzp8][size=150:srivjzp8]B[/size:srivjzp8][/b:srivjzp8]âtie sur les cendres de [b:srivjzp8]Stormwatch[/b:srivjzp8] (créée par [b:srivjzp8]Jim Lee[/b:srivjzp8]), [b:srivjzp8]The Authority[/b:srivjzp8] (1999) est une équipe connue pour avoir été le prototype d’un nouveau type de super-héros inspiré par l'idéologie managériale, celui d'individus dit proactifs. Être proactif c'est devancer le problème avant qu'il n'ait lieu, c'est agir sur les faits et les processus à venir. [b:srivjzp8]Warren Ellis[/b:srivjzp8] & [b:srivjzp8]Bryan Hitch[/b:srivjzp8] les deux créateurs de la série sont connus au-delà des sphères du neuvième art, en ce sens qu’ils ont inventé deux personnages, [b:srivjzp8]Apollo[/b:srivjzp8] et le [b:srivjzp8]Midnighter[/b:srivjzp8] (pastiches avoués de [b:srivjzp8]Superman[/b:srivjzp8] & [b:srivjzp8]Batman[/b:srivjzp8]) évoluant dans le milieu [i:srivjzp8]mainstream[/i:srivjzp8] de la bande dessinée américaine (le courant dominant, celui des super-héros), ayant fait leur [i:srivjzp8]coming out[/i:srivjzp8] à une époque où ça n’allait pas de soi ; ou disons moins que de nos jours. Même si pour le dire vite cela tient à un concours de circonstances (où il faut croire qu’ils sont arrivés dans les premiers). En effet, le dessinateur [b:srivjzp8]Bryan Hitch[/b:srivjzp8] déclarera les avoir dessinés nus dans une case car [i:srivjzp8]«il me manquait une case pour les montrer en train d’enlever leurs costumes de ville et se changer en super-héros. »[/i:srivjzp8] ([url=http://www.zoolemag.com/2010/07/interview-de-bryan-hitch-lauteur-de-the-authority.html:srivjzp8]Pour en savoir +[/url:srivjzp8]), et un an après ce dessin, certains lecteurs se sont dit : « Bon sang mais c’est bien sûr … ». [b:srivjzp8]Warren Ellis[/b:srivjzp8], lui de son côté, déclarera avoir tout planifié depuis le début que cela faisait partie de son dessein à lui. En tout état de cause si on peut avoir des « doutes » sur l’origine de l’un des couples [i:srivjzp8]gay[/i:srivjzp8] les plus emblématiques de la bande dessinée étasunienne (en tout cas le plus déluré), il n’en demeure pas moins qu’[b:srivjzp8]Ellis[/b:srivjzp8] a fait feu de tout bois dans ces deux séries ([b:srivjzp8]Stormwatch[/b:srivjzp8] & [b:srivjzp8]The Authority[/b:srivjzp8] sous l’égide alors de l’éditeur [b:srivjzp8]Wildstorm[/b:srivjzp8]) qui l’ont révélé. [img:srivjzp8]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber006/The-Authority-frise2_zpsqxgxrfnl.jpg[/img:srivjzp8] Ainsi [b:srivjzp8]the Bleed[/b:srivjzp8] (la [b:srivjzp8]Plaie[/b:srivjzp8] en français) est une « frontière » entre des univers (parallèles) dans laquelle une sorte d’astronef inter-dimensionnel le [b:srivjzp8]Porteur[/b:srivjzp8] (occupé par l’équipe nommée [b:srivjzp8]The Authority[/b:srivjzp8] qui en a fait son QG) voyage. Mais le [i:srivjzp8]bleed[/i:srivjzp8] c’est aussi en anglais le terme qui, dans le domaine de l’imprimerie, désigne ce qu’en français on nomme le « fond perdu », une marge notamment utilisée pour des annotations ou servant de sécurité lors de la coupe d’une image, par exemple. Donc dès le départ [b:srivjzp8]Warren Ellis[/b:srivjzp8] place ses deux séries sous les feux d’une lecture dite au « deuxième degré » (pastiches, polysémie, etc.) cher au postmodernisme. Toutefois après douze numéros [b:srivjzp8]Hitch[/b:srivjzp8] & [b:srivjzp8]Ellis[/b:srivjzp8] tirent leur révérence et passe la destinée de l’équipe à une autre équipe créative, en l’occurrence [b:srivjzp8]Mark Millar[/b:srivjzp8] et [b:srivjzp8]Frank Quitely[/b:srivjzp8], qui poussera le bouchon du pastiche encore plus loin. Ce qui nous amène à 2004 et à [b:srivjzp8][i:srivjzp8]The Authority : Revolution[/i:srivjzp8][/b:srivjzp8], maxi-série de 12 numéros écrite par [b:srivjzp8]Ed Brubaker[/b:srivjzp8] et dessinée par [b:srivjzp8]Dustin Nguyen[/b:srivjzp8]. De l’eau a coulé sous les ponts, et [b:srivjzp8]Jack Hawksmoor[/b:srivjzp8] le leader de l’équipe à ce moment là, occupe maintenant le bureau ovale (de la [b:srivjzp8]Maison Blanche[/b:srivjzp8]). Et ce n’est pas le moindre des paradoxes pour cette « autorité » qui ne se reconnaître par ailleurs « aucun Dieu ni maître » version simplifiée d’un anarchisme de bon aloi. [img:srivjzp8]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber006/autho4_zpsjtckoieb.jpg[/img:srivjzp8] [quote:srivjzp8][b:srivjzp8]Jack Hawksmoor[/b:srivjzp8] est typiquement un personnage écrit sous le patronage d’une approche postmoderne dont une lecture au deuxième degré offre bien des agréments. En effet il est le résultat de la rencontre de [b:srivjzp8]Spring Heeled Jack[/b:srivjzp8] (Jack aux chevilles à ressorts) un criminel ayant opéré dans le [b:srivjzp8]Londres[/b:srivjzp8] des années 1830 (1837-1838) qui aurait troqué ses « chevilles à ressorts » pour la pratique du [b:srivjzp8]Parkours[/b:srivjzp8] et dont la plante des pieds aurait été rechapée par [b:srivjzp8]Pirelli[/b:srivjzp8] à l’instar de [b:srivjzp8]Carl Lewis[/b:srivjzp8] ou [b:srivjzp8]Marie-José Pérec[/b:srivjzp8]. À cela s’ajoute les liens qu’entretien ce personnage avec les villes, à mettre en relation avec le célèbre architecte [b:srivjzp8]Nicholas Hawksmoor[/b:srivjzp8], dont il porte le patronyme, porté sur la psychogéographie ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/06/psychogeographie.html:srivjzp8]Pour en savoir +[/url:srivjzp8]) autrement dit une certaine poétique de l’exploration urbaine, du moins tel que vue par des fictions célèbres ([i:srivjzp8]Cf.[/i:srivjzp8] [b:srivjzp8]Alan Moore[/b:srivjzp8], [b:srivjzp8]Peter Ackroyd[/b:srivjzp8] ou encore [b:srivjzp8]Ian Sinclair[/b:srivjzp8]). [/quote:srivjzp8] Depuis au moins l’épisode [b:srivjzp8][i:srivjzp8]What Can One Man Do[/i:srivjzp8][/b:srivjzp8] (écrit par [b:srivjzp8]Elliot S! Maggin[/b:srivjzp8] et publié en 1971 par [b:srivjzp8]DC Comics[/b:srivjzp8]), où [b:srivjzp8]Oliver Queen[/b:srivjzp8] l’[i:srivjzp8]alter ego[/i:srivjzp8] de [b:srivjzp8]Green Arrow[/b:srivjzp8] s’interroge sur ce que peut faire un super-héros pour aider les autres et où l’idée de briguer un mandat éléctoral lui vient à l’esprit, un traitement par le biais de la politique titille certains scénaristes de [i:srivjzp8]comic books[/i:srivjzp8] de super-héros. Voir par exemple [b:srivjzp8]Ex machina[/b:srivjzp8] de [b:srivjzp8]Vaughan[/b:srivjzp8] & [b:srivjzp8]Harris[/b:srivjzp8] qui met en scène un ancien super-héros devenu maire de [b:srivjzp8]New York[/b:srivjzp8] dans une [b:srivjzp8]Amérique du Nord[/b:srivjzp8] uchronique. [b:srivjzp8]The Authority[/b:srivjzp8] depuis son lancement par [b:srivjzp8]Warren Ellis[/b:srivjzp8] & [b:srivjzp8]Bryan Hitch[/b:srivjzp8], joue avec cette idée ; dans la maxi-série dont il question ici, et où l’un de ses membres occupe le bureau ovale on s’attend à ce que cette idée se concrétise. Mais ce ne sera pas le cas. On pourrait me rétorquer que « faire de la politique » mériterait d’être clairement expliqué, certes. Je m’en tiendrai à la définition d’[b:srivjzp8]Henri Laborit[/b:srivjzp8] pour qui la politique [i:srivjzp8]« c’est d’abord une science de l’organisation des structures sociales »[/i:srivjzp8] ce qui laisse un large champ d’action, tout en précisant néanmoins qu’ici, j’attendais [b:srivjzp8]The Authority[/b:srivjzp8] surtout sur le terrain de la conduite des affaires publiques, un terrain où l’on peut prendre des décisions concrètes et assez facilement identifiables. Il n’en sera rien ou très peu, c’est-à-dire qu’on ne s’étendra pas sur les tenants et les aboutissants des réformes et autres changements. Surtout lorsque l'un des membres de l'équipe rappelle un célèbre docteur de [b:srivjzp8]Harvard[/b:srivjzp8] (du moins selon une lecture au deuxième degré) qui dans la mouvance des années 60 et du moment psychédélique voulait changer les esprits (avant et) pour changer le monde. Les problèmes se régleront dans des [i:srivjzp8]mano a mano[/i:srivjzp8] virils et via les super-pouvoirs des uns et des autres (voir par exemple la paix singée entre deux belligérants du [b:srivjzp8]Moyen-Orient[/b:srivjzp8]). Cette absence fait-elle de [b:srivjzp8][i:srivjzp8]Révolution[/i:srivjzp8][/b:srivjzp8] une mauvaise histoire ? Que nenni ! [img:srivjzp8]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber006/autho5_zpsiry8j9nx.jpg[/img:srivjzp8] [b:srivjzp8]Brubaker [/b:srivjzp8]& [b:srivjzp8]Nguyen[/b:srivjzp8] y déploient tout leur talent et leur métier et offrent aux amateurs de divertissement un récit captivant où de mystérieux ennemis complotent, où des politiciens retors et sans scrupule s’opposent sournoisement aux velléités de changements, où d’anciens super-héros resurgissent étrangement jeunes et puissants. Sans oublier un peu de psychanalyse freudienne comme il se doit, oui celle sous-tendue par le complexe d’[b:srivjzp8]Œdipe[/b:srivjzp8], revue et corrigée par une belle dose de mauvais esprit. Les auteurs nous feront aussi visiter d’autres plans de la réalité, d’autres univers (une constante – ou presque - des univers super-héroïques depuis [b:srivjzp8]Flash[/b:srivjzp8] n°123 ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/02/flash-des-deux-mondes.html:srivjzp8]Pour en savoir +[/url:srivjzp8]) même si dès [b:srivjzp8]Wonder Woman[/b:srivjzp8] n°59 en 1953 il en est déjà question), et il n’y a pas que les univers qui sont plurivoques, les personnages aussi. On « visite » également les pensées d’une gamine qui n’a qu’une hâte, celle de grandir ou encore celle d’un dur à cuire au cœur tendre. Oui les stéréotypes ont la vie dure, mais traité avec malice c’est toujours réjouissant. Bref sur une structure scénaristique dite modulaire, toujours efficace, les deux créateurs ne se refusent rien et s’ils utilisent la politique plutôt comme une sorte de vernis, le tableau d’ensemble qu’ils brossent rend plutôt bien. Des [i:srivjzp8]cliffhanger[/i:srivjzp8] qui tombent à point nommé, parachèvent la forte impression que laisse cette série. Et si [b:srivjzp8]Brubaker[/b:srivjzp8] est connu pour être un auteur ès polars talentueux, question S-F ce n’est pas un manche non plus. Des dialogues de forts mauvais goût (une marque de fabrique de la série) joliment négociés (et ironiques), fort bien traduits, eh oui cette série à été traduite chez l’éditeur [b:srivjzp8]Panini[/b:srivjzp8], donnent à cette histoire un léger parfum de transgression. En outre, loin de la frilosité qui saisie certains auteurs, [b:srivjzp8]Nguyen[/b:srivjzp8] & [b:srivjzp8]Brubaker[/b:srivjzp8] généreusement, n’hésitent pas à créer de nouveaux personnages et à donner corps à de nouveaux concepts, ou à en approfondir d’autres. Ce qui n’est pas toujours évident lorsqu’on travaille sous le régime du [i:srivjzp8]work for hire[/i:srivjzp8], c’est-à-dire « à la commande » et où tout ce que vous inventez appartient à l’éditeur. Avec cette mini-série on a vraiment l’impression d’être au cœur de la "continuité", sans pour autant être perdu ou ressentir un manque. [img:srivjzp8]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber006/autho8_zpsxkz4nmjm.jpg[/img:srivjzp8] Le principe dit de continuité se caractérise par un univers fictif commun où les personnages des divers titres d'un même éditeur se rencontrent, s'affrontent, se réunissent, et où les événements peuvent avoir des effets et des répercussions à travers des séries différentes. Dans une certaine mesure tous les récits publiés par un éditeur tendent à former un seul grand récit, et théoriquement les protagonistes portent sur leurs épaules le poids de leurs actions passées. Pour le meilleur et le pire. Ce principe de continuité est facilité par la politique éditoriale qui contractuellement n'envisage que le [i:srivjzp8]work for hire[/i:srivjzp8], c'est-à-dire le travail de commande dont le résultat devient la propriété de l'éditeur et pas celle des scénaristes et des artistes qui l'ont réalisé. Cependant c'est un peu moins vrai de nos jours, où le [i:srivjzp8]creator-owned[/i:srivjzp8] (une série où le(s) créateur(s) en possède(nt) les droits) se fait une place dans le maquis éditorial étasunien. [quote:srivjzp8]Ce principe dit de continuité donc, est né des cogitations de [b:srivjzp8]Sheldon Mayer [/b:srivjzp8]et de [b:srivjzp8]Gardner Fox[/b:srivjzp8] lorsqu'ils réunirent plusieurs super-héros, à l'hiver 1940-1941, au sein d'une équipe : la [b:srivjzp8]Justice Society of America[/b:srivjzp8] ([b:srivjzp8]All-Star Comics[/b:srivjzp8] #3). Une équipe qui servira de modèle à la [b:srivjzp8]Justice League of America[/b:srivjzp8] presque 20 ans plus tard, puis plus récemment à la [b:srivjzp8]Ligue des Gentlemen Extraordinaires[/b:srivjzp8], voire à l’hexagonale [b:srivjzp8]Brigade Chimérique[/b:srivjzp8]. Cette idée, qualifiée par [b:srivjzp8]Robert Overstreet[/b:srivjzp8] de [i:srivjzp8]"concept le plus révolutionnaire depuis la création des super-héros eux-mêmes"[/i:srivjzp8], trouve peut-être sa source en 1912 dans les pages de [b:srivjzp8]The Century Magazine[/b:srivjzp8] (1881-1930). [b:srivjzp8]Carolyn Wells[/b:srivjzp8] y créée alors [b:srivjzp8]La Société des Détectives Infaillibles[/b:srivjzp8] réunissant rien de moins que [b:srivjzp8]Sherlock Holme[/b:srivjzp8]s, [b:srivjzp8]Auguste Dupin[/b:srivjzp8], [b:srivjzp8]Arsène Lupin[/b:srivjzp8] ou encore [b:srivjzp8]Monsieur Lecoq[/b:srivjzp8], etc. Cette équipe de détectives littéraires vivra une seconde aventure en 1915 dans la même revue. Elle est aussi d’une certaine manière, le prototype de l’univers [b:srivjzp8]Wold Newton[/b:srivjzp8] de l’écrivain [b:srivjzp8]P.J. Farmer[/b:srivjzp8] ([b:srivjzp8][i:srivjzp8]Tarzan vous salue bien[/i:srivjzp8][/b:srivjzp8], [b:srivjzp8][i:srivjzp8]Escape from Loki[/i:srivjzp8][/b:srivjzp8], etc.)[/quote:srivjzp8] [img:srivjzp8]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber006/autho6_zps3dyn5wum.jpg[/img:srivjzp8] [b:srivjzp8]The Authority[/b:srivjzp8] a toujours été un [i:srivjzp8]blockbuster[/i:srivjzp8], dans le sens premier du terme, à savoir une bombe capable de raser un quartier. Dans cette série, la pyrotechnie et les homicides sont une sorte de patrimoine qu’il faut entretenir, et les deux auteurs de [b:srivjzp8][i:srivjzp8]Révolution[/i:srivjzp8][/b:srivjzp8] ne s’en privent pas. On se demande parfois de qui l’auteur est le double lorsqu’on lit (ou regarde) une fiction, ici dans [b:srivjzp8][i:srivjzp8]The Authority : Revolution[/i:srivjzp8][/b:srivjzp8] ça ne fait aucun doute : [b:srivjzp8]Brubaker[/b:srivjzp8] est l’[i:srivjzp8]alter ego[/i:srivjzp8] du [i:srivjzp8]villain[/i:srivjzp8] de cette histoire, son esprit retors en est la preuve. Et son mauvais esprit le place sur la même marche que [b:srivjzp8]Warren Ellis[/b:srivjzp8].
