7

Critique de Berserk #18

par Tampopo24 le jeu. 20 févr. 2020 Staff

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Trop, c'est trop

Dans ce nouveau tome, l'auteur s'amuse cette fois à décortiquer la notion de culte et de croyance à travers l'exemple de Farnèse qui suit un ponte de l'Inquisition. Ce dernier est juste terrifiant dans son approche de la foi et dans l'expression de celle-ci. Il est la personnification de tout ce qui nous faire peur. On sent bien que Farnèse s'interroge tout de même dessus mais elle n'a pas encore la force de lutter contre, elle est trop fortement embrigadée là-dedans depuis trop longtemps. Le mangaka revient d'ailleurs là-dessus, nous racontant des moments terrifiants de son enfance. Le récit fait vraiment mal et cette représentation fantasmée de la fin du Moyen-Âge et des débuts de l'ère moderne fait froid dans le dos.

Face à eux, on a bien sûr toute la misère du monde qui nous est crument présentée : pauvreté, faim, prostitution, maladie, folie. On ne nous épargne rien et pourtant, c'est au milieu de tout ça qu'on va retrouver Casca/Hélène qui a réussi à se trouver un petit groupe de femmes prenant soin d'elle malgré tout. La force de ces femmes et de leur cheffe surtout est remarquable ! Ça n'empêche qu'on sent lentement un glissement vers une folie générale qui fait froid dans le dos à nouveau et qui rappelle un certain moment terrifiant de l'histoire, notamment à cause de la présence dérangeante de ces yeux qui observent tout depuis un lieu inconnu. Franchement, il me font vraiment peur et me mettent très mal à l'aise, comme tout ce qui se passe.

Je n'ai donc pas été surprise qu'à la fin du tome, on nous lâche la petite bombe de l'Occultation qui serait sur le point de se reproduire. C'est une nouvelle motivation pour ce cher Guts, qu'on a peu vu mais qui a passé son temps à courir pour tenter de rejoindre Casca et empêcher que le pire se produise. J'ai aimé la rencontre surréaliste qu'il a encore fait avec ce jeune garçon qui nous rappelle tellement notre héros tout jeune, le tout en recroisant un ancien ennemis. Et c'est sans parler de cette rencontre avec son sauveur au détour d'un chemin, le hasard fait vraiment bien les choses. C'est encore un moment décisif, parfaitement mis en scène et qui est détenteur de bien des sous-entendus qui seront j'en suis sûre bien importants plus tard quant à l'identité du premier et leur relation.

N'y aurait-il eu toute cette surenchère dérangeante pour moi autour de la chair (sexe, violence, torture...), ce tome aurait continué à m'emporter comme le précédent. Mais il y a trop peu de Guts et trop d'insistance sur le côté sombre de l'histoire. Je sais qu'on est dans de la Dark Fantasy mais ici, j'ai trouvé ça un peu inutile et voyeuriste parfois, ce qui m'a vraiment mis mal à l'aise et je n'avais pas ressenti ça avant. Dommage parce que j'aime beaucoup, la façon dont est peu à peu amené le retour d'un certain personnage.

En bref

Même si je ne peux pas nier le talent de Kentaro Miura, ce tome m'a laissé un goût amer. Trop de surenchère sexuelle pour moi malgré une histoire de plus en plus fascinante.

7
Positif

Une toile qui prend forme

L'analyse terrible de l'extrémisme religieux et de ses conséquences

Le retour de l'Occultation ?

Les rencontres de Guts

Negatif

Trop de voyeurisme

Trop de scènes violentes et dérangeante

Une sensation de surenchère

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