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Critique de Blade Runner 2019 #1

par Le Doc le mer. 16 sept. 2020 Staff

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Je ne fais pas confiance à une machine pour arrêter d'autres machines...

Je ne suis pas un connaisseur de l'oeuvre de Philip K. Dick. C'est une de mes lacunes, je n'ai jamais lu une de ses histoires...mon exploration des récits de Dick s'est juste faite sur le grand écran à travers une série d'adaptations  qu'on dit plus ou moins fidèles et dont l'une des meilleures reste le Blade Runner de Ridley Scott, échec à sa sortie avant d'obtenir un statut culte mérité au fil des années. Blade Runner 2049, la suite tardive réalisée par Denis Villeneuve, n'a pas non plus été un grand succès mais le film a permis de se familiariser à nouveau avec cet univers qui s'étend avec la publication d'une bande dessinée produite par Titan Comics et traduite en V.F. par Delcourt.

Blade Runner 2019 revient, comme son titre l'indique, à l'époque du classique de Ridley Scott, cette année 2019 qui est déjà du passé pour nous (et chose amusante, le #1 est justement sorti en 2019 aux Etats-Unis). On suit les pas de l'inspecteur Aahna "Ash" Ashina, présentée comme l'une des premières Blade Runner, ces agents chargés d'éliminer les êtres artificiels connus sous le nom de "Réplicants" dont la présence est interdite sur Terre. Entre deux missions, sa supérieure la charge de retrouver la femme et la fille de l'industriel Alexander Selwyn, un proche d'Eldon Tyrell, le créateur des Réplicants...

Graphiquement, le titre a beaucoup de qualités. Je n'avais pas particulièrement été emballé par le style d'Andres Guinaldo lors de ses remplacements sur la série Marvel Captain America, mais là le sujet l'a visiblement inspiré. Il se fond avec talent dans l'atmosphère "néo-noir futuriste" du long métrage dont il restitue bien l'esthétique, que ce soit dans des éléments comme la technologie, les décors très détaillés, ces rues étouffantes battues par les pluies et où le soleil ne pénètre jamais...jusqu'au changement de décor du quatrième épisode. Une partie graphique vraiment très convaincante, entre le trait assuré de Guinaldo et les couleurs de Marco Lesko...

L'histoire est imaginée par Michael Green et Mike Johnson, deux auteurs qui avaient déjà collaboré sur le comic-book de Supergirl. Michael Green est également scénariste pour le cinéma et la télévision et il a d'ailleurs co-écrit le Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve. Les deux compères animent un nouveau personnage très intéressant, une Blade Runner intrigante, qui cache ses blessures, révélées progressivement, sous sa force de caractère. Son enquête est bien ficelée et racontée (la voix-off n'est pas envahissante), entre caractérisation juste, action, suspense, rebondissements et drame. Sur ce point, le dernier chapitre est prenant et poignant et devrait amener Ash à revoir son jugement sur les Réplicants. Mais ce sera pour la suite prévue pour le début 2021..

En bref

Le sommaire est complété par les petits bonus habituels : des recherches de personnages par Andres Guinaldo et une galerie de couvertures dont certaines variantes ont repris des illustrations du regretté Syd Mead, le concepteur des visuels futuristes du premier Blade Runner.

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