Je me rappelle avoir lu [b:2hnpcczz]Dark Entries[/b:2hnpcczz] lors de sa sortie et de m'être plutôt ennuyé. C'est peut-être parce que l'idée d'un Loft Story qui tourne à l'horreur, je trouve que c'est une idée fabuleuse (qu'on retrouve aussi dans le premier tome de [b:2hnpcczz]Ghosted[/b:2hnpcczz] de Joshua Williamson et Goran Sudzuka). Mais, dans mon souvenir, les auteurs ne vont pas au bout de cette idée, ou alors ils ne frappent pas assez fort le concept de "télé-réalité" à mon goût, au choix. Cependant, je lui redonnerais bien sa chance si je le trouve dans un bac.
[b:inprjcoc]Ian Rankin[/b:inprjcoc], maître du [b:inprjcoc]Black Tartan[/b:inprjcoc] (le roman noir écossais) s'associe avec le dessinateur [b:inprjcoc]Werther Dell'ereda[/b:inprjcoc] et ensemble, ils posent leur focale sur les affres de la "célébrieveté", autrement dit la télé-réalité qui, ne reculant devant rien propose un programme de "maison hantée". Rien d'extraordinaire cela dit, toutes les tendances de la société sont, on le sait, prétexte à fabriquer un jeu de télé-réalité. Énigme en chambre close (par la force des choses) mais paradoxalement sous l’œil des caméras, [b:inprjcoc]Ian Rankin[/b:inprjcoc] fin connaisseur de bandes dessinées, souligne l'un des aspects du protéiforme [b:inprjcoc]John Constantine[/b:inprjcoc] : celui du détective de l'étrange. Une race de détective qui se mesure à rien de moins que des mystères aux proportions métaphysique. Vous voilà prévenus. [img:inprjcoc]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber006/darkE01_zpsaf05h50r.jpg[/img:inprjcoc] Dans ma précédente notule de lecture, celle sur [b:inprjcoc]Mandroid [/b:inprjcoc](juste au-dessus), je discutais de notre manière de lire (ou moins présomptueusement de la mienne) qui inclue inévitablement une lecture au "deuxième degré", et de celle d'écrire qui invariablement (ou presque), aujourd'hui, ressort de ce qu'on appelle en littérature, le postmodernisme. Là encore par exemple, d'une manière certes homéopathique, il en est question ; ne serait-ce qu'avec le titre [b:inprjcoc][i:inprjcoc]Dark Entries[/i:inprjcoc][/b:inprjcoc], qui est aussi une chanson du groupe [b:inprjcoc]Bauhaus[/b:inprjcoc]. Rien de fortuit ici. Si le [i:inprjcoc]twist[/i:inprjcoc] concocté par [b:inprjcoc]Ian Rankin[/b:inprjcoc] est plutôt astucieux, le fond sur lequel se déroule cette histoire, la télé-réalité, dont les images sont gravées (au mieux) dans la glaise du souvenir à défaut de l'être dans le marbre de la mémoire, trouve une résonance particulière lorsqu'on découvre, petit à petit de quoi il retourne. [img:inprjcoc]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber006/darkE04_zpshsdi7i2x.jpg[/img:inprjcoc] [b:inprjcoc]Werther Dell'edera[/b:inprjcoc] donne l'ambiance qu'il faut au travers d'une certaine sobriété voire un brin d'austérité grâce à son trait, son encrage, que l'on devine sec. Ses planches cadrent diablement bien à la situation dans laquelle [b:inprjcoc]Constantine[/b:inprjcoc] s'est mis. Publié dans l’éphémère "sous-label" [b:inprjcoc]Vertigo Crime[/b:inprjcoc] (qui comme sont nom l'indique s'intéressait aux crimes et à ceux qui le commettent) de [b:inprjcoc]DC Comics[/b:inprjcoc] cet album aurait été plus percutant en étant un peu plus "ramassé". Là, avec un peu plus de 200 pages il y a un petit ventre mou (rien de honteux non plus) qui amoindrit (un peu) l'impact de l'histoire. Une broutille toutefois, tant la lecture de [b:inprjcoc]Dark Entries[/b:inprjcoc] procure un chouette moment de lecture, tout à fait raccord avec ce qu'on connait du [b:inprjcoc]John Constantine[/b:inprjcoc] de [b:inprjcoc]Vertigo[/b:inprjcoc]. À vous [b:inprjcoc]Cognacq-Jay[/b:inprjcoc] ! [img:inprjcoc]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber006/darkE02_zpsnf3l1kek.jpg[/img:inprjcoc]
[img:fuam6t9l]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber005/Mandroid-2000AD_zpsq2k9wyyj.jpg[/img:fuam6t9l] [quote:fuam6t9l]Nate Slaughterhouse est le vétéran d’une guerre sanglante menée sur une planète extraterrestre. Déchiqueté, écrasé, brisé puis reconstruit, Nate devient plus une machine qu’un homme : un Mandroid ! Quand Nate revient à Mega-City One, il découvre qu’il est incapable de faire face à sa nouvelle existence […][/quote:fuam6t9l] [b:fuam6t9l][i:fuam6t9l]Mandroid[/i:fuam6t9l][/b:fuam6t9l] est une histoire qui prend place dans le monde du [b:fuam6t9l]Judge Dredd[/b:fuam6t9l] (c'est-à-dire de la bande dessinée britannique), cette société du futur hyperviolente ou les « [i:fuam6t9l]Judges [/i:fuam6t9l]» sont à la fois policiers, juges & bourreaux. Elle met (principalement) en scène [b:fuam6t9l]Nate Slaughterhouse[/b:fuam6t9l] un ex-militaire que les vicissitudes de son métier c’est peu de le dire, ont contraint à une retraite anticipée. De retour à la vie civile il s’installe dans la mégalopole de [b:fuam6t9l]Mega-City One[/b:fuam6t9l] (celle où officie le [b:fuam6t9l]Judge Dredd[/b:fuam6t9l]) avec sa femme et son fils. [color=#FFFFFF:fuam6t9l]... [/color:fuam6t9l]Je ne sais pas si la production de la « culture de masse » a augmenté, par contre je suis persuadé que son accès est beaucoup plus facile aujourd’hui que disons au début des années 1990 du siècle dernier. La [b:fuam6t9l]Toile[/b:fuam6t9l] permet de s’affranchir des (anciens) canaux traditionnels de diffusion et du « contrôle » que ceux-ci pouvaient exercer. Sans parler des frontières et des langues qui ne sont plus qu'un mauvais (?) souvenir. D’autre part, les individus en charge de produire cette culture dite de masse ou d’en autoriser la production sont plus nombreux aujourd’hui, en outre ce sont des gens qui ont eux-mêmes baignée dedans la majeure partie de leur existence. Or donc, si la culture de masse n’a pas augmenté (?), du moins est-elle plus largement diffusée. [img:fuam6t9l]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber005/Mandroid-2000AD-02_zpsfn6frw9u.jpg[/img:fuam6t9l] Corollaire de sa plus large diffusion, elle impose un nombre plus élevé de références qui sont de fait partagées par tous (ou presque), et diminue d’autant plus la chance de lire une histoire totalement originale. Il est devenu évident du moins pour moi, que ce n’est plus l’art d’un nouvel alphabet que j’attends mais plutôt celui de nouvelles combinaisons de mots anciens, et pour le coup ici de nouvelles combinaisons d’idées sinon anciennes du moins déjà connues. Je ne suis pas le premier (ni le dernier) à le dire mais nous sommes clairement dans l’ère de la postmodernité. Cela dit, le recyclage, la parodie, le pastiche (liste non exhaustive) n’ont pas attendu l’ère postmoderne pour entrer en jeu ; mais aujourd’hui, je crois que l’on ne peut plus y échapper. L’une des conséquences du postmodernisme est que la manière de lire à elle aussi changée. Lire de nos jours, c’est (pour certains de nous, dont moi) mettre en route un processus encyclopédique qui renvoie à des conventions génériques fondées sur un ensemble intertextuel et architextuel « global ». Dés lors il y a toujours un « arrière-plan » imaginaire englobant qui dépend du lecteur et de ses compétences génériques mais auquel il ne peut pas échapper. Par exemple ici, et sans que cela affaiblisse l’histoire, [b:fuam6t9l]Mandroid[/b:fuam6t9l] me semble être le croisement entre les films [b:fuam6t9l][i:fuam6t9l]Un Justicier dans la ville[/i:fuam6t9l][/b:fuam6t9l] (et sa philosophie du [i:fuam6t9l]vigilantism[/i:fuam6t9l]) et [b:fuam6t9l]Robocop[/b:fuam6t9l] (et son policier cyborg), le tout transposé dans l’univers du magazine britannique [b:fuam6t9l]2000AD[/b:fuam6t9l] et plus particulièrement [b:fuam6t9l]Mega-City One[/b:fuam6t9l]. [img:fuam6t9l]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber005/Mandroid-2000AD-01_zpsysmkmjck.jpg[/img:fuam6t9l] Ceci étant dit, est-ce que ça marche ? Eh bien oui, [b:fuam6t9l]Mandroid [/b:fuam6t9l] est une aventure (auto-contenue) où par ailleurs le [b:fuam6t9l]Judge Dredd[/b:fuam6t9l] n’apparaît qu’en creux, mais c’est là aussi que l’on voit le tour de main du scénariste [b:fuam6t9l]John Wagner[/b:fuam6t9l] (et le processus encyclopédique dont je parlais) : [b:fuam6t9l]Dredd [/b:fuam6t9l] est un personnage à part entière du récit, et sa personnalité est fort bien décrite, donc disais-je une aventure captivante très bien ficelée. Les personnages ont une épaisseur psychologique comme on dit, et il y en a suffisamment pour que le monde dans lequel ils évoluent prenne lui aussi une consistance suffisant pour favoriser l’immersion du lecteur. De plus le large cheptel de personnages différents, et leurs interactions permettent de bien comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui se passe, et où ça se passe. En conclusion si je puis dire, [b:fuam6t9l][i:fuam6t9l]Mandroid[/i:fuam6t9l][/b:fuam6t9l] est un album à mettre entre les mains de tout lecteur curieux de passer un très bon moment de lecture.
