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Critique de Fantastic Four #1968

par Le Doc le sam. 6 févr. 2021 Staff

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Que la vie soit !

Selon plusieurs observateurs de la série Fantastic Four, Jack Kirby aurait commencé à "garder ses meilleures idées" pour lui-même à partir de l'arc narratif de l'Enclave (F.F. #66 et 67 en 1967) quand il s'est rendu compte que les dialogues de Stan Lee avaient changé l'orientation qu'il souhaitait donner à ces nouveaux personnages. L'article du New York Herald Tribune paru en 1966 (cf. post #718 du fil anniversaire du forum) n'avait pas non plus arrangé les choses. La situation n'avait pas (encore) sonné le glas de la relation entre les deux hommes, mais même s'il restait encore de bons épisodes à venir, l'année 1968 n'a pas marqué un sommet dans leur collaboration.

Cette huitième année d'existence du titre montre en effet quelques signes d'essoufflement. Les dessins sont toujours d'une énergie folle, le duo Kirby/Sinnott livre des planches puissantes et les dialogues de Stan sont pêchus, dans tous les aspects qui ont fait le succès des aventures de la première famille (humour, drame, romance..). Mais les menaces se font cette fois-ci un peu trop répétitives et certains éléments, comme les tourments de Ben Grimm, tournent en rond sans apporter des développements satisfaisants. 

Galactus revient, pour trois épisodes qui n'ont pas l'impact de la première trilogie. Dans un crossover avec la série de Daredevil, les F.F. affrontent le justicier aveugle, Thor et Spider-Man sur un malentendu dans un chapitre qui fait un peu remplissage. Les F.F. affrontent également à nouveau Psycho-Man quelques mois après le cinquième annual et ils doivent se coltiner le Sorcier à deux reprises, ce dernier ayant tout de même du mal à se montrer menaçant avec "ses gants invincibles". C'est aussi l'année où les F.F. doivent combattre l'un de leurs adversaires les plus oubliables, le "totem vivant" Tomazooma !

Bref, c'est divertissant...mais il manque quelque chose. Un quelque chose que l'on retrouve dans le sixième annual, le meilleur épisode de l'année. Pour sauver Sue et son enfant à naître (à la lecture, il est difficile de croire que neuf mois ont passé depuis l'annual 5, mais bon...), Reed doit mettre la main sur un remède potentiel qui ne se trouve que dans la Zone Négative. Une course pour la vie, une aventure palpitante de plus de 40 pages, pleine d'action et de tension dans laquelle le maléfique Annihilus fait sa première apparition. 

Et bien entendu, tout cela se termine par un joli happy-end, puisque la famille s'agrandit avec la naissance du petit Franklin ! C'est principalement l'événement qui rend  cette année 1968 mémorable, malgré tous les défauts cités ci-dessus...

En bref

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