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Critique de Chimichanga #2

par Le Doc le jeu. 14 févr. 2019 Staff

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Chanson du matin, bon teint !

Il y a quelque chose de tellement communicatif dans l'enthousiasme de la petite Lula, qui commence chaque journée par une chanson (et quelles paroles amusantes et entraînantes !). Petite fille du Père la Ridule, propriétaire d'un cirque itinérant, Lula est un peu enrobée, elle a de grands yeux noirs et une barbe mange son visage, mais elle a  accepté son apparence et elle est heureuse, surtout depuis qu'elle s'occupe du monstre gentil (même s'il ne faut pas trop le chercher) qu'elle a appelé Chimichanga

C'est alors qu'elle rencontre un jeune homme qui est son complètement son opposé. Raymond Pugnant, dit "Ray", est le garçon le plus moche du monde, tellement laid qu'il cache son visage derrière une épaisse masse de cheveux. Pourchassé par une foule bien décidée à débarrasser la Terre de sa laideur, Ray est désespéré et colérique. Et il l'est tellement qu'il commet une grosse erreur alors que Lula avait décidé de l'aider. Ce qui n'est pas du goût de Chimichanga...

Cette situation est le point de départ d'une suite de rencontres toutes aussi étranges les unes que les autres. Chimichanga, c'est le projet "jeunesse" de Eric Powell...un récit initialement prévu pour les kids qui est idéalement devenu un conte pour tous les âges, un univers délirant aux thèmes forts développés sous la forme d'un divertissement fantastico-poétique plein de possibilités et peuplé de personnages hauts-en-couleurs. Dans Chimichanga, une séance de nettoyage se transforme en une drôle de virée dans une autre dimension et on peut faire d'hallucinantes rencontres lorsqu'on s'enfonce la nuit au coeur de la forêt.

Pour La Tristesse du Pire Visage du Monde, Eric Powell a cette fois-ci collaboré avec Stephanie Buscema. Le créateur de The Goon a signé lui-même le story-board des épisodes, sur lesquels la petite-fille du grand John Buscema a ensuite pu imprimer son style distinct et ses techniques de colorisation pour un résultat de toute beauté. C'est simple, chaque case est un régal, ce qui accentue le plaisir de suivre Lula (aux répliques croustillantes) et son petit monde de freaks, de retour six ans après le premier tome ! 


 

En bref

Beau, chaleureux et complètement barré, Chimichanga parle aussi de tolérance d'une manière irrésistible. Encore une réussite signée Eric Powell !

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