Par contre Gruenwald était juste l editor.. l editeur en chef c etait.. shooter, non? Moi aussi j ai galéré pour trouver ces numéros et ceux de simonson inédits en VF... j ai du les recuperer en 2004... ils sont vraiment bien mais j attend une version epic pour les lire dans la continuité des autres episodes...
Ouais, donc il n'y a probablement pas de brouille du tout en fait. C'est moi qui tire des conclusions hâtives. Merci pour tes précisions sur le sub-plot Fatalis/Strange. Je connaissais la version Byrne de la scène, mais ça m'était complètement sorti de la tête. Et finalement, je viens de tomber sur une interview de Stern où il dit que la gestation de "Triumph and Torment" a duré...7 ans. Effectivement ça laisse le temps de sub-ploter...
[quote="Photonik":14pexu2e][quote="Marko":14pexu2e]sans oublier le sub-plot de Triumph and Torment qui remonte au début des années 80).[/quote:14pexu2e] Tiens... Tu pourrais préciser, je ne vois pas exactement à quoi tu fais référence (et pourtant j'ai lu "Triumph and Torment")..? [/quote:14pexu2e] L'apport de l'âme de la mère de Fatalis prisonnière du royaume de Méphisto trouve son origine dans une histoire des années 70 de Gerry Conway. Par la suite Stern a repris cet élément dans Doctor Strange 57, Fatalis y envisage de s'allier à Strange, et même de devenir son apprenti, un comble pour quelqu'un d'aussi orgueilleux. On retrouve la même scène dans Fantastic Four 258, avec juste un changement d'angle au niveau des cases. [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=646066DRSTR57DrDoom.jpg:14pexu2e][img:14pexu2e]http://img11.hostingpics.net/pics/646066DRSTR57DrDoom.jpg[/img:14pexu2e][/url:14pexu2e] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=997303FF258DrStr.jpg:14pexu2e][img:14pexu2e]http://img11.hostingpics.net/pics/997303FF258DrStr.jpg[/img:14pexu2e][/url:14pexu2e] [quote="Photonik":14pexu2e]D'autre part, et comme tu es bien rencardé sur les coulisses, tu as des infos sur l'évolution de la relation entre Stern et Byrne ? Ils étaient très proches au début, ils semblent jouer un temps au ping-pong comme tu l'expliques, mais à un moment on a l'impression que Byrne défait pas mal de choses dans le travail de Stern : il y a l'exemple célèbre de Vision dans les "West Coast Avengers" (tiens, j'ai oublié de dire dans mon post que Stern est aussi le premier auteur des Vengeurs de la Côte Ouest...).[/quote:14pexu2e] En ce qui concerne une éventuelle brouille entre les deux là je n'en sais rien, par contre c'est Byrne qui a recommandé Stern aux éditeurs de DC (aboutissant à son arrivée sur les titres Superman).
[quote="Marko":284y9utj]sans oublier le sub-plot de Triumph and Torment qui remonte au début des années 80).[/quote:284y9utj] Tiens... Tu pourrais préciser, je ne vois pas exactement à quoi tu fais référence (et pourtant j'ai lu "Triumph and Torment")..? D'autre part, et comme tu es bien rencardé sur les coulisses, tu as des infos sur l'évolution de la relation entre Stern et Byrne ? Ils étaient très proches au début, ils semblent jouer un temps au ping-pong comme tu l'expliques, mais à un moment on a l'impression que Byrne défait pas mal de choses dans le travail de Stern : il y a l'exemple célèbre de Vision dans les "West Coast Avengers" (tiens, j'ai oublié de dire dans mon post que Stern est aussi le premier auteur des Vengeurs de la Côte Ouest...).
[quote="Photonik":ofzhre0q]Stern en profite pour dépeindre (avec humour donc) le caractère tendu de Namor, dont l'intégration au groupe fait débat. Y'a plein de petites finesses comme ça, qui rendent le tout très riche (la relation entre Cap et Namor, aussi).[/quote:ofzhre0q] Je me rappelle d'un moment assez savoureux où Namor se dispute avec Hercule (il veulent la même chambre) peu avant le retour de Jean Grey je crois, là encore un comeback que l'on peut voir comme un signe supplémentaire de l'osmose entre Stern et son vieux pote Byrne (quand l'un crée Terminus, l'autre l'utilise chez les Vengeurs, sans oublier le sub-plot de Triumph and Torment qui remonte au début des années 80).
De rien, merci pour ton retour ! Ouaip, une super trilogie. Et une sacrée bouffée de nostalgie ; cet enchaînement de gros arcs à la fin du run de Stern, je l'ai surkiffée gamin. "Kang" et "Krang", la confusion est excellente en effet ; Stern en profite pour dépeindre (avec humour donc) le caractère tendu de Namor, dont l'intégration au groupe fait débat. Y'a plein de petites finesses comme ça, qui rendent le tout très riche (la relation entre Cap et Namor, aussi).
Ces trois épisodes, je les adore. J'ai mis du temps à les trouver, je les ai chopés à Angoulême au milieu des années 1990, à une époque où acheter trois [i:o4lh1cyi]comics[/i:o4lh1cyi] en VO représentait des jongleries dans le budget festival et sans doute le sacrifice d'un sandwich ou deux pour équilibrer les comptes (depuis lors, j'ai désormais les sous pour, mais ils sont beaucoup moins rares puisque réédités plusieurs fois. C'est d'ailleurs un méchant tour que me joue régulièrement l'édition américaine : sortir un TPB quand j'ai enfin complété les numéros). J'adore vraiment tout. L'idée de base, la gestion des dialogues (Namor qui confond Kang et Krang), la capacité qu'a Stern à goupiller des idées contradictoires pour en tirer un récit (il a déjà fait le truc avec les Eternals, dessinés par Milgrom), son sens du dynamisme qui lui fait ne jamais perdre de vue le rythme et les péripéties (c'est par Roy Thomas…). Vraiment, une trilogie formidable. Merci pour ce papier. Jim
[b:1flco3xe]Avengers 267 à 269 : "Time...and Time Again !"/"The Kang dynasty !"/"The Once and Future Kang !"[/b:1flco3xe] [img:1flco3xe]https://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/898789.jpg[/img:1flco3xe] Je viens de me farcir ces trois épisodes issus d'une ère classique de chez classique du titre (Stern/Buscema/Palmer aux manettes), et je me suis régalé. Pour une raison totalement inconnue (de moi, en tout cas), ces trois épisodes n'ont pas été publiés à l'époque par Lug, alors que les Vengeurs figuraient au sommaire du vaisseau amiral Strange. Quelques numéros antérieurs signés par la même équipe (numéros 244 et 245) n'avaient pas été publiés non plus, mais ces derniers étaient liés à la guerre contre les Dire Wraiths/Spectres Noirs, les adversaires de Rom. Le titre consacré à Rom avait été supprimé des pages de Strange pour avoir mis les pieds trop franchement dans l'horreur, on peut donc comprendre cette impasse. Pour la triplette qui nous occupe, c'est plus mystérieux, sans compter que rétrospectivement, ces épisodes me semblent un des sommets du run de Roger Stern, révéré à juste titre. Roger Stern fait partie de cette "troisième vague" d'auteurs Marvel, comme Frank Miller, Bob Layton ou John Byrne (Stern sera très lié à ces deux derniers, au tout début de sa carrière). Aussi bien "editor" que scénariste, Stern se fait la main sur les Gardiens de la Galaxie, avant de livrer une courte mais mémorable prestation sur "Captain America", avec John Byrne. Il prend une envergure considérable en prenant en mains les destinées du Doc Strange (avec notamment Paul Smith), et surtout de Spidey, d'abord sur "Spectacular...", puis sur la série-mère "Amazing...". Auréolé de cette réussite, son arrivée sur "Avengers" au numéro 227 (où il introduit sa création Captain Marvel (Monica Rambeau) dans l'équipe) est mine de rien un petit événement. Y compris en France : Lug, qui a mystérieusement fait l'impasse sur la publication du titre jusqu'à lors, se décide à raccrocher les wagons au moment de l'arrivée de Stern. Un signe. Cette reprise en main de la franchise se fait d'abord, bizarrement, dans cette drôle de revue qu'était Ombrax-Saga, qui publiait auparavant des fumetti (comme "Ombrax" justement) mais accueillera jusqu'à sa disparition les Vengeurs et Thor dans ses pages. Strange prend le relais... Ce bougre de Roger Stern va rester une bonne soixantaine d'épisodes sur le titre (avec peu de fill-ins, en plus), et encore, il serait bien resté plus longtemps mais se brouille avec l'éditeur-en-chef Mark Gruenwald (excellent auteur par ailleurs lui-même) au sujet de la direction à suivre, et part chez DC. Son run est surtout associé, pour sa part graphique, à l'excellent tandem John Buscema (pour un de ses derniers travaux "d'importance") et Tom Palmer (à l'encrage reconnaissable entre mille ; il restera d'ailleurs remarquablement longtemps sur le titre, bien au-delà du run de Stern). La fin du run de Stern est marquée par une succession de "gros" arcs, avec l'enchaînement de "Under Siege" (fameuse saga rééditée il y a peu), des tribulations des Vengeurs au mont Olympe face au panthéon grec, et la saga "Heavy Metal" qui voit les Vengeurs affronter un gang de robots (ce run sera achevé par Ralph Macchio, consécutivement au départ de Stern...). [img:1flco3xe]http://vignette4.wikia.nocookie.net/marveldatabase/images/1/19/Avengers_Vol_1_268.jpg/revision/latest?cb=20060313032006[/img:1flco3xe] L'escamotage en VF des trois épisodes, au-delà de la question de leur qualité, est d'autant moins compréhensible qu'ils sont très "self content". Ce qui n'exclue pas une certaine sophistication, dont un savant jeu d'équilibriste avec la continuité : la saga met quand même en scène Kang. Un des plus grands adversaires des Vengeurs, mais aussi un personnage à l'ascendance particulièrement complexe, et très jouissive pour le lecteur (notamment celui qui connaît bien les premiers temps du Marvel Universe). Sorte de personnage composite, "prismatique", le vilain est bien plus que cette espèce d'archétype de "conquérant du futur" (un archétype qu'il incarne parfaitement ceci dit) qu'il semble être au premier abord. Dès sa première apparition, on apprend que Kang fut auparavant un autre personnage Marvel, Rama-Tut, un Pharaon vaincu par les FF dans le passé et qui était en fait...un conquérant du futur. Lee et Kirby ont la bonne idée de "fondre" les deux personnages. Les auteurs suivants leur emboîteront le pas : Kang fut Rama-Tut, mais il sera aussi Immortus (un autre adversaire des Vengeurs) et aussi peut-être le Centurion Ecarlate (qui vient d'une autre réalité), et peut-être même sera-t-il (ou a-t-il été) le Docteur Fatalis en personne !! Cette piste passionnante est livrée par Lee et Kirby dans un annual fameux des FF. Personnage complexe par nature, immortalisé par quelques sagas mémorables sous la plume de Roy Thomas ou Steve Englehart (la fameuse "Madonne Céleste"), Kang a en plus pour lui une certaine "coolitude" : il a certes un costume un peu étrange mais dégage quand même un certain charisme ; il est impitoyable mais respecte un certain code d'honneur, il a le goût du challenge et du "sport". Il a même une love-story tragique, avec la princesse Ravonna, issue du rang de ses ennemis dans son futur d'origine (c'est pas Roméo et Juliette quand même, mais on est pas loin...). Bref, un très chouette perso. Une sorte de Fatalis bis mais avec une personnalité forte et un modus operandi propre (le déplacement temporel). C'est presque un passage obligé pour chaque scénariste un peu installé dans la durée dans le fauteuil de scénariste des Vengeurs que de pondre "sa" saga avec Kang, et ce sont souvent des gros morceaux bien épiques. Même Brian Michael Bendis, dont on peut juger la prestation sur le titre comme calamiteuse avec quelques motifs valables, fera mouche avec le perso (cette saga qui met en scène une guerre Kang/Ultron n'est pas exceptionnelle, mais se détache du run de Bendis à mon sens). Roger Stern ne rate pas son coup lui non plus quand il s'attaque au personnage : il signe même une saga fondamentale dans sa biographie fictive. [img:1flco3xe]http://i.annihil.us/u/prod/marvel/i/mg/2/00/4bb6dcb58c1cd.jpg[/img:1flco3xe] L'idée de Stern, qui fait ici beaucoup de place au vilain (les Vengeurs à l'exclusion des scènes d'action sont assez discrets tout du long), c'est de jouer sur la biographie très compliquée du perso (tout en étant très limpide, c'est ça qu'est fort) et quelques spécificités propre à l'univers Marvel, concernant les voyages dans le temps. Dans l'univers Marvel, un déplacement temporel donne lieu à une divergence, à la création d'une autre ligne temporelle ou réalité alternative (c'est le cas dans "Days of Future Past" chez les X-Men par exemple). Stern se dit donc qu'un voyageur temporel comme Kang a dû générer un paquet de versions alternatives de lui-même (sans même compter les "grosses" divergences comme le Centurion Ecarlate...bizarrement absent ici d'ailleurs ; c'est peut-être la seule faille du récit de Stern). Cette idée donne naissance au Conseil des Kang, qu'un scénariste comme Gruenwald (ironie du sort) poussera dans ses derniers retranchements. Mais quand Stern forge le concept, c'est dans son esprit un "one-shot". Sympa avec ses successeurs, il referme direct à la fin du triptyque la boîte à jouets, et se débarrasse du Conseil. Mais les bonnes idées refont vite surface... A la base, le conseil est simplement un trio de Kang qui "jugent" et éliminent leurs doubles alternatifs, considérés comme "dégénérés" ou "inférieurs". Le chef du trio, sorte de Super-Kang reconnaissable à sa cape, veut doubler ses deux redoutables alter-égos et devenir le "once and future Kang". Une super idée pour une saga bien classique dans le côté tarabiscoté des péripéties SF, pleine comme un oeuf, et fondamentale pour la compréhension du "héros" : le numéro 269 se charge en effet de retracer l'intégralité de la bio du personnage (j'adore ces récapitulatifs, qui ont quasiment disparu dans les scripts actuels...), et fait l'état des lieux à l'issue de la saga. Eh oui : Kang ignorait une info cruciale connue des Vengeurs (et des vieux lecteurs) ; il y a une autre version alternative de Kang "vieux" : c'est Immortus, le roi des Limbes. La saga s'achève sur la défaite de Kang, investi de la mémoire de tous les autres Kang assassinés ; Stern redonne donc in fine tout son lustre au personnage, qu'on imagine déjà de retour en pleine forme. Parmi les grandes qualités de cet arc, il y a cette intro très en avance sur son temps (me semble-t-il) et qu'on verrait plutôt chez Remender ou Hickman ces temps-ci. Première surprise : Tornade et Colossus des X-Men ont intégré l'équipe (où ? quand ? même trente ans à la bourre, mes vieux sens de fanboy ont réagi en un réflexe pavlovien). Deuxième surprise : Kang atomise Manhattan et tue tous les Vengeurs ; ah oui quand même !! Une réalité alternative bien évidemment (et le Kang triomphant de celle-ci est vite éliminé par le Super-Kang), mais à l'époque où le procédé n'était pas usé jusqu'à la corde, ça devait faire son petit effet... Il y a aussi dans l'écriture de Stern une sorte de finesse, qui peut aussi bien l'aider à caractériser dans l'action les personnages (comme ce passage où Hercule, très bourrin chez Stern, peste sur la Guêpe lui donnant des ordres...ce qui anticipe les sombres événements de "Under Siege"), ou lui permettre de faire planer une sorte d'ambiguité fondamentale sur le perso de Kang : est-ce le même que les Vengeurs ont toujours croisé ? le Kang d'origine de "Avengers 8" est-il le Super-Kang ou a-t-il été éliminé comme un vulgaire pantin ? Combien y a-t-il de Kang ? Quel est le véritable statut du personnage (allié, ennemi) ? Beaucoup de questions se posent à partir de là, et le personnage y gagnera beaucoup...à condition de ne pas le noyer sous une pluie de Kang (Gruenwald encore). Un élément savoureux et habituel chez Stern (et certains de ses contemporains comme Byrne), c'est le jeu sur des éléments de continuité (Kang s'y prête évidemment à la perfection). Stern revisite les recoins obscurs de certains sommets de l'ère Lee/Kirby (on revisite "Avengers 2" ou "Fantastic Four Annual 2" ici ; Stern explique même la disparition de la barbichette de Rama-Tut entre deux épisodes !!!!), écartant des pistes (la connexion Rama-Tut/Fatalis, finalement invalidée), en amenant d'autres par contre : c'est dans cette saga que Stern établit par exemple que les Limbes aperçues dans les pages de "Avengers" et celles où Rom exilait les Spectres Noirs, c'est la même chose (c'est simple mais fallait y penser). J'avoue être très friand de ce type d'exercice d'archiviste, pourrait-on dire, sans compter que Stern livre malgré tout un récit "clefs en main" pour le lecteur de passage (un art qui tend à se perdre...). Kang reviendra un peu plus tard sous un nouvel avatar, Nebula-Kang, dans une saga postérieure signée Walt Simonson...et elle aussi mystérieusement inédite en VF !!! Je n'ai pas lu ces épisodes, mais c'est une saga qui a son importance dans la trajectoire des Vengeurs...
