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Critique de X-men - Dieu Crée, L'Homme Détruit

par Blackiruah le jeu. 20 févr. 2020 Staff

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Froide cruauté

Ce n’est pas un secret : je suis métis. Et forcément, appartenant à une minorité, on subit par moment la discrimination, le racisme dans la société. C’est loin d’être facile et ça forge une personne.

Ce n’est pas pour rien que j’ai beaucoup d’affection pour les X-men, qui sont sans cesse confrontés à ce problème de discrimination. Et justement, avec l’arrivée de Chris Claremont sur la franchise, les sujets politiques et sociétaux sont plus présents et passionnants, tout en restant un brin gentillet. Grâce aux formats graphic novel, destinés à un public plus adulte, Chris Claremont va monter encore d’un ton en violence à travers cette occasion saisie pour nous livrer “God loves, man kills” en 1982.

Et dès les premières pages, j’ai été saisi par la cruauté de l’oeuvre : des membres d’une organisation tuent des enfants car… ce sont des mutants. Face à une telle haine qui s’étend de plus en plus dans la société, Magneto va s’allier aux X-Men pour lutter face à cette menace grandissante... qui va aller au delà de ce qu’on a l’habitude de voir.

Franchement, je ne m’attendais pas à une telle violence. Et justement, c’est tout ce qui rend la lecture hypnotique. Dans ce récit qui introduit un ennemi récurrent des X-Men, à savoir le révérend Stryker, les auteurs nous montrent la folie de l’extrémisme. Et ça prend aux tripes, ils s’évertuent à montrer l’effet de cette attitude qui va mener à des jugements inouïs poussant la haine à son paroxysme, jusqu’au barbarisme même.

Il est bon d’ailleurs que cette folie marquée par la “secte” religieuse de Stryker est elle aussi contrebalancée pas seulement par les X-Men, mais aussi par la police qui ne comprenne pas cette violence exagérée (ce qui est un comble au vus des événements récents).

La montée en tension est maîtrisée tout le long du récit et la conclusion vient achever une montée en haine qui ne pouvait finir que dans un sens (enfin… à mes yeux). Le tout est bien aidé par une mise en scène impeccable de Brent Anderson qui parvient à rendre le tout réaliste et donc plus crédible, plus saisissant.

Incroyable que ce récit n’ait pas été réédité plus tôt tant il paraît important dans la chronologie de la série et… terriblement d’actualité… C’est dire.

En bref

J’avoue être étonné d’avoir attendu aussi longtemps pour pouvoir lire “Dieu Crée, L'Homme Détruit”. Le récit prend aux tripes et Chris Claremont a ce talent de montrer toute la déchéance de l’humanité quand elle se perd dans le racisme d’autant plus lorsque les excuses reposent sur la religion. C’est cru et loin d’être destiné à un public enfantin mais purée c’est terriblement moderne et nous amène à réfléchir où peut mener une telle attitude. Voilà un sacré récit qui est clairement incontournable pour tous les fans de la franchise !

9
Positif

Un récit intemporel

La démonstration de la bêtise du racisme

La puissance de la franchise X-men

Negatif

Un brin court

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