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Critique de Celui que j'aime ou presque

par snoopy le jeu. 16 mai 2019 Staff

Rédiger une critique
du Harada, tout simplement

Après Yatamomo, Color recipe et The son of Yoru & Asa, la mangaka Harada revient aux éditions IDP avec un titre dont elle seule a le secret. Adorée par certains d'entre nous et détestée par d'autres, le Harada Style ne plait clairement pas à tout le monde. Celui que j'aime ou presque ne fera d’ailleurs pas exception à la règle, l’auteur garde sa recette et l’agrémente de nouveaux ingrédients. Même si ce n'est pas un coup de cœur, j'ai suffisamment apprécié les quelques œuvres lues pour avoir envie de réitérer l'expérience. Dans Yatamomo, j'ai bien aimé le personnage de Momo qui était vraiment paumé mais qui essayait tant bien que mal de survivre. Dans Color Recipe, j'ai beaucoup aimé l'idée derrière le récit même si je pense que le titre aurait pu être bien meilleur. Ici, j'ai à nouveau passé un bon moment de lecture dans l'ensemble même si encore une fois ce titre n'est clairement pas à mettre dans toutes les mains et qu'il faut accepter de jouer le jeu de la mangaka.

Ainsi celles et ceux qui aiment les histoires pleines de bons sentiments, passez votre chemin car ici le héros est à l'opposé du prince charmant. Un aspect qui se révèle d’ailleurs assez intéressant au fil des pages et qui change de ce qu’on a l’habitude de lire. Ainsi et comme nous l'a si souvent habitué la mangaka, ses personnages sont dotés de personnalités très particulières dans le sens où ils nous apparaissent bien souvent antipathiques, paumés, tordus, pervers et j'en passe. Ce ne sont clairement pas des personnages pour lesquelles on éprouvera un fort attachement. Pourtant, c'est tout ce qui fait l'originalité des récits d'Harada à mon sens.

Si l'intrigue amoureuse démarre dès la première page, on se rend très vite compte que cette relation sera à des années lumières des contes de fées. Au menu des premières pages, humiliations et cruauté d'un supérieur envers son subordonné devenu son amant. L'idée de nous pondre un personnage qui ne sait pas s'exprimer ou qui le fait de façon brutale et maladroite est loin d'être mauvaise surtout que celui qui subira dans un premier temps ne tardera pas à se rebeller. De ce côté là c'est une bonne surprise, on verra d'ailleurs naître des petits changements intéressants au fur et à mesure chez l'un comme chez l'autre. Voir le dominé prendre le pas sur le dominant et renverser les rapports de force s'est également révélé assez plaisant à découvrir, ce n'est pas une situation qu'on rencontre régulièrement dans la sphère boy's love et pourtant je lui trouve un certain charme.

L'auteur brodera une petite histoire assez malsaine entre un client qui abuse de son pouvoir et l'un de nos protagonistes afin d'amener un petit côté encore plus tordu et quelques obstacles à franchir pour notre petit couple. Outre les petites évolutions assez sympathiques, on aura le droit à l’habituel prise de conscience des sentiments et on finira sur une note plutôt positive. Une histoire sympathique à découvrir pour quiconque aime lire l’auteur !

Par contre, l’histoire bonus est d’un mauvais goût à toute épreuve. Ce genre d’histoire ne devrait même pas naître de l’imagination d’un auteur. A jeter à la poubelle !

Si la mangaka possède un style scénaristique bien à elle, sa patte graphique l’est tout autant. Particulier mais loin d’être déplaisant, la forme des yeux est assez atypique. C’est expressif et bien mis en scène. Pas grand-chose à redire à ce niveau-là, c’est bien dessiné !

En bref

En ressort une romance made in Harada assez tordue au départ mais qui a su évoluer de façon plus positive par la suite et qui possède un certain charme grâce à l'idée de l'inversion dans les rapports de force. Un bon moment donc sauf si pour vous les histoires de la mangaka sont synonyme de mauvais goût. Note: 6,5/10

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