[quote="Fred le Mallrat":w6mz2ddi]Des mechants luttant avec la loi.[/quote:w6mz2ddi] Mais ce n'est pas tellement le cas de la série lancée par Busiek puis reprise par Nicieza. Dans cette dernière, il s'agit de faux super-héros qui veulent posséder le Monde, puis d'ex-super-vilains qui tentent de s’amender malgré ce qu'en pense le public. La position face au pouvoir n'est pas la même que dans la série de Warren Ellis.
[quote="KabFC":3ot2x4ro]Pour moi il détourne. Le principe de T-Bolts c'est d'avoir des vilains qui se font passer pour des héros (non il travaillent pas pour le gouvernement). Les T-Bolts d'Elis pour moi c'est la remise au gout du jour de la [b:3ot2x4ro]Freedom Force[/b:3ot2x4ro], des vilains à la solde du gouvernement qui s'assume pleinement comme vilain.[/quote:3ot2x4ro] Je ne savais plus si c'était Ellis qui avait "provoqué" la transition !
Pour moi il détourne. Le principe de T-Bolts c'est d'avoir des vilains qui se font passer pour des héros (non il travaillent pas pour le gouvernement). Les T-Bolts d'Elis pour moi c'est la remise au gout du jour de la [b:24oce8pl]Freedom Force[/b:24oce8pl], des vilains à la solde du gouvernement qui s'assume pleinement comme vilain.
Je suis pas sur qu'ellis détourne vraiment le concept. Arcudi l avait vraiment détourné.. Ellis va plus vers Suicide Squad/Freedom Force.. mais reste sur des villains qui se font passer pour des "héros" quelque part. Dans le coté proactif de Marvel, on oublie souvent New Invaders (Jacobsen) qui pour moi était un savant mélange de JSA (Coté legacy, héros des 40's) et de Stormwatch.. avec ce coté proactif sanctionné par différends Etats (USA/Atlantis entre autre)..
Ah, y avait Arcudi aussi. Bon, je viens de vérifier, et je confirme donc qu'à part ce qui s'est passé pendant Civil War, Panini n'a pas publié de Thunderbolts de la seconde partie de Nicieza (et s'est donc arrêté à la fin de la première partie, et n'a pas fait Arcudi). Et les New thunderbolts, c'est bien ça, c’est 18 épisodes !
[quote="BenWawe":180e0fn6]Busiek/Nicieza, ça a donné une excellente série Thunderbolts, très cohérente et régulière dans la qualité. Un beau et bon souvenir.[/quote:180e0fn6] Ouais, c'est vraiment très bien foutu. Je ne connaissais que les Thunderbolts de Busiek, scénariste toujours impeccable lorsqu'il s'agit de continuité, une vraie encyclopédie sur pattes, parfois à outrance. Il parvenait à raconter des aventures spectaculaires qui avaient un véritable impact sur ses personnages. Mais alors le père Nicieza, il m'a scotché. Moi qui suis féru de séries qui ne tiennent pas leur statu-quo pour acquis, qui n'ont pas peur de déterrer les concepts les plus improbables, et qui te retourne la tête quasiment à chaque numéro (d'où ma grande passion pour Dan Slott d'ailleurs), je suis servi. Bizarrement, si j'apprécie l'idée de la rédemption si chère à Marvel, je crois que les personnages les plus intéressants de Thunderbolts restent les pragmatiques, qu'il s'agisse de [b:180e0fn6]Zemo[/b:180e0fn6], ambivalent caractériel ; [b:180e0fn6]Opale[/b:180e0fn6], plus manipulatrice que jamais et toujours sur la brèche (le jeu de ping-pong entre Karla et Graviton est fabuleux de cruauté, aussi bien chez Busiek que Nicieza) ; ou le très sous-estimé[b:180e0fn6] Techno[/b:180e0fn6] qui obtient une des plus belles scènes finales. Bref, des personnages pas très sains dans leurs têtes. [quote:180e0fn6]Le second passage de Nicieza n'est jamais paru en VF, il me semble (enfin, de mémoire, y a un trou dans les Thunderbolts ... ça ne s'appelait pas New Thunderbolts d'ailleurs ?)[/quote:180e0fn6] [b:180e0fn6]New Thunderbolts[/b:180e0fn6] pendant une vingtaine d'épisodes je crois, après il reprend la série originale à partir du 100ème numéro. Entre-temps, il y a eu John Arcudi et moi j'aime bien John Arcudi depuis ses [b:180e0fn6]Doom Patrol[/b:180e0fn6], sa création [b:180e0fn6]The Mask[/b:180e0fn6], et l’hilarant crossover [b:180e0fn6]Lobo/The Mask[/b:180e0fn6], donc je tenterais bien. Après, il faudrait que je relise ce qu'a fait Jeff Parker sur la série même si je n'en garde pas qu'un bon souvenir. J'aime beaucoup ce que fait Parker d'ordinaire mais j'avais un peu l'impression qu'il se perdait en cours de route en concrétisant son carnet de note pour une probable série [b:180e0fn6]Dr. Strange[/b:180e0fn6] qui n'est jamais venue. L'aspect Thunderbolts de l'occulte devenait un peu redondant sur le long terme dans mon souvenir.
Je suis également très fan du passage de Nicieza sur les Thunderbolts (je parle du premier passage, je ne crois pas avoir lu quoi que ce soit du second), notamment pour ce goût du sub-plot si bien décrit par Jack!. C'est quelque chose qu'il faisait aussi très bien dans les New Warriors, notamment tout ce qui tournait autour de Main Gauche et sa bande le Cercle Infernal, ce genre de trucs...
Un grand run pour Nicieza, même si sur la fin du premier il tourne un peu en rond à mon humble avis. Le second run j'en ai lu une partie et le renouvellement du cast est très bon avec des super vilains très seconde zone comme Blizzard ou Speed Demon et c'est assez jouissif. Pour moi Fabian à eu 3 excellent run dans sa carrière New Warriors avec Bagley puis Robertson notamment la seconde meilleure série sur des ado après les TT de Wolfman et Perez. Thunderbolt avec de nombreux passages excellent. Clint en chef des T-Bolts c'était classe. et son passage sur les mutants. Il peut ne pas plaire, mais les ajouts à la mythologie se font encore sentir aujourd'hui.
[img:upj1axfe]http://www.firstcomicsnews.com/wp-content/uploads/2016/01/Thunderbolts-Logo.png[/img:upj1axfe] Je viens de terminer la série [b:upj1axfe]Thunderbolts[/b:upj1axfe] de Fabian Nicieza et Mark Bagley/Patrick Zircher (entre autres) qui est vraiment détonante (en tout cas, pour ce qui est paru en français puisque j'ai découvert que le scénariste est revenu sur la série pour une bonne trentaine de numéros à partie de 2006 - sur la liste d'achat avec les épisodes d'Arcudi maintenant). Globalement, je vois dans le travail de Nicieza le même goût du subplot que déploie Erik Larsen dans Savage Dragon. Ces mêmes subplots qu'ils introduisent au détour d'une page qui vient "casser" les évènements en cours ([i:upj1axfe]pendant ce temps là, à Kuala Lumpur[/i:upj1axfe]) pour revenir perturber nos héros en frappant un grand coup plus tard. Et puis on retrouve cette même obsession pour l'identité mystère (Scourge, Crimson Cowl), souvent répétée à outrance (Citizen V, Techno) à l'instar de la galerie de Dragon (Overlord, Mighty Man). Un mystère qui est parfois plus intéressant dans son état que dans la résolution. Ça vaut autant pour les démasquages (l'affaire Crimson Cowl, qui se résout en deux coups de cuillère à pot, ou le retournement de Gyrich) que pour certaines intrigues lancées en fanfare (la fusion entre Erik et Dallas Riordan sur laquelle le scénariste revient très peu). Et là, on est aussi dans la lignée de Larsen qui a tendance à oublier certaines intrigues qu'il résout sans conviction (c'est quand même moins flagrant chez F. Nicieza). Mais dans les deux cas, ils s'agit d'auteurs très généreux dans les péripéties et les surprises qu'ils proposent. Si je reviens sur la série, c'est surtout parce que nous parlions rapidement de l'apport de [b:upj1axfe]Stormwatch/The Authority[/b:upj1axfe] sur certaines séries Marvel ([b:upj1axfe]The Ultimates[/b:upj1axfe] et [b:upj1axfe]Squadron Supreme[/b:upj1axfe] actuellement). Justement, les 15 derniers épisodes de Thunderbolts par Nicieza sont clairement dans cette mouvance des super-héros pro-actifs. Alors certains me diront que le rapprochement entre le travail de Warren Ellis et l'intrigue consacrée à Zemo et sa bande est facile - puisque l'équipe se retrouve sur une Terre parallèle en voie de destruction qu'ils aident en prenant des réfugiés sur leur vaisseau géant (Attilan) - mais on retrouve aussi l'emprunte du scénariste britannique dans la seconde intrigue, d'abords avec mimi la détective de cuir vêtue, cigarette au bec et jamais avare d'un bon argument émasculateur ; ou avec l'[b:upj1axfe]Homme-Plante[/b:upj1axfe] en digne avatar du puissant [b:upj1axfe]Docteur[/b:upj1axfe] (il a même son Plant-scape). Si d'ordinaire j'ai un peu de mal avec ce genre de procédé narratif qui consiste à séparer distinctement deux histoires d'un épisode à l'autre, cassant le rythme de la série, il faut avouer que Nicieza est tellement investi que lorsqu'on termine un épisode, on est aussi déçu de ne pas découvrir la suite immédiatement qu'on est heureux de retrouver l'autre aventure en cours. Et puis dans la lignée des dialogues ciselés à la Ellis, certains passages sont capables d'un bel humour amer : [img:upj1axfe]http://imageshack.com/a/img923/4263/2XaJLL.jpg[/img:upj1axfe]
[quote="Lord-of-babylon":1ak1jlbi]"Bon on sort une anthologie mais si ça fonctionne, on ne sort pas d'autres oeuvres !"[/quote:1ak1jlbi] Que tu peux aussi traduire par "Achetez l'anthalogie, et PEUT-ÊTRE que vous en aurez plus, mais nous ne promettons rien. Par contre, si vous vous contentez d'attendre l'intégrale, c'est mort !"
