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Critique de Demon slayer #2

par MassLunar le jeu. 7 nov. 2019 Staff

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Quand LE pourfendeur rencontre LE démon...

Un second volume en accéléré dans lequel nous rentrons rapidement au cœur du sujet avec les premières missions de Tanjiro en tant que Pourfendeur. Exit donc l'épreuve final de la forêt maudite, Tanjiro et quatre autres pourfendeurs survivants ( ils étaient 20 au départ) se voient donc remettre un sabre du soleil, l'arme ultime contre les démons. Et c'est partie. Dans ce second volume , Gotouge multiplie les combats à coups de techniques élémentaires et mise en scène simple mais efficace. Sans être jubilatoire ni forcément spectaculaire, les scènes d'actions sont plutôt lisibles et bien construites. Nezuko, notre mignonne démone, se démarque par ses coups de tatanes impitoyables alors que Tanjiro semble déjà maîtriser un large répertoires de techniques élémentaires. Nous pouvons déjà souligner que le mangaka ne semble pas perdre de temps en entraînement façon Naruto. Pour lui, la progression neketsu semble secondaire dans ce second volet et , honnêtement, ce n'est pas plus mal, il nous épargne quelques tropes classiques (qu'on retrouvera malgré tout dans les tomes suivants, ne nous leurrons pas). 

Le coeur de ce second opus, c'est, pour moi, la rencontre avec le big bad guy, Muzan Kibutsuji. Une apparition courte mais remarquable avec ce parfait antagoniste de Tanjiro. Classe, propre sur lui, vêtue d'un costume trois pièces, je ne peux m'empêcher de penser que Muzan est la représentation d'une certaine modernité urbaine qui fait sans doute son apparition durant l'ère Taicho alors que Tanjiro, l'ancien livreur de charbon aux mains calleuses, devenu un espèce de samourai pourfendeur de démon, représente quelque chose de plus traditionnel, de plus spirituel en somme. Tanjiro est davantage ancré dans une lutte du passé alors que Muzan semble être un démon qui s'est adapté au changement pour devenir encore plus redoutable. Une analyse peut-être un peu poussive mais qui est tout de même reflétée avec le chara-design assez soigné et proprement stylé des personnages. J'espère en tout cas que Gotoug-san continuera et approfondira davantage ce reflet de l'ère Taisho avec ses personnages car il faut bien dire qu'au niveau graphique, le background,quand à lui,  est toujours traité  de manière assez secondaire. C'est dommage car cela apporterait davantage de charme à ce titre qui traite les environnements en arrière-plans comme des arènes ou comme de simples supports à l'action ce qui le fait rentrer dans les mauvaises banalités du shonen alors que c'est un titre qui mériterait davantage de contemplation. Les plans d'ensembles ou panoramiques sont donc  assez resserrés,voir inexistants et, au final, seul le dress-code des personnages apportent une identité visuelle à ce titre.


En bref

Un second volume beaucoup plus effréné. Peut-être moins mélancolique que le premier même si Demon Slayer confirme son statue de shonen assez sombre, notamment avec des démons assoiffés de sang et surtout l'irruption d'un redoutable antagoniste majeur. Le travail de Gotouge reste efficace, notamment dans le chara-design , assez identitaire, voire même symbolique. Un bémol quand même avec une timidité toujours latente dans le traitement des décors , des scènes d'actions dont la mise en "cases" n'est pas forcément des plus spectaculaires. Demon Slayer oscille entre le shonen stylé et le shonen efficace mais lambda. Affaire à suivre.

7
Positif

Un rythme plus enlevé

Un manga davantage assombrie par l'irruption d'une menace assez intéressante et charismatique

Un dress-code qui apporte une certaine identité au titre

Negatif

Des environnements toujours aussi pauvres...

De l'action efficace mais sans être mémorable

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