Critique Magical Girl Boy

Ce mois de Février 2017 ayant été plutôt chargé en sorties de gros mangas à l’ambiance sérieuse et incitant généralement à la réflexion, quoi de mieux qu’une petite touche d’humour décalé pour relâcher la pression et aborder mars de la plus détendue des manières possible ? Et ça tombe bien : c’est en cette fin de mois que sort Magical Girl Boy! Le premier manga de l’année à être publié dans la maintenant très populaire collection “WTF?!” d’Akata. Alors installez-vous confortablement, laissez votre logique vagabonder ailleurs et préparez vos zygomatiques!

Avec un titre et un résumé aussi explicites, il faudrait être fou pour lire Magical Girl Boy en s’attendant à un récit classique de magical girl ou même à quoi que ce soit de sérieux d’ailleurs !
En effet, le manga est aux magical girls ce que One Punch Man est au Shonen : une gigantesque parodie. Ittyokusen Moukou, nouvellement débarqué dans le monde du manga, s’est amusé à prendre un style et à produire le strict inverse. Reprenant chacun des codes existants en les déformant, généralement de la manière la plus grotesque possible. Que ce soit par le personnage de Saki Uno, jeune magical girl se transformant en homme bodybuildé beaucoup trop viril pour sa tenue à base de rubans roses, par la célèbre “mascotte”, petit animal à l’aspect de peluche, si chère au style, étant ici un Yakuza à la carrure imposante n’ayant de mignon que son prénom, par les ennemies ayant tous un design des plus fantasque, principalement à base de tentacules et de muscles où même de par les “armes” de notre “magical girl” , ayant troqué ses barrettes en plastique rose contre des grenades à fragmentation beaucoup plus létales…

Cependant, contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, le manga ne se résume pas en un enchaînement de sketches et de gags tous plus répétitifs les uns que les autres. Il propose également un trame scénaristique complète avec des enjeux, de l’amitié, de l’amour, un rival et un némésis dignes de l’ambiance générale de l’oeuvre! Loin de se reposer sur ces bases relativement simplistes, l’auteur sait varier et nous propose à chaque fois une situation différente, généralement plus grotesque que la précédente, si bien que le lecteur ne sait jamais à l’avance ce qui va l’attendre à chaque chapitre… pour son plus grand bonheur!
La partie scénarisée du manga quant à elle, bien que relativement discrète, est plutôt convaincante et arrive en seulement deux tomes à apporter une conclusion satisfaisante, ne nous laissant pas sur notre faim une fois la dernière page tournée.

Nouveau dans le monde du manga, le trait de Moukou ne nous laissera certainement pas indifférent. Jonglant habilement avec un style très kawaii et changeant brusquement pour des lignes volontairement exagérées, dignes de toute bonne parodie qui se respecte. L’auteur nous déconcerte par des designs totalement grotesques et une manière improbable de déformer le monde qui entoure notre héroïne. Ce qui fait qu’au bout du compte, avec tous ces revirements de style, il est difficile de vraiment attribuer une “patte” à notre auteur!

Enfin, il faut tout de même apprécier à sa juste valeur le travail qu'a fait Akata sur cette édition qui est fort appréciable pour une série en seulement deux tomes! Des couvertures holographiques brillantes et en paillettes, nous rappelant avec humour un des habituels clichés des séries de magical girls. Quelques pages en couleur sont aussi à noter, le tout proposé au prix standard.

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