Non mais il y a sur Flash et Jack Kirby (et Wonder Woman j'en suis persuadé) Tiens à l'occasion des vacances et de cadeau de copain j'ai pu lire deux trucs M-O-R-T-E-L [img:y5iiu403]https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xpa1/v/t1.0-9/12002239_10206934444496655_2087856515185602343_n.jpg?oh=eb6c8688c6363f874ea0d829de47ce6a&oe=56B48D41[/img:y5iiu403] [b:y5iiu403]John Byrne[/b:y5iiu403] au top. L'excellente idée c'est d'avoir située le récit dans les années 40. Il se dégage des look et visuel de folie (le bat-plane) et un atmosphère fun sans être grossière. Le passage où Rogers et Wayne se battent et se rendent alors compte de l'identité super-héroïque de chacun est excellent. Du bonheur en page [img:y5iiu403]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/special-dc-comics-volume-8-simple-20917.jpg[/img:y5iiu403] [b:y5iiu403]John Byrne[/b:y5iiu403] au top (bis). Ca reste un des rares (avec [b:y5iiu403]Walter Simonson[/b:y5iiu403]) a avoir su retranscrire l'impact mythologique et la puissance des New Gods aussi bien que [b:y5iiu403]Kirby[/b:y5iiu403].
[quote:pzr8iqig]Pour moi, lorsqu'un éditeur publie une anthologie, c'est qu'il ne compte pas publier dans leur intégralité les œuvres concernées.[/quote:pzr8iqig] Paris, le 26/10/2011 "Bon on sort une anthologie mais si ça fonctionne, on ne sort pas d'autres oeuvres !" Les choix qui poussent à faire une anthologie sont diverses mais en ce qui concerne Urban l'aveu d'impuissance est clairement à mettre de coté. C'est avant tout une question de contexte, travail éditorial sur le long terme et de publics visés qui justifie ce choix. Si le succès est là, des "intégrales" arrivent c'est évident. La preuve avec les anthologie Kirby, Batman, Flash etc etc [quote:pzr8iqig] Cela vous a plu ? Tant pis, j'espère que vous parlez Anglais.[/quote:pzr8iqig] [img:pzr8iqig]http://www.mad-movies.com/forums/public/style_emoticons/default/2zipl5u-1b83cdc.gif[/img:pzr8iqig]
Pour moi, lorsqu'un éditeur publie une anthologie, c'est qu'il ne compte pas publier dans leur intégralité les œuvres concernées. Urban Comics semble tiraillé entre une volonté de travailler le patrimoine des comics, et le faible potentiel commercial de celui-ci ; d'où ces anthologies, qui permettent de limiter les risques. Alors, vous me direz, c'est mieux que rien ; mais d'un autre côté, le lecteur doit avoir conscience que même s'il apprécie ces ouvrages, il ne s'agira jamais que d'un extrait. Cela vous a plu ? Tant pis, j'espère que vous parlez Anglais.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=274688shocker15385120081205024728large.jpg:1uyvr9zr][img:1uyvr9zr]http://img11.hostingpics.net/pics/274688shocker15385120081205024728large.jpg[/img:1uyvr9zr][/url:1uyvr9zr] Très sympa ce diptyque signé Mark Waid, bien mené de bout en bout et bénéficiant d'un tempo soutenu placé sous le signe du danger permanent, avec une situation d'urgence qui nécessite un certaine énergie graphique. Ça tombe bien car ce type d'intrigue est taillé sur mesure pour le style fin et énergique de Marcos Martin (qui avait déjà fait merveille sur l'excellent arc "Peter Parker: Paparazzi" de Dan Slott). Cet arc introduit en prime ni plus ni moins que le père de Jonah (procédant ainsi à une retcon d'un épisode de l'anthologie Tangled Web) qui sera amené à prendre plus d'importance par la suite. Après avoir rejeté un coup d'oeil sur cette période de la série, cela tend à me confirmer que ce sont surtout les arcs de Slott et Waid qui sont à retenir (et dans une moindre mesure ceux de Wells mais là c'est plus à réserver aux aficionados de Bachalo comme moi).
[quote="Ninesisters":3o8cluvy][quote="Blackiruah":3o8cluvy]Ca donne envie ma foi, espérons qu'Urban lise ce commentaire xD[/quote:3o8cluvy]
Tu pourras t'estimer heureux s'ils en mettent un chapitre dans une anthologie
[/quote:3o8cluvy]
Mais ce sera le cas avec le #1 de Pérez qui paraîtra dans l'anthologie Wonder Woman^^ :
[quote="Ninesisters":1a1jgh2m][quote="Blackiruah":1a1jgh2m]Ca donne envie ma foi, espérons qu'Urban lise ce commentaire xD[/quote:1a1jgh2m]
Tu pourras t'estimer heureux s'ils en mettent un chapitre dans une anthologie
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Non mais ça c'est sur. Mais bon je pense qu'ils publieront d'abord le run de Rucka
[b:33x3gmbw]Wonder Woman by George Pérez Omnibus[/b:33x3gmbw]
[img:33x3gmbw]http://media.dcentertainment.com/sites/default/files/styles/covers192x291/public/gn-covers/2015/03/WW_OMNI_PEREZ_1_Cvr_5500ce40f3e391.84277922.jpg[/img:33x3gmbw]
J'ai profité de la réédition des deux premières années du [i:33x3gmbw]run[/i:33x3gmbw] de George Pérez sur Wonder Woman pour me plonger dans le travail de l'auteur sur le personnage, lequel dispose d'une bonne réputation. Pour être précis, il s'agit du [i:33x3gmbw]reboot[/i:33x3gmbw] de la série suite à Crisis on Infinite Earth ; il revient donc sur les origines de l'héroïne et sa découverte du monde des hommes.
Je commence par ce qui fâche. Lorsque je lis Catwoman, à l'heure actuelle, cela m'énerve de trouver dans mes TPB des chapitres épars, liés à un crossover Batman dont les tenants et aboutissants se trouvent dans d'autres publications, et qui cassent complètement le rythme. Or, j'ai eu la désagréable surprise de découvrir que le problème n'a rien de récent, et que Wonder Woman en souffrait déjà à l'époque. Cela ne concerne que quelques passages, mais j'ai clairement eu l'impression de sauter des épisodes à au moins deux reprises. Pour cause, je les ai effectivement sauté, puisqu'ils ne sont pas inclus dans cet ouvrage consacré exclusivement aux aventures solo de l'héroïne. Là où cela devient problématique, c'est quand une saga entière trouve sa conclusion ailleurs ; à la fin d'un chapitre, Diana part à la poursuite d'un puissant antagoniste, et dans celui d'après, c'est fini, le Mal est vaincu. Connaissant un tant soit peu la mythologie DC Comics, j'imagine bien ce qui a pu se passer, mais l'album lui-même n'apporte aucune réponse. C'est frustrant.
Mais à part ça : il s'agit d'une excellente lecture, qui mérite sa bonne réputation.
Nous repartons de zéro, et rien ne nous sera épargné : la genèse des Amazones et de Thémyscira, leur passion pour le [i:33x3gmbw]bondage[/i:33x3gmbw]
, la naissance de Diana, leur contact avec le monde extérieur, Wonder Woman se rendant aux USA arborant son célèbre costume... Toutefois, le scénariste a l'intelligence de ne pas tout dévoiler, tout-de-suite, laissant au lecteur le soin de s'interroger, d'échafauder ses propres théories ; pour finalement apporter des révélations qui expliquent bien des éléments majeurs associés à l'héroïne, mais qui ne pouvaient conserver les mêmes origines que dans la première série.
J'ai tendance à penser que, dans un comics de super-héros, l'auteur compte plus que le personnage. Néanmoins, ce-dernier dispose de plus ou moins de potentiel, et cette Wonder Woman nouvelle génération ne manque pas d'atouts. D'une force incroyable, liée à une mythologie foisonnante dans laquelle les scénaristes peuvent piocher à loisir et offrant un bestiaire infini d'antagonistes potentiels, elle apparait aussi comme une fille intelligente, volontaire, pieuse, et en même temps parfaitement candide, ne connaissant rien au monde extérieur, et ayant tout à apprendre ; quitte à être déçue par certaines réactions, car une fille libre penseuse portant un slip Milkyway en pleine Guerre Froide, cela ne plait décidément pas à tout le monde.
Il existe des différences fondamentales entre l'héroïne de George Pérez et celle de Brian Azzarello. La première découvre le monde extérieur, ses merveilles et ses contradictions, tandis que la seconde a déjà passé du temps chez les hommes lorsque nous commençons à suivre ses aventures. La première est entourée d'ami(e)s, est encore naïve, a soif d'apprendre, et passe du temps avec son mentor Julia, tandis que la seconde est farouchement indépendante. La première rechigne à employer la force, la seconde beaucoup moins. Pour résumer, la seconde est plus [i:33x3gmbw]badass[/i:33x3gmbw], mais les deux approches se valent.
Leurs mondes respectifs diffèrent aussi, et cela se ressent surtout du côté des Dieux. George Pérez opte pour une représentation classique de ceux-ci, inspirée des statues grecques, tandis que Brian Azzarello et Cliff Chiang se lâchent dans des interprétations beaucoup plus originales. Et, justement, c'est une des principales caractéristique que je retiendrai de cet omnibus : son ton résolument classique. Non pas que cela me dérange, car cela fait du bien de revenir à certains fondamentaux.
Parmi les spécificités de l'album, nous trouvons donc l'environnement divin et grec entourant l'héroïne - soyez rassurés, Cheetah fait malgré tout une apparition remarquée - mais aussi son rôle d'ambassadrice. Sa mission consiste à dispenser la philosophie des Amazones au monde, ce qui en fait un personnage très actif en matière de communication, pour un résultat que je vous laisserai découvrir, mais qui lui parait original par rapport au reste de la série.
Autre touche d'originalité : son entourage. Diana passe le plus clair de son temps dans le monde des hommes entourée de son groupe d'amis : Julia, archéologue grecque qui lui apprendra l'Anglais et à survivre à son nouvel environnement, sa fille Vanessa, qui a lui-aussi des choses vitales à lui apprendre, et Mindy Mayer, dont je vous tairai le rôle. Ainsi que le couple le plus coincé (du moins au début) mais touchant de l'histoire du comics
La série mélange ainsi tous ces aspects, avec de vrais morceaux de bravoure et de combats épiques, Diana se trouvant aux prises avec divers monstres ou divinités démoniaques, pour des affrontements homériques. Le trait de George Pérez est agréable à l’œil, là encore il donne une impression de classicisme, même s'il paraissait peut-être plus moderne à l'époque. Mais, je ne m'en plains toujours pas. En tout cas, nous sentons bien les années 80 à travers les habitudes vestimentaires !
Cet omnibus ne possède pas pour autant le moment épique, l'envolé lyrique, qui en feraient un chef d’œuvre absolu autant qu'incontournable. Cela reste avant tout un bon comics, bien écrit, plaisant, parfois prenant, bref une valeur sûre. Donc si, pour vous, les comics ne se limitent pas à l'actualité, vous pouvez y aller sans crainte.
Je me suis trouvé la série big daddy danger en espagne par adam pollina. J'ai juste lu les deux premiers chapitres pour l'instant et le moins que je puisse dire c'est que Pollina est méconnaissable. Ici il adopte un style ( trop ) cartoony très loin de ce que je lui connaissais, certains persos sont des cousins d'elmer le chasseur et autres looney tunes. Du coup moi qui m'attendais à voir des planches travaillée comme sur son angel ou ses x-force ça perturbe un peu. Au niveau du scénario, pollina développe son intrigue autour d'un secret de famille et d'une relation père / fils qui à du plomb dans l'aile à cause des activités extra ring du héros. Pollina glisse quelques pointes d'humour qui font mouche.
[quote="Marko":2bxilgnu] C’est sans doute la faute de Land, mais je trouve que White Tiger est presque méconnaissable, on dirait une ado de 16 ans, alors qu’avec Maleev j’ai plus le souvenir qu’elle avait l’air d’avoir la trentaine. [/quote:2bxilgnu] Je ne crois pas que ce soit la même. Celle du run de maleev a du filer le flambeau à sa nièce dans intervalle, peut-être est elle morte d'ailleurs
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=833492GY1528.jpg:3qbqv3ar][img:3qbqv3ar]http://img11.hostingpics.net/pics/833492GY1528.jpg[/img:3qbqv3ar][/url:3qbqv3ar] La découverte en vf de [b:3qbqv3ar]Loki: Agent of Asgard[/b:3qbqv3ar] a suffi à me convaincre que Ewing est un scénariste à suivre, et la lecture de cette série confirme cette impression. Un run globalement satisfaisant, d'autant plus appréciable étant donné que je ne suis pas fan des runs de Bendis et Hickman, sans oublier la période Remender qui m’a laissé un impression mitigée. Ewing gère bien la caractérisation globale, tout en apportant des touches d’humour bienvenues, une approche fun, rythmée et inventive du genre, avec une gestion efficace de la continuité (l’affrontement des déités). Même s'il s'agit d'une équipe plus street level, elle ne se cantonne pas pour autant à des menaces de petites envergures loin de là, comme le montre l'utilisation de Shuma-Gorath, le pseudo Cthulhu. C’est sans doute la faute de Land, mais je trouve que White Tiger est presque méconnaissable, on dirait une ado de 16 ans, alors qu’avec Maleev j’ai plus le souvenir qu’elle avait l’air d’avoir la trentaine. En composant avec les contraintes liées aux crossovers, le scénariste arrive à s’en tirer avec un tie-in très efficace qui développe la construction de l’équipe au coeur de l’action, servi par des dialogues bien foutus et une dynamique réussie entre les membres de cette équipe qui se distingue par sa composition, avec des vétérans et des jeunes recrues, ce qui apporte une dimension dysfonctionnelle pas déplaisante. Malgré le handicap qu’est Land, le scénariste britannique s’en sort comme un chef.
[quote="Photonik":11jyand6] Et en en causant, je réalise que je suis très client du travail de Mantlo, qui ne jouit pourtant pas d'une réputation si flatteuse (je suis un très gros fan de "Rom", par exemple).[/quote:11jyand6] Faudrait faire un club, parce que les éditorialistes de Panini ont l'air souvent de suggérer que les fans de Rom se comptent sur les doigts d'une main d'un lépreu.
