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Critique de Arte #9

par Tampopo24 le mer. 19 févr. 2020 Staff

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Attention à ne pas abuser des roturières !

C'est toujours avec entrain et bonne humeur, à l'image de l'héroïne, que je replonge dans l'univers de la série. J'aime vraiment l'ambiance chaleureuse qui s'en dégage malgré les sujets durs qui sont parfois abordés, comme la condition féminine à la Renaissance, mais comme ce n'est pas non plus un documentaire historique, la narration permet de tout alléger et de se retrouver avec quelque de plus léger, qui donne la pêche.

De retour à Florence avec Leo, Arte développe son activité de portraitiste. Elle a trouvé sa voie et l'assume même si ça lui ferme des portes. Du coup, elle rayonne et ça offre aux lecteurs plein de jolis séquences. Certes, on est de plus en plus dans du tranche de vie à décor historique mais c'est bien fait et ça donne le sourire. J'ai trouvé très jolie par exemple l'histoire autour de la peinture que Leo doit faire au début du tome. C'est fort en symbole et on voit combien il forme un vrai duo désormais. Par la suite, on ne les retrouve qu'à la fin, et là l'autrice reprend un peu les choses en main pour redonner du corps à son récit. Elle prépare une nouvelle histoire où Arte va devoir jouer de toutes les cordes qu'elle a à son arc face à un représentant de la papauté qui n'a que faire de son talent de peintre. J'attends avec bonheur leur futur "affrontement" et la rencontre avec cette dame espagnole.

Pour en revenir au coeur de cet opus, Kei Ohkubo a misé pour une fois sur ses personnages secondaires, délaissant un temps Arte au profit d'Angelo et Dacia. J'ai apprécié de retrouver ces deux personnages. Ils aspirent tous deux à se faire une place comme Arte a su le faire et ils bossent dur pour ça. Mais ici, ce n'est pas ce qui nous intéresse. Ils sont le prétexte pour parler d'une injustice courante alors, celle où des aristocrates font semblant de courtiser des roturières pour mieux en abuser. C'était un vrai fléau et même si c'est traité de façon assez rocambolesque et légère ici, mais avec plein d'énergie et de bons sentiments, ça fait du bien de voir ce méfait dénoncé, surtout que ça offre un joli moment à nos deux personnages nouvellement héros.

En bref

Kei Ohkubo continue donc de développer l'univers bienveillant d'Arte, accordant de la place à chacun, introduisant de nouveaux sujets et personnages, passant du tranche de vie au récit contestataire et préparant la suite avec beaucoup de talent.

8
Positif

Une histoire bien posée qui continue à avancer

Une belle mise en avant des personnages secondaires

Arte qui sait qui elle est et ce qu'elle veut

Une belle évolution graphique depuis les débuts

Negatif

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