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Critique de The Damned #2

par Le Doc le mar. 11 déc. 2018 Staff

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Mal Acquis...

Le parcours éditorial de The Damned a débuté à la fin de l'année 2006, chez l'éditeur indépendant Oni Press. Le titre a marqué les premiers pas dans les comics du scénariste Cullen Bunn et du dessinateur Brian Hurtt et a été suivi par une autre courte mini-série en 2008. Puis le duo a été accaparé par d'autres projets (dont le western fantastique The Sixth Gun qu'ils ont réalisés ensemble), tout en se jurant qu'ils reprendraient un jour l'histoire de Eddie Tamblyn, un homme maudit dans une ville où les criminels démoniaques font le trafic des âmes des humains.

Ce fut chose faite avec le lancement d'une nouvelle série régulière The Damned (enfin, presque régulière puisqu'après 10 épisodes, le #11 tarde à sortir), en couleurs cette fois-ci car l'originale était publiée en N&B. Oni Press  a d'abord réédité la première mini-série en couleurs (voir le premier tome de cette nouvelle collection chez Akileos) avant d'embrayer avec "Mal acquis", l'arc introductif de cette relance. Et qu'en est-il de "Fils Prodigues", la mini-série en 3 chapitres de 2008 ? Les deux auteurs l'ont en fait incorporée au mensuel, avec quelques petites modifications pour s'assurer du bon prolongement de l'histoire en cours. Ce sera pour les #6 à 8, dans le prochain volume...

Le premier comic-book The Damned a donc été réédité avant la publication de la série. Les deux auteurs ont tout de même tout fait pour que le premier épisode soit un point d'entrée parfait dans ce monde, mélange de polar noir se déroulant à l'époque de la prohibition et de surnaturel. La situation sur laquelle s'ouvre l'arc narratif "Mal acquis" permet de vite se (re)familiariser avec le personnage principal, sa fonction, ses relations avec les familles démoniaques, sa malédiction, en employant l'ouverture in media res et le fameux "24 heures plus tôt" pour nous raconter comment Eddie en est arrivé là. Le genre de construction aussi classique qu'efficace qui permet de se replonger dans cette ambiance tout en introduisant le MacGuffin, un artefact très convoité.

Le (très) prolifique Cullen Bunn et son compère Brian Hurtt signent ici une très bonne reprise, plus de dix ans après les débuts de The Damned. Tout ce qui fait le sel de cet univers est là : l'atmosphère, la voix-off, la caractérisation (aussi bien des personnages de premier plan que des secondaires, comme ces pauvres hères qui veulent récupérer leurs âmes), les règles de ces organisations mafieuses gérées par des démons, l'action (il n'y a pas énormément de gunfights, mais quand il y en a, ça pétarade sévère) et une bonne dose de mystères toujours aussi plaisants à suivre.

Pour fréquenter les démons, il faut un savoir-faire certain. Pour Eddie, c'est aussi une affaire de famille. Et d'après la dernière page, sa famille va jouer un rôle très important dans la suite des événements...


En bref

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