Ma préférence évidemment continue à aller au run de Peter David, y'a pas vraiment photo. C'est marrant ce que tu dis sur les références à Rom, c'est Peter David qui s'y était livré discrétos durant sa prestation avec Keown. Ceci dit, je suis d"accord avec l'influence de Mantlo sur Pak, c'est assez manifeste à la réflexion. Et en en causant, je réalise que je suis très client du travail de Mantlo, qui ne jouit pourtant pas d'une réputation si flatteuse (je suis un très gros fan de "Rom", par exemple).
[quote="Photonik":37satnjp]On retient de lui la séquence "Planet Hulk / World War Hulk", qui avait le mérite d'amener le Goliath vert en des territoires peu usuels pour lui (l'axe SF / heroic fantasy ; encore que...Hulk avait déjà connu des périples un peu similaires par le passé)[/quote:37satnjp] PaD est souvent considéré à juste titre comme le scénariste phare du titre, mais j'ai l'impression que c'est surtout le run de Bill Mantlo qui a grandement inspiré Pak, il a l'air d'être un fan des oeuvres 80's du scénariste (Alpha Flight et peut-être ROM, même si là l'hommage est plus délicat à utiliser vu le statut du personnage).
Perso, sans en être tombé à la renverse, j'aime bien ce qu'a fait Greg Pak avec le perso, juste avant Aaron. On retient de lui la séquence "Planet Hulk / World War Hulk", qui avait le mérite d'amener le Goliath vert en des territoires peu usuels pour lui (l'axe SF / heroic fantasy ; encore que...Hulk avait déjà connu des périples un peu similaires par le passé), mais il a aussi posé plein de petites idées à droite à gauche, pas toujours exploitées à bon escient. Dans le nombre, il y avait l'idée que Hulk en tant qu'avatar de Banner avait pour fonction d'empêcher Banner de devenir la menace qu'il pourrait être (et parallèlement, l'absence de victimes lors des ravages causés par Hulk était attribuée à l'esprit en sommeil de Banner, qui "calculait" des trajectoires lors des actions de son alter ego... Une très chouette idée, je trouve). Si Aaron a semblé chercher à se débarrasser de tout le folklore mis en place par Pak sur son run, il a reproduit (peut-être à son corps défendant) l'idée de Banner comme menace principale.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=2637523819102theincrediblehulkvol1.jpg:3bc3wuic][img:3bc3wuic]http://img11.hostingpics.net/pics/2637523819102theincrediblehulkvol1.jpg[/img:3bc3wuic][/url:3bc3wuic] La lecture du premier épisode en vf ne m'avait qu'à moitié convaincu concernant l'idée de départ au demeurant assez risquée sur le long terme, mais qui avec le recul reste bien plus satisfaisante par rapport à ce qui a suivi (la version peu inspirée de Waid). J'ai finalement donné une seconde chance à ce run et j'ai bien fait. Aaron s'amuse avec l'inversion des rôles et l'idée que le vrai monstre n'est pas forcément celui qu'on croit une fois la dissociation effectuée, en se focalisant cette fois plus sur Hulk qui doit faire face aux conséquences de ses choix. L'intrigue met en avant la dualité habituelle sous un angle plutôt inédit, avec un côté limite serial dans l'enchaînement de rebondissements et pas avare en terme de scènes d'actions. Là où le bât blesse finalement, c'est dans la partie graphique beaucoup plus inégale, avec Silvestri qui fait un peu le service minimum, étant aidé qui plus est par Portacio et ses assistants/collaborateurs. En ce qui me concerne, je préfère largement son style de la période fin 80's/début 90's, faut croire que sa collaboration avec Dan Green me manque ou tout simplement que son évolution graphique durant ces 25 dernières années ne me satisfait pas. La série a du mal à tenir la comparaison avec ses oeuvres de la même période (Wolverine & the X-Men) mais le début de la série reste tout de même efficace, pour le moment je le mettrai au même niveau que ses travaux sur Ghost Rider et son tie-in de Black panther pendant Secret Invasion, faut voir si la suite tient ses promesses. La dernière fois que j'ai autant apprécié un run sur le géant de jade, cela doit remonter à la version de Bruce Jones, qui avait en commun d'utiliser une approche assez originale tout en conservant certains fondamentaux (la traque de Banner qui rappelle du coup la série tv des 70's).
J'aimerais beaucoup renchérir ou encore contester ce que tu dis à propos de ces deux mini-séries, mais je les ai lues au moment de leurs sorties (en fascicules) et là, comme ça, je suis bien en peine d'en dire quoi que ce soit.
Sinon que le travail de [b:qu22338f]Cameron Stewart[/b:qu22338f] m'avait beaucoup plu (comme c'est souvent le cas).
[b:4zx2ezr5]Seaguy vol. 2 - Slaves of Mickey Eye (Grant Morrison / Cameron Stewart)[/b:4zx2ezr5] Manifestement, pas de nouvelles fraîches de "Seaguy Eternal", le dernier volet de la trilogie initié par Morrison et Stewart pour le compte de Vertigo. Il faut dire que "Seaguy" est un titre éminemment peu vendeur, et Morrison, apparemment vraiment très attaché à cette création, a du mettre sa participation à "52", l'excellent titre hebdomadaire collectif de DC, et peut-être même, dit-on, à "Final Crisis" dans la balance pour avoir gain de cause quant à la publication de cette suite. Maintenant que l'écossais s'est libéré de ses obligation sur les "monthlies" de DC, quelles billes a-t-il pour imposer la publication du troisième volet de aventures de Seaguy ? L'étrange décalage de publication dont semble être frappé le très attendu "Multiversity" est-il lié à ça d'une manière ou d'une autre ? A suivre donc, et en attendant, un retour rapide sur le volume 2 "Slaves of Mickey Eye"... [img:4zx2ezr5]http://www.akirathedon.com/wp-content/uploads/2009/03/seaguy1.jpg[/img:4zx2ezr5] On l'a vu, Morrison présente la saga "Seaguy" comme les trois âges de la vie d'un personnage fictif, l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte. Nous voici donc aux côtés d'un Seaguy adolecent : attention, ça ne signifie pas que le perso est à l'âge de l'adolescence, pas plus que le premier volet ne présentait un personnage enfant. Cela signifie plutôt que le titre lui-même en est au stade de l'adolescence, Seaguy demeurant un éternel jeune homme adulte au visage poupin. C'est précisément cette permanence qui permet à Morrison de déployer son discours sur les différents âges d'un personnage de fiction (encore que Stewart, très finement, figure ici un visage plus affûté que celui du premier volet, un peu moins "joufflu"). Nous retrouvons donc Seaguy prisonnier à New Venice de ce monde aseptisé faussement idyllique, où le temps semble s'être figé et les problématiques existentielles dissoutes. Mais on l'a vu à la fin du précédent volet, Seaguy n'est pas de ceux qui se laissent endormir, et petit à petit, sa conscience va s'élever jusqu'à défier les tenants de l'autorité, représentés par l'impalpable Mickey Eye (un Mickey Mouse diabolique), dont la Lune elle-même figure l'oeil omniscient... L'adolescence, c'est l'âge où l'on se met à s'affirmer et à défier l'autorité, c'est l'âge "punk rock" des pulsions destructrices des valeurs sociétales, mais c'est aussi un âge ingrat où le monde se met à se désenchanter un peu, à devenir un peu plus étrange, à devenir un peu plus effrayant. Pour les garçons c'est aussi l'âge où l'on affirme sa virilité et l'on emballe des filles pour la première fois. C'est enfin l'âge où l'on cherche et l'on teste différentes combinaisons pour constituer son "identité"... Voilà très exactement le programme auquel nous convie le scénariste ultra-glabre, sa veine surréaliste infusant chaque pan de son exploration de l'adolescence. Le pompon est décroché en la matière pour l'incroyable séquence de corrida du deuxième des trois épisodes de la mini, une mise en boîte impayable de la masculinité dans ses atours les plus risibles, tout cela demeurant parfaitement raccord avec les opinions de Morrison sur les traitements réservés aux animaux déjà exprimés par ailleurs (notamment "Animal Man" et "WE3"). Morrison appuie un peu, et logiquement, sur certaines références déjà présentes dans le premier volet, au premier rang desquelles "Le Prisonnier", dont l'ambiance est vraiment proche de cette séquelle, sans compter que le bad guy trône dans un siège identique à celui célèbre des numéros 2 du Village... Tout aussi logiquement, Morrison fait également retour sur des thématiques anciennes chez lui, mais pleinement développées en parallèle dans son run sur Batman, comme la réflexion sur le statut des icônes populaires aux mains de corporations de l'entertainement, et son corollaire, la réflexion sur la duplication, les ersatz, etc... (voir à ce titre les trois copies multicolores du héros). Sans oublier la question de l'héritage et de l'affrontement inter-générationnel, représenté ici par le duel entre le héros et sa version "patriarcale", le buriné Seadog... [img:4zx2ezr5]http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTHvJ2v4KbGSPaPOghtxx_P7d1W_wNP-TeNxZxEtyf2WNNDzhPdlhhRNV6L[/img:4zx2ezr5] Je suis surpris, malgré le niveau très faible des ventes, du peu d'échos suscités, même au sein du lectorat mordu des travaux de l'écossais, par ce travail d'une simplicité et d'une puissance désarmantes. Il se pourrait bien pourtant que ce récit devienne le favori des lecteurs intéressés par le discours morrisonien, mais lassés des circonvolutions scénaristiques de ses sagas au long cours et de ses expérimentations jugées parfois "gratuites". Délesté de tout son gras, "Seaguy" est une des expressions les plus pures du talent de l'écossais, qui considère ce travail comme son "definitive statement" sur les super-héros... Pourvu qu'il se montre suffisamment convaincant et puisse mener à bien cet ultime volet, annoncé logiquement comme le plus sombre, car même à l'adolescence dans ce second volet, la Mort déguisée en canotier vénitien guette son heure...
[b:7qjv3pwx]Seaguy vol. 1 (Grant Morrison / Cameron Stewart)[/b:7qjv3pwx] Gros fan de Morrison devant l'éternel, je n'avais pourtant jamais lu ce "Seaguy", malgré les propres commentaires du scénariste qui le présente comme l'un de ses titres préférés. Cette lecture ayant plus qu'agréablement occupé la fin de mon après-midi, je me suis demandé pourquoi Urban n'avait pas encore pris l'initiative de traduire ça ; et puis je me suis dit que l'éditeur attendait peut-être la publication en VO du troisième et dernier volet de la saga, "Seaguy Eternal", annoncé depuis longtemps maintenant... En attendant, petit retour sur les trois épisodes inauguraux. [img:7qjv3pwx]http://media.dcentertainment.com/sites/default/files/book-covers/2503_400x600.jpg[/img:7qjv3pwx] Evoluant dans un monde étrange mi-psychédélique mi-futuriste, utopie idyllique en apparence où les héros sont à la retraite faute de problèmes à résoudre, Seaguy est un super-héros (un terme à discuter, c'est Morrison qui l'emploie mais on pense plus à un héros de pulp...) qui ne vit pas d'aventures, quand bien même l'ouverture du récit le voit affronter un avatar de la Mort aux échecs, dans le plus pur style du "Septième Sceau". Il vit en compagnie de Chubby Da Choona (Chubby The Tuna, Chubby le thon...qui fume des cigares), son ami imaginaire (que les autres voient aussi, à moins que ça ne fasse partie de l'hallucination du héros..?), et passe son temps dans les grandes surfaces et devant la télé, à regarder les programmes de Mickey Eye, l'entertainment incarné en un virulant pastiche de Disney et sa mascotte Mickey Mouse. Mais Seaguy cherche désespérément le frisson de l'aventure, et va bientôt être comblé par une enquête sur de mystérieux évènements semblant se produire sur la Lune, dont il va découvrir l'origine... Avec Seaguy, Morrison met en scène un héros archétypal correspondant à son modèle de prédilection en la matière, le "brave gars blond" (l'expression est de Yann Graf, de mémoire) à la Animal Man / Buddy Baker ou Flash / Barry Allen, en plus naïf encore, un peu "essentialisé". Il profite aussi du récit pour utiliser des références pop-culturelles variées, incontournables dans ses travaux : en plus d'Ingmar Bergman et son "Septième Sceau", donc, on trouve pêle-mêle le feeling des séries anglaises barrées des sixties (dont 'Le Prisonnier", on se croirait au Village par moment), des groupes de pop-rock décalés comme les Residents, musiciens anonymes à masques "globes oculaires" comme les gardes de l'I-Pol ici, etc... Morrison présente Seaguy comme une trilogie qui retrace la vie d'un personnage de l'enfance à la maturité en passant par l'adolescence. Ce premier volume se penche donc sur le stade de l'enfance, et Morrison adopte volontairement une tonalité très lumineuse, très silver age, dans un mouvement contraire à la tendance générale (on reconnaît là sa démarche habituelle, qu'il partage avec d'autres auteurs comme Moore, Waid, etc...). Ce qui n'implique pas que la tragédie soit absente, bien au contraire, tout comme l'enfance n'est pas étrangère au tragique : sa découverte est même une des étapes cruciales de son déroulement (prise de conscience de la mortalité vers 7 ou 8 ans). Ce qui est passionnant par rapport à ce découpage en "grandes étapes de la vie", c'est que Morrison cherche une cohérence entre fond et forme et choisit de raconter une histoire littéralement issue de l'imagination d'un enfant. Sans souci de cohérence particulier, le scénariste brode une intrigue abracadabrante à base de pseudo-science très grossière, mais tout le charme du récit est là ; un enfant de dix ans aurait pu en en effet penser cette histoire où la Lune est fabriquée sur Terre et projetée dans l'espace par la poudre fraîchement inventée par les Chinois, contemporains (en gros quoi) des Egyptiens. Fascination pour les civilisations antiques et leurs panthéons, délire peseudo-scientifique, aventures improbables, amis imaginaires (autre marotte "enfantine" de l'écossais, cf. "Animal Man", "Batman RIP", ou "Happy !") etc... tout ça a un charme fou. Et puis sur la fin (assez complexe, mais rien d'extravagant non plus), le récit se redouble d'une patine beaucoup plus sombre, où l'univers mis en place par Morrison révèle son potentiel allégorique : en notre époque aseptisée et dévorée par l'industrie du divertissement (une authentique civilisation des loisirs), quelle aventure humaine pouvons-nous vivre ? Vivre vraiment, pas par procuration comme sur les montagnes russes d'un parc d'attractions à la Disneyland, pauvre ersatz de grand frisson (et dont les héros retraités de "Seaguy" sont accros...). Il semble même que ceux qui font commerce du divertissement ont tout intérêt à nous garder à l'état somnambulique de spectateurs passifs, comme Mickey Eye ici, mais Seaguy est de la trempe de ceux qui ne se laissent pas endormir... Roboratif, ce discours, quand bien même il n'est pas inédit, même chez Morrison (qui tourne même beaucoup autour de la question), et quand bien même l'histoire semble s'achever sur un constat d'amère impuissance : c'est un trompe-l'oeil. Même si le récit est circulaire et s'achève comme il a commencé (donnant fatalement une image de stagnation), le changement de place entre les deux protagonistes du prologue / épilogue en dit long : Seaguy ne se laisse pas conditionner. Un mot sur la partie graphique, totalement adaptée aux desseins de Morrison : l'excellent Cameron Stewart met à profit sa touche cartoony en diable, mais tout en modulant intelligemment ce style sur les parties où la tonalité change et s'assombrit, et en profite pour pondre une série de designs décalés et savoureux. Mention très bien. Je reviens causer du volume deux, "Seaguy : Slaves of Mickey Eye" dès que c'est lu, et je guette désormais avec impatience les annonces concernant le volume trois...
Je me relis la la première crisis via l'édition absolute de chez panini ( trouvée à 20 € à la PCE ). Ce cross est vraiment bon, il se bonifie au fil du temos, je me souviens quand je l'ai lu la première fois je ne connaissais pas la moitié des intervenants mais l'aspect fin du monee m'avait bien botté. Là je découvre des détails qui m'avait échappé. Niveau trad par contre c'est moins bon, à un moment le sup terre 2 lache un merde qui m'a surpris venant de ce personnage, après verif dans mes semic books le merde se transforme en bon sang qui lui sied mieux. Comme souvent chez panini on retrouve 2-3 coquilles le long du bouquin et il manque le untold story . Mais ça reste un bel objet. Du coup je vais devoir garder les deux éditions.
[b:37anwwe9]Stardust, le Mystère de l’Étoile (Neil Gaiman & Charles Vess) [/b:37anwwe9] Une belle histoire, pleine de fraicheur, d'humour, d'émotion et de références à une partie de la littérature anglo-saxonne (j'ai dû faire quelques recherches, après lecture, pour tout saisir, mais il y a des manques (de culture de ma part), mais cela ne gêne aucunement la lecture). Un joli conte qui sonne bien avec des idées originales et farfelues parfois. Et la fin est parfaite. Et les illustrations de Charles Vess sont très très jolies.
Je profite d'être en province pour les fêtes pour fouiner dans ma collection et de me relire Earth x parus dans la mag marvel. J'arrive à la moitié et je boude pas mon plaisir. Rien que le prologue ( marvel 30 ) qui raconte les origines de l'univers marvel vaut son pesant de cacahuète. On découvre ensuite un futur sombre où beaucoup de héros se sont retirés, où la population mondiale à mutée et où des menaces comme l'hydra et crâne rouge sont plus puissantes que jamais. Le tout excellemment servi par John Paul Léon. Du très lourd. Dommage que la trilogie x soit complètement épuisée en 100% j'aimerais bien lire la suite moi maintenant ( j'avais arrêté au milieu d'univers x faute de thunes et revendus dans la foulée, en voyant les prix sur amazon je me dit que j'ai été bien con ). Je profite de ma lecture pour feuilleter les marvel, il était bien sympathique ce mensuel pour le néophyte que j'étais. Entre le rédactionnel avec les articles marvel par année , les news, les choix librairies... Des annuals et autres one shot sortis d'on ne sait où. Y'en avait des très bon et d'autres beaucoup plus improbable ( faut que je prenne des photos pour le jeu image comics ; ) ). Et toujours une série minimum sympa. Perso j'avais bien aimé les aventures de Phil ulrich en bouffon vert, tout comme les untold tales of spider-man et dans le cas présent earth x.
On continue sur le comics à 'ancienne avec un OS du talentueux P Craig Russell, adaptant Kipling (non moins talentueux!) dans
RED DOG (de 1987)
[img:1wvkvhqt]http://img706.imageshack.us/img706/6200/1003535y.jpg[/img:1wvkvhqt]
Un petit chef d'oeuvre de narration graphique à lire bien accompagné, c'est par ici pour les images et la musique:
[url:1wvkvhqt]http://bobd.over-blog.com/article-chien-de-race-108581495.html[/url:1wvkvhqt]
[img:3do9g6li]http://img594.imageshack.us/img594/626/ephbl1402.jpg[/img:3do9g6li]
Un vieux de la vieille (qui existe en VF d'ailleurs, je viens de le découvrir) que ce GN Fantasy décalée un peu bordélique mais agréable à l'oeil...et à l'oreille si on sait accompagner cela avec goût, à savoir...
[url:3do9g6li]http://bobd.over-blog.com/article-fable-vieillotte-108278130.html[/url:3do9g6li]
[img:3irmojk5]http://img594.imageshack.us/img594/9817/16158.jpg[/img:3irmojk5] Ce n'est pas vraiment du comics puisque ce sont des italiens qui l'ont pondu, mais ma version est celle de Dark Horse, éditeur US, cela étant, c'est de la Fantasy Spaghetti très comestible, surtout assaisonnée avec le score adéquat; la recette par ici: [url:3irmojk5]http://bobd.over-blog.com/article-dragon-noir-made-in-italia-107730590.html[/url:3irmojk5]
Aussitôt finie aussitôt lue, la mini série [b:27yieua2]Ragemoor[/b:27yieua2] chez Dark Horse, avec Corben au dessin, est une tuerie si vous êtes fan d'épouvante à l'ancienne, bien chiadée et tout... [img:27yieua2]http://img840.imageshack.us/img840/5571/20482.jpg[/img:27yieua2] et on a du score de série B d'horreur italienne (rien que ça!) pour accompagner, le top: [url:27yieua2]http://bobd.over-blog.com/article-du-vieux-avec-du-neuf-avec-du-vieux-107464903.html[/url:27yieua2]
Je viens enfin de lire (y a plus d'un an que je l'avais acheté) CAPOTE IN KANSAS La VF éditée par Akileos (qui est décidément un éditeur à suivre) [img:3j4ehox1]http://img137.imageshack.us/img137/1916/capoteinkansascomicsvol.gif[/img:3j4ehox1] Et bien c'est très bon, autant au scénar que graphiquement. Une B.O discrète mais adaptée a fini d'en rendre la lecture agréable, à tester! [url:3j4ehox1]http://bobd.over-blog.com/article-sans-capote-107403604.html[/url:3j4ehox1]
Je viens de lire [b:366zj5n8]ARSENIC LULLABY [/b:366zj5n8]un comics indé déjanté et à l'humour qui calme [img:366zj5n8]http://img338.imageshack.us/img338/3121/full378w.jpg[/img:366zj5n8] Et voici de quoi l'accompagner comme il faut en musique: [url:366zj5n8]http://bobd.over-blog.com/article-arsenic-sans-vieilles-dentelles-107302016.html[/url:366zj5n8]
Un vieux Tim Sale, avant les grands "classiques" Marvel et DC, [img:3s0kutvn]http://img35.imageshack.us/img35/3909/43426c.jpg[/img:3s0kutvn] petite histoire noire/super héros très (très) classique mais avec la B.O culte que j'y ai accolé, c'est très bien passé: [url:3s0kutvn]http://bobd.over-blog.com/article-cite-sombre-106873894.html[/url:3s0kutvn]
D'acc En tout cas, je doute que ce comics là ait été traduit; c'est la "suite" du Prisonnier, la série TV, [img:2kuoqdkn]http://img838.imageshack.us/img838/8156/shatterdvisage.jpg[/img:2kuoqdkn] mais qui peine à égaler son ainée. Même en musique ça le fait pas des masses (remarquez la musique n'a peut être pas aidé cette fois ci!) [url:2kuoqdkn]http://bobd.over-blog.com/article-je-ne-suis-pas-un-numero-106673384.html[/url:2kuoqdkn]
[quote="silverfab":1glzjisj]En marge des super héros et autres morts vivants, un peu de Fantasy en V.O, [b:1glzjisj]GRIMWOOD'S DAUGHTER[/b:1glzjisj] chez IDW (sorti y a un petit moment maintenant). C'est bien raconté, c'est une version originale (quoiqu'un brin expédiée) de la fin du peuple Elfe et le dessin est pas mal du tout: [img:1glzjisj]http://img857.imageshack.us/img857/6017/grimwoodsdaughter.jpg[/img:1glzjisj] Si avec ça vous écouter un score dans la lignée d'un des canons du genre, vous devriez bien vous régaler: [url:1glzjisj]http://bobd.over-blog.com/article-le-crepuscule-des-elfes-104870873.html[/url:1glzjisj][/quote:1glzjisj] Ce titre n' a pas été traduit dans USA Magazine ? Je me souviens vaguement d'avoir vu du Nowlan et des elfes dans un n°.
Pour ceux qui n'ont pas encore tenté, Milady a sorti une belle édition des deux très bon tomes de [b:g6mvefek]GRANDVILLE[/b:g6mvefek], de B.Talbot. [img:g6mvefek]http://img440.imageshack.us/img440/2276/1002grandville.jpg[/img:g6mvefek] C'est fin, superbement dessiné, et, en plus, avec une musique "à la Schifrin", c'est encore plus sympa: [url:g6mvefek]http://bobd.over-blog.com/article-enquete-funky-106383305.html[/url:g6mvefek]
Le très bon Brian K Vaughan nous revient en pleine forme avec une SAGA futuriste décalée [img:3feovo6a]http://img804.imageshack.us/img804/5075/saga1cvr.jpg[/img:3feovo6a] que les amateurs du bonhomme apprécieront, surtout avec le score tout aussi décalé (et tout nouveau) que je vous propose sur B.O BD: [url:3feovo6a]http://bobd.over-blog.com/article-cosmo-saga-non-on-ne-parle-pas-de-magazines-people-106350881.html[/url:3feovo6a]
Revoilà les auteurs de Sleeper, Criminal et Incognito, qui ont quelques fans de par chez nous, avec une série qui devrait leur en amener d'autres (de fans) ou pas justement. [img:l4bps0j5]http://img843.imageshack.us/img843/9307/img111034.jpg[/img:l4bps0j5] [b:l4bps0j5]FATALE[/b:l4bps0j5] est encore du noir, complètement dans la veine des titres sus-cités, mais avec un côté horreur lovecraftienne. Estc e que la sauce prend pour autant? Réponse par là, avec un score bien adapté: [url:l4bps0j5]http://bobd.over-blog.com/article-femme-fatale-tentacules-et-araignees-geantes-105141172.html[/url:l4bps0j5]
Dans l'univers foisonnant de Mike Mignola, le spin-off[b:1kul45ty] LOBSTER JOHNSON[/b:1kul45ty] voit une nouvelle série se terminer:[b:1kul45ty] THE BURNING HAND,[/b:1kul45ty] [img:1kul45ty]http://img513.imageshack.us/img513/8255/16252d.jpg[/img:1kul45ty] pulp réussi et réjouissant, que j'ai accompagné d'une musique old school qui en fait un cocktail du meilleur effet pour attaquer le week-end (et y a même un petit cadeau dans l'article) [url:1kul45ty]http://bobd.over-blog.com/article-pulp-de-luxe-105029235.html[/url:1kul45ty]
En marge des super héros et autres morts vivants, un peu de Fantasy en V.O, [b:1hgfac9c]GRIMWOOD'S DAUGHTER[/b:1hgfac9c] chez IDW (sorti y a un petit moment maintenant). C'est bien raconté, c'est une version originale (quoiqu'un brin expédiée) de la fin du peuple Elfe et le dessin est pas mal du tout: [img:1hgfac9c]http://img857.imageshack.us/img857/6017/grimwoodsdaughter.jpg[/img:1hgfac9c] Si avec ça vous écouter un score dans la lignée d'un des canons du genre, vous devriez bien vous régaler: [url:1hgfac9c]http://bobd.over-blog.com/article-le-crepuscule-des-elfes-104870873.html[/url:1hgfac9c]
Dans le genre comics sur la WW2, y a de quoi faire, Garth Ennis nous propose une aventure avec des aviatrices, [img:3qytmeqr]http://img825.imageshack.us/img825/7347/battlefeildsnightwitche.jpg[/img:3qytmeqr] original dans l'idée mais pas forcement dans le traitement (fond comme forme), avec une B.O décalée pour l'accompagner ça reste fréquentable. [url:3qytmeqr]http://bobd.over-blog.com/article-des-sorcieres-et-des-rois-du-desert-104731394.html[/url:3qytmeqr]
Lu une adaptation du [b:36t7z2ky]HEART OF DARKNESS[/b:36t7z2ky] de Conrad, aux éditions Self made hero, dont certaines adaptations de Lovecraft on été traduites chez nous (chez Akileos je crois) [img:36t7z2ky]http://img20.imageshack.us/img20/3699/heartofdarknessc.jpg[/img:36t7z2ky] Et bien, c'est assez bon, dans un style graphique particulier, et, avec une B.O de film d'épouvante de série B, ça prend une autre dimension pas dégeu: [url:36t7z2ky]http://bobd.over-blog.com/article-au-coeur-des-tenebres-104467955.html[/url:36t7z2ky]
Encore un retour dans le temps avec un comics sorti il y à 20 ans cette année, considéré par certains comme culte, au même titre que les piliers du genre. Sans aller jusque là, il faut reconnaître une certaine qualité au bouquin. Je vous laisse juger, et vous propose de quoi accompagner ça comme il faut: [url:16i930w2]http://bobd.over-blog.com/article-guns-and-roses-104257928.html[/url:16i930w2]
Ressortons du placard un petit GN (et pour cause c'est un Graphic Novella même!) de Warren Ellis, qui, en touche à tout qu'il est nous livre une fantaisie steampunk très fréquentable, aujourd'hui accompagnée d'un score nickel, très flippant et qui fait son petit effet! C'est par là que ça se passe: [url:2a579kin]http://bobd.over-blog.com/article-ether-existentiel-104180663.html[/url:2a579kin]
Je viens de lire [b:3a11lynf]B.P.R.D HELL ON EARTH. THE PICKENS COUNTY HORROR[/b:3a11lynf], [img:3a11lynf]http://img823.imageshack.us/img823/6921/19498h.jpg[/img:3a11lynf] dernier run en date de la mythologie Mignolesque, bon, ça s’essouffle un brin ct'histoire là, en même temps on frôle la surproduction et le changement de dessinateurs à la chaine n'est peut être pas la meilleure des options non plus...enfin, peut être que ce n'était qu'un: [url:3a11lynf]http://bobd.over-blog.com/article-faux-pas-104107200.html[/url:3a11lynf]
Je triche un brin en mettant ça ici, car on parle de BD française certes mais qui lorgne clairement du côté des cousins attardés d'Outre Atlantique. Moins sympa que le premier tome, DOGGYBAGS vol2 reste un délire sympa, autant pour son concept (l'emballage) que pour les histoires qu'il contient. Accompagnons tout cela avec une bande sonore bien adaptée et ça passe comme une lettre à la poste: [url:2126xg7j]http://bobd.over-blog.com/article-doggybags-round-two-fight-103974272.html[/url:2126xg7j]
Ah c'est bien de mettre Hellboy et BPRD en en tête de site, mais pas de section dédiée en comics VO!!?? Bon, pas grave, en attendant, le dernier run en date du[b:o05q112k] BPRD: HELL ON EARTH: THE LONG DEATH [/b:o05q112k]envoie bien comme il faut, que ce soit niveau scénar d'action que dessin grandiloquent. Avec un score de film "de peur" bien composé et tout, ça le fait pas mal, un peu plus de précisions par là: [url:o05q112k]http://bobd.over-blog.com/article-grosses-bebettes-de-tous-les-cotes-103768419.html[/url:o05q112k]
On a pas de section Vertigo sur le nouveau SP!!?!! J'en suis fort déçu, mais bon pas grave, je parlerais quand même de NOCHE ROJA, l'un des derniers Graphic Novel sorti dans leur collection Crimes, et qui est pas mal du tout, surtut avec une musique de film noir très réussie, un couple que les amateurs du genre auraient tort de se priver. [url:34kl4wi5]http://bobd.over-blog.com/article-mexico-confidential-103636265.html[/url:34kl4wi5]
Uniquement trouvable sur la Toile (du moins pour le moment) WAR OF THE WOODS est une adaptation de la Guerre des Mondes (sans tom le scientologue) chez nos amies les bêtes. Et c'est pas mal du tout. [img:10jc0z36]http://img12.imageshack.us/img12/8265/warofthewoods1.jpg[/img:10jc0z36] Bon la seconde saison est en réalisation donc, si ça vous plait, faudra être patient, mais voilà de la musique disons "particulière" pour accompagner le début:: [url:10jc0z36]http://bobd.over-blog.com/article-raid-grandeur-nature-103498200.html[/url:10jc0z36]
[quote="brodieman":1577vw6x] J'ai lu les 2 tomes panini la semaine dernière, c'est vraiment très bien. J'ai bien aimé cette histoire de vengeance. Vu la conclusion du 1er arc narratif, je suis très curieux de lire comment Wood rebondit ensuite.[/quote:1577vw6x] Alors le second arc, j'avais vraiment pas beaucoup accroché, ni coté scénar ni dessin, mais c'est vraiment ce que je considère (mais l'avis n'est pas partagé) comme l'un des moins bon de la série entière. Il faut savoir que l'on ne retrouve que rarement des personnages d'une histoire à l'autre, le fil conducteur étant plutôt la "civilisation" de ces Northlanders.
[quote="silverfab":1ml1dlkt]Tu verras, c'est...particulier! Sinon la très bonne série [b:1ml1dlkt]NORTHLANDERS [/b:1ml1dlkt]de Brian Wood et tout un arsenal de dessinateurs doués s'achève cette semaine avec la sortie du numéro 50. Et c'est avec un run sur 9 numéros assez ambitieux que la saga se conclue en beauté, voici de quoi accompagner musicalement cet épilogue épique: [url:1ml1dlkt]http://bobd.over-blog.com/article-vikings-et-gladiateurs-rnr-103359227.html[/url:1ml1dlkt][/quote:1ml1dlkt] J'ai lu les 2 tomes panini la semaine dernière, c'est vraiment très bien. J'ai bien aimé cette histoire de vengeance. Vu la conclusion du 1er arc narratif, je suis très curieux de lire comment Wood rebondit ensuite.
[b:1j1p8jl2][u:1j1p8jl2]American vampire[/u:1j1p8jl2][/b:1j1p8jl2] continue son bonhomme de chemin à travers le XX° siècle, pas de révélations fracassantes dans ce nouvel arc, mais c'est pas trop mal rythmé, et j'aime toujours le dessin, donc bon...une B.O rock comme il faut et ça passe pas mal: [url:1j1p8jl2]http://bobd.over-blog.com/article-vampire-du-xx-siecle-103418310.html[/url:1j1p8jl2]
Tu verras, c'est...particulier! Sinon la très bonne série [b:1pgey6mm]NORTHLANDERS [/b:1pgey6mm]de Brian Wood et tout un arsenal de dessinateurs doués s'achève cette semaine avec la sortie du numéro 50. Et c'est avec un run sur 9 numéros assez ambitieux que la saga se conclue en beauté, voici de quoi accompagner musicalement cet épilogue épique: [url:1pgey6mm]http://bobd.over-blog.com/article-vikings-et-gladiateurs-rnr-103359227.html[/url:1pgey6mm]
[quote="charlie 95":buovncie]J'entame la lecture de Promethea et je suis agréablement supris car ça sort des sentiers battus ( je m'attendais à tord à une enième resucée de Wonderwoman ). Bon le seul hic c'est que n'étant pas bilingue, le registre soutenu de langue me fait rater plein de trucs ( comme avec le dernier épisode de ce TPB où chaque carte du jeu de tarot est accompagnée d'une logorrhée littéraire. Aie . )[/quote:buovncie] J'avais beaucoup aimé, une narration assez pointue, Moore s'était bien fait plaisir!
J'ai un copain branché Zombie qui m'a prêté les deux premiers tomes de la bd Zombie écrite par Olivier Peru, même si l’idée et l'histoire a aujourd'hui peut paraitre facile a trouver, je me suis régalé, c'est bien dirigé avec un scenario qui et bien trouvé pour ne pas faire dans le facile de l’après Walking Dead!Je ne peux donc que vous conseiller de lire et de suivre cette série! [youtube:304jq23y]
J'entame la lecture de Promethea et je suis agréablement supris car ça sort des sentiers battus ( je m'attendais à tord à une enième resucée de Wonderwoman ). [img:2bss66mm]http://files.getwebb.org/files/d7/8a/9a/4b3757c63a600aec7ebd5a8187d765e187/source.jpeg[/img:2bss66mm] Bon le seul hic c'est que n'étant pas bilingue, le registre soutenu de langue me fait rater plein de trucs ( comme avec le dernier épisode de ce TPB où chaque carte du jeu de tarot est accompagnée d'une logorrhée littéraire. Aie . )
Certains d'entre vous ont peut être vu cette espèce de tentative de film mythologico-stylisé genre 300 du pauvre qu'était Immortals? Bon, toujours est il qu'un "prequel" en comics est sorti à l'époque, et qu'il vaut largement le coup d'oeil, surtout avec une B.O gros calibre de blockbuster niais qui n'E[bST PAS composée par Zimmer ou un de ses sbires pour une fois! Allez, un peu plus de détails par ici: [url:j64wb590]http://bobd.over-blog.com/article-dieux-titans-heros-et-autres-immortels-103299991.html[/url:j64wb590]
Un comics "indé" assez particulier mais très intéressant, autant au niveau de son sujet que de son traitement, le tout avec une BO sobre mais assez en phase avec la BD lue. [url:12ghbeji]http://bobd.over-blog.com/article-dark-pictures-102827697.html[/url:12ghbeji] [b:12ghbeji]MOVING PICTURES [/b:12ghbeji]des [i:12ghbeji]Immonen, [/i:12ghbeji]est une aventure à tenter pour tout amateur de graphic novel curieux, amateur de noir et d'histoires bien racontées. [img:12ghbeji]http://img594.imageshack.us/img594/1923/movingpicturescover.jpg[/img:12ghbeji]
Je viens de lire (enfin) [b:ebw2pc3k]ASTERIOS POLYP[/b:ebw2pc3k] du grand [i:ebw2pc3k]David Mazzucchelli,[/i:ebw2pc3k] et...ben pas autant emballé que tout les gens qui ont crié au génie, même si en effet, graphiquement parlant, y a de quoi faire. Quelques détails et une B.O hors pair, c'est par là: [url:ebw2pc3k]http://bobd.over-blog.com/article-architecture-vertigineuse-102610994.html[/url:ebw2pc3k] [img:ebw2pc3k]http://img859.imageshack.us/img859/4499/asterios.jpg[/img:ebw2pc3k]
Bon, et sinon, je viens de lire les 10 premiers (et derniers, la série s'est arrétée là) épisodes de FREEBOOTERS par le grand Barry Windsor Smith, qui s'auto parodiait avec pas mal de talent. Et j'ai une BO aux petits oignons pour aller avec: [url:31clndqu]http://bobd.over-blog.com/article-the-end-has-no-end-102576542.html[/url:31clndqu] [img:31clndqu]http://img703.imageshack.us/img703/7479/fbcovernew.jpg[/img:31clndqu]
Je viens de finir le TPB : [b:2lt8m4qs]Time Masters : Vanishing Point[/b:2lt8m4qs] par Jurgens. [img:2lt8m4qs]http://images1.wikia.nocookie.net/__cb20100722074312/marvel_dc/images/thumb/7/7c/Time_Masters_Vanishing_Point_Vol_1_1.jpeg/300px-Time_Masters_Vanishing_Point_Vol_1_1.jpeg[/img:2lt8m4qs] Et c'est une très belle découverte me concernant. Je n'avais que peu suivi Booster Gold, un peu dans JLI (les 3 premiers TPB) et dans 52 la série hebdomadaire et du coup, je ne connaissais que par allusions dans d'autres récits les personnages de Rip Hunter, Supernova et tout le suporting cast de Booster. Le récit axé autour de la recherche de Batman est une véritable aventure temporelle pour nos héros. Mais cet axe n'est qu'un prétexte pour Jurgens qui s'en sert pour raconter une histoire de manipulation temporelle par différents acteurs et y intègre de nombreux acteurs récurrents. Ce contexte particulier permet de creuser le mythe entourant Booster Gold, Rip Hunter et ceux qui les entourent. Rip Hunter, Booster Gold, Skeets, Green Lantern (Hal Jordan) et Superman sont les principaux acteurs de ce récit. Et si les quelques images de ces derniers dans la saga sur le retour de Bruce Wayne vous ont intrigué, ce récit permet de savoir pour quelle raison et comment ils en arrivent à poursuivre Bruce dans le temps. Avec l'arrivée du New 52, ce récit prend une dimension plus importante encore. Très bon récit qui me font m'interroger sur la suite donnée à cette aventure et notamment sur les révélations présentées sur le tableau de Rip.
Bon, pour ceux qui sont bien motivés, pas effrayés par les trucs bien gras (mais y a quand même du "message"...hum,hum...derrière tout ça), voici un one-shot par Eric Powell, créateur de The Goon, à ne clairement pas mettre entre toutes les mains, même en musique (de boeufs)
[url:vakjl5i2]http://bobd.over-blog.com/article-stade-an-l-102491203.html[/url:vakjl5i2]


Commentaires (296)
artemus dada
MembreJe n'avais compris, je croyais que tu parlais du recueil [b:2n4pom74]Panini[/b:2n4pom74], et pas des [i:2n4pom74]floppies[/i:2n4pom74] [b:2n4pom74]U.S[/b:2n4pom74], lorsque tu disais que le titre était "culte".
Oncle Hermes
MembreJ'ai trouvé les chiffres de vente pour les trois premiers numéros seulement : un peu au-dessus de 20 000 ventes pour le 1er, mais ensuite 14 000, 12 000... et je suppose que la descente a continué.
artemus dada
Membre[quote="Oncle Hermes":2tu4uvma][..] Au final, un titre plein de bonnes idées, culte au sens plein de l'expression (ça fera plaisir à Artemus), et que je ne me lasse pas de reprendre de temps en temps.[/quote:2tu4uvma] Ce recueil a si peu marché que ça ? (J'en garde pour ma part un bon souvenir)
soyouz
MembreNom de Zeus ! Le titre sur la gauche et en VO m'a trompé !
Le Doc
Membre[quote="soyouz":3c7ni9eq]C'est sorti dans quoi chez Panini ?[/quote:3c7ni9eq] C'est marqué 100% Marvel sur la couverture postée par Oncle Hermes...
soyouz
MembreC'est bizarre, j'ai l'impression de ne pas avoir ça .... (tiens, je n'avais jamais fait gaffe à cet emplacement ! Cette fonction est aussi efficace que celle du forum ?)
Blackiruah
Membre[quote="soyouz":36pvauhg]C'est sorti dans quoi chez Panini ?[/quote:36pvauhg] Tu sais qu'il y a une fonction recherche au dessus de la page ? Enfin bon...- mer. 1 mars 2017 19:27